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 Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille

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Llylewin
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MessageSujet: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mer 2 Nov 2011 - 22:04




"Si quelqu'un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l'autre. Si quelqu'un prend ton manteau, ne l'empêche pas de prendre encore ta tunique." (Luc 6:29)
1686: La naissance

Sofia Němcová est née à Prague, en l'an de grâce 1686. Elle n'était qu'une simple humaine, un simple bébé braillard parmi tant d'autres.

Son père, un vague forgeron alcoolique dépensant la quasi totalité de son argent en boisson, sa mère une femme au foyer trop paresseuse pour entretenir un semblant d'hygiène dans son taudis et trop faible pour résister aux affres de son mari, qui l'engrossait à chaque fois que son giron était vide.

Sofia eût donc un nombre incalculable de frères et soeurs, mais n'en connu que très peu, la plupart mourant à la naissance ou peu de temps après. Cela pouvait paraître affreux, mais au final ces bambins avaient un sort convenable.
Car ceux qui restaient devaient survivre au froid, à la faim, à la crasse, aux coups incessants de leur père et aux maladies les plus vicieuses.

Au final, seuls passaient l'adolescence ceux qui étaient plus forts ou plus rusés.
Sofia était loin d'être une force de la nature, jeune fille maigrichonne aux joues creuses, mais c'était une fille suffisamment maligne pour s'en sortir, et qui s'accrochait de toutes ses forces à la religion catholique pour trouver la force de subir sa vie misérable.
Si Dieu existait vraiment, il lui réserverait un sort bien meilleur pour peu qu'elle soit une bonne chrétienne, en rétribution de toutes les souffrances qu'elle aurait enduré.

1702: La vente

Un jour, lors de l'année de ses 16 ans, une violente querelle l'opposa à son père qui la roua de coups à un point tel qu'elle dut fuir de chez elle pour ne jamais y revenir.
Sans abris, en proie à la faim, et au froid, elle représentait une proie facile pour les vautours qui peuplaient les rues des quartiers pauvres.
Une de ces charognarde ne tarda pas à repérer la carcasse frêle de la jeune fille, et à la prendre sous son aile mitée pour au final la remettre là où elle l'avait trouvée: sur le trottoir.
Sa virginité mise aux enchères, elle rejoint le commun des prostituées des quartiers pauvres, et le lot d'infamies qui allaient avec.


1706: La chute

Un jour, ce qui devait arriver arriva: elle tomba malade, et ironie du sort ce n'était pas une de ces maladies vénériennes qui la guettaient sens arrêt... De violentes quintes de toux secouaient son corps frêle avant de lui faire cracher du sang, le "mal du siècle", la tuberculose s'était emparé d'elle
Dans de telles conditions, la jeune fille n'attirait plus les clients, et fut rejetée comme la dernière des ordures par sa souteneuse. Elle avait 20 ans.

Pour survivre elle continuait sa désolante activité seule, en dilettante, mais les clients, sentant une mauvaise augure rôder se faisaient inexistants.
Errant dans le froid de l'hiver, affamée, malade, Llylewin cherchait désespérément une raison à laquelle se raccrocher, et ses pas la menèrent devant le perron de l'église.
Elle y trouva le père Mikhail, jeune curé aux yeux brillants et à l’air enfantin dont les cheveux blonds semblaient baigner dans l’aura divine. Il l’accueillit à bras ouverts, et ils discutèrent  de longues heures sur la foi et les voies du Seigneur.
C’est une Sofia rechargée à bloc qui sortit du lieu de culte, bien décidée à affronter les épreuves qui se trouvaient sur son chemin pour trouver la paix éternelle. Car Dieu, dans son immense bonté, lui pardonnerait tous les pêchés qu’elle avait eu à commettre… Pêchés qui avaient absouts par le père Mikhail !

Deux jours plus tard, alors qu’elle guettait celui qui lui donnerait de quoi s’offrir un repas, des hommes en uniforme bouclèrent le quartier, et raflèrent toutes les filles qui s’y trouvaient pour les balancer dans les geôles putrides de la ville.
Alors qu’on la jetait sans ménagement dans sa cellule, elle entendit ces paroles sortir de la bouche d’un garde :
« Et dire qu’il y en a une assez cruche pour aller raconter ce qu’elle fait de son cul à un curé… Comme si les culs-bénis traitaient avec les putes ! Enfin bon on va pas se plaindre, il nous a filé un sacré coup de main le cureton… »


Dernière édition par Llylewin le Dim 3 Nov 2013 - 19:27, édité 3 fois
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Llylewin
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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mer 2 Nov 2011 - 22:05


La renaissance

Tu es poussière et tu redeviendras poussière...
Et tel le phœnix, tu renaîtras de tes cendres.



Hiver 1707 : Transformation par Utrillo


Lorsque Sofia reprit connaissance, une sensation de malaise s’empara d’elle. Pas un malaise comme elle avait pu avoir ces derniers temps, non, plus de douleur dans la poitrine, plus d’envie de cracher ses poumons, mais de violentes crampes à l’estomac, des crampes partout d’ailleurs, tous ses muscles, ses articulations, tout son corps était extrêmement douloureux, comme lorsqu’elle avait eu la grippe étant petite.
Les yeux toujours fermés, elle essaya de se remémorer les évènements. La prison… Oui, la prison, et ce type bizarre, un type de la haute style grand bourgeois qui lui avait promis de lui faire avoir quelques passe-droits en échange de ses « faveurs ».
Elle n’avait pas bien compris ce qu’il pouvait bien trouver à une épave comme elle, mais après tout à chacun ses fantasmes pervers, elle n’avait pas chercher plus loin et s’apprêtait à lui dégrafer son pantalon, lorsqu’il lui avait relevé  le menton d’un geste de la main afin de lui embrasser le cou… Puis de la mordre sauvagement.
Mais oui, tout lui revenait maintenant, le type cinglé qui l’avait agressée… Elle porta la main à son cou, ses doigts sentirent une grosse éraflure, mais pas de sang au premier abord.

*Bizarre, j’aurais parié qu’il aurait fait plus de dégâts*

La jeune fille étant déjà dans un sale état au fin fond de sa cellule, la douleur et la surprise avaient suffit à lui faire perdre connaissance, mais maintenant le réveil était difficile, non seulement elle se sentait endolorie de partout, mais une sensation de malaise s’insinuait en elle : quel était ce goût étrange dans sa bouche ? Pourquoi il y a avait-il cette odeur putride, encore plus nauséabonde que d’habitude ? Pourquoi faisait-il si froid ? Pourquoi le sol avait une consistance qui lui semblait différente ?

Il était temps d’ouvrir les yeux pour le savoir.
Un orteil crasseux fut la première chose que Sofia aperçut. Un orteil crasseux aux ongles racornis rattaché à un pied pas plus frais sur lequel dansait une nuée de mouches. Le pied n’étant rattaché à rien d’autre…

La jeune fille se releva, prise d’un accès de panique, regardant autour d’elle. Il faisait nuit, elle était à l’extérieur, au milieu d’une vaste étendue de cadavres en décomposition recouverts à la va-vite de quelques monceaux de terres, avec toutes les jouissances visuelles et olfactives qui allaient avec. Une vision cauchemardesque, digne de l’Enfer.
*Alors il avait raison le père Mikhail ? Je suis morte et envoyée direct en Enfer, sans même passer par le purgatoire ?*

Complètement perdue, sous le choc et sous le coup d’un trop plein d’émotions, Sofia fut prise d’un vertige et vacilla, lorsque deux mains surgissant dans son dos la retinrent d’un geste ferme. Elle tourna la tête : il s’agissait du brun de la prison.

VOUS ? cria-t-elle en se débattant, mais l’homme ne semblait pas s’en formaliser et ne semblait pas particulièrement décidé à lâcher prise.
LA-CHEZ MOI ES-PECE DE MALADE ! Elle essayait maintenant de lui donner des coups, mais autant dire que dans son état, ils étaient loin d’être d’une efficacité redoutable. On aurait dit un moustique en train d’essayer de terrasser un lion.
L’homme lui avait très bien saisi le comique de la situation, car il se mit à rire.
Arrête de t’énerver fillette, tout ce que tu vas réussir à faire c’est te casser un ongle !

LA FERME ! LACHEZ MOI !
Hmm, non, je ne te lâcherais pas, et si tu prenais le temps de te calmer deux minutes je t’expliquerais comment tu as fait pour te retrouver en pleine nuit au beau milieu de la fosse commune, et comment j’ai fait en sorte que tu ne souffres plus des poumons…

Sofia arrêta en un éclair de s’agiter. C’était vrai, elle n’avait pas toussé une seule fois depuis son réveil, et son souffle était depuis plusieurs jours devenu tellement court qu’elle pouvait à peine parler, alors que là elle pouvait brailler à pleins poumons à nouveau.
Elle leva ses yeux vers l’inconnu d’un air qui voulait dire « Je vous écoute ».

Sage décision fillette, laisse-moi me présenter : je m’appelle Utrillo. Et toi.. ?
Sofia, mais on s’en fout de ça, la suite !
Patience, tout vient à point qui sait attendre. Il fut alors gratifié d’un regard furibond qui l’encouragea à poursuivre.
Je disais donc, je m’appelle Utrillo, et cet après-midi, je t’ai tuée.
Hein ? Qu’est ce que c’est que ces conneries ? demanda-t-elle d’un air furieux. Certes, il l’avait fait sortir de sa cellule et lui avait réparé ses poumons Dieu-sait-comment, mais ce n’était pas une raison pour se payer sa tête. Ce n’était peut-être qu’une pauvre fille sans éducation, mais une pauvre fille avec toute sa tête.

L’homme, s’attendant vraisemblablement à cette réaction, sourit, et lui attrapa la main afin de lui coller deux doigts sur la gorge.
Là, regardes, est-ce que tu sens quelque chose ? Un pouls ? Vas-y, je t’en prie, ausculte, et si le cœur t’en dit tu peux faire la même chose avec moi, tu verras que ce que je dis est vrai, et que d’ailleurs je suis moi-même décédé.
L’air complètement paniqué, la jeune fille commença à se tâter la gorge. Pas une seule pulsation à l’horizon. Elle déchira ce qui lui restait de haut afin de palper sa poitrine. Calme plat.
Voilà, tu me crois maintenant ? Allez, calme toi maintenant, tu vois bien que tu n’es pas morte au sens commun du terme, regarde, tu es toujours là, simplement j’ai fait de toi quelque chose de différent.
Comment ça ? demanda-t-elle d’un air abasourdi.
J’ai effectué sur toi un procédé appelé l’étreinte, et qui consiste pour un vampire à transformer un humain en un de ses congénères.

Il n’existe pas qu’une seule race en ce monde fillette, tu l’apprendras bien vite… Tu n’appartiens maintenant plus à celle des humains mais à celle des vampires, nobles créatures de la nuit.
DEMON ! Vous avez fait de moi un MONSTRE !

La jeune fille tenta de prendre la fuite, mais elle n’alla pas bien loin, dans son élan elle trébucha sur un bras mal enterré et fit un roulé-boulé jusqu’en bas du monticule de corps sur lequel ils se trouvaient. N’osant même pas rouvrir les yeux de peur de voir sur quoi elle avait atterrit, elle attendit qu’Utrillo vienne la relever, ce qu’il fit. Et pour être sur qu’elle ne s’enfuie pas à nouveau, il la garda dans ses bras. Il avait bien du courage d’ailleurs, vu ce dans quoi elle venait de se vautrer.

Tu n’es pas très polie de m’insulter de la sorte petite Sofia, moi qui t’ai fait sortir de prison, moi qui ai graissé la patte de tes gardiens pour avoir le droit de pénétrer dans ta cellule, puis qui les ai dupé en te faisant passer pour morte… C’est comme ça que tu as pu sortir de là et te retrouver ici, je te l’accorde ce n’est pas un choix très judicieux de ma part, j’aurais pu trouver mieux pour ton éveil, mais je t’ai attendu patiemment, et voilà comment tu me remercies ?

La vampire nouvelle née ne broncha pas, il n’avait pas tout à fait tort.
D’ailleurs si tu le veux bien, je vais te conduire chez moi où tu pourras prendre un bon bain et te reposer un peu, ensuite nous parlerons de ta nouvelle condition plus en détail si tu le veux bien, le soleil ne va pas tarder à se lever
.
Pardon ?
Tu comprendras quand tu seras plus grande fillette, allez viens…
La posant par terre mais gardant sa main fermement serrée dans la sienne, il l’emmena dans ses quartiers pragois.



Première moitié du XVIIIe siècle : Pourquoi moi et pas une autre?

De l’eau… Un bain… Des bulles…

Elle, barbotant dans un baquet rempli d’eau chaude, jouant avec les bulles… Lui, en train de se raser avec une grande lame…

Dis, il y a une question que je me pose depuis longtemps…

Vas-y, je t’écoute !

Pourquoi moi ? Je veux dire, pourquoi, alors que tu n’avais jamais transformé personne, as-tu décidé de me prendre sous ton aile ?

Utrillo souriait, et finit de se raser les tempes. Il prit le temps de se rincer dans la bassine et de s’essuyer le visage avant de répondre :

Je savais que tu me le demanderais un jour, fit-elle en s’asseyant à côté d’elle. Et c’est pour ça que je me suis efforcé de te trouver une réponse, mais la vérité est que je n’avais aucune raison précise…

Je vaquais à mes affaires dans les geôles, quand je vous ai aperçu, les autres filles et toi. Elles étaient en train de houspiller les gardes pour échanger leur liberté contre leurs fesses, mais pas toi, tu étais comme un petit animal ébouriffé au fond de ta cage, l’air malheureux et résigné à son sort… C’est ça qui a attiré mon attention. Et puis quand je me suis approché j’ai vu ton visage, tu avais l’air si jeune, et paraissait avoir traversé tellement d’horreurs sous ta couche de crasse…

Je crois que je me suis senti un peu honteux, moi, grand vampire misanthrope vivant en reclus avec ses richesses, critiquant à tout va la société aristocratique de ma caste… Mais finalement je ne valais pas mieux qu’eux, je menais l’existence inutile d’un pédant égoïste, j’ai eu envie de faire quelque chose de bien, pour une fois.

Tu es déçue je parie
, dit-il en prenant son menton entre ses doigts et en lui adressant un sourire un peu piteux. Tu viens de découvrir que la raison de ton existence actuelle n’est qu’en fait dû aux états d’âmes d’un aristocrate en mal de piétée ?

Elle le regarda dans les yeux, une expression troublée sur le visage.

Non, pas vraiment déçue… Je dirais apaisée, depuis le temps que je me posais la question… Mais tu vois, tu as un avantage par rapport aux géniteurs humains : quand tu m’as eue, j’étais déjà grande, je savais très bien que personne n’était parfait et je ne croyais plus aux contes de fée, bien que je ne crois pas y avoir cru un jour en fait. Mais je te remercie de ta franchise !
Mais continue ton histoire… Pourquoi m’as-tu gardée auprès de toi alors, tu aurais pu me laisser seule après m’avoir sortie des geôles ?


Petite curieuse… En fait je voulais te sortir de là, et je me suis dit que même si je le faisait, tu retournerait en prison un jour où l’autre, ou finirais pas mourir d’une maladie vénérienne… Il fallait que je te transforme. Une fois que ça a été fait, je n’ai pas eu le cœur de te livrer à toi-même, tu te serais fait très certainement tuer par les rayons du soleil, comme beaucoup.
J’ai donc décidé de te garder avec moi, le temps de t’enseigner comment voler de tes propres ailes et… La suite tu la connais,  puisque tu es en train de te blanchir à mes frais !
conclut-il dans un éclat de rire.

A tes frais ? Ha oui ? Et sur ses mots elle saisit sa main et la tira de toutes ses forces pour le faire tomber à l’eau.





Début du XIXe siècle: Demeure Dressani

Lors d'une réception mondaine où était célébré un accord entre vampire et lycans, Llylewin s'ennuie, délaissée par son créateur qui lui préfère les affaires. Elle passe alors le temps en faisant connaissance d'un énigmatique individu: Fael Hazrayen, gentleman nécromacien.
Ne sachant pas trop ce que cela impliquait, la vampire se laisse prendre au   jeu de son individu charmeur et pousse la connaissance au-delà de ce que la bienséance aurait autorisé, surtout pour une femme déjà prise...




Ete 1842 : Et tu périras par les flammes.

La vampire fut tirée de son sommeil par une affreuse sensation de brûlure lui mordant la chair, elle ouvrit les yeux en hurlant. A partir de cet instant, tout se passa au ralenti, comme si son esprit avait volontairement joué les évènements en « slowmotion » pour lui permettre de comprendre.

Son regard porta premièrement sur ses mains. Brûlées, fumantes,  rouge sanguinolentes zébrées de violet. Ainsi que le reste de son corps. Aucune parcelle de peau n’avait été épargnée par l’eau bénite, la nuisette légère qu’elle portait n’étant pas étanche.
L’eau bénite… Il s’agissait bien de cela, pour l’avoir déjà ressentie elle reconnaîtrait cette sensation entre milles.

Llylewin tourna ensuite la tête vers son Créateur, son ami, son amant aux côtés duquel elle s’était assoupie au petit matin. Il avait été aspergé aussi, et criait de douleur en se protégeant le visage de son bras relevé. Il n’avait pas été épargné.

Pendant ces fractions de secondes, beaucoup de questions fusèrent dans la tête de la vampire.
Comment ? Pourquoi ? Qui ? Il pleuvait rarement spontanément de l’eau bénite dans les manoirs pragois…
Cette douleur, cette sombre panique liée à l’incompréhension, tout cela la fit se sentir mal, lui donnant la nausée bien que son estomac faut vide depuis bien longtemps. Des bouffées de chaleurs lui inondaient également le visage, il faisait chaud, tellement chaud…

Son regard quitta finalement le lit pour atterrir sur lui, sur le vampire qui se tenait en face d’eux, ricanant de façon diabolique, emmitouflé des pieds à la tête et tenant un bidon d’eau bénite, qu’il tenait encore de façon « offensive ». Seuls ses yeux étaient visibles, et ils brillaient d’une telle lueur maléfique telle que la vampire aurait pu se croire face au Diable en personne, si seulement elle y avait cru.
Ezechiel l’Affray -car c’était lui mais elle ne le savait pas encore- s’avança vers le couple.

L’esprit est quelque chose d’étrange, elle avait beau n’avoir jamais vu cette homme, n’être en mauvaise relation avec personne à sa connaissance, mais à cet instant précis elle savait qu’il leur voulait du mal, et que le dénouement ne serait probablement pas heureux.
Pendant les centièmes de seconde où son esprit se mis en marche, ses yeux revinrent sur Lui, son Utrillo, celui qu’elle aimait et qu’elle vénérait plus que le Christ du temps où elle était croyante. Leurs regards se croisèrent, deux regards de bêtes traquées prises au piège, et à ce moment là quelque chose la frappa : il savait, il semblait résigné, comme s’il acceptait le dénouement tragique qui se profilait sans même essayer de lutter. Et dans ses yeux ne transparaissait aucune peur, aucune crainte, mais des remords, une sorte de regret sans fin qui semblait lui demander pardon…

Ce fut la dernière chose que reflétèrent ces yeux bleu lavande, qui pouvaient être aussi riants qu’un ciel de Ligurie d’été ou aussi rageux que la Méditerranée sous la tempête. La dernière chose car à cet instant précis, sa tête n’appartenait plus à son corps.
Ezechiel se tenait au-dessus de lui, une épée séparait ces deux morceaux qui jadis formaient Utrillo.
Llylewin ne réalisa même pas que le sang de son amour l’avait grandement éclaboussé, elle s’était juste jetée sur son corps en poussant un hurlement de pur désespoir. L’horreur qu’elle avait sous les yeux la marquerait à jamais. Un être vivant, avec son regard, son corps, sa gestuelle, son sourire, son caractère, et l’instant d’après juste deux morceaux de chair sanguinolents, tout le reste s’étant évaporé dans le néant.
Le temps de relever les yeux, le meurtrier avait disparu, et la vampire se rendit compte que ce n’était pas la douleur qui lui avait donné chaud, que ce n’était pas les yeux d’Ezechiel qui luisaient, mais un vrai feu, des flammes bien réelles lâchaient les rideaux de la chambre. Ce fils de chien avait incendié la demeure… Il fallait partir, et vite.

L’instinct de survie est comme un don que fait la nature à une espèce pour qu’elle perdure, car si la vampire n’avait qu’une envie, s’étendre sur le corps de son amour pour lui rejoindre, elle se releva tant bien que mal dans son état et s’élança à travers la dernière issue praticable de la chambre. Dans son malheur, la vampire eût de la chance : leur assassin étant vampire, il avait attaqué de nuit, elle atterri donc dans le jardin de la propriété, où la somme cumulée de ses divers traumatismes la fit perdre connaissance pendant plusieurs heures, et où elle ne fut pas emportée par le soleil.
Llylewin se retrouva donc seule, pour la première fois de sa non-vie, et avec un but qui allait devenir son leitmotiv pour les siècles à venir: la Vengeance!



Dernière édition par Llylewin le Dim 3 Nov 2013 - 19:29, édité 2 fois
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Llylewin
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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mer 2 Nov 2011 - 22:05


L'épopée Irlandaise
Llylewin & Sulië are in da place



La fille de joie et le Prince des Vampires,
où l'improbable mélange entre Pretty woman et Je t'aime moi non plus



Janvier - Février 2007
Here we are


C'est par une sombre nuit d'été qu'arrivèrent en ville deux vampires en quête d'une chose bien précise: la vengeance. Llylewin la fille de joie et son amant Sulië, dit "le Prince des Vampires", avaient mis la main sur des informations leur indiquant que le fruit de leur quête se trouvait en ces murs. En parlant de murs, ils commencèrent par s'en trouver quelques uns en centre-ville, incarnés en une sublime demeure de style ancien.

Afin de ne pas commencer par les choses désagréables, le couple commença son exploration de la ville
par une ballade sur les bords de mer, qui sé déroula comme bien trop souvent: Sulië tentant de jouer les romantiques bucoliques, et Llylewin s'y opposant de toutes ses forces "nan-je-veux-pas-je-suis-une-vilaine-pas-belle-sans-sentiments", ce qui ne les empêcha pas au final de terminer agréablement la soirée.

Afin de faire pardonner son attitude sans donner l'impression qu'elle tentait de se faire pardonner (faut pas chercher, c'est une femme), elle décida d'aller en ville chercher un petit cadeau pour Sulie. Seulement voilà, pour rester fidèle à ses Llylewinesqueries, elle se dégonfla au moment de lui offrir, décidant d'attendre "plus tard, un moment plus approprié". Ben tiens...

Comme on ne change pas une équipe qui gagne, la soirée qui suivit à la taverne se mit à tourner autour du sempiternel "Je t'aime moi non plus", avant que Sulië ne capitule et propose de se changer les idées en allant se promener dans Galway-by-night avec une bouteille de vodka. Leurs pas les menèrent dans le parc de la vieille église. Malheureusement, de mauvais souvenirs resurgirent du tréfond de la mémoire de la la vampire, ce qui la mit de sombre humeur, écourant la soirée.
Après avoir fini la nuit et la journée à ruminer, le prince décida de changer les idées de sa douce en s'occupant un peu d'elle, espérant qu'elle laisse un instant tomber sa carapace... Demi-succès pour lui et agréable fin de soirée.


Mars - Avril 2007
Les ami et ini-mitiés




Vinrent ensuite les épisodes de la taverne l’Éventreur insomniaque, qui eurent pour avantage de conjuguer boisson et belles rencontres...
Tout d'abord le premier soir, où le couple fit la connaissance d'un étrange chasseur de vampires, Scott Tyren, qui ne semblait pas les détester tant que ça au final -Cherchez l'erreur- et d'un lycan, le beau Lucian, qui incarna la première rencontre de la fille de joie avec la race de la meute. Rencontre qui promettait de se finir de façon très intéressante, l'homme étant près à payer et pas que de sa personne pour profiter des charmes de Llylewin... Si seulement Sulië n'avait pas été là pour jouer les troubles-fêtes! Une prochaine fois peut-être...

Un autre soir, ils firent la recontre d'une jeune femme elle aussi en quête de réponses, qui déplut fortement à Llyllewin. Les deux femmes, radicalement opposées commencèrent à se crêper le chignon avant que Sulië n'intervienne (qui a dit qu'il tombait toujours au mauvais moment?) Cette demoiselle allait d'ailleurs recroiser plusieurs fois la route de Sulië, surtout à la taverne, ce qui lui lui valut une crise de jalousie en demi-teinte à son retour au manoir.

Un autre soir où le couple avait décidé de noyer son ennui dans l'alcool à la taverne, ils firent la connaissance de Kahn, un mystérieux et séduisant lycan, qui se montra très énigmatique sur les raisons de sa présence en ville.
Une autre soir encore, ils se rendirent à la taverne où la providence mis la vampire Layla sur leur route. Charmante demoiselle un peu trop entreprenante à son goût, mais la soirée lui permit également de croiser l'hybride Natalia, ainsi que de recroiser Lucian le charmant lycan qui n'avait désormais plus d'yeux que pour la sotte Boadicaë. Et dire qu'elle pensait avoir affaire à un homme de goût...

Après une agréable soirée de détente,la fille de joie décida d'aller arpenter les ruelles à la recherche de proies à se mettre sous la dent. Manque de chance pour elle, la seule rencontre qu'elle fit fut un vieux chien galeux, qui était visiblement tombé amoureux d'elle, vu le mal qu'elle eût à s'en défaire. Elle n'était d'ailleurs pas au bout de ses peines, car elle recroisa son ennemi à quattre pattes le soir suivant, alors qu'elle était accompagnée de Sulië. L'omniprésence du quadrupède la fit vite déguerpir, direction le manoir où elle alla se coucher sans demander son reste.


Dernière édition par Llylewin le Dim 3 Nov 2013 - 20:35, édité 3 fois
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Llylewin
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Messages : 2199
MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mer 2 Nov 2011 - 22:06



Va, cours, vole et me venge...

Acedia, Superbia, Gula, Luxuria, Avaritia, Ira, Invidia
A la poursuite de la vengeance sur fond des sept péchés capitaux

Mai - Juin 2007
Un début de piste inattendu


Un soir qui devait être un soir comme tous les autres, Llylewin alla chasser le client. Malheureusement, nul n'est à l'abri des mauvaises rencontres, et elle eût affaire à un homme tolérant les prostituées mais pas les créatures nocturnes... Il la roua de coups et la laissa saigner sur le trottoir, dans un sale état. Heureusement pour elle, sa nature vampirique lui permis de récupérer assez pour claudiquer jusqu'à la taverne et noyer son chagrin dans l'alcool.

Pendant qu'elle s’exécutait à grands coups de Bloody Mary, un étrange individu, guettant au comptoir les gens ayant l'air d'avoir des problèmes, vint lui offrir ses services.. "Agence Mc Durnick, pour vous servir, élimination de nuisibles en tout genre". Le cerveau de la vampire ne fit qu'un tour, elle voyait en ce bonhomme un sésame vers les tueurs à gage de la ville, c'est pourquoi elle s'empressa de faire part de sa découverte à Sulië., qui s'il était ravi pour sa découverte l'était en revanche beaucoup moins pour l'état de sa compagne.
Il décida d'ailleurs d'aller rendre visite au client de la nuit précédente afin de faire passer un sale quart d'heure à celui qui avait osé abîmer sa douce.


Il alla ensuite chercher la principale intéressée, et ensemble, ils se rendirent chez ce fameux Mc Durnick. Le bonhomme était bien ce qu'il avait laissé entrevoir, une espèce d'agence d'intérim pour tueurs à gages de tout poil... Malheureusement, il était très attaché à son fond de commerce et il fut difficile de lui soutirer son carnet d'adresse. Nos deux comparses durent utiliser la ruse puis la force afin de pouvoir repartir avec l'objet de leur convoitise...

Le fameux carnet d'adresse donc, demanda une attention toute particulière en raison du nombre impressionnant de noms et coordonnées diverses qu'il contenait. Cependant, après une soirée entière d'épluchage et de brainstorming, ils trouvèrent enfin celui qui paraissait être le candidat idéal: Ezechiel l'Affray, assassin vampire ayant officié à Pragues deux siècles plus tôt. Une avancée majeure venait d'avoir lieu, ne restait plus qu'à mettre la main sur cet affreux jojo!
Affreux jojo qui ne laissa personne indifférent, si Llylewin se mit à faire de vilains cauchemars, Sulië lui se replongea dans un épisode douloureux de son passé. C'était sans doute le prix à payer pour être hantée par le fantôme de son amant passé et le faire payer à son amant présent...


Juillet 2007
Défrayer l'affreux l'Affray, ou faire sauter le premier maillon de la chaîne



Le grand moment était donc arrivé, celui où elle allait enfin pouvoir faire payer celui qui avait ôté la vie à son créateur... Mais comme il n'est jamais trop tard pour faire de bonnes rencontres, sa route croisa à un moment improbable celle d'un jeune chanteur des rues plein de promesses. la gamin, plein de talent, réussit à divertir la vampire à un moment où elle était obsédée par sa soif de vengeance- elle sut à ce moment là que ce petit irait très loin...
Elle se rendit ensuite avec son amant au quai Claddagh, là où leur proie était censée se cacher. Après une course poursuite mouvementée, Laffray fut capturé par Sulië qui le ramena au manoir, les choses sérieuses allaient enfin pouvoir commencer... Après avoir "confortablement installé" leur hôte déjà bien abîmé par Sulië, le couple s'adonna à toute une série de tortures diverses et variées afin de lui faire cracher le nom de son commanditaire, car c'est bien connu, un tueur à gages travaille rarement gratuitement. Et comme c'est dans le pire que le couple s'avère le meilleur, après avoir laissé libre cours à leur imagination sadique, Esechiel leur donna LE nom qui allait être la clé de toute la suite: Arturo Di San Remo. En remerciement, il reçut le droit d'être achevé au plus vite et de terminer sa misérable existence de la plus belle façon qui soit: dans bac à compost au fond du jardin, qui servirait à entretenir les rosiers.
La cible était lancée, la chasse à l'homme allait pouvoir commencer.

Août 2007
Tout est bon dans le poulet... Surtout leur carnet d'adresse!



Un peu de détente en perspective tout de même, car le couple ne put résister à l'envie d'assister à un rassemblement organisé en place publique par les fondateurs. Malheureusement, la fête fut de courte durée, ces chers fondateurs ayant décidé de nettoyer la cité à grands coups de Van Helsing afin de "favoriser l'équilibre entre les races". Plusieurs attaques à coup de gaz et affrontements violents plus tard, Llylewin qui s'était terrée dans un coin faute de pouvoir se défendre, décide de suivre la piste des attaquants qui non contents d'avoir décimé une partie des siens ont également enlevé son amant Dieu-sait où...

Étrangement, ses pas la mènent devant le poste de police, puis tout naturellement à l'intérieur, suite à un numéro d'improvisation digne d'une grande tragédienne.

C'est une fois dans les bureaux et face à un inspecteur que les choses se corsent, car elle a beau se douter que son amant est détenu captif, demander "Oui-bonjour-je-suis-là-pour-que-vous-relâchiez-mon-Sulië n'était pas la meilleure alternative. elle continua donc son numéro de pauvre femme victime de violence, et donna -à tout hasard- le nom de San Remo comme celui de son agresseur. Son manège ne fut pas pris au sérieux bien longtemps, mais tout de même assez pour que l'officier plein de conscience professionnelle fasse une recherche et trouve les coordonnées d'Arturo -qui seront subtilisées ni vu ni connu par notre vampire. Malheureusement pour elle, ce petit manège la mena tout droit à la case prison, et sans toucher 20 000... Elle subit un début d'interrogatoire qui aurait pu être très musclé si les forces de l'ordre n'y avaient pas mis rapidement fin. Pourquoi? Elle se le demande encore...


Septembre 2007
C'est bien connu, les gremlins se reproduisent après minuit.



Par une sombre nuit sans lune où la fille de joie faisait ce qu'elle savait faire de mieux: arpenter les ruelles, le destin mis sur sa route une damoiselle en détresse: Cecilia Lalimov. Une jeune et jolie française qui venait de se faire agresser dans sa chambre d'hôtel et avait pris la fuite, sans rien d'autre sur elle que que sa nuisette. La pauvre, si elle savait sur quoi elle allait tomber... Feignant d'écouter son bon cœur, Llylewin ramena la pauvrette au manoir, où elles furent rapidement rejointes par Sulië. Quelques verres de bourbon plus tard, ils se livrèrent à des jeux charnels qui prirent fin sur la transformation de la demoiselle, la première progéniture du couple en quelque sorte. Cependant, comme le pouponnage n'était pas leur fort, elle fut vite reconduite dans la rue, où elle devrait apprendre à survivre par ses propres moyens.
Une chance que l'instinct maternel de la fille de joie n'aie pas été livré en série, car elle ne la revit plus jamais, sans doute avaient-ils surestimé sa débrouillardise.

Cependant, comme devenir maman n'arrive pas tous les jours, elle décida d'aller fêter ça en allant se prendre une cuite à la taverne. Elle se fit royalement snober par un couple au comptoir, avant de recroiser l'étrange créature rousse non identifiée qui était en sale état, ainsi qu'un étrange vieux bonhomme et une charmante et innocente petite humaine, Ninon. La discussion s'engagea tant bien que mal entre deux verres, jusqu'à ce que le Prince des vampires fasse son apparition pour filer directement tenir compagnie à une humaine pleurnicharde, Kelay. Comme se faire ignorer n'était pas dans les habitudes de la vampire, elle commença à fulminer dans son coin, avant de décider de quitter les lieux avant de se conduire en jalousive hystérique comme elle savait si bien le faire, surtout avec un coup dans le nez. Il y a des fois où il fallait savoir capituler...


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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mer 2 Nov 2011 - 22:06




Because it's true what they say
You know it's true what they say
You're only king for a day




Début Novembre 2007
Le Bal des fondateurs, l'étrange vampire et le râteau en chocolat.


Llylewin et Sulië avaient décidé se rendre à ce fameux Bal afin de se détendre un peu et voir ce que la cité comptait parmi sa fine fleur. La prostituée savait pertinemment qu'elle ne devait son ticket d'entrée qu'au fait qu'elle était la "first lady" du Prince, aussi était elle d'humeur bougonne en arrivant.
Sa mauvaise tête ne dura pas, car elle rencontra une charmante vampire n'ayant pas froid aux yeux du nom d'Amelia, avec qui elle valsa avec délectation sur la piste, avant d'entamer un concours de boisson au bar, qui la rapprocha d'une autre amatrice de vodka: Natalia, la vampire trafiquée.
Malheureusement, la discussion tourna court quand Amelia décida de s'attaquer à une humaine, que tout le monde, Sulië le premier, décida de secourir telle la jouvencelle en détresse qu'elle était.
Lassée par le grandguignolesque de l'évènement et son amant prétextant une mission sauvetage pour se vautrer sans vergogne sur une autre, la vampire décida de quitter la soirée et de retrouver son univers.
Dans sa sortie, elle croisa Wilhelm, un vampire singulier nouvellement arrivé qui avait l'air de se sentir au moins aussi à l'aise qu'elle. Le trouvant agréablement différent du ramassis de crétins qu'elle venait de quitter, elle se promit de le retrouver incessamment sous peu...


Ce qu'elle fit en se rendant à la "Crème de la crème", après avoir cuvé sa vodka dans une chambre de l'Eventreur  retrouver son beau vampâtissier qui avait si bien su titiller sa curiosité. Malheureusement pour elle, ses avances n'eurent pas l'effet escompté et loin de se montrer excité par les propositions de la vampire, il se montra effrayé. Blessée au plus profond de son amour-propre, Llylewin le questionna de façon un peu brusque jusqu'à ce qu'il lui avoue qu'il était d'un autre bord...
Les goûts et les couleurs, comme on dit... C'est une vampire maussade et frustrée qui quitta l'échoppe ce soir-là, mais rassurée sur son pouvoir de séduction: le seul homme qui s'était jamais refusé à elle vivait sur un autre bord, et ça, elle n'y pourrait jamais rien. Damned! C'est qu'il était à croquer le Wil...


Fin Novembre 2007
The clash: Should I stay or should I go now?



Il s'avérait que Llylewin n'était pas la seule à avoir les yeux déviants de leur trajectoire: alors qu'elle prenait une soirée de repos dans la demeure, elle surprit Sulië en galante compagnie d'une autre vampire qu'il avait croisé à la taverne.
Les deux femelles, en pleine lutte pour leur territoire se livrèrent un féroce crêpage de chignon, et si la lutte verbale ne manquait pas de rhétorique les coups volaient bien bas. Vu son statut, Llylewin s'en sortait honorablement, jusqu'à ce que son Prince décide d'arbitrer lui-même cet affrontement poule de luxe VS fille de joie en lui assenant un

"Nous vivons ensemble depuis plus d'un siècle, nous sommes amants depuis tout autant, je t'ai montré toute mon affection à maintes reprises et nous vivons par mon argent dans le luxe le plus délectable.
Et toi dans tout ça? Tu continues à sortir dans les ruelles, tu cherche sà gagner ta vie en faisant ce que tu fais le mieux certes mais tout de même... Et qui plus est tu t'amuses à provoquer tout ce qui peut te servir de jouet...
Mais bien sur, qu'espérais-je depuis plus d'un siècle? Un parfaite crise de jalousie hypocrite, déplacée et de mauvais goût!
Alors oui je "raille", oui ma chère, peut-être suis-je pitoyable à tes yeux, peut-être... Mais peut-être devrais-tu voir si tu ne l'es pas plus... "


C'est donc une vampire en rage, humiliée et profondément blessée dans son amour propre qui claqua la porte du manoir, direction la taverne où elle pourrait se trouver une chambre. Une chambre glauque certes, mais sa chambre rien qu'à elle, loin de ce pédant qui préférait laver son linge sale en public. Malgré tout, cet épisode la toucha bien plus qu'elle ne voulait l'admettre...



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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mer 2 Nov 2011 - 22:06


Décembre 2007 - Début Janvier 2008
Let's get this party started!


Pas question pour autant de rester à pleurnicher dans un coin, les choses n'avaient que trop tardé, et comme elle ne pouvait visiblement plus compter sur son Prince que pour prendre d'autres vampires en mains, elle décida de suivre le vieil adage "on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même".
Elle se rendit donc à l'adresse fournie par les forces de l'ordre, et trouva une bâtisse colossale. La forteresse s'avérant imprenable, elle se contenta de suivre une voiture qui en sortait, et telle une délinquante juvénile elle subtilisa le blason qui ornait une des portières- les armoiries des San Remo. Heureusement que les riches ont le sens du bling bling!

Suite à une annonce parue en place publique, la vampire décida d'emporter cet objet se faire expertiser par un extralucide. Un peu douteux comme méthode, mais qu'avait-elle à perdre?
C'est ainsi qu'elle fit la connaissance du Duc Carrégau. Comme disait le proverbe, l'habit ne faisait pas le moine et malgré une apparence tout à fait négligée, l'homme se révéla d'une efficacité redoutable. Enfin, pas autant que la vampire l'aurait espéré. Il lui parla de choses confuses, l'honneur, le déshonneur, le sang, l'or... Il lui fallait quelque chose d'autre, un objet plus proche de la cible, quelque chose de plus intime. c'est donc une Llylewin dépitée ayant le sentiment d'avoir perdu le contrôle de la situation qui se mit en quête d'un pareil artefact.


Llylewin avait en effet hâte de se venger, mais elle avait une autre envie: celle de connaître la vérité, celle de savoir... Et la seule chose qu'elle savait était que si elle tuait San Remo avant d'avoir obtenu ses précieuses réponses, elle s'en voudrait pour l'éternité. Il serait toujours temps de se venger après avoir compris, mais l'inverse était malheureusement infaisable.
Elle dut donc se résoudre à utiliser la seule arme dont elle disposait: son corps. Se vendre au père de son créateur, arriver si bas qu'elle allait devoir se faire sauter par son pire ennemi, trahir Utrillo dans sa tombe au sein même de sa chair, tout cela la rendait malade, mais comme qui dirait la fin justifie les moyens, non?

La vampire réussit sans trop de mal à se faire repérer par San Remo, habitué à se payer du bon temps, et se retrouva face à lui dans sa luxueuse voiture. Ce fut pour elle une lutte sans merci entre le corps, qui devait accomplir sa sombre besogne, et l'esprit, qui lui hurlait tout le dégoût qu'il éprouvait. Au final, cette ignominie s'avéra tout de même payante, car elle réussit par d'habiles manœuvres à subtiliser l'étui à cigarettes- un objet très cher- au vampire.

De retour dans sa chambre, Llylewin fut prise d'une crise destructrice: il lui fallait se laver, se purifier de ce contact incestueux avec son pire ennemi, et après s'être lavée, relavée, scarifiée à la pierre ponce et littéralement stérilisée à la vodka, elle s'endormit blottie contre "son précieux", l'étui, la clé à toutes ses interrogations...


La lecture de l'objet se révéla en effet riche en révélations et emotions: Le Duc fit parler l'étui et révéla les secret de San Remo.
Toujours cette histoire de sang, et d'or, le vampire appartenait à une Caste, une caste puissante... Il avait fait assassiner ses fils, car il en avait trois, des triplés... Utrillo avait deux jumeaux et ne les avait jamais mentionnés. Deux étaient morts, mais un troisième subsistait, la prochaine cible d'Arturo.
Llylewin n'eut même pas le temps de défaillir à l'annonce de ces nouvelles, car le Duc lui demanda d'obtenir un entretien avec les fondateurs. Elle ne comprit pas exactement pourquoi, mais l'essentiel tout de même: elle avait (encore) foutu les pieds dans un merdier trop complexe pour elle.

Brave fille, elle s'exécuta, et réussit à décrocher par ses pauvres moyens un entretien au manoir des Fondateurs, qu'elle transmit au Duc,qui avait lui-même l'air ravi d'un veau allant à l'abattoir d'avoir à traiter avec les grands de la cité.

Début février 2008
The coolness of being wretched


Bref, toute cette histoire la dépassait totalement, elle se sentait seule, sale et complètement paumée, son satellite, sa quête de vengeance à laquelle elle se raccrochait désespérément depuis des années lui filait entre les doigts comme de vulgaires grains de sable...
Traînant son désespoir sur les quais, elle trouva au détour d'un banc le réconfort dans les bras d'un ami innatendu qui allait lui faire oublier tous ses maux: le crack.

La vampire avait trouvé son nouveau leitmotiv: les cristaux de synthèse. Une trainée insignifiante dans son genre méritait-elle mieux de toute façon?
Plus efficace que la vodka, plus planant que toutes les vapeurs d'alcool et plus dévastateur que ce qu'elle aurait pu imaginer: voilà un compagnon fidèle qui saurait lui remonter le moral.





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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mer 2 Nov 2011 - 22:07


Après Llyl de la tentation, Llyl solitaire:
Plus seule au monde que Tom Hanks...
A la recherche de son Wilson


Ou sans jeu de mot pourri: Comment une camée sans aucune attache doit apprendre à vivre seule
et à trouver une raison de se lever le matin tout en restant vivante




Août 2008
Il n'y a pas que les chiens qu'on abandonne au bord de la route...


Après plusieurs semaines passées à noyer sa colère dans le paradis artificiel du cristal, se construisant ainsi un capital dépendance digne des plus grands junkys, la vampire se retrouva à sec, et décida de prendre sur elle afin de retourner au manoir chercher ce qui lui restait d’affaires et – peut-être ?- se réconcilier avec son amant, comme ils l’avaient toujours fait après leurs sempiternelles disputes.
Malheureusement, loin de trouver le soutien escompté, elle retrouva la maison vide…
Sulië avait pris la poudre d’escampette en catimini et lui avait laissé un manoir vide, sans même un mot d’adieu…


D’abord amorphe sous le coup de la surprise, Llylewin passa plusieurs jours à errer comme une âme en peine, vidant ce qu’il restait d’alcool et de crack de sa réserve personnelle.
Une fois ces denrées épuisées, la tristesse se mua vite en colère, furie dirigée contre son amant qui l’avait abandonnée comme un lâche, comme on laisse un chien sur le bord de la route avant de partir en vacances.
Afin de définitivement tirer un trait sur cet individu, elle mit le feu à leur manoir, réduisant ainsi en cendres tous leur souvenirs communs, et de ces cendres ressorti une vampire nouvelle, bien décidée à ne plus se laisser abattre et à mener à bien sa vengeance seule, puisqu’elle ne pouvait plus compter que sur elle-même désormais.


Fin Août / septembre 2008
... Mais il n'existe pas de SPA (Société Protectrice des Amantes)


Afin de faire le point sur la situation qu’elle avait eu tendance à délaisser ces derniers temps, noyée dans le tumulte de ses problèmes personnels, elle décida de se rendre chez son ami l’aveugle le plus clairvoyant de la ville.
Il lui dressa un portrait fort peu optimiste de la situation, mais aussi fort peu précis : il manquait encore et toujours des informations, des réponses…
Peut-être ne lui disait-il pas toute la vérité ? En tout cas, il lui conseilla de se refaire une santé et d’arrêter de consommer des cochonneries avant de passer aux choses sérieuses.
Ce ton paternaliste et le fait que quelqu’un se préoccupe un minimum de son état de santé la perturbèrent quelques peu, et c’est l’esprit tourmenté qu’elle quitta l’échoppe, bien décidée à sortir de sa condition de serpillère morte vivante accro aux drogues dures et en proie au manque perpétuel.


C'est dans cette optique de bonnes résolutions qu'elle se rendit à l'hôpital Sainte Madeleine, où elle rencontra de Dr. Yougblood, qui lui proposa de tester quelques substances expérimentales de son cru en échange d'un peu d'aide pour lutter contre sa condition. Llylewin accepta dans un premier temps, avant de se rétracter au dernier moment: en effet, quitte à être esclave de sa dépendance, elle préférait au moins savoir de quoi il s'agissait!

La perspective d'avoir failli se transformer en rat de laboratoire géant la fil quelque peu réagir, et la fille de joie décida de se reprendre en main: moins de crack et plus de boulot, ce qui aurait pour effet de la sortir de l'état de serpillère perpétuelle en lui rendant visage humain et surtout en améliorant ses finances! Car à ce train là, elle n'aurait même plus de quoi payer sa chambre à l'éventreur...

Février 2009
A chacun ses bonnes résolutions!



Elle reprit donc le chemin du business en emmenant des clients potentiellement intéressants dans sa chambre. Un soir, cependant, tout ne se passa pas comme prévu, et c'est là qu'elle fit une rencontre pour le moins inattendue: Sans Nom, un mercenaire lycan, qui avait ce soir là un contrat à exécuter sur le client dont elle s'occupait. Grand seigneur, il ne lui fit pas perdre sa soirée en la "subventionnant" afin qu'elle s'occupe de lui... Ce qui n'était pas le plan de la soirée prévu au départ, mais qui fut loin d'être déplaisant.

Ce fut également le premier contact de la vampire avec le côté lycan de la force, car les siens lui en avaient toujours dit le plus grand mal. Elle remarqua alors qu'il valait mieux pour elle se tenir loin de cette espèce qui pouvait la transformer en croquette en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, mais que le côté bestial pouvait aussi avoir ses bons côtés!


Toujours dans cette même optique, elle se rendit à la soirée spéciale Saint Valentin du Bloody Valentine, espérant trouver quelques cœurs solitaires en mal "d'affection"...
Et elle en trouva notamment 2, les frères Carol, qui transformèrent la Saint Valentin en Saint Barthélémy en distribuant joyeusement les coups aux participants, rixe légèrement provoquée par la fille de joie qui ne dut son salut qu'à l'intervention de preux chevaliers prompts à défendre la jouvencelle (hem...) en détresse...
Un vampire blond et... le mercenaire anonyme! Pendant que Llylewin se prenait le premier dans la figure, le second subit un démontage en règle, et le temps de ramasser les miettes qu'elle trouva le moyen de s'embrouiller avec une grosse peluche au sens de l'humour limité qui s'avérait être le videur des lieux, et la mit dehors pour terminer la soirée aussi bien qu'elle avait commencé.

Cependant, il y eût quand même un happy end puisqu'elle ne rentra pas seule, offrant son modeste toit au lycan en kit qui s'était fait mettre en pièce par sa faute... A quand un système de carte de fidélité?


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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mer 2 Nov 2011 - 22:07


Le Darwinisme selon Llylewin,
ou l'évolution d'un point de vue de catin:
du caniveau jusqu'en haut du pavé

Avant d'atteindre le somment de la pyramide, il faut bien poser les premières briques...



Mars - Avril 2009
L'écolière cochonne et le Don Juan travesti



Il arrivait souvent à la prostituée d'avoir envie d'autre chose, autre chose que cette existence misérable à se brader comme une marchandise de mauvaise qualité. L'idée avait germé au plus profond d'elle-même il y a bien longtemps, puis la graine avait poussé, s'était développée sans que la vampire y prête attention, puis avait fini par donner des fruits qui avaient eu le temps de murir avec soin.
Car la reconversion est une bonne chose, mais que faire quand on se sait que faire le commerce de la chair? Vendre celle des autres pardi! En voilà une saine occupation pour penser à autre chose qu'à cette vengeance qui se profilait sous de mauvaises augures...

C'est dans cette optique qu'elle avait cherché un financement, les maisons closes ne poussant pas toutes seules comme des champignons. Elle avait eu vent d'une pègre locale, qu'elle avait décidé de contacter en vue d'un accord.
Quelle ne fut pas sa surprise  de voir débarquer au Blue Shamrock une jeune fille n'ayant pas du tout le profil de l'emploi!

Mais comme dit le proverbe, l'habit ne fait pas le moine, et la jeune Aileen se révéla bien plus dure en affaire que ne le laissait penser sa jupe plissée. Le temps de fixer quelques points, et la business woman en jupette courte lui faussa compagnie, la laissant en proie avec une énigmatique demoiselle la fixant avec insistance.

Qui était-elle? Elle ne le savait pas, mais ne tarda pas à découvrir un certain nombre de ressemblances troublantes avec un élément de son passé: Fael Hazrayen. Même nom, mêmes attitudes, même tatouage (qu'elle découvrit d'une façon plus ou moins civilisée)... Un beau méli-mélo que Llylewin avait à cœur de déméler surtout avec l'intrusion du docteur Ouchnarov, un lycan donnant tout son sens au mot "couard", et le lycan mercenaire Sans Nom, arrivant comme un cheveu trop alcoolisé sur la soupe.
La demoiselle semblant elle aussi un brin perturbée, la discussion se termina dans un lieu plus calme, la chambre de Llylewin.

Là, l'esprit de la jeune femme, qui s'avéra être une chasseuse de vampire, laissa place à celui de "son" Fael, qui lui raconta une histoire compliquée de descendance, de possession, de spectre... Elle réalisa alors qu'en fait le Fael du passé avait parasité le corps de sa descendante pour continuer à exister.
Tordu avez-vous dit? Pas autant que lorsque la propriétaire originelle ne reprenne ses droits sans prévenir et provoque une altercation houleuse avec la vampire. Les deux jeunes femmes ne se quittèrent pas en très bon terme, mais il y a fort à parier que leurs chemins seront amenés à se recroiser un jour.


Février 2009
Hier n'existe plus, Demain est incertain, Aujourd'hui est un cadeau: c'est pour cela qu'on l’appelle le présent...
Tu parles...


Alors que Llylewin avait décidé de se détendre tranquillement en se noyant dans un bon bain chaud, une bonne bouteille de vodka et une bonne pipe (de crack, bande de petits vicieux!), son quart d'heure cocooning fut interrompu par l'intrusion de Fael, l'inénarrable possédée, qui avait tout naturellement décidé de passer par la fenêtre pour régler une vague histoire de débardeur...
Comme il fallait s'y attendre, les histoires de possession reprirent vite le dessus, et la vampire assista à un véritable clash entre la possédée et la possédante. Elle ne récolta pour cela que de vagues renseignements sur la mort de Fael 1er du nom, ainsi que quelques révélations sur les sentiments du nécromant à son égard...

Pour finalement voir partir la possédée ayant vaincu ses démons sans autre forme de procès avec le goût amer de s'être fait prendre pour un vieux kleenex une fois de plus, seule dans sa chambre avec ses vieux souvenirs ressurgis du passé pour la hanter. Comme quoi pas besoin d'être possédée pour se débattre avec ses propres spectres.


Mars 2009
Willy et la chocolaterie


Business is business, pas question de se laisser démonter par une remontée de souvenirs troublants. D'ailleurs, quel meilleur moyen de contrer une expérience désagréable qu'en en surmontant une autre?
Llylewin décida donc d'aller affronter le seule homme qui lui avait jamais résisté: Wilhelm le vampâtissier.
Elle tenait à lui proposer de fournir son futur établissement en douceurs, un point clé de son entreprise. Contre toute attente, le jeune homme un peu coincé sur les bords ne montra aucune réticence, et lui proposa même une exclusivité: des confiseries pour vampire à base de sang tout à fait délicieuses. Nul doute que ces petites choses décadentes referont parler d'elles...


Avril 2009
Peu importe le vin tant qu'on a l'ivresse


Les pièces du puzzle commençant sérieusement à s'imbriquer les unes dans les autres, Llylewin décida de s'occuper d'une partie essentielle de son affaire: la boisson. En effet, bon vin et bonne chair vont souvent de paire, et il était impensable d'ouvrir un établissement sans pouvoir proposer à ses clients de quoi combler tous leurs sens, notamment la faim: si l'alcool amenait avec lui l'allégresse et le coup de pouce nécessaire à certains timides pour se décoincer, le sang lui apporterait de quoi caler les faims les plus nocturnes, évitant ainsi la tentation de se servir des filles comme d'un distributeur d'hémoglobine.

La fille de joie décida donc de s'adresser à ce qui se faisait de mieux dans le domaine: les propriétaires du Bloody Valentine, les jumelles Connors, reconnues aussi bien pour la qualité de leurs produits que pour leur habileté en affaire. C'est une vampire pétrie de bonnes intentions et décidée à négocier fermement qui se présenta, mais les évènements n'allaient pas se dérouler comme prévu: elle qui s'attendait à parler chiffre et marge se retrouva vite dans une situation qui lui était plus familière: les mains entre les cuisses d'une jolie vampire, négociant ses tarifs au nombre de soupirs qu'elle réussirait à lui soutirer.
Les négociations furent des plus plaisantes, et c'est le sourire au lèvre et le feu au bas ventre que la vampire décrocha son second contrat avec brio.



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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mer 2 Nov 2011 - 22:08


Est-ce la fin du début, ou le début de la fin?
Si vous ne comprenez plus, nous non plus on ne comprend rien!
~LA PIERRE ROUGE~

Juin 2009






Un soir de spleen sur trottoir sous lampadaire, Llylewin se lamentait de sa non avancée dans sa quête de vengeance. Le Duc n'ayant plus donné signe de vie depuis un certain temps, elle n'avait plus de véritable piste la reliant à San Remo, hormis l'étui à cigarette qu'elle lui avait subtilisé.
Alors qu'elle se lamentait, la fille de joie reçut la visite inopinée de son parasite préféré: Le Chien, le mammifère à 4 pattes le plus repoussant de Galway.

Dans une vague d'inspiration, elle lui fait renifler l'étui sans grande conviction, ce qui a pour action de le faire s'agiter dans tous les sens pour finalement les conduire tous deux devant une étrange échoppe.
La boutique semble vide, mais la vampire s'y introduit quand même, par simple curiosité, et se retrouve finalement nez à nez avec une lycane hystérique et un vampire surarmé. La suite des évènements...

Elle ne saurait trop dire la pauvre, son esprit s'emmêlant dans la brume de la violence de ces instants. Elle ne se souvient que d'une chose: l'aura de la mort et du sang l'entourant ELLE: la pierre rouge.

Ce maléfique objet occupait toutes ses pensées, son esprit, au point d'en oublier les évènements et surtout son principal objectif: San Remo.
Sans trop savoir comment, la pierre vint à se fendre, et sa puissance amoindrie lui permit de retrouver ses esprits et de planter son poignard dans la gorge du vampire après lui avoir subtilisé une moitié de ce qui l'avait obsédé au point de faire tuer son fils et qui semblait être l'épicentre de tous les malheurs: la pierre, encore elle.

San Remo fut achevé par son comparse vampire et engloutit sous les décombres de ces lieux funestes: San Remo n'était plus, Llylewin avait enfin vengé son bien aimé, et se retrouvait en possession de ce qui avait causé sa perte...


Une page se tourne, une autre débute

Quelque peu désemparée suite aux évènements allant trop vite pour elle, la vampire errait dans les rues, hagarde, trainant son choc post-trauma de la vengeance derrière elle.
Ne prêtant pas attention aux rayons du soleil, elle eut l'occasion de remarquer un des effets de la pierre: ne pas se faire transformer en grillade au lever du jour.
Cependant, la force du caillou ne pouvant contrer celui de l'astre solaire, la vampire du tout de même se mettre à l'abri.

Lui restait maintenant une autre tâche dont elle devait s'acquitter: trouver quoi faire de son nouveau lot. Et ça mes amis, ça n'allait pas être une mince affaire!




Légende:
Evolution importante du personnage
Utrillo, sa vengeance et la Pierre Rouge



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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mer 2 Nov 2011 - 22:08

Un Anneau pour les gouverner tous, un Anneau pour les trouver
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
...
Zut, me suis planté de texte!..
...
L'anneau de Llyewin, un morceau d'apocalypse


La vampire porte en permanence sur elle ce bijou

Il s'agit d'un morceau de la Pierre Rouge, récoltée au prix d'un affrontement sanglant contre son pire ennemi, le père de son Créateur, Arturo San Remo.

Le Duc a écrit:
Il s'agit d'une Pierre de pouvoir, elle rend fort, puissant et glorieux; De plus elle parfait toutes les faiblesses de ceux qui la possèdent. Elle donne la jeunesse éternelle à l'Humain, elle apaise le Lycan, elle épanche la soif du Vampire.
La Pierre à déjà été combattue de nombreuses fois, parce qu'elle représente en elle-même le symbole d'une lutte biblique entre les sages, et les ambitieux. Elle fut brisée, et c'est un de ces fragments que Arturo San Remo, vampire de haute lignée et d'une cruauté notoire, a cru bon de cacher en Irlande, ici même à Galway. Il jugeait surement l'endroit à l'abri du regard du monde, et surtout à l'abri de La Caste, ses supérieurs hiérarchiques. La Caste est une confrérie secrète, fondée il y a des siècles, et regroupant des vampires et des sorciers, parmi les plus puissants d'Europe. En plus de viser à noyauter le monde de la nuit, leur principale préoccupation consiste à remettre la main sur la Pierre, qui leur assurerai le pouvoir absolu. Ils sont opposés depuis toujours aux "Justes", une poignée de braves qui, sous différents étendards, ont des siècles durant combattu pour que l'équilibre soit maintenu.
Un fragment de la Pierre signifie un fragment du pouvoir: la Pierre perd de sa puissance et ses "bienfaits" sont plus éphémères. Elle réclame donc plus d'entretien, et entraine tout le monde dans son aura maléfique avec encore plus de vigueur. Cette aura rayonne à des milles à la ronde, appelant les âmes noires et envoutant les esprits faibles; c'est d'ailleurs l'aura de la Pierre qui a attiré les trois "Bad Guys" en ville, leurs âmes sombres ayant été séduites plus vite que tout le monde par le sombre appel.
Pour que le détenteur de la Pierre puisse jouir encore et encore des enivrants bienfaits de son pouvoir, dont il devient dépendant comme sous l'effet d'une drogue, il doit l'abreuver, et la pierre ne se nourrit que d'une chose depuis qu'elle a été faite, sur les autels sacrificiels aztèques: du sang. Et en quantité toujours plus importantes. Et le sang apportant le sang, le destin veut que cette Pierre précipite toujours le monde vers l'horreur, jusqu'à ce qu'elle trouve un nouvel acquéreur.

Au terme de l'affrontement, la pierre fut scindée en deux. Llylewin récupéra sa moitié et décida de la fragmenter:

- Une partie pour elle qu'elle fit monter en bague comme souvenir
- Une partie offerte à sa patronne, Aïleen, sous forme de pendants d'oreille
- Le reste réduit en poudre et mêlé aux murs de sa maison close.

De ce fait, la bague en elle-même n'a plus ses pouvoir d'origine, mais irradie tout de même de l'aura de sa splendeur passée...
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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mer 2 Nov 2011 - 22:09


Est-ce la fin du début
ou le début de la fin?


Ou comment, une fois que son existence a été déracinée, continuer de vivre après la tempête
La métaphore du magicien d'Oz



Septembre 2009
On est jamais aussi bien que chez soi, disait Dorothy Gale


Alors que le but de son existence, le fil conducteur de sa non-vie qui la maintenait en seul morceau tel un rôti, avait été radié une fois sa vengeance assouvie, Llylewin décida de se lancer dans un projet un peu fou, auquel elle pensait depuis un certain temps pour sa "reconversion".
Cependant, avant même de penser à le mettre en oeuvre, il fallait trouver le terrain pour! Même les pyramides les plus folles ont besoin d'une base... C'est donc dans une petite impasse miteuse que la demoiselle trouva son bonheur.





Septembre 2009
L'acquisition du palais d'Emeraude


Manque de chance pour elle, la demoiselle était substantiellement en retard pour signer son titre de propriété, mais après tout girls will be girls, toute femme qui se respecte se doit d'avoir un bon quart d'heure de retard, non?

Quoiqu'il en soit, c'est une Llylewin tirée à quatre épingles qui se rendit au rendez-vous avec le propriétaire foncier, bien décidée à s'offrir son petit ilot des Nurseries dans les règles. Malheureusement pour elle, un grain de sable inconnu vint se glisser à l'engrenage et sans trop savoir pourquoi ni comment, le propriétaire et son notaire se retrouvèrent taillés en julienne carnivore...
C'est donc une vampire penaude mais propriétaire qui rentra chez elle.


Septembre 2009
Garder un souvenir de la vilaine sorcière de l'Est...


Depuis la fin de l'épisode de la pierre rouge, la vampire se creusait la cervelle pour savoir quoi faire de sa demi pierre de l'apocalypse, tenaillée entre le désir de la détruire et celui d'en garder un souvenir, comme une sorte de trophée.
Ayant vu ses effets projetés sur San Remo et Sweeney Todd et la soupçonnant d'être la source de son comportement absurde lors de l'acquisition de son terrain, elle décida de couper la poire, ou plutôt la pierre, en deux: elle en  conserverait un petit morceau, et se débarrasserait du reste.
Bien décidée à sublimer son trophée, elle confia un fragment à un bijoutier pour qu'il confectionne à partir de ce minéral maudit deux exquises pièces d'orfèvrerie.


Octobre 2009
... Et amadouer la gentille fée du Nord avec.


A kiss on the hand
May be quite continental,
But diamonds are a girl's best friend!

Il sortit donc de cette échoppe une magnifique bague, montée d'une pierre rouge en solitaire que la vampire porterait fièrement à son doigt, et une paire de petites boucles d'oreilles perlant comme deux gouttes de sang, qu'elle décida d'offrir à Aileen, sa patronne, en guise de bonne entente, sans même se douter qu'il s'agirait peut-être d'un cadeau empoisonné...

Novembre 2009
Construire son chemin de briques jaunes


Il restait donc à Llylewin une partie substantielle de son butin, qu'il allait lui falloir faire disparaître. Afin de rendre hommage à son créateur Utrillo qui avait périt en son nom et le faire veiller sur elle de manière symbolique,elle incorpora la pierre devenue poussière à l'architecture de son bâtiment, figeant ainsi à jamais son aura maléfique en ses murs.


Novembre 2009
Le lion qui devait apprendre à rugir et la dompteuse sexy



It's the eye of the tiger, it's the cream of the fight
Risin' up to the challenge of our rival
And the last known survivor stalks his prey in the night
And he's watchin' us all in the eye of the tiger

Maintenant qu'elle était vouée à de plus grands desseins que vendre les siens sur le trottoir, la vampire décida de sortir de son statut de victime pochetronne en prenant les devants et en devenant une executive woman dans tous les sens du terme: c'est la raison pour laquelle elle se rendit chez Natalia, la vampire rousse experte en armes qu'elle avait eu l'occasion de croiser quelques temps auparavant.
Malgré quelques débuts disons hem... Laborieux (nous ne mentionnerons pas le traumatisant épisode du short sous peine de heurter la sensibilité des plus jeunes), Natalia réussit tout de même à inculquer les bases du combat à la vampire, qui passa du stade de chaton tout juste bon à griffer à celui de chatte en furie (rooh, non pas cette connotation là, l'autre, bande de pervers!) capable de placer avantageusement ses embouts pointus. Bon, il lui manquait encore quelques cours pour passer à l'étape tigresse, mais un curieux évènement allait l'entraver dans ses studieuses velléités.


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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mer 2 Nov 2011 - 22:09


Et tel le Phœnix, Galway la sanglante renaîtra de ses cendres

Quand une page qui se tourne est un nouveau chapitre qui commence



The line it is drawn, the curse it is cast
The slow one now will later be fast
As the present now will later be past
The order is rapidly fadin'.
And the first one now will later be last
For the times they are a-changin'.


Octobre 2009
Le roi est mort, vive le roi!


Lorsqu'on a plus de 300 ans au compteur et que l'on vit dans une cité réputée pour être constante dans son chaos depuis à peu près aussi longtemps, on a tendance à s'enfermer dans son petit quotidien plan plan et à ne pas penser au lendemain. Grave erreur!
Alors qu'elle s'entraînait à l'art subtil du combat avec Natalia, un évènement majeur l'empêcha de poursuivre: la cité avait été un beau jour mise en état de siège, comme ça, sans prévenir, les enfermant tous dans l'enceinte de la vieille ville. Pas trop un problème pour la fille de joie à priori, qui n'en sortait de toute façon pas souvent mais problème: le manoir de Natalia était à l'extérieur. Tant pis, on repasserait quand leur lubie moyen-âgeuse serait terminée!


La vampire ne s'inquiétait pas trop sur la question: c'était le bordel? Pas plus que d'habitude au final. Les fondateurs s'étaient fait buter? Et alors, la ville était passée au fil du temps d'une monarchie humaine au règne martial d'une meute de lycans à l'oligarchie de vampires marchands au conseil des trois... Qu'allaient-ils bien pouvoir leur sortir maintenant? Le droit de vote?
C'est donc avec plus de curiosité que de crainte que la vampire attendait sagement le dénouement de cette histoire, sans oublier une certaine impatience, le siège ayant tendance à freiner sérieusement les travaux de son nouvel établissement.



Une belle nuit allait cependant mettre un terme à cette attente par un discours en place publique, où un magnat à cornes allait leur expliquer qu'il allait transformer la contrée en Disneyland de l'horreur... Pourquoi pas après tout, un peu de touristes et d'argent ça ne pouvait pas faire de mal, à chaque siècle sa lubie!

En guise de rituel initiatique pour rentrer dans l'aire nouvelle, la vampire dut passer un entretien avec la DRH de la firme qui avait racheté Galway, Melle Lilith, qui allait lui donner le feu vert pour continuer son petit business.
C'est donc les mains dans les poches et se frottant les mains de la clientèle étrangère qui lui serait ramenée que Llyl sortit du building!


Novembre 2009
Le gueux, le moine et la reine sanglante


Une nuit comme toutes les autres, Llylewin croisa la route de son pire ennemi: Le Chien, la boule de poil la plus malodorante de toute l'Irlande. Cherchant un ingénieux stratagème pour se débarrasser de lui, la vampire trouva une perspective intéressante dans la version humaine du quadrupède crasseux, un clochard qui trainait devant l'Eventreur...
L'invitant à boire un verre pour l'amadouer, la vampire déchanta vite: emporté dans sa paranoïa de finir en casse-croute, le sdf prit peur et alla chercher secours auprès d'un prêtre qui trainait dans le coin...
Une chaise cassée et une main brûlée plus tard, c'est une Llylewin plus en rogne que jamais qui rentra chez elle, bien décidée à faire bouffer sa couverture moisie au sale clochard qui l'avait entourloupée.

Novembre 2009
Petits fours et conséquences


Pour célébrer l'ouverture du parc, les Galwegians furent conviés à une somptueuse soirée d'ouverture dans un tout nouveau théâtre illuminé de milles feux...
Mais évidemment, comme il en est coutume à Galway les choses ne tournèrent pas comme prévu: sa route croisa celle d'une ancienne connaissance, un lycan médecin rencontré dans un bar branché qui ne lui avait pas fait forte impression...
Impression qui se confirma par la suite, car son incapacité à maîtriser sa bête intérieure fit tourner la réception au pugilat: un archet et une pelle à tarte plus tard, tous les convives étaient rassemblés en rond, sous le contrôle d'une momie télépathe en train de jouer à "petits meurtres en amis"...
Contre toute attente cependant, tout le monde sortit indemne, ou presque, et c'est après avoir célébré la rencontre entre une pelle à tarte et son fémur que la vampire put rentrer chez elle en pestant: la ville avait beau avoir changé de style et de dirigeants, c'était toujours autant le bordel...


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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mer 2 Nov 2011 - 22:34


Survivre à la crise de la trois-centaine

Quand la reconversion ne se passe pas sans turpitudes

Bien que toutes les nuits elles fassent l'amour
Qu'elle se marient vingt fois par jour
La noce c'est jamais pour leur fiole, parole, parole...

Début décembre 2009
Quand une bague en appelle une autre


La morsure Les travaux ne sont pas toujours une partie de plaisir: ouvriers bruyants, gravats, poussière, surtout lorsqu'on a une profonde blessure à la cuisse d'origine inavouablement grotesque... C'est pourquoi, lorsque le lycan responsable de tous ses maux vint lui rendre visite, elle ne tenta pas longtemps de le mettre à la porte, profitant de ce camarade de beuverie providentiel, originaire comme elle d'Europe de l'Est et amateur de bonne vodka.

Un verre en entraînant un autre, et la douce radiation de la pierre Rouge titillant les sens, les deux créatures qu'à priori tout opposaient se livrèrent à de récréatives galipettes alcoolisées, qu'un magistrat de passage officialisa sur le papier, les rendant mariés.

Oui, mariés les deux affreux, violent fut le retour sur terre le lendemain! En guide de gueule de bois, un papier l'unissant corps et biens à ce lycan, le faisant par là même propriétaire de la moitié de son établissement... Il était grand temps de mettre fin à cette plaisanterie, les plus courtes, c'est bien connu, étant les meilleures.

Fin décembre 2009
Just a little bit of magic


VehrianTrainant sa rancœur dans les rues de Galway telle une vieille fille aigrie, Llylewin en était à un point où elle maudissait la gent masculine tout entière. C'est pourquoi, lorsque son chemin croisa celui d'un charmant blondinet elle daigna à peine le toiser d'un œil, et lorsqu'il lui promit de lui faire ce que nul autre ne lui avait jamais fait, elle ne put s'empêcher de lui rire au nez... Seulement le jeune homme disait vrai, Vehrian de son petit nom était un druide travaillant pour le Zombillenium, et avait l'étrange capacité de pouvoir contrôler la flamme. Intriguée, la vampire lui offrit l'hospitalité pour la nuit, mais une querelle à propos du briquet du pyromancien mit le feu aux poudres et l'incendiaire se retrouva à la rue. Comme quoi, entre allumeurs le courant ne passe pas toujours...



Décembre 2009
Recrutement de la garde des corps


Meluxine
Ouvrir un bordel c'est bien, mais éviter que ça le devienne c'est encore mieux: Llylewin, bien décidée à embaucher quelques gorilles pour maintenir l'ordre se laissa convaincre par ses financeurs de donner une chance à l'une de leur recrues: la belle Meluxine, aussi vénéneuse qu'une belle plante puisse l'être, était experte dans le maniement des armes et en combat, le tout en tenue sexy: que demander de plus?
Un seul hic cependant: la belle ignorait tout de l'existence des créatures de la nuit. Qu'à cela ne tienne, la maquerelle lui offrir une formation accélérée, qui se termina en combat de catch non pas dans la boue mais dans le jacuzzi...

Le Quality Street venait de trouver son ange gardien.



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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Jeu 3 Nov 2011 - 17:42


Quand je serais grande, je serais Big Mac

La fleur des rues devient gardienne d'un troupeau de jeunes brebis


Février 2010
La fleur des rues devient gardienne d'un troupeau de jeunes brebis



Le grand jour finit par arriver et le Quality Street ouvrit finalement ses portes avec une soirée à la thématique très explicite : Ils vécurent heureux et forniquèrent jusqu'à la nuit des temps.
Vous l'aurez compris, la soirée était sous le signe des contes de fée et toutes les demoiselles étaient costumées en conséquence: Llylewin en petit chaperon rouge, Milicent en Jasmine, Christia en Alice, Gaelle en Blanche-Neige...

Bref, tout était rassemblé pour un moment fort en coquineries et un petit jeu fut lancé pour mettre l'ambiance, animé par Wednesday l'effeuilleuse: elle énonçait un objet, et le moins rapide à lui en ramener perdait la manche, ainsi de suite jusqu'à obtenir un vainqueur. La soirée se déroula presque sans anicroches, les esprits quelques peu échauffés ayant tendance à se frictionner d'une façon non appropriée... Mais, chose étrange, au final les dames semblèrent y trouver plus leur compte que les messieurs, allez comprendre pourquoi!


Juin 2010
I want my money back!


Une fois l'euphorie de l'inauguration du bordel retombée, la vampire décida de prendre les choses en main et de régler cette histoire absurde de mariage. Elle se rendit donc à la clinique du Zombillenium avec la ferme intention d'en ressortir officiellement célibataire.

Malheureusement, les choses ne se passèrent pas comme prévu et le lycan posa ses conditions: le divorce contre un fragment de pierre Rouge, dont il avait besoin pour une sorte de filtre ou une chose du genre.

Bien qu'il soit question de ne pas endommager la pierre, il était bien évidemment hors de question de prêter sa bague, unique relique de son défunt Créateur. Ne lui restait alors plus qu'une seule solution: trouver l'autre fragment de pierre, celui emporté par l'autre vampire.

Elle se rendit donc à la rencontre de cet individu sur son lieu de travail, une forge artisanale au compte du Zombillenium, et il se montra aussi rustre que mon métier de pécore pouvait le laisser imaginer: il refusa tout net de lui  prêter, quelque soit la monnaie d'échange.

Peu habituée à se voir préférer un caillou à ses seins, la vampire rendit les armes, furieuse de ne pas encore avoir trouvé de moyen de se défaire de cette union indésirable.


Octobre 2010
Zen restons zen, sans amour (ça ça va) et sans haine (c’est là que ça se corse)


Llylewin reçut de la part de ses girls un cadeau pas tout à fait désintéressé : une séance au SPA « Champs Elysées ».
Une  tentative désespérée surement destinée à relaxer leur patronne et assouplir un peu son caractère de chien, qui fut à moitié couronnée de succès à cause d’une rencontre avec un futur marié, une lycane sans gène et de la peinture au chocolat, qui fut rattrapée par un bon vieux massage relaxant. He oui, c’est dur d’attendrir une vieille carne.


Janvier 2011
Le corbeau-vampire et le renard-lycan


La détente ne semblait effectivement pas être au programme, car peu de temps après l’épisode du SPA le mari préféré de la maquerelle vint lui réclamer le fruit de son odieux chantage : pierre rouge contre divorce.

N’ayant pas réussi à récupérer le morceau de son comparse et ne comptant pas se défaire de sa bague, la vampire tenta de négocier en mettant sa meilleure marchandise sur la table : son derrière.
Quelle ne fut pas son erreur, car le lycan en profita pour la lui faire à l’envers dans les grandes largeurs et lui chaparda son bijou en plein acte… Llylewin, furieuse et confuse, jura mais un peu tard qu’on ne l’y prendrait plus.



Avril 2011
Montrez-moi un menteur et je vous montrerai un voleur Thomas Adams (1927)


Il est des dilemmes plus difficiles à trancher encore que celui de Salomon : que faire lorsqu’un de ses clients accuse une de ses girls – criminelle reconnue ayant purgé sa peine - de vol ?
Mettre au point un ingénieux stratagème : faire croire à l’employée qu’elle va être soumise à un puissant serum de vérité acquis chez l’apothicaire et que le moindre mensonge révélé sera sanctionné de la peine de mort. Cruel peut-être, mais efficace surement.
Devant l’obstination de Gaelle continuant de crier son innocence, la maquerelle démasqua bien vite le profiteur tentant de se faire dédommager pour un larcin imaginaire et trancha dans le vif en mordant à pleine dents dans le cou du mécréant.
Plus d’accusation, plus de problème, et plus de fausses accusations pouvant ternir la réputation de l’établissement, ne restait plus qu’à compter sur la capacité de la jeune fille à tenir sa langue.



Mai 2011
Ce soir je serais la plus belle pour aller danser


Llylewin avait un beau jour reçu une invitation pour le moins atypique : un bal du XVIIe siècle en plein cœur de Galway, organisé par un vieux vampire français nostalgique et fortuné, Monsieur de Montluçon. Ne souhaitant pas manquer une telle occasion de côtoyer le gotha irlandais et ainsi de racoler quelques clients fortunés, la vampire avait revêtu une appétissante robe d’époque bien décidée à faire tourner quelques têtes.

Malheureusement pour elle, ses plans pour la soirée allait être perturbés par la présence de Stasi, son mari détesté le voleur haït de sa précieuse bague. Ce qui devait arriver arriva, et l’affrontement ne tarda pas à éclater entre la vampire et le lycan, qui comme à son habitude se transforma pour mettre la pâtée à la maquerelle, qui après avoir perdu connaissance ne garderait qu’un souvenir très flou – mais néanmoins douloureux- de cette soirée ratée.


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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mar 21 Mai 2013 - 11:07


Call me maybe baby
La genèse de l'apocalypse

Mai 2011
Your stare was holdin', Ripped jeans, skin was showin' Hot night, wind was blowin' Where you think you're going, baby?

Llyl et CJ
http://img95.xooimage.com/files/a/8/e/cj-3e5954a.jpg

Avril 2011
And all the other boys, Try to chase me, But here's my number, So call me, maybe?

Llyl et Miss Chang
http://img96.xooimage.com/files/d/1/3/miss-chang-3e59573.jpg

Juillet 2011
Hey, I just met you, And this is crazy,

Holiday Night fever
http://img.xooimage.com/files66/c/d/7/glace-2a85b36.png

Août 2011
I threw a wish in the well, Don't ask me, I'll never tell

Hotel de ville
http://img73.xooimage.com/files/6/e/c/gianna-2e01ffc.jpg

Novembre 2011
I beg, and borrow and steal Have foresight and it's real I didn't know I would feel it, But it's in my way

Maybe baby
http://img97.xooimage.com/files/f/5/7/echographie-3e595dd.jpg


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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mar 21 Mai 2013 - 11:19



Janvier 2012
Doubts will try to break you, Unleash your heart and soul

Massacrons-nous dans la taverne - la suite à Monster Park

Février 2012
Trouble will surround you, start taking some control

L'embauche d'Estenea

Avril 2012
Ooh, 1, 2, 3, 4 fire's in your eyes, and this chaos, it defies imagination

L'attaque du QS

22 Juillet 2012
Ooh, 5, 6, 7, 8 minus 9 lives, You've arrived at panic station

La naissance du gremlins


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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mar 21 Mai 2013 - 11:19

Acte de Naissance


Baby Llylewin ♣ Nom: Inconnu
♣ Prénom: Magdalene
♣Surnom: Magda

♣ Sexe: F
♣ Date et lieu de naissance: 22 juillet 2012
♣ Lieu de naissance: Quality Street, Galway

♣ Taille de naissance:48 cm
♣ Poids de naissance: 3,7 kg
♣ Cheveux: bruns
♣ Yeux: bleus

♣ Mère: Llylewin, née Sofia Němcová
♣ Père: Inconnu

Magda 1 an





♣ Taille à 1 an: 73 cm
♣ Poids à 1 an: 9 kilos











Stamie, Fléau à 4 pattes


♣ Sexe: F
♣ Date de naissance: Mai 2013
♣ Poids adulte: 2,3 kilos
♣ Provenance: Offerte par Milicent à Magda à l'occasion de ses 1 an



MILKY WAY
La Mary Poppins de la SteelCorp
Nounou de Magdalene

Race: Lycane
Sexe: Féminin

Caractère : Douce, patiente, naïve, résistante, maniaque

Histoire: Marylou Mitchells de naissance, cette jolie petite poupée blonde au teint de porcelaine avait au départ tout ce qu’il fallait pour réussir dans la vie : des parents aimants, une jolie maison en banlieue, de bonnes notes à l’école… Jusqu’à ce que ses parents disparaissent tragiquement, léguant la garde de la bambine à la vieille tante acariâtre de la famille, la tante Sidonie.

La vieille tatie, loin d’être une femme au caractère facile était en fait extrêmement méchante : réduisant la petite fille au rang d’esclave, elle l’obligeait à récurer la maison du sol au plafond, n’hésitant pas à utiliser les châtiments corporels lorsque cela lui paraissait nécessaire. Elle lui ordonnait même de l’enfermer tous les moins dans sa cave, avec interdiction formelle d’approcher avant le petit jour.

Si la jeune fille était obéissante, elle n’en était pas moins curieuse, aussi par une sombre nuit de pleine lune elle décida de voir ce qui se tramait dans cette fameuse cave… Et fut mordue par sa tante, qui la transforma en lycane.

Quelques années plus tard après le décès de sa tante, Marylou se retrouva à la rue, et réussit à se faire embaucher comme secrétaire à la Steel Corp grâce à sa soumission totale à l’autorité et à son absence totale d’ego. Malheureusement pour elle, son manque d’esprit d’initiative et son besoin constant de directives la firent parachuter ailleurs : la maquerelle du Quality Street avait besoin d’une nounou…


Dernière édition par Llylewin le Mer 6 Nov 2013 - 18:04, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Mar 21 Mai 2013 - 11:39



Juillet 2012
Just back off before I snap

La rencontre avec Louise

Août 2012
Once more you tell those lies to me, why can't you just be straight up with honesty ?

Event du Bloody

Août 2012
Wear your heart on your sleeve, make things hard to believe

Lady Velvet au QS

Septembre 2012
Run away try to find a safe place you can hide

Meluxine

Septembre 2012
Things happen but we don't really know why

Le bureau de Lady Velvet

Octobre 2012
When you say these things in my ear, why do you always tell me what you wanna hear ?

Recrutement des jumelles

Novembre 2012
It's the best place to be when you're feeling like me

L'apothicaire partie 1 Partie 2 Partie 3

Décembre 2012
Torn apart at the seams and my dreams turn to tears, I'm not feeling this situation

La Jungle Fever (réouverture)


Dernière édition par Llylewin le Mer 6 Nov 2013 - 17:05, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille   Dim 3 Nov 2013 - 19:18



You and I go rough, we keep throwing things and slammin' the door
02/2013: Les Grandes avenues

You and I go hard, at each other like we going to war
03/2013: Mission Gordon

You and I get so, damn dysfunctional we stopped keeping score
03/2013: Recrutement d'Imogen

I'd be waking up, in the morning probably hating myself
06/2013: Le colis de la gare

But baby there you go again
07/2013: Anniversaire de Magda

Trying to tell you no
08/2013: Rencontre avec Melkair

Les bords de mer
01/2014: 22 vla les flics
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Llylewin : de Pragues à Galway en talons aiguille

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