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 La rue commerçante

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Esprit des Fondateurs
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MessageSujet: La rue commerçante   Ven 26 Aoû 2011 - 13:19

Cette portion de la Shantalla's road est entièrement réservée aux piétons désireux de faire des emplettes.
La rue pavée regorge de petites boutiques bigarrées et pittoresques ouvertes pour la plupart de jour comme de nuit afin de servir au mieux la population locale. Une partie est même couverte sous une verrière pour protéger les clients du climat irlandais.





Ce qui s'est passé précédemment...
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Kelly
Lycanthrope
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MessageSujet: Le long de l'allée.   Mar 22 Nov 2011 - 20:21

Un jour, l'attention de Kelly avait été attiré par quelque chose de particulier, ou plutôt quelqu'un. C'était une belle journée d'hiver comme elle n'en avait pas vue depuis longtemps. Les nuages étaient aux abonnés absent et l'azur venait apaiser les engelures précoces de la saison des fêtes. Tout le monde penserait que ça n'en serait pas plus le temps pour déguster une glace n'est ce pas ? Et bien il semblerait qu'elle ne fut pas de cet avis. Parcourant son quartier préféré - celui dans lequel on pouvait dépenser son argent aussi rapidement et surement qu'en le jetant dans un feu de camp - ses lèvres avaient bleuies, non de froid du moins totalement, mais à force de plongeons dans la glace de même couleur que Kelly tenait en sa main. Oui, une glace bleue, parce qu'elle avait toujours eut l'attrait du contre nature, du coloré, et du 'super méga bon !'.

Toujours est-il que ce jour-ci, outre les quelques lycans qu'elle pouvait flairer, son odorat acéré l'avait fait se détourner de son délicieux labeur. Pas que l'odeur l'avait percuté d'une violente façon ou l'avait envahit désagréablement, disons plutôt qu'il s'agissait d'une odeur qu'elle connaissait parfaitement bien et qu'elle ne s'attendait aucunement à sentir à cet endroit et particulièrement à ce moment de la journée.

*Titoune 5 ?*

Titoune c'était ses rats, ceux qu'elle récupérait dans les égouts de la ville1 et auxquels elle inoculait divers bacilles/virus/solutions afin de les tester et/ou les développer. Titoune 5, elle, avait fait les frais d'un cruel manque d'attention de la part de la jeune fille qui n'était revenue chez elle qu'une semaine plus tard. En effet, elle était habituée à cette odeur. Aussi leva t-elle la tête lorsque cette senteur on ne peut plus inhabituelle bien que très subtile, vint à ses narines. Pour sûr, une olfaction humaine ne l'aurait jamais capté, à moins qu'elle ne soit exceptionnelle, mais Pistache était un lycan maintenant, et elle s'en était rapidement accoutumé.

L'exhalaison provenait d'une femme à l'aspect excentrique comme il y en avait tant (mais comme elles étaient toujours remarquables). Elle dut se retourner pour la détailler car celle-ci venait juste de la croiser. De prime abord, elle ne lui trouva de remarquable que ses fantaisies vestimentaires mais après réflexion, elle se dit que l'explication du fumet ne devait s'expliquer que par une sorte de fétichisme macabre issu de quelque maladie mentale dont la jeune femme devait certainement souffrir. Sans doute gardait-elle toujours auprès d'elle un animal domestique mort dans lequel elle versait un attachement pathologique. Sans doute...

Kelly sautilla un instant vers le trottoir, admirant les ouvrages d'orfèvrerie qui s'étalaient ostensiblement devant la vitrine d'une boutique de luxe dans le reflet de laquelle elle observait la dame. Puis, lorsque celle-ci disparut à l'angle d'une rue, elle tourna les talons et s'en rendit là où elle était allé. Slalomant dans la rue d'une boutique à l'autre, le visage irradié de lumière par les promesses qu'elles faisaient, Kelly ne pensait qu'à une chose : qui était-elle ? Pourquoi ?

Peut être l'explication était-elle toute simple, trop simple même pour qu'elle ne put lui donner crédit. Peut était-elle fossoyeuse et l'odeur un 'fardeau professionnel'. Ou peut être pas. Elle n'avait de toute façon pas envie d'y croire, après tout, elle n'était ni plus ni moins qu'une gamine. Elle s'imaginait la femme en réducteur de tête, un collier d'orteil autour du coup, elle partait dans des fantasmes aventureux et palpitant, des fantaisies adolescentes.

En regardant son reflet dans la verrerie d'un affichage publicitaire alors qu'ils rentraient dans la partie couverte de l'allée marchande, un détail qui n'avait put lui apparaître tandis qu'elle était derrière elle lui sauta aux yeux : des sortes de plaques brunâtres, que Pistache prit tout d'abord pour un zona, recouvraient certaines parties de sont corps. Nul doute qu'elle associa l'odeur sépulcral à celles-ci bien qu'elles conserva des doutes sur l'implication réciproque de l'un à l'autre. Elle essayait de ne pas trop s'avancer en spéculation, sachant pertinemment qu'elle en apprendrait de toute façon plus sur elle en l'observant et en se renseignant.

En attendant, la dame marchait le long de l'allée et la fille trottait de vitrine en vitrine au beau milieu de la foule dense. Comme qui dirait, un toutou suivait la lèpre.



1. Les égouts communs de la ville, donc la partie déconnecté de l'Undertown.



notes:
 

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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Dim 27 Nov 2011 - 20:13

Marwyna FirwsMarwyna venait tout juste d'emménager en ville. Elle avait refusé l'appartement de fonction qui lui était réservé, lui préférant une maisonnette typique du patrimoine irlandais, au charme ancien. Situé non loin de son lieu de travail, l'habitation quoi que parfaitement habitable nécessitait encore quelques aménagements. La jeune femme avait fait vérifier l'électricité par un professionnel, mais aucun lustre n'était encore installé au plafond. Soucieuse de conserver le cachet de la demeure, Marwyna avait décidé d'arpenter la galerie couverte de la rue marchande afin d'y dénicher quelques vieux lustres en bronze, ou de poussiéreux objets de décoration dans une boutique d'antiquités. Peut être même qu'elle se laisserait tenter par du nouveau mobilier.

Marwyna n'aimait pas sortir dans la foule pour faire les magasins. Aussi avait elle choisi cette journée d'hiver ensoleillée, au beau milieu de la semaine pour se rendre dans la galerie. Elle savait pertinemment que son apparence physique laissait peu de personnes indifférentes. Bien qu'elle soit formalisée aux regards appuyés des gens sur son passage, il était toujours plus agréable de les éviter. La saison lui permettait également de dissimuler le bas de son visage dans un col de fourrure. Elle marchait donc ainsi, rapidement d'un pas décidé, vêtue d'un long manteau de cuir brun, jetant des regards rapides sur les différentes vitrines. Non, elle ne cherchait pas de maroquinier, ni de confiseur de luxe, pas d'argenterie non plus, et encore moins une glace en cette saison. Ses pas s'arrêtèrent devant la vitrine d'un antiquaire, qu'elle avait failli manquer. Un magnifique miroir au cadre doré était exposé en vitrine, aux côté de fauteuils style Louis XV, côtoyant une statue de biche et son faon marbre blanc. Son regard inspectait le cadre doré du miroir, évitant ainsi son propre reflet. Quand elle voulu observer la qualité de la glace, elle y croisa son image, ainsi qu'une silhouette plus petite qui lui tournait le dos. Elle semblait absorbée dans la contemplation d'une affiche publicitaire pour une célèbre marque de Whisky.

Il n'y avait presque personne dans la galerie. Un couple de retraités marchant laborieusement côté à côte, la jeune fille, et elle même. Marwyna tourna la tête pour observer la petite sans passer par le reflet du miroir. Elle avait des cheveux châtains, mesurait peut être une tête de moins qu'elle et semblait toute fluette, sans être maigre. Elle était vêtue de couleurs vives, ce qui avait attiré son regard et tenait une glace bleu électrique dans sa main. Encore un parfum peu naturel, bourré de sucres et de produits chimiques. Que faisait-elle ici toute seule? Elle ne semblait pas avoir beaucoup plus de 12 ans et dans cette galerie de luxueuses boutiques, rien ne pouvait intéresser une enfant, si ce ne sont des crêpes, des marrons chauds, des gaufres, ou encore des glaces, visiblement.

Marwyna haussa les épaules et poussa la porte de la boutique, qui lui résista dans un grand bruit.

FERME-OUVERTURE SUR RDV ET LE SAMEDI DE 15H A 18H-

Merde!


Elle était vexée de s'être cognée dans la porte et de ne pas avoir vu l'écriteau plus tôt.
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Kelly
Lycanthrope
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Lun 28 Nov 2011 - 23:59

Ces vieilleries avaient un petit quelque chose d'esthétique aux yeux de Pistache. Ces lettrines imposantes, ces mots entassés les uns sur les autres dans une architecture très sûre et ordonnée à l'instar d'une partie de tetris joué par un expert. Même les bouteilles, cubiques, peu ouvragées pour la plupart, avaient, dans leur austérité, un brin de noblesse et d'imposition qui donnait à l'objet - outre son caractère phallique - une certaine virilité intemporelle, presque inquiétante.

cependant, là n'était pas le premier objet d'intérêt de la fillette, qui, bien qu'elle appréciait avec certitude le folklore artisanale liquoreux, n'était pas face à cette vitrine pour rien. Elle savait qu'elle paraîtrait suspecte à regarder ce genre de chose, surtout maintenant qu'ils étaient entrés dans la galerie couverte dont la plupart des commerces étaient fermés, ce qui la rendait largement moins peuplée que les zones plus accessibles ou touristiques/modernes du quartier, qui lui regorgeait de stands à nourritures en tout genre. Et Dieu sait oh combien Kelly aimait la nourriture sous quelque forme que ce soit. Lorsque la dame la regarda dans le reflet du miroir, elle se demanda évidement si elle avait comprit qu'elle la suivait depuis maintenant un bon quart d'heure. Cette idée prit sens dans sa tête lorsque cette dernière se retourna pour la détailler. Mais elle ne se laissa pas décontenancer de la sorte. Elle se plongea dans la contemplation artificielle d'une magnifique pièce de sellerie que laissait généreusement voir la vitrine suivante face à laquelle elle avait bondit.

Apparemment la femme ne devait que flâner dans la ville, sinon elle ne se serait sans doute pas attardé devant une boutique fermée, encore moins dans une allée toute entière dans laquelle les commerçants étaient tous en train de dormir. Elle se laissa à loucher sur ses effets. Ils étaient plutôt caractéristiques du genre de personne fantaisistes que l'on pouvait facilement trouver à Galway, mais celle-ci n'y avait pas été sans garder une touche de sobriété et d'élégance que Kelly lui reconnu non sans une certaine touche d'envie. C'était d'ailleurs souvent le cas. La moindre femme qu'elle croisait attirait son admiration, elle la trouvait magnifique et voulait être comme elle quand elle serait plus grande. Elle était lycane, mais vampire était la race qui lui aurait le mieux convenu : une éternité de vie pour profiter des jouissances simples, pour prendre les formes les plus multiples, pour connaître plusieurs vies totalement différentes, être plusieurs personnes ; en bref une sur-femme nietzschéenne. Cela dit, la classe incertaine et un peu outrageuse de l'étrange personne qu'elle suivait ne laissait que peu de passants indifférents, à commencer par le duo douteux de bêtes séniles qui boitillait nerveusement, exposant un regard à peine dissimulé de répugnance en la croisant.

Toujours est-il que Pistache ne put retenir un petit gloussement amusé lorsque la dame se cogna, jurant visiblement plus par gêne que par colère, faisant se retourner un instant le vieux couple, le regard inquisiteur, comme s'ils s'attendaient à ce qu'elle agisse comme une délinquante. La jeune fille se retourna pour regarder elle aussi la source du bruit en face. Dévisageant la femme, le bleu aux lèvres, avec un air presque hébété. Enfin elle s'avança vers elle. Pourquoi ne pas être utile quand on le pouvait, cela ne coûtait absolument rien, en plus c'était drôle.

"- En général, le bois de chêne gagne toujours contre l'os, croyez moi ce genre de défi fini toujours mal."

Elle avança en marchant doucement et alors fut confronté quelque chose qu'elle n'avait pas encore détecté jusque là, une odeur plus particulièrement : de tabac. Elle trouvait bizarre le fait de ne pas l'avoir sentit jusque là, c'était pourtant une odeur forte. Elle supposa que les relents de décomposition, qui lui étaient familiers, avaient trop excités sa curiosité pour qu'elle ne se rende compte du second. De toute évidence, elle devait fumer le cigare pour masquer l'odeur - car ça n'était assurément pas une odeur de cigarette - comme le faisait Freud lors de son cancer du maxillaire.

D'un mouvement rapide de la main elle prit quelque chose dans son bonnet (un bonnet avec des oreilles de chats qui avait remplacé son bonnet de docker parce que celui-ci était "vraiment trop mignon"). S'adossant à la porte, les mains dans le dos, elle lança :

"- Ça ressemble à rien de ce que je connaisse ce que vous avez là. Bon après j'y connais pas des masses en histologie mais on dirait carrément un genre d'autophagie. Une fois j'ai lu un article canadien sur le sujet, les photos étaient super gores ! Mais bon ils parlaient de plein de molécules que je connais pas donc j'ai pas compris. En tout cas je vous déconseille de prendre rendez vous avec les vendeurs là, dans cette boutique ils sont tous un peu foufou."

Comme elle avait le bâtonnet de son esquimau dans la bouche, la compréhension n'était pas optimale mais si l'on avait un tant soit peu l'habitude du langage bouche-pleine, on pouvait comprendre les mots. Pour ce qui était du débit de la fille - débit qu'elle employait toujours lorsqu'elle racontait sa vie - c'était autre chose. Bien sure, c'était plus ou moins volontaire. Elle avait toujours cette attitude lorsqu'elle voulait baratiner, gagner du temps ou faire diversion. On pouvait dire qu'en quelques sortes, elle avait fait diversion. Lorsqu'elle en eut finit, on entendit un petit clic métallique et la porte derrière elle s'ouvrit. Kelly prit un air surpris, comme si elle ne s'attendait pas à ce qu'il en soit ainsi, alors même qu'elle rangeait ses crochets dans le repli de son bonnet. Puis elle pouffa la main devant la bouche, comme s'il ne fallait pas qu'on l'entende.

"- En plus c'est des vieux traditionalistes en général. Ils sont incapable d'installer des serrures à goupilles parce que c'est soit disant moins beau hihi, voilà c'que c'est ! D'un côté, c'est mieux pour vous !"

La petite ouvrit grand la porte, invitant la dame à entrer. Allait-elle respecter la loi comme une bonne citoyenne modèle, toute propre et toute obéissante ou allait-elle se laisser tenter par la vilénie et le risque ? Là était le jeu de Pistache ; elle ne se tentait pas à parier, elle voulait juste voir ce qu'il adviendrait. Bien, mal : il n'y avait qu'une façon de voir de qu'elle sorte de gens une personne faisait partie, c'était celle-ci.

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Milicent
Humain
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Dim 18 Mar 2012 - 19:32

From the QS...

Milie et Joleen avaient passés les dernières heures à faire les magasins, déambulant dans les rues de Galway toute l'après midi. La jeune femme s'était enthousiasmée comme à son habitude pour la moindre vitrine colorée, pour la plus petite fanfreluche qu'elle avait pu trouver sur son chemin.

Et, rien de surprenant à cela, elle avait fini une nouvelle fois les bras chargés de paquets et de sacs de toutes les tailles. La nuit commençait à tomber et elle marchait aux cotés de sa collègue, un sourire de contentement flottant sur le visage. Au bout de quelques instants, elle se tourna vers Joe qu'elle fixa un instant en silence, le regard pétillant de malice, avant d'entonner, de sa voix gourmande.


"Et bien, j'espère que la journée t'a rendu ta bonne humeur ! Moi en tout cas je l'ai trouvée particulièrement prolifique... je crois que j'ai dépensé une vraie petite fortune mais ça fait un bien fou non ?"

Elle s'arrêta alors brusquement, l'index appuyé sur les lèvres tandis qu'elle regardait autour d'elle.
Elle semblait vaguement perplexe tandis qu'elle réalisait que les rares magasins qui les entouraient lui étaient parfaitement inconnus ou presque. Elles avaient du rater un croisement et partir dans la mauvaise direction. Elle qui se targuait d'avoir le sens de l'orientation, pour une fois, elle s'était complètement ratée. Elle espérait que cela n'émousserait pas la potentielle bonne humeur retrouvée de son amie.

Le QS était bien évidemment à l'autre bout de la ville et la nuit tombait rapidement. Les lampadaires commençaient déjà à s'allumer et la jeune femme poussa un soupir, finissant par se tourner vers Joe avec une mine contrite.


"Hum... tu n'aurais pas du me faire confiance pour le chemin du retour, j'ai bien l'impression qu'on est parties du mauvais coté."

Elle tourna sur elle-même plusieurs fois, l'index dressé devant elle et elle pointa une nouvelle rue du doigt.


"C'est par là ! Je crois... enfin je pense... euh t'en dit quoi ? Hum..."


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Kain
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Dim 18 Mar 2012 - 22:56

Après l’échec de sa dernière sortie nocturne, Kain avait décidé de changer de modus operandi et d’opérer comme à la belle époque. Oui parce que même si la soirée n’avait pas été désagréable, au final il ne s’était rien mis sous la dent.
Il en avait déduit, que les habitants de cette ville étaient un peu trop bien renseignés. Donc se balader au milieu de la nuit afin de croiser un sans-abri pour le croquer n’ était pas le meilleur moyen de subvenir à ses besoins.

Donc il allait avoir recours à de plus vieux stratagèmes, qui de toutes façon était toujours autant efficace, à savoir la chasse. Trouver une proie, la séduire, et l’amener dans son piège afin de s’amuser jusqu'à finir par la consommer, lassé de son jouet.
Le problème avec cette méthode c’est qu’il devait se montrer extrêmement prudent, car contrairement aux clochards, la disparition de ce genre de personnes laissait des traces. Il devait donc trouver les cibles idéales.

Le vampire avait donc quitté le Bloody tôt ce soir là, le soleil venait à peine de disparaître dans l’horizon. Avant que tout le monde décide de rentrer chez lui, avant que tous les commerces ferment…

Il était parti en quête de proie se baladant dans les rues commerçantes, ressemblant à toutes ses personnes qu’il croisait, faisant du lèche vitrine… Sauf que lui n’était pas intéressé par le dernier foulard de l’autre coté de la vitre, mais plutôt par la vendeuse qui était en train de la fixer au mannequin…
Quand soudai au détour d’une ruelle, relativement isolé, il les aperçut. Au premier coup d’œil il jeta son dévolu sur elles. Deux ravissantes jeunes femmes plusieurs sac dans les mains. Deux sucreries dont le simple regard lui mettaient l’eau à la bouche. Souriant il se dirigea vers les demoiselles.

« Vous voilà bien chargé mesdemoiselles, et aucun galant pour vous seconder. Permettez moi de remplir ce rôle, si cela ne vous dérange pas bien entendu. »

HRP :
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Jeu 22 Mar 2012 - 21:32

Joleen
    « Hum... tu n'aurais pas du me faire confiance pour le chemin du retour, j'ai bien l'impression qu'on est parties du mauvais coté. »

    « Sans déconner... »
    dit-elle en inspectant la ruelle sombre dans laquelle elles s'étaient engagées. « Tu sais chérie, si tu voulais qu'on s'isole dans un coupe-gorge sordide il fallait le dire plutôt... même si j'avais pensé que nos escapades dans les cabines d'essayage avaient réussi à calmer tes ardeurs. » plaisanta t-elle.

    Elle fixait sa consœur d'un air narquois, le sourire aux lèvres. Rien n'aurait pu assombrir son humeur en cet instant, même pas Milie qui lui faisait le coup de la fille paumée. Quoique... elle n'avait pas vraiment l'air de plaisanter cette fois.

    « A part si tu as l'intention d'acheter de la drogue, je suggère de faire demi tour... »

    Joe n'était pas spécialement froussarde, d'ailleurs elle était même tout le contraire. Dépourvue d'instinct de survie, suicidaire, parfaitement irresponsable, mais elle aimait beaucoup Milie, à qui elle aurait aimé éviter d'éventuels ennuis. Elle avait passé une partie de sa vie dans la rue et elle savait que deux jeunes femmes comme elles étaient des proies faciles, inutile de mâcher le travail à leurs potentiels agresseurs en se promenant dans des endroits glauques et peu fréquentés.
    Le froid qui tomba sur Galway en ce début de soirée la fit frissonner, elle se rapprocha de sa collègue et l'attira plus loin, bras dessus bras dessous.

    « Ce n'est pas ce que tu crois, j'ai juste froid » lui dit-elle pour faire taire les accusations. « Suis-moi »

    Elle pressa légèrement le pas et se retrouva nez à nez avec... quelqu'un de terriblement inquiétant. Le genre de personne que l'on peut s'attendre à rencontrer dans pareil endroit. Tous ses sens se mirent brusquement en éveil, lui envoyant des signaux d'alerte tels que « Cours, sors-toi de là, il va te voler tes sous-vêtements et il fixe ta jugulaire c'est pas bon signe ! ». La paranoïa de Joe l'avait conduite à adopter le point de vue suivant : dans le doute, considère que toutes les personnes que tu rencontres à la nuit tombée sont des vampires. Cela dit, pour ce gars là, il était difficile de ne pas se faire la remarque, même quand on ne s'appelait pas Joleen.

    Son trouble était admirablement bien masqué sous un sourire ravissant. Rien de plus normal pour une fille du Quality Street, sourire en toute occasion, même à de vieux pervers libidineux. Le sourire ne devait pas sonner faux, un peu comme s'il n'y avait aucun tarif pour avoir de l'attention. C'était ce qui distinguait les filles du club et celles que l'on trouvait sur le trottoir. La jeune femme excellait dans cet exercice, le sourire sincère, le sourire de la proie facile, naïve, inoffensive même. Petite différence, il ne s'agissait pas d'endormir un simple client pour lui faire ouvrir son porte-feuille, il s'agissait plutôt d'endormir un suceur de sang, et probablement un tueur psychorigide avec ça - oui les préjugés sur les vampires ont la vie dure.

    « Oh vous êtes un amouur ! » répondit-elle, souriant comme une midinette complétement idiote. Elle ne pouvait s'empêcher de dévisager cet étrange individu, il dégageait quelque chose qui la mettait mal à l'aise, ce qui ne lui arrivait pas souvent. « On peut dire que vous tombez à point nommé, je crois bien que nous nous sommes perdues. »

    Elle pressa légèrement le bras de Milie, espérant lui faire comprendre par ce simple geste que sortir de ce mauvais pas était une nécessité absolue, même si pour cela il aurait fallu abandonner leurs sous vêtements. Malheureusement pour Joe, sa collègue était connue pour ses bonnes dispositions à l'égard de tout et tout le monde. Essayer de lui faire comprendre que leur adorable gentleman était probablement un tueur notoire, et ce rien qu'avec une pression sur le bras, ça relevait du miracle.
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Milicent
Humain
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Dim 25 Mar 2012 - 16:57

La jeune femme esquissa un sourire pétillant de malice, nullement inquiète de leur situation.

"Oh, je suis déçue, je croyais que tu aimais les aventures que nous offrait le monde moderne ! Que rêver de mieux qu'une ruelle sordide dont l'origine olfactive n'est même pas définissable ? M'enfin, je crois que tu as raison… et pis si je me mets à la drogue, non seulement je crains la réaction de la patronne qui ne risque guère d'apprécier les effets sur ma personne mais en plus je n'aurais même plus les moyens de m'acheter des fringues… et CA, ce serait dramatique."

Elle tourna de nouveau sur elle-même, se tapotant le nez, réfléchissant à haute voix.

"Non mais j'ai du oublier de tourner après le coiffeur… ou alors c'était avant la boulangerie… ou alors… euh… bref… "

Elle se contenta d'un léger clin d'œil lorsque Joleen lui prit le bras et elle se laissa guider sans broncher, consciente qu'elle ne retrouverait jamais son chemin d'elle-même. C'est alors que leur chemin croisa celui de… de qui au fait ? Il avait l'air louche de ceux qui justement pourraient lui proposer de la drogue voire pire encore. Faisant preuve d'autant d'instinct de survie qu'une anémone décérébrée, elle esquissa un large sourire curieux et, fixant le nouvel arrivé avec une curiosité non dissimulée, elle prit la parole d'une voix chantante.

"Moi qui me trouvait vachement pâle en fait, à comparé de vous je suis une pub ambulante pour l'auto-bronzant… hum…"

Ses propres paroles la laissèrent un instant pensive, comme si elle mettait le doigt sur quelque chose de vital bien qu'elle n'arrive pas à trouver ce que c'était. Et ce n'était pas les coups de coudes trop subtils de Joleen qui l'aidaient, bien au contraire, alors qu'elle continuait son babillage futile, ayant décidé qu'après tout, ça ne devait pas être bien important.

"Vous voulez porter nos sacs ? Comme ça ? Juste parce qu'on est charmantes ? Comme c'est aimable de votre part ! La galanterie se perd de nos jours, heureusement qu'il nous arrive de tomber sur de vrais gentlemen… Enfin j'espère que vous ne comptez pas nous détrousser tout de même ! Après tant d'heures passées dans les boutiques, ça me ferait mal de tout perdre d'un coup comme ça ! Même si je comprends que vu votre look, vous avez envie de changement hum..."

Elle agita son index devant lui d'un air faussement menaçant, la jeune femme ne pouvant pas réellement imaginer que quelqu'un oserait s'attaquer à elle… enfin surtout à Joleen, il fallait bien être honnête.

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Kain
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Lun 26 Mar 2012 - 23:36

Comme à son habitude, le vampire profita du petit instant de surprise pour observer le comportement des deux jeunes femmes. Il ressentit une certaine tension chez la première. Son pouls s’accéléra, ses vaisseaux sanguins se dilatèrent, et le petit fluide rouge si cher à ses papilles coulait plus rapidement, plus abondemment dans son joli corps. Il venait à peine de la rencontrer et déjà elle se montrait terriblement… Appétissante. L’envie de la croquer ici, profitant du fait que la rue soit peu fréquenté le démangeait fortement.

Mais voilà, la deuxième jeune femme ne semblait pas être dans le même état que son amie. Pas de stress, pas de peur, rien. Son corps ne trahissait aucun changement, aucune des émotions auxquelles il s’attendait.

Pourtant la réflexion sur sa pâleur voulait forcément dire qu’elle se doutait de sa nature… Mais alors pourquoi ne ressentait-il aucun signe d’une quelconque inquiétude ? L’attitude surprenante de la jeune femme intrigua Kain, aussi il décida de rentrer dans ce qu’il considérait comme un jeu.

« Je dois me confesser, ce n’est pas gratuitement que je me propose de vous venir en aide. C’est assez simple, je porte vos affaires, et en contrepartie je passe du temps en agréable compagnie. Tout le monde s’y retrouve. »

Il leurs adressa un petit sourire, se saisissant des paquets.

« Non je ne suis pas un gredin, vous ne me verrez pas disparaître avec vos paquets, n’étant pas dans le besoin j'aurais tout à perdre en vous faussant compagnie. »

Oui, tout à perdre, surtout que l’attitude, diamétralement opposée des deux jeunes femmes l’intriguait autant que l’amusait. Il était donc hors de question de se séparer de deux nouveaux jouets aussi prometteurs si rapidement.

« Je vous propose de quitter ce lieu assez malfamé pour un endroit plus plaisant ou nous pourront nous asseoir et discuter autour d’un rafraichissement. Justement je suis propriétaire d’un bar, le bloody Valentine, si vous le désirez nous pourrons nous installer là bas, sauf si vous avez un autre endroit en tête bien entendu.»

Le bloody Valentine était l’endroit idéal pour le vampire, déjà un bar plein de monde, on ne s’en méfiait pas. Ensuite vu qu’il était le propriétaire, il pourrait s’isoler avec ces deux superbes créatures dans son bureau pour pouvoir s’amuser un peu…

"Au fait j'ai oublié l'essentiel, je me présente, Kain, enchanté de faire votre connaissances."
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Lun 2 Avr 2012 - 17:42

Joleen
    Ainsi, le charmant vampire un peu trop mielleux était le propriétaire du Bloody Valentine ? C'était un bar assez populaire de la ville et elle ne fut pas vraiment surprise qu'un vampire en soit à la tête -avec un nom pareil en même temps... Enfin, il pouvait aussi s'agir d'un mythomane compulsif qui essayait de les impressionner, Joe n'écartait pas cette possibilité.

    « Propriétaire du Bloody, rien que ça ? »
    sourit-elle. « Ma foi, je ne suis pas contre. »

    Il aurait du les consommer sur place plutôt que de jouer les gentlemans en les invitant dans un endroit très fréquenté. Mais après tout, peut-être que les vampires n'étaient pas aussi intelligents qu'on le disait, peut-être même étaient-ils complétement crétins. Elle jeta un coup d'oeil à Millie, il aurait été étonnant qu'elle refuse la proposition du vampire, boire à l'oeil au Bloddy Valentine était une perspective bien trop tentante.

    Elle pensa un instant à Llylewin qui allait probablement leur arracher la tête. On pouvait difficilement se soustraire aux obligations du QS, pas sans une bonne excuse, et la seule excuse qui aurait pu satisfaire la patronne était la mort. A y réfléchir, elles jouaient quand même leurs vies. Elle avait la curieuse impression que le dénommé « Kain » n'aurait pas accepté un refus. Elle se demanda un instant si glisser « Au fait, je travaille au Quality Street » l'air de rien dans la conversation aurait améliorer ses chances de survie. En tout cas, ça aurait dissuader tout ceux qui connaissaient Llylewin.

    « Au fait, je ne me suis pas présentée. Joe, enchantée de vous connaître. » dit-elle en lui tendant la main, sans se départir de son sourire. Rien ne laissait sous entendre qu'elle n'était pas sincèrement enchantée, et pourtant Joe se serait volontiers passée de cette rencontre inopinée. La façon dont il la regardait la mettait mal à l'aise.

    [HRP : Je vous laisse entamer le RP au Bloody Valentin, mais vous pouvez aussi clore celui-ci, à vous de voir ^^]
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Kain
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mar 3 Avr 2012 - 0:19

Le vampire s’amusait de voir la différence de comportement entre les deux jeunes femmes. Il devait bien l’admettre le sourire de façade de l’une d’entre elle était tous simplement impressionnant. Impossible de déceler à l’œil nu la moindre inquiétude. Les seuls signes de stress n’étaient pas visibles pour un humain, et seul son odeur, légèrement changeante où son afflux sanguin qui avait augmenté avec ses battements cardiaques permettait à Kain d’en conclure qu’elle n’était pas à l’aise en sa compagnie.
La deuxième jeune femme elle ne semblait pas inquiète, du moins aucun signe physiologique décelable pour le vampire.
Ces deux jeunes femmes attisaient donc sa curiosité, et il avait de plus en plus envi de s’amuser. Aussi lorsqu’elles acceptèrent son invitation il en fut ravi.

« Enchanté, je me prénomme Kain, et c’est un plaisir que de croiser de si ravissante jeune fille. Mais je vous en pris, confiez moi donc vos paquets. »

Il joignit le geste à la parole et se saisit des différents colis, souriant. Puis leurs indiqua le chemin.

« Suivez moi donc et quittons cette ruelle, c’est un véritable coupe gorge et vous pourriez faire de bien mauvaises rencontre en ses lieux. »

Il rigola intérieurement, appréciant l’ironie de sa dernière phrase.

En direction du Bloody ( http://www.hellsgate.fr/t7p45-le-lounge#3646 )
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Lun 21 Mai 2012 - 15:21



Marchant d'un pas décidé et colérique, la petite blonde caractérielle quittait la boutique les dents serrées et grommelant sur le compte de ''ce fichu lycan de musicien un peu trop entreprenant''. Elle était un peu dépassée par les événements, mais surtout très très en colère qu'il n'aie pas respecté les simples petites limites qu'elle avait posé. Encore un baiser sur la joue, ça passait mieux que de l'embrasser à qui mieux mieux et de lui mordiller la langue comme ça ! Qui faisait ça ?! Seigneur qu'elle était en colère !

Zigzaguant entre les passants, en bousculant certains sans le vouloir, Charlie ne se souciait plus de sa crainte des dernières semaines: ces fichues sangsue à dents longues. Rien à foutre, rageuse comme elle l'était, elle doutait sérieusement qu'on veuille l'aborder, de toute façon, alors pour ce qui est de lui sucer un peu d'hémoglobine, c'était vraiment pas l'heure d'essayer de jouer à la prise de sang improvisée, car elle allait se défendre comme un beau diable !

- Non, mais pour qui il se prend ! On fait pas ça aux gens qu'on vient de rencontrer, bordel !

Charlie lâcha un soupir rageur puis s'arrêta au milieu d'une intersection pour réfléchir et regarder où elle était. Il y avait quelques passants, mais pas trop, elle était entourée de magasins et de boutiques. La jeune anglaise prit une grande inspiration et se calma légèrement, du moins au premier coup d'œil, quiconque aurait croisé son regard aurait toute suite remarquer l'océan doré déchainé derrière cette fausse apparence de zénitude. Elle se remit à marcher plus calmement cette fois et à une vitesse plus raisonnable, se dirigeant lentement mais sûrement vers sa chambre d'hôtel, au Bloody...
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Lun 21 Mai 2012 - 20:48

Nathaniel DuchannesNathaniel soupira lorsqu'elle sortit en trombe de la boutique, menée par une tempête d'injures. Fallait dire qu'il l'avait bien mérité et avait assisté dans un mutisme le plus total à la scène. Il rangea ses affaires, mit la bouteille de Whisky dans la housse de sa guitare et paya avec un joli bifton de 50€ sans réclamer la monnaie. Ce qui était sûr, c'est qu'il reviendrait ici. Ce qui était moins sûr c'était de revoir Charlie. Il ouvrit la porte de la boutique et sortit en catastrophe de là. Quelques personnes se regardaient et chuchotaient, regardant parfois vers la gauche. Sûrement une preuve du passage de la belle blonde fraîchement en furie. Il continua de suivre les quelques chuchotements jusqu'à ce que la piste s'estompe et qu'il soit obligé d'y aller au flaire - métaphoriquement parlant, bien sûr. Il était doué pour suivre des traces olfactives mais avec tout ce monde et cette hystérie, il n'y serait pas arrivé tout simplement.

Tournant à droite puis à gauche, se frayant des chemins tortueux dans toute cette foule, cherchait désespérément une tête blonde platine fumant de colère. Soudain, il la trouva, mais seulement il trouva autre chose qui eut le don de le mettre, cette fois-ci, lui-même en colère. A quelques jours de la pleine lune, c'était plutôt une mauvaise chose. Son iris s'agrandit et le vert devint une fine ligne encerclant le doré de ses yeux qui prirent presque toute la place. Ses yeux étaient injectés de sang, les muscles de sa mâchoire contractés et les muscles sous son t-shirt menaçaient de faire sauter les coutures de ce dernier tellement ils étaient tendus. Mais qu'était cette chose, vous demandez-vous ? Et bien, cette chose était un minable humain, avec un petit couteau, menaçant de sauter sur Charlie pour l'égorger à tout moment si cette dernière n'obtempérait pas.

Nath' envoya valser tous les passants juste en face de lui, lui bloquant le passage. Dans son pas se sentait tout la fureur d'un simple geste, dans son pas se reflétait non seulement l'envie de se faire pardonner mais aussi celle de protéger et pour finir, dans son pas se sentait une détermination farouche. Il arriva à peine à la hauteur du malfrat qu'un grondement sourd et inhumain se fit entendre de sa bouche. Ses mains retournèrent l'homme et l'empoignèrent pour le soulever à un mètre du sol. De ce grondement sourd sortit une voix fortement enrouée par les cordes vocales forcées à vibrer beaucoup plus lentement que d'habitude.

- "Tu comptais faire quoi, mon vieux ? Trouer la peau de la jeune femme et quoi ? Lui prendre tout son argent et partir en courant ? Les humains dans ton genre me dégoûtent tout simplement. Chaque pleine lune, ce ne devrait pas être des gens innocents qui crèvent mais des connards dans ton genre, dit-il en le lança violemment contre le mur. Le reprenant et raffermissant encore plus sa prise sur lui, il continua son discours. Si jamais je te revois dans les parages, si jamais je te revois essayant de voler ou tuer une autre personne, je fais de toi un homme mort. Me suis-je bien fait comprendre ?"

Lâchant l'homme, il posa tout le poids de son regard inhumain sur lui. Il lui fit sentir que tout ce qu'il venait de lui dire, il le pensait et il le ferait si jamais l'occasion se représentait. Ce n'était pas seulement valable pour Charlie, mais pour toute autre personne présente dans cette ville. Assassiner quelqu'un était quelque chose de peu moral, mais Nath', lui en avait pris l'habitude, après sept ans de lycanthropie, il en avait des têtes sur son tableau de chasse. Alors une de plus ou une de moins, pour la postérité de cette ville, qui est-ce que ça allait déranger ? Il posa son regard toujours lupin pour la première fois sur Charlie. Allait-elle être effrayer par lui, par ses paroles ou bien serait-elle toujours en colère ?
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mer 23 Mai 2012 - 13:03

Charlie marchait toujours, mains dans les poches, ruminant les derniers événements. Les joues rouges de colère, le regard perçant, son chignon sur le point de céder et son air furibond venaient probablement troubler tous les joyeux dépensiers qui l'entouraient... qu'ils aillent tous au diable, l'anglaise n'avait vraiment pas la conscience sociale pour l'heure.

Soudain, Charlie perçue quelques exclamations non loin derrière elle, aussi se retourna-t-elle pour tomber nez à nez avec un homme tenant un couteau qui, visiblement la menaçait elle. Toujours les mains dans ses poches, un regard surpris, elle n'eut même pas le temps de prononcer un seul mot, même pas le temps de réfléchir à la position délicate dans laquelle elle se trouvait, que l'homme avait déjà disparu de devant elle, pour se retrouver à un petit mètre du sol, solidement empoigné par... Nathaniel.

Un grondement se fit entendre, un grondement comme jamais Charlie n'en avait entendu de sa vie, dire que cela ne l'avait pas effrayé aurait été pur mensonge, n'importe quel humain l'aurait été, un grondement si animal, cela réveillait les pulsions et les peurs les plus viscérales chez un être humain, mais la petite blonde ne bougea pas d'un poil, les mains toujours dans les poches, même lorsque Nathaniel envoya valser l'inconnu contre un mur, même lorsqu'il lui vociféra des menaces qu'il semblait prêt à mettre en pratique dès maintenant et même lorsqu'il posa son regard animal sur elle. Dire qu'elle n'en avait pas été secouée, dire qu'elle n'avait pas eu envie de fuir sur le champs aurait également été pur mensonge, sauf que, la curiosité de Charlie la paralysait sur place. Sa curiosité qui faisait qu'elle l'observait profondément, cet être hors du commun des mortels, cet être si différent de tout ce qu'elle n'avait jamais vu sur cette terre... Dickens savait qu'elle ne pouvait lui cacher sa peur, aussi n'en fit-elle rien, elle se contrôlait néanmoins, sachant pertinemment, ou du moins le souhaitant profondément, qu'il ne lui ferait pas de mal, ce n'était qu'une question d'instincts; on fuit tous devant la bête, comme on disait, mais elle, elle ne bronchait pas, le visage figé dans une expression mélangeant colère, incompréhension et surprise.

Elle restait la, immobile, à le regarder, puis elle prit la parole d'une voix plus grave.

- Merci, mais saches que cela n'efface pas ce que tu as fait. Tu peux me demander de pardonner, mais pas d'oublier, retiens cette simple maxime en gardant à l'esprit que j'ai tout de même un quotas maximal de pardon qui une fois dépassé n'est pas renouvelable.

Charlie reprit le silence, c'était sa façon un peu sinueuse à elle de lui dire qu'elle était prête à lui pardonner ses actes s'il prenait en considération qu'il ne devait plus franchir impunément les limites qu'elle établissait. Dickens observa autour d'eux rapidement, puis lui fit un signe de la main avant de reprendre, toujours d'une voix grave.

- Maintenant, si tu veux bien, nous devrions nous mettre en route, histoire de ne pas nous attirer d'ennuis en restant planté ici.

Elle se mit à marcher sans l'attendre, remettant sa main dans sa poche, le regard au sol, méditant sur ce qui venait de se passer. C'était assez fort pour une première rencontre, tout de même. Si c'était toujours comme ça, elle ne savait plus trop si le projet était concevable ou non... mais en même temps, il avait un bon fond ce Nathaniel, ce n'est pas n'importe qui qui aurait eu le courage de s'en mêler, pas de la sorte... seulement le lycan en lui ? Peut-être, peut-être pas, qui savait. Toutefois, il n'avait pas parlé que d'elle, dans ses menaces, mais de n'importe quelles victimes potentielles du voyou, ce qui démontrait tout de même que le geste n'était pas dirigé que sur elle et donc qu'il avait de bons principes ? Ah ! Assez ! Charlie secoua la tête, puis releva son regard, observant le lointain sans vraiment le voir, elle connaissait assez bien la route pour aller au Bloody à partir d'où ils se trouvaient, elle était comme sur le pilote automatique. Aussi, après un long moment de silence, elle reprit la parole, un peu distraitement.

- Ne dépasses pas mes limites, si tu as le moindrement de respect pour moi à l'avenir.

Elle se tourna vers lui, plongeant son regard dans le sien, très sérieuse, espérant ne pas se tromper sur son compte, lui ayant déjà laissé plus de chances que nécessaire...
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Lun 28 Mai 2012 - 18:52

Nathaniel DuchannesIls pouvaient sentir sa peur, lui et son loup. C’était délectable pour l’un et ça agitait l’autre. Et le fait qu’elle ne laisse pas transparaitre son instinct primaire, qui la poussait à fuir, était d’autant plus appétissant. Il secoua la tête et passa ses mains sur le visage. Ses yeux resteraient inchangés, monstrueux et inhumains, pendant quelques heures. Il soupira et s’avoua vaincu. Il tira sa révérence à son loup et s’occupa de choses beaucoup plus sérieuses. La colère était un déclencheur potentiel pour une métamorphose mais, Nath' était encore un peu jeune pour s'en servir. Les seules choses qui pouvaient se produire étaient des accident et une perte de contrôle due à la proximité de la pleine lune. Il devait se ressaisir et s'occuper de ses priorités. Sa priorité numéro une le regardait avec un savant mélange de peur et de curiosité et les mains dans les poches. Maintenant il ne pouvait plus se cacher d’elle qu’avec ses yeux. Il la fuyait, détournant son regard tel un chien battu. Voilà, on y était. Allait-elle le détester, l’exécrer ? Il espérait que non… Elle était sympa et puis… Bon c’est vrai il était allé un peu trop loin. Il sursauta légèrement quand elle lui adressa la parole. Se faire pardonner ? Il supposait que c’était la chose à faire.

- "Mes plus sincères excuses Charlie. Je suppose que je ne me rends pas forcément compte de mes actes… Libertin un jour, libertin toujours je suppose."

Il acquiesça de la tête et il la suivit. Pendant le moment que le silence avait duré, il s’était posé beaucoup de questions. Il était maintenant clair qu’il allait devoir se porter à carreau et s’il voulait avoir l’immense heur un jour d’obtenir ses faveurs. Il allait devoir être sage comme une image et procéder à l’ancienne. Des limites, des règles, encore des limites et encore des règles… Il allait en bouffer. Et leur projet ? Était-il toujours d’actualité ? Avait-il dépassé les limites à un point tel que, pour finir, elle n’en avait plus envie ? Si tel était le cas, il se maudissait intérieurement pour le restant de ses jours. Pas seulement le projet mais aussi, tout ce dont ils avaient parlé était toujours d’actualité ? Le dîner, le fait de la traîner pendant quelques paires de semaines dans toute la ville, le fait de lui laisser accès à son studio et plein de choses encore, allait-elle changer d’avis ? Sa main vola directement et le bruit d’une claque retentit. Il avait vraiment dépassé les bornes. Lorsqu’elle plongea son regard dans le sien, tout ce qu’il put voir ne fut que l’air sérieux que ces prunelles dorées prenaient. Il s’arrêta de marcher en fit une révérence à la dame en signe de reddition. Le mouvement fut simple, profond mais son regard maintenant doré lui aussi était sérieux. Il comprenait ce qu’elle voulait dire et ce qu’il ne devait plus faire.

- "Pas de problèmes. Encore une fois, je te présente mes plus sincères excuses, Charlie."

Il se redressa et, dans sa voix on pouvait entendre de l’inquiétude et une multitude de questions. Cependant, il allait garder ces dernières pour lui-même si la damoiselle ne lui demandait rien, histoire de pas aggraver et précipiter les choses.
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Jeu 31 Mai 2012 - 15:15

Elle n'avait rien ajouté, elle n'allait rien ajouter non plus, elle laisserait le silence pesé tout le long de la route qui les mèneraient au Bloody. Charlie allait en avoir gros à digérer pour le coup, mais bon, c'était déjà ça il s'excusait, il ne fuyait pas et assumait les conséquences de ses actes. Bien que les conséquences étaient anormalement moindres, selon Dickens, mais enfin, quoi qu'il en soit elle allait le tester, au prochain faux pas, ce serait terminados ! Après tout, il n'avait pas un mauvais fond, si ? Non, elle en était à peu près certaine... Au pire elle se trompait, ce n'était pas comme si elle se trimballait un tueur en série, en fait en quelque sorte, oui, si elle y réfléchissait bien... Un long frisson lui parcourra l'échine, mais elle se ressaisit, le danger n'était pas sur elle, du moins pas pour l'instant et valait mieux rester dans cette optique. Le pire qui pouvait arriver c'est qu'il se permette un geste déplacé, une fois de plus. S'il osait, ce ne serait définitivement pas aussi rose pour lui et il ne s'en tirerait pas indemne cette fois !

Charlie lorgna sur Nathaniel, à côté d'elle, son regard se posa bien vite sur les yeux de ce dernier, elle les observa attentivement et le plus discrètement possible. Bien que plus calmes, ils restaient différents, comme animal, c'était dur de s'expliquer, dur de se fournir soit même une explication rationnelle quand tout ce que l'on croyait d'irréel était en fait aussi vrai que soit. elle finit par regarder de nouveau vers l'avant, se remémora la scène qui c'était déroulée quelque instant plus tôt... elle était persuadée qu'elle n'avait pas vu l'entièreté du lycan, après tout n'était-ce pas Nathaniel qui lui avait dit qu'il oubliait et tuait se réveillant ensanglanté je-ne-sais-où ? Or, il se souvenait parfaitement de tout et n'avait tué personne... ce devait être... effrayant un lycan complètement transformé qu'elle songea. Passant une main sur son front, elle revint à la réalité, ils étaient tout près du Bloody.
La jeune anglaise prit aussi une décision qu'elle espérait ne pas regretter: elle allait lui laisser une seconde chance de faire ses preuves. C'est donc aux portes du Bloody qu'elle lui adressa enfin la parole.

- Merci encore pour l'autre... cinglé.

...

Je te propose quelque chose, tout simple, mais si tu ne t'en sens pas capable, on va conclure immédiatement et je vais te souhaiter une bonne continuation. Je te propose simplement de recommencer à zéro, je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que tu n'es pas mauvais au fond, peut-être que je fais une bêtise, mais je te propose une seconde chance qu'on reparte sur de nouvelles bases, mais, retiens le bien, un faux pas et je me casse vite fait bien fait. Je ne suis pas comme les autres, apparemment, je ne tolèrerai pas ce genre de comportement, je n'en aie pas l'habitude et je ne veux pas en prendre l'habitude, donc, si tu te sens capable de me respecter dans mes limites peut-être vieux jeu, je sais pas, bref...


Charlie lui fit face, lui laissant le temps de réfléchir quelques secondes avant de reprendre, un peu plus amusée.

- Enchantée moi c'est Charlie.

Elle lui sourit, puis poussa les lentement les portes, le laissant là et se dirigeant vers sa chambre, la journée ayant été très longue et plus éprouvante que prévu. Ils finiraient par se recroiser, probablement, mais ce serait à Nathaniel de voir s'il souhaitait qu'ils soient amis ou non, Charlie elle, avait posé les limites...
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mar 26 Juin 2012 - 18:00

Nathaniel DuchannesIl avait passé le reste du chemin dans un mutisme volontaire pour ne pas déranger Charlie alors qu'elle était partie dans ses réflexions. D'une certaine façon, il l'avait vraiment cherché et sa réaction avait vraiment été normale, surtout pour une personne qui était encore chaste de baisers il y a quelques heures. Mais, l'histoire du cinglé de tout à l'heure avait fait rebondir les choses et surtout sa bête. Certes, il avait été salement énervé mais, la colère, si près de la pleine lune, ce n'est pas si bon pour le peuple avoisinant. Il aurait plus manqué qu'il perde le contrôle et qu'il tue des gens sous sa forme de loup. Il imaginait déjà les titres des journaux en caractères gras et majuscules le lendemain : "UNE BÊTE ÉNORME TERRORISE LA VILLE : 12 MORTS ET PLUSIEURS BLESSÉS GRAVES !". La belle jambe pour la communauté surnaturelle, diriez-vous... Bref, ses yeux allaient encore resté comme ça pendant quelques heures puis retourneront à leur état normaux. Malheureusement, il n'avait pas pris de lunettes de soleil ; chose normal vu qu'ils étaient en hiver et que le soleil pointait rarement le bout de son nez durant cette période.

Il surpris Charlie le en train de le regarder. Il lui sourit faiblement et se tût néanmoins, laissant la blonde à ses occupations/pensées/contemplations/veuillez biffer la mention inutile et retourna à l'admiration du soleil couchant. Il regarda la naine jaune devenir orangée et teindre par la même occasion le ciel et les nuages. Avec un peu de chance, il pourrait observer un flash vert et qui sait, peut-être que par la suite, il pourrait lire clairement dans les sentiments et le coeur des autres !
Il releva les yeux et vit qu'ils étaient déjà devant le Bloody. Il soupira et puis Charlie se mis à parler. Tout depuis le début ? Pourquoi pas ? Après tout, ce serait mieux ; oublier tout ce qu'il c'était passer, continuer avec leur marché et après, on verrait bien. Les intentions évoluent avec le temps et qui sait, peut-être que l'envie de séduire Charlie lui passerait. Pour le moment, il allait se tenir à carreaux et faire comme si de rien n'était. Il ferma les yeux et gloussa légèrement. Les femmes ! Ce qui est sûr c'est que même si leurs mécanismes étaient les plus simples du monde, les hommes ne les comprendraient jamais. Il prit la main de Charlie et la serra délicatement.

- "Enchanté Charlie, moi c'est Nathaniel, Nath' pour les intimes," dit-il en lui faisant un clin d'oeil.

Il fit demi tour en s'emparant de la bouteille de Whisky dans son sac, la déboucha et avala une longue rasade avant de se diriger vers la lisière de la forêt, là où se trouvait sa nouvelle demeure. Il repasserait sûrement le lendemain pour transporter les dernières affaires qu'il avait là et payer ce qu'il devait au proprio.

- "Yoho et une bouteille de Rhum ! dit-il en regardant le ciel. Puis, baissant les yeux vers la bouteille, il ajouta : Même si t'es une bouteille de Whisky ! On t'en veux pas ! Hein mon p'tit loup d'miel ?"
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mar 26 Juin 2012 - 19:53

RP Les jumelles/Charlie


Poussant la porte et sortant de l'une des nombreuses agences immobilières de Galway, Charlie enfilait ses aviators sur son nez lorsqu'une bourrasque de vent s'engouffra vivement dans le bâtiment où se trouvait l'agence, envoyant virevolter à l'intérieur les différents dossiers que tenait en main la jeune anglaise. Soupirant, n'ayant toujours pas lâché la porte, elle fit un tour sur elle-même et, contrariée, fit demi tour et retourna à l'intérieur ramasser la pagaille qu'elle avait fait dans le hall d'entrée. La jeune femme était d'humeur un peu bougonne et impatiente, ce n'était pas la seule agence qu'elle avait fait ce jour-là et jusqu'à présent, rien ne l'intéressait. Quoi qu'il y eu quelques exceptions qui auraient pu être assez intéressantes, mais les agents incompétents s'étant succédés les uns aux autres, elle n'avait que prêté une oreille distraite à leur charabia de pseudo vendeur. Ici toutefois, même si la dame qu'elle avait rencontrée semblait tout à fait correcte, Charlie avait préféré ramener des dossiers avec elle et les feuillèterait à son rythme sans les mille et uns commentaires d'un vendeur un peu trop pressé de conclure une vente répétant à chaque habitation que c'était ''fort joli, fort bien, fort abordable, fort...'' etc et etc.

S'agenouillant par terre, elle ramassait une à une les feuilles de papier contenant peut-être les informations sur son futur logis; il y avait plusieurs personnes assises dans la salle d'attente adjacente, mais personne ne s'était levé pour venir l'aider, elle, elle l'aurait pourtant fait, grommela la petite blonde, agacée. Elle se souvint de ce que sa mère lui répétait souvent enfant : Il ne faut jamais se comparer au pire, mais au meilleur. Cela la fit sourire, sa mère avait bien raison et il fallait l'avouer, Charlie était quelque peu irritée par ce début de journée peu instructif, ce n'était pas l'heure de trainer tous ceux qu'elle verrait en cours.

Après plusieurs minutes de rapatriement de papiers égarés, Dickens avait réussi à tout retrouver et avait fourré le tout dans une chemise que lui avait donné la secrétaire qui l'avait vu avec sa petite tonne de paperasse en fouillis et qui avait décidé de l'aider, il y avait finalement de l'espoir pour l'humanité, plaisanta-t-a Charlie mentalement.

Elle remercia néanmoins la gentille secrétaire et c'est donc époussetant son jean et rajustant son haut blanc et noir style baseball à manches longues qu'elle sortit finalement de l'agence, regardant maintenant l'heure sur son portable, pour ensuite percuter deux jeunes femmes, échappant de nouveau sa pile de dossiers par terre. Décidément, ce n'était visiblement pas sa journée, aussi se retint-elle de jurer et s'excusa vivement aux deux jeunes femmes, après tout ce n'était pas de leur faute si Charlie était plus gauche que le plus gauche ayant jamais foulé la terre...
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Amy & Emmy
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mer 27 Juin 2012 - 18:11

Le train avait été un long moment d'état larvaire durant lequel Emmy avait régressée dans le temps comme il lui était coutumier en ces moments de leurs vie. Ces moments d'errance, autant spirituelle que physique, qui leur valaient, à elle comme à sa sœur, les réminiscences tortueuses de la chute zébrée des gouttes de pluie sur la vitre de la voiture familiale. Et il n'importait pas plus de savoir quel modèle de voiture ce fut que de quel modèle de goutte d'eau, car dans l'un comme dans l'autre, tant avaient défilées. Leur père avait une préférence - sans doute patriotique - pour les Ford : Ford Capri Mk2, Mk3, Ford F-150, Ford Escort Mk5b, Ford Focus I, Ford Fusion ; elles l'avaient quittés avec une Ford Fiesta Mk5. Le temps passé sur les routes leur instilla une science tout ce qu'il y avait de plus grise et terne : la balistique pluviale. La forme des vitres ne donnait pas le même archétype de trajectoire aux gouttes d'eau suivant le modèle de la voiture. En fait, Emmy avait remarquée ça toute petite, mais - alors enfant - elle avait cru que c'était la pluie qui n'était pas la même, les modèles Mk2 et Mk3 n'offrant pas beaucoup de différences au niveau des vitres arrières ; ce n'est que vers leur 12 ans que le défilé des zèbres de l'ennui se fit avec distinction.

Au final, les rails furent donc dévorés plus vite que prévu, ou tout du moins ce que la houle somnambule déformant les tissus du temps faisait paraître comme étant 'plus vite que prévu', car enfin la durée du voyage n'avait pas changée pour le bon plaisir de ces demoiselles. A l'arrivée, le soleil du zénith transparaissait de derrière la verrière de la gare, couleur de caramel, et la chevelure d'Emmy prit une couleur ocre-enflammée. La lumière d'or boisé taquina ses yeux et ses cils noirs frissonnèrent un instant avant de dévoiler des pupilles d'un bleu à la fois riche et pur. Sa main voyagea un instant en caresses vagabondes, encore endormies, telle un âme perdue, sur les bras de sa grande sœur dans lesquels elle était lovée. Amy, d'ailleurs, se tendit ; pendulation sommaire, limitée par la petite table sur laquelle trônait un livre conséquent sur l'histoire de Galway et ses coutumes ; version édulcoré par trentaine de dilutions de la vérité dans un amas de conneries.

Les deux sœurs réveillées prirent un taxi jusqu'à un hôtel quelconque et y déposèrent leurs valises. Le peu de confort qu'il offrait en regard de leurs standards ne les incita pas à y prendre racine et c'est non sans une certaine bonne humeur qu'elles flânèrent au grès des rues de la ville. Comme toutes nouvelles personnes dans celle-ci, leur sens de l'organisation ne fut pas épargné par le théorème de Galway : si vous êtes nouveau ici, faites vous livrer, cela vous épargnera la fatigue de longues marches occasionnées par l'impossibilité du choix face ce flux magnétique implacable, cette coulée invisible de la force d’attraction folklorique. Plus elles avançaient et plus ces petites pancartes leurs plaisaient, plus ses dallages en pierres polies et rondes, ces allées piétonnes, ces brasseries et même l'activité humaine qui y régnait en elle-même était une incitation de supplémentaire à continuer leur course. Ce périple s'arrêta au milieu de Shantalla' Road, à l'angle de la place publique, dans un restaurant duquel elles dégustèrent des paupiettes de veau avec sauce aux champignons et pain bułka polonais de tradition, pour finir avec un tiramisu (le fait que les jeunes femmes réussirent à manger leur dessert sans tousser la moindre fois était une preuve écrasante de leur tenue et de leur classe impecable).

Lorsque ce fut fait, l'idée de passer plus d'une journée dans leur chambre miteuse d'hôtel ne les enchanta pas plus que cela. Aussi prirent-elle l'intime et pourtant si soudaine décision d'emménager, même sommairement, dans un appartement de meilleur standing. Leur contact de Dublin ne les avait pas tenu par la main comme il avait put le faire avec d'autres filles. Elles, savaient se débrouiller. Elles, trouveraient toujours un moyen d'exercer leur art, quelques soient les conditions extérieures. Et puis, les négociations avec ce genre de maison n'étaient pas quelque chose à prendre à la légère, leur cours serait peut être long, fastidieuse serait sûrement la voie qui mènerait à l'embauche. Il fallait éluder les 'missions test' afin d'éviter l'arnaque, mais le faire avec le plus grand tact et la plus grande délicatesse, rivalisant du subtilité pour ne pas écorcher l'égo de la personne, ne pas la laisser croire que d'elle n'émane pas un fabuleux parfum de confiance et que les filles s'en remettaient entièrement à leurs compétences. Les requins du milieu avaient presque tous un point commun : ils étaient suffisants.

Elles avaient un instant rebroussées chemin et s'étaient engouffrées dans ce qui s’apprêtait le plus comme étant un souk à commerces variés. Il y avait de tout : de la maroquinerie, sellerie, parfumerie, bazar, marché aux puces, magasins de jouets, agences de voyages... bien entendu, une agence d'immobilière aurait amassée trop de gain à cet endroit de la ville, elle aurait fait trop de profit, ce qui aurait été regrettable. Elle aurait fait trop de profit parce que la localisation était des plus idéales, parce les allées étaient enivrantes, qu'elle donnaient envie d'y habiter, qu'elles donnaient envie de se battre pour se faire une place dans cet univers renfermé, entre ces murs de pierres épaisses et ces fers noirs sculptés en encadrures ou pointes médiévales ; parce qu'Amy et Emmy voulaient un logement digne de ce nom dans CETTE ville précisément et que, précisément, elles ne trouvaient pas la moindre agence immobilière.

Dépitées, elles rentrèrent à l'hôtel. Mais il apparut que le chemin parcourut n'était pas le même à l'allée qu'au retour, ce qui n'était pas sans les inquiéter. Non pas que le sentiment suffocant d'être perdues leur vint à la gorge - elles n'étaient jamais perdues, puisqu'elle n'appartenaient pas vraiment à un lieu en général - mais le doute sur leur position les empêchait d'envisager de nouveau l'utilisation d'un taxi qui pour l'heure les aurait peut être conduit à dix mètre de là, ce qui aurait été une dépense inutile, et que par ailleurs, le temps, contrairement à ce qu'en disait le soleil d'été, commençait tout doucement à avancer son cour vers le firmament de la nuit. En d'autres termes, il était 19 heure, heure à laquelle les jumelles étaient plutôt occupées par des soucis de distractions noctambules que par des préoccupation de nature immobilière.

Mais leur salut survint alors que leurs yeux se rivaient vers une boutique de cosmétiques artisanaux, qui n'aurait manqué d'attirer leur attention - voire même leur conscience toute entière - sous aucun prétexte, fussent-elles aveugles et sourdes. Bien évidement, les cosmétiques n'avaient que peu sinon aucun lien avec le marché du domicile, mais c'est de cette façon qu'elle percutèrent de plein fouet une pauvre demoiselle d'environ leur âge, dont la chevelure n'avait rien à envier à celle d'Amy (le premier réflexe de l'ainée avait été de regarder cet attribut de la jeune femme non sans une certaine pointe de jalousie - la jalousie de ne pas être la seule à avoir des qualités physiques d'une grande noblesse). Une foultitude de feuilles se répandirent au sol par leur fait et il leur vint immédiatement un grande honte. Aussitôt qu'elles le purent, elles se baissèrent pour aider l’importunée à rassembler le tout avant que le vent n'en emporte ne serait-ce qu'une, laissant s'échapper un petit râle navré.

"Amy - Je suis vraiment désolé.
Emmy - Oui, on n'a vraiment pas fait attention, je suppose que tout les touristes sont un peu tête en l'air dans cette allée.
"
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Ven 29 Juin 2012 - 23:26

Sans réellement prendre le temps de regarder les deux passantes qui venaient de se joindre à elle afin de ramasser tout le fourbis qu'elle venait de faire devant la petite agence, Charlie essayait néanmoins de rassurer les deux jeunes femmes en leur assurant qu'il n'y avait pas de mal, tout en ramassant, encore une fois, ses précieuses feuilles qui lui éviterait un énième rendez-vous avec un ennuyant bureaucrate de l'immobilier.

- Oh ne vous inquiétez pas, vraiment, c'est moi qui ne regardait pas où j'allais, une vraie tête en l'air, mais oui, il est facile d'être distrait dans cette ville, il y a tant de choses à voir, parole d'ancienne touriste.

Rigolant en se relevant, Dickens leur adressa un grand sourire avant d'être instantanément frappée par la ressemblance plus que remarquable de celles qui se présentaient désormais à ses yeux comme des jumelles. La jeune anglaise n'en avait croisé qu'une fois à la petite école, à Blackpool, Dorothy et Helen, les deux pires pestes que la terre avait portée à l'époque, à ses yeux de gamine en ce temps-là. L'heure n'était pas pourtant pas aux soirées retrouvailles mentales avec ses anciens copains de classes et Charlie revint rapidement aux deux jeunes femmes devant elle. Attrapant la chemise noire que lui avait donné la secrétaire plus tôt, elle y enfourna les feuilles qu'elle venait d'arracher au sol visiblement avare aujourd'hui, et tendit les bras tenant la chemise ouverte vers les deux jeunes femmes.

- Merci infiniment pour l'aide mesdemoiselles, il est rare de rencontrer des gens aussi serviables, du moins aujourd'hui n'était pas le jour pour moi.

Souriant de plus belle, Charlie ne pouvait empêcher son esprit de tourner à cent à l'heure, sa curiosité prenait le dessus, elle qui à l'habitude ne parlait pas trop aux passants, hormis quelques exceptions récemment, voilà qu'elle était intriguée par ces deux jolies petites touristes. L'accent et le fait qu'elles aient mentionnés n'être ici qu'en tourisme aiguisait son intérêt, sans doute aussi qu'une grande part de ce même intérêt était attisé par le fait qu'elles soient cet attrayant binôme rencontré en pleine rue. Laissant ses monotones habitudes en manquent d'exaltation, la jeune anglaise entreprit d'ouvrir la conversation pendant que les jeunes femmes lui remettaient gentiment ses papiers rebelles.

- Merci encore une fois, vous vous retrouvez dans ces dédales de rues ? Je dois avouer qu'au début je m'y suis perdue quelques fois.

Il lui avait fallu plusieurs promenades en solitaire pour s'y retrouver un peu et ce n'était pas encore parfait pour certains coins de la ville, mais les commerces, y passant plus souvent qu'autrement, ça allait assez bien maintenant. Cependant, vu l'heure, le soleil finirait sa course dans quelques heures à peine, conscience pleine de compassion ou devoir social, Charlie voulait au moins avoir fait les démarches afin de savoir si elles étaient perdues et avait besoin d'aide plutôt que d'apprendre dans les journaux du lendemain que deux jumelles avaient été retrouvées mortes exsangues ou à moitié dévorées, car bien que très novice en la matière, la seule chose qu'elle pouvait pour elles, c'était de leur indiquer le bon chemin afin qu'elles sortent indemnes de cette forêt pleine d'embûches potentiellement mortels qu'était Galway by night.

Un peu plus loin derrière le trio de jeunes femmes, les passants s'agitaient légèrement et pointaient du doigt quelque chose. Étirant un peu le cou, Charlie essayait de voir ce que ça pouvait bien être... Un lycan enragé ? Un Vampire assoiffé ? Un petit bonhomme vert ? aller savoir, mais elle en doutait fortement vu le peu de réactions dont faisait preuve la populace sur l'allée, peut-être étaient-ils tous blasés par l'anormalité des rencontres que l'on pouvait faire ici, quand même ça aussi Charlie en doutait, les gens n'étaient pas encore aussi suicidaires que cela, enfin ... La vérité par contre était bien plus effroyable que cela, bien pire qu'une créature meurtrière, oui... il y avait là-bas une équipe de télévision pour je-ne-sais-quelle-émission-du-dimanche. Charlie se raidit, car l'équipe semblait se diriger dans leur direction, et comme tout bon citoyen normal souhaitant rester dans la fabuleuse dimension de l'anonymat, pria n'importe quel dieu afin que ce groupe de pseudo reporters-animateurs télévision passe à côté d'elle sans même la remarquer...
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Amy & Emmy
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mer 4 Juil 2012 - 23:09

"- Oh ne vous inquiétez pas, vraiment, c'est moi qui ne regardait pas où j'allais, une vraie tête en l'air, mais oui, il est facile d'être distrait dans cette ville, il y a tant de choses à voir, parole d'ancienne touriste."

Les deux sœurs, malgré la courtoisie de leur interlocutrice, concevraient une certaine gêne, ou plutôt des échos de gêne, un sentiment désagréable qu'une bonne éducation leur avait apprit à s'infliger le plus longtemps possible, tout du moins dans une durée aux proportions convenables. C'est pour cela qu'en toute réponse, elles ne furent capables de erretourné à la jeune femme que des "Ah...", "Oui, c'est vrai", "Héhé" et autres bonnes humeurs nerveuses qui faisaient l’apanage des proximités imprévues. On pourrait croire que leur aphasie était due à la concentration qu'elles mettaient dans leur recherche des facétieux documents, chahutés par les petites haleines de vents successives ; il était tout de même indéniable que la situation avait dévoilé leur magnanime condition.

"- Merci infiniment pour l'aide mesdemoiselles, il est rare de rencontrer des gens aussi serviables, du moins aujourd'hui n'était pas le jour pour moi.
- Emmy : Ah oui ?
Elles étaient à présent étonnées.
- Amy : On... Je veux dire, c'est normal, c'est nous qui vous avons... La phrase resta en suspension dans l'air, Amy regarda derrière Charlie. Ça n'en vaut donc peut être pas la peine pour nous d'entrer là dedans, si les gens sont ainsi, non ?"

Amy avait ponctué sa phrase d'un léger sourire, comme pour signaler qu'il s'agissait bien d'humour et que la demoiselle n'avait aucune raison de se sentir dans l'inconfort d'une situation où elle aurait put pensée avoir induit en erreur deux inconnues. Avant qu'elle n'ait à répondre quelque parole réconfortante, ou tout du moins à se rectifier, ce qui était toujours quelque chose d'agaçant (et dans leur carrière, elle avait apprit qu'éviter les agacements, c'était le meilleur moyen pour se faire préférer aux autres personnes), elle lui tendis sa main, les doigts légèrement courbés vers l'extérieur, comme toute femme de contact y mettait une préférence.

"- Amy : Amy. Et voici ma sœur Emmy. Nous sommes arrivées aujourd'hui. Oh désolé, on ne voudrait pas vous embêter plus longtemps, vous avez l'air occupée. Dit-elle en s'écartant pour laisser passer la fille.
- Emmy : Oui et j'espère que votre journée finira mieux que vous le dites." Ajouta t-elle en lançant successivement un regard au sol et sur la chemise cartonnée de la fille pour désigner la petite malchance qu'elle figurait.

Cette dernière, répondant à l’évocation que le regard d'Emmy suggérait, ne put s'empêcher de surenchérir, très certainement par politesse.
"Merci encore une fois, vous vous retrouvez dans ces dédales de rues ? Je dois avouer qu'au début je m'y suis perdue quelques fois."
Peut être était-elle pressée ; les gens faisait souvent montre d'une débauche de politesse lorsqu'ils étaient pressés, comme si le fait de ne pas accorder plus de temps à une personne était le signe d'une grave offense et qu'il fallait compenser par une pénitence verbale, déposer aux pieds des gens des offrandes de beaux mots désolés, afin que celles-ci n'en sortent pas froissées. Pourtant, la jeune femme n'avait pas cette attitude. Elle était droite et non sur le point de faire un pas en avant, sans parler de s'en aller, et qui plus est elle leur avait posé une autre question. Peut être répondait-elle à leur amabilité par une sorte d'ibidem mimétique ? Ou peut être était-elle réellement intéressée par les deux personnes qu'elle avait en face d'elle. Bien sûr, les deux sœurs avaient suivit le même raisonnement, la même analyse de Charlie, l'une et l'autre ; comme elles ne savaient pas si cette dernière désirait s'en aller ou n'avait pas seulement posée cette question par pure délicatesse d'esprit, elles ne savaient pas si elles devaient y répondre de manière évasive ou détaillée, aussi firent-elles un compromit. "Oh oui, ça va [...] Et bien on essaye de survivre [...] C'est vrai que ça semble changer de forme quand on veut rentrer etc."

Elles avaient parlées un peu en même temps, mais sans se couper, à la fois simultanément et à la fois chacune leur tour, comme les maillons d'une chaîne ; l'un dans l'autre et pourtant les uns à la suite des autres. Seules les personnes qui se connaissaient depuis toujours parlaient de la sorte, et c'était le cas des jumelles.

Cependant, à un moment de la discussion, elles s'aperçurent sans mal que Charlie était préoccupée par quelque chose d'autre. Comme pour confirmer cette pensée, ou peut être justement parce qu'elles venaient de le remarquer, un léger brouhaha crescendo montait doucement à leurs oreilles à l'instar d'une marée. Elles imitèrent donc le tout un chacun du moment en se retournant et virent ce qui apparut comme étant une équipe de télévision, menée par un charismatique et souriant leader/présentateur à la coupe de cheveux impeccable et à l'air sympathique. Emmy ne trouva rien de mieux à dire qu'un petit "Oh ?" d'étonnement. Les deux sœurs avaient déjà deux fois étés confrontées à la télévision, lorsqu'elles accompagnaient des clients à des évènements importants, mais jamais dans la rue. Et jamais elles n'avaient étés le centre des attentions, l'objectif de la caméra, pour ainsi dire. Quelque chose leur dit que cela allait changer. En la présente, cette chose, c'était la direction que prenait l'équipe et cette direction c'était... Droit vers eux. En temps normal, elles se seraient remaquillées illico en apprenant qu'elles allaient passer à la télévision, mais elles n'étaient pas du genre à stresser, et elles savaient quand elles avaient besoin de se repoudrer le nez et quand elles n'en avaient pas besoin. Emmy, par instinct sans doute, passa en un éclair sa langue sur ses dents, pour être sûre. Amy ne fit rien, elle prit un air naturel, un sourire radieux de touriste enjouée et détourna son regard de la caméra. Sa sœur l'imita, préférant jouer le désintéressement.

Cela serait plutôt avantageux pour elles de passer à la TV, il est vrai, mais ce qu'Amy désirait le plus, c'était que cette salope de Cathy sache qu'elles sont à Galway, loin de Dublin, et que pour elles, le affaires continuaient. Regardant la vitrine de l'agence immobilière, elle s'adressa à Charlie, comme si de rien n'était.
"Amy : Alors, vous avez jetée votre dévolu sur laquelle ? Je me demande s'ils reçoivent encore..." Finit-elle dans un soupir songeur.
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Sam 7 Juil 2012 - 0:23

Souriant à la petite touche d'humour dont faisait preuve l'une des deux jeunes femmes, Charlie ne se sentit pas le moins du monde obligée de se rectifier dans les propos qu'elle avait tenus plus tôt, elle avait vite fait de comprendre la petite espièglerie de la blondinette, mais même si cela avait été plus, hostile, malgré son mauvais caractère du jour, Charlie ne se sentait pas l'âme aux crises publiques et aurait, sans aucun doute, continué sa route les remerciant néanmoins pour le ramassage de papiers.

Saisissant la main qu'on lui tendait, Dickens se présenta joyeusement.

- Enchantée Amy et Emmy, moi c'est Charlie et croyez moi j'ai vécue pire comme journée, alors je ne m'en fais pas trop.

L'air pensive, la jeune anglaise songea qu'effectivement, il y avait eu bien pire comme journée comparativement à celle-ci. Non ce n'était pas une mauvaise journée, plutôt une journée ennuyante et franchement emmerdante. Pourtant, elle aurait dû être surexcitée à l'idée de faire du shopping pour une maison ou un appartement, toutefois, tout ça l'avait énormément ennuyé... Charlie pensa un instant que peut-être elle était le genre de personne qui avait besoin de piquant dans sa vie, les tâches dites plus ordinaires ayant, visiblement, un effet lassant sur elle. En fait, à bien y réfléchir, il lui semblait que les dernières semaines avaient été plutôt placides, elle n'avait pas vu beaucoup de gens, enfin, du peu qu'elle en connaissait ici, elle ne les avait pas revus, elle n'était pas vraiment sortie de sa chambre d'hôtel non plus, n'était sortie à peu près strictement que pour s'acheter de quoi manger, non il faudrait définitivement que Dickens reprenne le taureau par les cornes et s'occupe davantage au lieu de se laisser tranquillement et doucement glisser dans cet état semi catatonique. Le hic c'est que jusqu'à présent, de sa propre expérience personnelle à elle, à Galway, très souvent quand on voulait se divertir, cela finissait souvent en film d'horreur où l'on devait se battre pour sa propre survie et inévitablement, du moins pour elle, pauvre humaine, faire une petite visite au merveilleux hôpital Ste Madeleine... Il lui faudrait faire un choix tôt ou tard, la tranquillité ou le danger, une vision empreinte de manichéisme sans doute, mais c'était ainsi que la jeune blonde regardait le monde devant elle.

Écarquillant légèrement les yeux à la... enfin aux réponses qu'elle obtint, Charlie était bouche-bée de voir les deux jumelles parler ainsi en harmonie ou chacune à leur tour, sans même le consentement de l'autre, sans même un regard l'une pour l'autre, le plus naturellement du monde, c'était... impressionnant ! Probablement que la plupart des gens n'en auraient pas fait tout un cas, mais Charlie, n'ayant jamais été réellement proche de qui que ce soit, était toute amusée de ce fait passant pratiquement habituel pour beaucoup. N'ayant en effet pas eu de ''BFF'' ou autre spécimen du genre dans son entourage immédiat, par choix, elle n'avait jamais véritablement expérimenté cette espèce d'euphonie caractéristique aux personnes très proches et très liées, apparemment et logiquement, il va s'en dire, les deux jumelles étaient assez près l'une de l'autre pour ce simple petit phénomène. Parce que si elle s'en souvenait bien, les seules autres jumelles que la jeune anglaise n'avait jamais rencontré, en plus d'être vénéneuses envers tout ce qui les entouraient, l'était autant l'une que pour l'autre, alors en fin de compte ce n'était pas tous les jumeaux qui avaient ce genre de proximité frôlant caricaturalement la conscience unique.

Lâchant un regard vers l'équipe de télévision qui se rapprochait conséquemment, Charlie nota que les jumelles ne semblaient pas le moins du monde appréhender cette rencontre, peut-être étaient-elles habituées d'être sous les feux du projecteur, peut-être était-ce Charlie qui en faisait tout un plat pour rien, mais cette dernière avait toujours fuit comme la peste tout ce qui ressemblait de loin ou de près à une caméra munie d'un présentateur. Passant nerveusement une main dans sa longue crinière blonde, la petite blonde revint aux jumelles et allait leur pointer la petite agence de laquelle elle revenait, baissant sa garde quelques secondes à peine histoire de les regarder en leur parlant et c'est à ce moment précis que, aller savoir d'où, sortit sournoisement l'équipe de télévision avec son reporter bcbg au sourire Crest beuglant un jingle du dimanche soir pour sa pseudo émission de... de quoi d'abord ?

Ah ! un épisode de la ''fameuse'' série 'Où allez-vous déménager aujourd'hui ? ', non vraiment ? Il y a vraiment des gens qui regardent ça à la télé ?! Et y'a vraiment des gens qui acceptent d'y participer ?! Arquant un sourcil de façon peu télégénique, comme chuchota le perchiste au caméraman, lequel eu droit à un regard assez rageur de la petite anglaise par ailleurs, Charlie se demandait sérieusement comment se tirer de là, non pas qu'elle soit paranoïaque, mais l'idée d'informer le peu de téléspectateurs probables, qui comptaient peut-être des vampires ou autres bestioles du genre, de l'endroit où elle allait emménager ne l'enchantait guère...
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Amy & Emmy
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Sam 7 Juil 2012 - 16:56

Spoiler:
 



C'était plutôt une belle journée et Andy Garnett était satisfait du temps. La température s'était épanouit dans toute sa splendeur estivale et le soir était tombé doucement, comme un voile à la légèreté cotonneuse. Par manque de vent - ou plutôt par son absence quasi-totale - les effluves douçâtres des chaleurs journalières ne s'étaient pas évanouies à la faveur des fraîcheurs nocturnes et l'on pouvait, si l'on daignait y faire attention, les ressentir comme par vagues intermittentes.

Le caméraman et le perchiste avançaient plus en avant, comme obnubilés par leurs cibles, trois jeunes femmes sans aucun doute très charmantes. Une des vagues de chaleur atteint Andy et il eut un instant la chaire de poule. Se frottant les bras, il essaya de la faire disparaître le plus vite possible et surgit de derrière la caméra comme un démon farceur. La télégénie de son sourire pouvait faire penser à se genre de personnes propres sur eux dont on soupçonnait tout les penchants pervers à l'ombre des projecteurs ; un sourire de leader de secte glauque, violant des enfants et vous parlant de Jésus comme un mormon, sans que vous ne vous rendiez compte une seule seconde que dans sa tirade sur le quatrième évangile, il venait de placer les mots 'clonage', 'superpuissance' et 'espace' dans la même phrase. C'était exactement ce genre de sourire dont Andy était affublé, et bien qu'il fit fondre le cœur de ces dames - surtout ménopausées - il savait parfaitement que certains lui trouvaient un air sournois, ou plutôt inquiétant.

Mais Garnett était de bonne humeur. Et après tout, malgré ce sourire - ou peut être grâce à lui justement - sa carrière était en plein ascendant ; enfin, ce que l'on pouvait considérer comme ascendant dans ce monde incertain et parfois cruel qu'était la télévision. Fini les émissions du matin, à prendre les appels de débiles profonds cherchant à gagner un mois de vacance ("un mois de vacance pour deux, dans les Bahamas, offert, rien que pour vous, si vous répondez à cette toute petite question !", disait-il en criant comme s'il commentait un évènement en direct parmi le tohu-bohu général), fini de devoir appeler sa banque pour savoir quand arriverait sa paye et fini de devoir rester en contact quasi-permanent avec tel responsable de telle émission de telle chaîne pour espérer y avoir un rôle alors qu'en fait il n'était que bringuebalé d'un espoir à un autre sans qu'on le prenne jamais au sérieux. C'en était fini tout ça : on lui avait donné ça chance ; 'Sweet Home : Où Allez Vous Déménager Aujourd'hui ?', c'était lui la vedette, lui est son sourire de malin génie qui faisait fondre le cœur des vielles matinales et de leur croissants à cinq heures du matin ; et depuis peu les célibataires de 26 ans et plus, juste assez frustrées pour passer leur temps devant la télévision à regarder d'autres personnes qu'elles trouver leur bonheur immobilier ("Oh elle est parfaite celle-là, c'est géniale, c'est une nouvelle vie qui commence") et juste assez belles pour espérer tomber un jour sur Angy Garnett et atteindre son inaccessible cœur de télé-présentateur.

"Bonjour mesdemoiselles, je vois qu'on fait une sortie entre copines ? A la recherche de la maison de vos rêve c'est ça ? Un appartement peu être ?" Il s'était avancé de façon entreprenante et joviale. Un instant, on aurait presque crut qu'il animait une émission pour enfant - avec épreuves à obstacles et jeux aquatiques : 'Splash !!!' - plutôt qu'une émission présentant des citoyens lambdas ("des personnes comme vous et moi !") rechercher le nid parfait. Amy s'était retournée, un sourire plutôt charmeur sans en paraître volontaire ; encore un don des deux sœurs qui savaient avoir l'air le plus naturel du monde lorsqu'il s'agissait en fait de déployer des ressources de séduction infinies. Si elle devait passer à la télévision - pensait Amy - et qui plus est en centre des projecteurs, autant qu'elle marque les esprits. Les esprits des mâles surtout. Elle pensait à ce moment où elles auraient signées avec la maison close de Galway (la seule). Si les futurs clients pouvaient reconnaître en elles 'les deux sœurs jumelles super canons qui étaient passés à la télé dans l'émission sur les maisons et qui avaient même fait baver le présentateur-au-sourire-de-tueur-en-série-en-puissance', si elles réussissaient à marquer les esprits, ou plutôt les hormones, d'au moins une petite centaine de Galwagians célibataires (ou pas, elle s'en fichait) et en rut, alors nul doute que leur côte en tant que call-girls (que girls tout court, rectifia t-elle, les habitudes ont la peau dure) augmenterait aussi sec et l'affluence s'envolerait.

C'est donc avec une fraîcheur toute naturelle et féminine à en damner la Pape en personne qu'elle avait tournée des talons.
"Et bien, oui, c'est un peu ça, vous contez nous trouver une belle villa sur la côte ou est ce qu'on perd notre temps ?" Fit-elle, quelque peu espiègle.
Emmy fit de même, mais parut étrangement plus ingénue, comme si elle tombait telle un cheveux sur la soupe. Mais elle ne tombait pas comme un cheveux, de son côté également tout était calculé. A moitié derrière sa grande sœur comme si elle se cachait des caméras, son visage trahissait la curiosité (que personne n'aurait put croire feinte tant ses yeux semblaient briller). Elle s'adressa directement à Andy, presque en même temps qu'Amy eut finit sa phrase :
"Hey, mais vous seriez pas le beau mec de l'émission du matin ?" Elle agrémenta sa phrase par un léger pincement de lèvre et un sourire quelque peu cajoleur qui mit admirablement ses pommettes en valeur.

Andy avait ressentit cette agréable sensation, celle qui lui prenait aux tripes et qui remontait en un frisson le long de ses entrailles (les viscères, elles aussi, pouvaient frissonner, comprit-il) lorsque quelqu'un vous reconnaissait dans la rue et que sur son visage se lisait quelque chose qui s'approchait à de l'admiration, de l'intérêt tout du moins. C'était peu ou prou la même sensation qu'il ressentait lorsqu'une fille qu'il trouvait particulièrement attirante lui faisait un compliment, et en l'occurrence, le 'beau mec' lui avait fait l'effet d'un délicieux pic à glace. Mais il n'avait pas temps de se pavaner dans ses fantasmes, il avait du travail. L'autre petite blonde, par exemple, qui semblait ne pas vouloir se prendre au jeu, c'était ça son travail. Il y avait toujours des récalcitrants - l'avait-on briefé - ou des gens qui veulent faire les marioles parce qu'ils sont devant une caméra. Dans un cas comme dans l'autre, il savait ce qu'il devait faire. Parce qu'il avait beau tout juste sortir de son émission matinale, il était bon dans ce qu'il faisait, et ce qu'il faisait en l'instant présent, c'était se débrouiller pour que des inconnues acceptent de se soumettre à des épreuves et le fassent d'une façon assez intéressante pour que des gens aiment regarder tout ça dans leur salon. Il ne se laissa donc pas démonter et fit un clin d’œil comique à la caméra, offrant l'image parodiée d'un macho-mano se rendant compte qu'il avait sa chance.

"Oui en effet, je suis le beau mec du matin, même s'il est maintenant 18 heures. Et mon petit doigt me dit que vous êtes jumelles hein ? Alors on en a deux pour le prix d'une et, et et et et... (faisant mine de chercher) et une troisième demoiselle que voilà (désignant Charlie de la main, comme si elle venait d'enfiler une robe de bal). Et bien vous être toutes les trois très charmantes également, plus que moi en tout cas héhé (nouveau regard à la caméra). Mais avant de vous dire pourquoi nous sommes venu à vous, je vous propose de faire connaissance. Alors, comment vous appelez vous ?"

D'un geste de la main, il tendit un micro invisible (en réalité le perchiste suffisant amplement) à tour de rôle à Amy, Emmy (qui répondit avec un enthousiasme juvénile ponctué par un petit gloussement cristalin) et à Charlie.

"Charlie, Amy et Emmy ; enchanté. Moi c'est Andy Granett et je suis ravi de faire votre connaissance. Alors dites-moi : est ce que vous savez pourquoi nous sommes là ?"

Les filles se regardèrent un instant en roulant les yeux fasse à leur ignorance, ou plutôt parce que leur ignorance était télévisé, avec un sourire un peu gêné. Amy secoua discrètement la tête pour faire non.

"Et bien en fait, cette émission elle aime bien les gens, surtout les jeune demoiselles comme vous. Et cette émission, et bah elle sait que c'est pas toujours facile pour tout le monde de se loger, trouver une maison, un appartement, tout ça. Alors ce qu'on vous propose c'est de participer à un jeu, à quelques petites épreuves - sympathiques hein vous verrez on va pas vous jeter dans une champ d'bataille. Et si vous réussissez ces épreuves..."

Andy se tourna à nouveau vers la caméra, laissant assez de temps à la ménagère de se préparer pour répondre à l'unisson - ne serait-ce que dans sa tête - et surtout pour faire planer un insupportable suspens ("mon Dieu, mais que va t-il se passer si l'on réussi ces épreuve ? Je n'en peux plus d'attendre !"), puis, sur le ton du meilleur des louveteaux comptant une histoire devant le feu de camp, il dévoila le prix du jeu :

"L'émission, 'Sweet Home : où allez vous déménager aujourd'hui ?' vous offrira un an de loyer, comme ça, gratuitement, offert par la maison !
Alors ? Qu'est ce que vous en dites ?
"

Les jumelles se regardèrent brusquement et eurent un sourire complice. Leurs lèvres bougeaient comme si elles discutaient mais aucun son ne sortait de leur bouche - au grand dam du perchiste qui essayait manifestement de capter ne serait-ce qu'une bribe de conversation - alors qu'elles parlaient plus par pensée que de vive voix. Puis, Emmy, qui était la plus proche de Charlie, se retourna et lui demanda, avec l'expression de l'enfant sur le point de se laisser entraîner dans une aventure un peu loufoque mais amusante : "Alors, ça vous tente ? On fait ça ensemble si vous voulez ?"
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Dim 8 Juil 2012 - 20:33

Spoiler:
 


Pendant que le présentateur lançait son baratin à la caméra et aux jumelles, Charlie cherchait désespérément une issue, une brèche qui lui permettrait de prendre ses jambes à son cou et de planter toute l'équipe de tournage et son leader, ayant probablement pactisé avec le diable pour un sourire aussi blanc, en pleine rue, comme ça, sans demander son reste. Le tout s'était de le faire sans que big brother la remarque, mais le caméraman pointait toujours et vicieusement sa caméra sur le petit trio qu'elle formait avec les jumelles. Condamnée à y rester, visiblement, Dickens regardait à quel point Amy et Emmy avaient l'air de deux petits poissons dans l'eau, faisant quasiment fi de la caméra et lorsque Emmy reconnue ''le beau mec de la télé'', Charlie arqua de nouveau un sourcil, vraiment, elle le reconnaissait ? Il lui faudrait apparemment regarder bien plus la ''boîte à images'' qui lui servait de patère dans sa chambre qu'auparavant, histoire d'éviter les spots de ces stupides séries télé !

Le comble fut sans doute lorsque Mr. Garnett, plein d'humilité vraisemblablement, répéta et affirma qu'il était le ''beau mec du matin'', ce qui acheva la jeune anglaise pas très friande de ce genre de personnage ne passant plus les portes tant sa boîte crânienne était enflées d'orgueil et de fierté. Fierté pour quoi ? Charlie ne le savait pas trop en fait... Quoi qu'il en soit, Dickens aurait bien aimé donner un faux nom à la caméra lorsque le nouveau Jim Jones irlandais leur proposa de faire connaissance, mais elle avait déjà donné son véritable prénom aux jumelles et prise de court, se résigna à se présenter à Garnett. Habituellement ils ne devaient pas faire signer des décharges pour ce genre d'émission ? Et l'autre crétin qui leur demandait si elles savaient pourquoi ils étaient là... Oh ! qu'elle avait envie de lui dire de se foutre le micro du perchiste là où elle l'imaginait, oh ! qu'elle avait envie de lui pourrir son show ! Des épreuves, à ça non ! Hors de question, pas pour un truc aussi stupide que cette émission de télé pour les défavorisés mental... Même pour un an de loyer !

Mais lorsque Emmy se retourna vers elle, l'air d'une enfant prête à jouer, Charlie réfléchit quelques secondes, peut-être que les jumelles en auraient besoin de cette année de loyer, qu'il ne fallait pas penser qu'à sa gueule, que peut-être ça leur rendrait service... Forçant un petit sourire qu'elle voulut sincère, Charlie ne put se résoudre à refuser, finalement. C'est hochant la tête et se rapprochant un peu du groupe et de Jim Jones, qu'elle accepta de se prêter au jeu, à contrecœur, lâchant un petit rire nerveux tout en tritura une mèche de ses longs cheveux.

- M'oui... aller, pourquoi pas...

Il n'en fallut pas plus à Andy Garnett pour lancer le début des festivités, lançant un regard complice à la caméra et aux bonnes femmes qui devaient savoir exactement ce à quoi les trois charmantes demoiselles juste à côté de lui allaient avoir à faire pour espérer gagner le gros lot. Sans plus attendre il fit signe au reste de l'équipe restée un peu plus loin sur la route, attendant sournoisement et avidement le signe du chef de meute, lui évidemment, Andy Garnett, mais c'est qu'après tout, il adorait être l'élément primo de tout ce beau monde, celui qui par un claquement de doigt obtenait ce qu'il voulait sur son show. Voyant l'équipe approcher, il revint sur les trois jeunes femmes afin de leur expliquer en quoi consisterait la première épreuve.

- Voilà mesdemoiselles, le jeu est lancé, êtes vous-prêtes ? Enfin, vous le devriez si vous souhaitez gagner le gros lot ! Alors, voici les techniciens qui approchent, il vous distribueront les accessoires nécessaires pour ce premier challenge, je vois déjà vos jolis minois s'interroger sur la nature de l'exercice que vous devrez accomplir pour passer à l'épreuve suivante, oh ne vous inquiétez pas chères demoiselles et vous non plus à la maison (un clin d'œil à la caméra). Je vous explique à l'instant de quoi il en retourne !

Les techniciens, en hors champs bien sûr parce que c'était Garnett l'élément vendeur et central de cette télédiffusion grande qualité ainsi que les jolies passantes et parfois passants qui avaient la chance d'y participer, avaient distribués le matériel aux jeunes femmes, soit deux assiettes en plastique jaune avec au centre le logo de l'émission, bien évidemment, deux balles rouges ainsi que deux casques assortis avec des espèces de trépieds sur le dessus de chacun. Deux sauts rouges avaient été placés un peu plus loin sur l'allée et Garnett déblatérait désormais sur les règles à suivre et le déroulement de l'épreuve.

- Tout simple mesdemoiselles, l'une d'entre vous (un air faussement pensif sur son joli faciès et faisant mine de chercher laquelle ferait l'affaire, le tout avait déjà été planifié dès qu'il les avait rencontré. Stratégiquement, il lui fallait la moins motivée et la plus récalcitrante parce que les deux autres compteraient sur elle.) Charlie ! Oui toi ma jolie, vient par ici que je t'explique un peu ce que tu auras à faire pour vous conduire toutes les trois à la victoire !

L'agrippant par les épaules, il la plaque à côté de lui, bien en face de la caméra, et comme une confession entre-lui, elle et les centaines... oh allé, les milliers d'autres spectateurs, osa-t-il penser, il s'appliqua sérieusement tel un chef militaire, à lui expliquer son rôle dans cette épreuve quelque peu farfelue.

- Alors, alors, alors, c'est tout simple ! Tu vois ces deux assiettes et ces deux balles ? Oui, bien ! Le but, c'est de ne jamais faire tomber les balles des assiettes, tu devras faire un petit parcours pour arriver à tes charmantes coéquipières, en fait, tu n'auras qu'à suivre les cônes orangés déposés par l'équipe techniques là bas, tu vois ? Bien ! Quelques surprises t'attendront, mais une fois arrivée ici (il pointa le sol juste devant leur pied) tu n'auras qu'à déposer les assiettes sur les casques que porteront tes coéquipières de jeu.

Lâchant Charlie, il se saisit des jumelles, l'une de chaque côté, il fallait le dire c'était agréable d'être ainsi bien entouré, c'était sans doute les avantages indéniables du métier. Tout comme pour Charlie, Andy s'empressa d'expliquer le jeu aux jolies jumelles de part et d'autre de sa personne.

- Donc, mes jolies, vous avez suivi jusqu'à présent ? Bien ! Votre tâche à vous, sera de mettre les casques, tout d'abord, bien entendu (clin d'œil à la caméra en tout bon charmeur complice qu'il était suivit d'un rire enjôleur visant à faire fondre les ménagères), ensuite vous devrez tourner sur vous même jusqu'à ce que Charlie arrive avec les assiettes et les posent sur chacun de vos adorable petit crâne. Là où ça se corse un peu, c'est qu'il faudra marcher, courir, ou comme vous le voudrez, sans échapper les balles par terre en plus des surprise préparées par notre équipe, jusqu'au saut là-bas (pointant les sauts en hors champs à environ 50 mètres de là). Si vous réussissez cela mesdemoiselles, nous passerons à la prochaine épreuve ! Maintenant si vous n'avez aucune question, je vous laisse aller vous préparer, aller hop !

Charlie, serrant les dents, mais souriant toujours, se retourna et commença à marcher vers l'endroit indiqué un peu plus tôt, contournant le parcours de cônes d'au moins 50 mètres lui aussi, sans aucune réelle motivation, finalement cette journée était définitivement pourrie jusqu'à la moelle.

- Aller hop hop, un peu plus d'entrain Charlie, au pas de course aller !

Il pouvait bien aller se faire foutre celui-là ! Charlie ne fit qu'augmenter légèrement le pas, histoire de. Enfin arrivé au départ de ce fichu parcours, on lui donna les deux assiettes, première chose qu'elle remarqua fut la légère brise qui soufflait toujours, un point en moins pour elle. Dickens soupira, puis analysa rapidement le petit circuit imaginé par l'équipe technique et eu tôt fait de repérer les trois techniciens qui l'attendaient sournoisement aux trois virages que contenait le parcours. La petite blonde soupira de plus belle, luttant contre le vent qui ne se faisait pas allié du tout.

- Vous êtes prêtes Charlie ? Faites-moi un signe de main ! Ah mais oui, suis-je bête (regard vers la caméra, toujours aussi complice avec monsieur et madame tout le monde) un simple oui et ça ira !

- Mais quel abruti...

Grommela la jeune anglaise, puis arborant un sourire aussi fake que les précédents, elle cria.

- Oui !

- Dans ce cas, nous allons débuter à l'instant, GO GO GO !

Et voilà, maintenant, il allait commenter le tout, il avait eu de la chance pour le coup, trois jolies filles et pas de problème, quoi qu'au début il avait un peu douté pour cette Charlie, elle avait vite changé d'idée, il y arrivait toujours, il était vraiment fait pour ce métier, il était doué, charmant et charismatique, que demander de plus ?

Charlie s'activa au bout du parcours, oh seigneur, ça n'allait pas être de la tarte et en prime elle avait l'air d'une idiote à faire de la marche rapide, le regard obnubilé par les deux balles rouges dans ces stupides assiettes jaunes. Suivant les cônes, une bourrasque de vent faillit bien mettre un terme à cette épreuve, ce qui n'aurait pas trop déçue Charlie en fait, mais comme elle ne faisait pas les choses à moitié, elle lutta et l'emporta sur Borée qui, visiblement n'avait pas envie d'être ami ami avec elle.

Arrivée au premier tournant, Charlie se dit que si ça ne se compliquait pas, ce serait assez facile en fait, qu'elle finirait ces épreuves assez rapidement et pourrait rentrer à l'hôtel et se commander une pizza, mais au moment d'entamer le virage, le technicien qu'elle avait momentanément oublié, sortit un microphone et lui balança la sirène de ce dernier au max à seulement quelques centimètres des oreilles. Inutile de le dire, Charlie faillit faire une crise cardiaque et tout ficher en l'air. Combattant son premier réflexe visant la pérennité de son ouïe, maugréant des insultes bien salées, Charlie continua le parcours, appréhendant désormais le prochain virage. Chemin faisant vers le point tant redouté, d'autres bourrasques de vent vinrent ''épicés'' le jeu, comme elle entendit ce cher Garnett le dire à sa précieuse caméra. Si elle n'avait pas été filmée, Charlie lui aurait foutu ses balles au même endroit que sa caméra et sa perche, mais les choses étant ce qu'elles étaient, elle se contenta d'un regard furtif dans sa direction, accompagné d'un sourire nerveux. Voilà que la petite blonde franchissait les quelques pas qui lui restaient avant de commencer le virage, sur le qui-vive, prêtes à tout, quelle ne fut pas sa surprise lorsque le technicien lui sourit et qu'il ne se passa strictement rien... jusqu'à ce qu'elle lui fasse dos et que ce dernier lui lance un saut d'eau glacée dessus !

- Bâtard !

Souffla-t-elle, sans s'arrêter, vraiment c'était des sadiques ceux là ! Les balles faillirent tombées d'ailleurs et Charlie dû faire moultes contorsions pour les empêcher de prendre la clef des champs. Joggant maintenant jusqu'au troisième et non le moindre virage de ce parcours maudit, Charlie était très impatiente de terminer et de ne plus rien se faire lancer au visage, pas que c'était lassant, mais disons peu... agréable, oui, voilà. De nouveau face à son redoutable ennemi, l'impitoyable technicien d'émissions pourries, à côté duquel trônait fièrement une grande boîte. Charlie mit les freins et reprit une cadence plus lente, choisissant de marcher, sait-on jamais ce qu'il lui préparait celui-là, comme de fait, à peine s'était-elle engagée dans le tournant que l'horrible suppôt de Jim Jones commença à lui balancer des ballons dessus. Par réflexe elle se tourna de dos, protégeant par le fait même les balles, mais chaque impact faisait dangereusement tanguer leur frêle embarcation, ces fichues assiettes en plastoc jaune n'étaient même pas foutues d'être munies de rebord tous terrains, l'arnaque oui !

C'est finalement une Charlie irritée qui arriva auprès des jumelles et de leur casque, leur remettant les si précieuses assiettes avec les balles-plus-importantes-que-n'importe-quel-être-vivants-sur-terre...
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Amy & Emmy
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Lun 9 Juil 2012 - 20:12

Les deux sœurs furent un instant perplexes. Ces casques là ? Vraiment ? Non pas qu'elles avaient peur d'avoir l'air ridicule, leur métier leur avait apprit à identifier le ridicule et à le contourner sous toutes ses formes, par le glamour et aussi, souvent, par la légèreté. A ce moment, elles se trouvaient clairement dans une situations où elles devaient user de légèreté. Non, en fait, ce qu'elles craignaient, c'était l'état de leur coupe une fois qu'elles enlèveraient ledit casque. Ça pouvait paraître stupide mais c'était pour elles, une véritable problématique qui tenait lieu de soucis atavique : déjà, dans leur plus tendre enfance, leur mère leur avait inculqué une éducation de la belle parure. Toujours avoir l'air femme et, sous aucun prétexte, même en cas de force majeure, ne s'écarter un tant soit peu de ce que les hommes considéraient comme était l'idéal physique féminin. Sans qu'elle en soit tout à fait consciente et même si elle le savait un peu (et en retirait un certain orgueil), c'est cette perfection continuellement maintenue qui avait fait tenir son couple. Et en bonne mère, il fallait que ses filles soient l'exacte image de leur mère, en mieux d'ailleurs, puisqu'elle y comptait bien rectifier ses propres erreurs de jeunesse. C'est donc avec un sourire un peu hésitant qu'elles enfilèrent leur casque.

Puis, place au spectacle : la jeune femme qui leur était apparut sous le doux nom de Charlie1 s'en sortait plutôt bien mais leur visage blêmit lorsqu'elles la virent subir les turpitudes sournoises des techniciens. Elles chuchotèrent entre elles en un conciliabule inquiet, scène que le caméraman, en bon professionnel, ne put s'empêcher d'immortaliser. Allaient-elles également devoir subir ce traitement qu'elles considéraient comme peu enviable ? Allons donc, ça n'était pas moins d'un an de loyer dont il était question, un petit effort d'abstraction de soit n'était-il pas en l'instant pertinent ? Et puis, elles voulaient faire une forte impression sur la libido Galwegiane ? Elles finirent par penser que ce jeu risquerait forte de mettre cette dernière à l'épreuve plus que leur sens de l'équilibre, ce qui était bien tout ce qu'elles désiraient non ? Si elles pouvaient se faire de la publicité et gagner un an de loyer, elles ne voyaient pas bien où étaient les inconvénients. Évidemment, dans leur optimisme raisonné, elles en avaient oubliées Charlie qui subissait maintes épreuves sans même en avoir la moindre envie, et tout ça par simple sentiment d'altruisme.

Celle-ci arriva d'ailleurs au terme de son périple. Elle leur remit les assiettes sur lesquelles roulaient dangereusement des balles valant pour l'occasion dans les 15 000 € chacune puis on lui apporta une serviette lorsqu'elle fut hors champ. Après que Garnett ait fait s'intensifier le suspens à son paroxysme (la ménagère devait en charcuter le cuire des accoudoirs de son fauteuil) et leur ait demandé de manière aussi sentencieuse que festive - "qu'est ce qu'on s'amusait" - si elles étaient prêtes, ce à quoi elles répondirent par la positive, il lança le top départ.

Il n'était pas spécialement prévu que deux personnes ne fassent la parcourt en même temps, mais d'un autre côté - se dit Andy - ça n'était pas non plus vraiment interdit. Et puis, deux jumelles se tenant par la main comme deux petites filles devant le regard amusé des passants pour ne pas flancher (un soutient plus plus psychologique que physiquement utile), avec leur petite robe d'été blanche et leur espèce de candeur prendrait certainement au cœur des téléspectateurs. Andy savait parfaitement que le concept du jeu ne suffisait pas, ce qu'ils attendaient avant tout, c'était des personnages ; le jeu n'était là que pour montrer aux gens comment tel ou tel type de personne y réagissait. L'important n'était pas l'enjeu, c'était les réactions.

Tandis qu'elle avançaient, on leur fit également le coup du mégaphone. En fait, tout le monde s'en doutait, les obstacles seraient les mêmes et le fait de les voir n'avait pour but que de faire monter leur appréhension. A cette occasion, elles se serrèrent l'une contre l'autre pour faire bouclier contre le son. Comme elles s'étaient arrêtés, se recroquevillant sur place comme deux petits êtres frêles, on décida qu'il serait bon de laisser l'appareil allumé tant qu'elles ne se bougeraient pas. Il ne leur fallut pas longtemps pour le comprendre et, dans le vacarme désagréable qui mettait la résistance de leurs tympans à l'épreuve, elle se remirent en marche, lentement mais surement, les balles étant étonnement stables.

Puis vint le seau d'eau. Amy, en bonne grande sœur, s'était mit du côté d'où il était le plus susceptible d'arriver, et ses pronostiques furent - malheureusement pour elle - justes. Comme l'épreuve n'était pas prévu pour deux, on n'avait pas jugé opportun de remplir deux seaux. Cela dit, l'effet n'en n'était pas moins ravageur : Amy n'était pas grosse et sa petite sœur prit quand même une bonne partie sur elle. Les deux, mais plus la première, étaient toutes trempées, et le tissu léger de leur robe blanche leur collait maintenant à la peau, toutefois dévoilait leurs féminité et laissait plus que deviner la forme (et même la couleur) de leurs sous vêtements, étant devenu transparent. Cela dit, ça ne les arrêta pas. Au contraire même, elles étaient deux fois plus concentrées, faisant maintenant plus attention à leurs mouvements, de sorte, non seulement, à ce que les balles ne tombent pas, mais également à ce que leur corps se meuve agréablement. Un instant figé sous l'effet de l'eau glacée, elles continuèrent leur chemin avec prudence, encore plus serrées l'une contre l'autre. Ce n'était plus juste deux enfant se tenant par la main, c'était deux petites filles pétrifiées dans la forêt sombre et inquiétante. Néanmoins, leur visage continuait de renvoyait ce radieux sourire, un tantinet charmeur.

Les projectiles quant à eux ne furent pas un problème, comparé au reste tout du moins, et elles arrivèrent bientôt à destination. Le présentateur le rejoignit et ensemble, retournèrent auprès de Charlie et du reste de l'équipe. Le profit d'une serviette fut de courte durée pour elles deux puisqu'il fallait filmer l''ultime épreuve
"Eh bien eh bien, on peut dire que vous vous en êtes bien sorties toutes les trois. Habituellement, les candidats laissent tomber les balles, au moins au moment des casques, mais vous, vous avez comprit qu'il fallait y aller en douceur c'est bien. Mais ne nous reposons pas sur nos lauriers car une dernière ligne droite nous attend. Si vous réussissez cette épreuve finale, un an de loyer offert aux frais de l’émission, alors écoutez bien car ça serait dommage de tout louper si prêt du but. Je vais vous expliquer en quoi consiste cette fameuse épreuve."

Les caméras se tournèrent un instant vers se qui semblait être une taverne restaurant, juste en face de l'agence immobilière où elles se tenaient. Puis Garnett reprit la parole :
"En face de vous mesdemoiselles se trouve une l'Augustine, un joli petit restaurant dans lequel on vous sert le poids de toute votre famille en bangers and mash pour un prix dérisoire... mais bref je m'égare. L'important est qu'en cette chaude soirée, il semble y avoir pas mal de monde et c'est tant mieux, vous aurez l'embarra du choix. Pourquoi ? Et bien c'est très simple : vous allez être munies toutes les trois de micros et l'on va vous donner à chacune dix petits cartons comme voici (les prenant dans sa main) sur lesquels sont inscrit une question, à chaque fois différente. Vous devrez choisir trois questions parmi ces dix cartons et une personne pour y répondre. Vous pouvez choisir une personne différente pour chaque question mais il vous faudra au moins deux bonnes réponses sur trois pour réussir l'épreuve. Des question ?"



1. Charlie, you're the banana king !
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