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 La rue commerçante

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Luc Awel
Humain


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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Lun 25 Mar 2013 - 22:15

A chacun des sourires qu'affichait le visage de Juliet, Luc se sentait bien. Ces derniers jours il avait tellement couru à travers la ville, qu'une discussion sur sa passion le mettais de bonne humeur, notamment le fait que l'ex zèbre semblait vaguement s'intéresser là ou d'autre en profitait habituellement pour détourner le sujet. Alors la voir sourire, c'était un peu comme s'il arrivait enfin à faire passer un peu de son engouement pour le commerce.

En revanche la question qu'elle posait suite à son trait d'humour mettais Luc mal à l'aise. Il avait tenté d'introduire le sujet de son pouvoir de façon subtile, et la voilà qui le mettais au pied du mur. Bien que jusqu'à présent chaque personne à qu'il en avait parlé ou fait une démonstration semblait légèrement surpris mais toujours sous le charme, il ne pouvait jamais deviné qu'elle serait la réaction de la prochaine personne qui en serait témoin.

Dans le doute, il préféra s'abstenir de léviter et employa des mots moins métaphorique pour mieux se faire comprendre :
-Disons que la rumeur veux que chaque employé dispose d'un certain potentiel qu'aucune autre entreprise ne peut avoir. Est-ce que tu connais les comics ? Dedans certains justiciers ou super-héros dispose de pouvoirs qu'ils mettent au service d'une grande cause pour aider les habitants de leur ville et les protéger du mal qui les entourent. Dans mon cas, c'est très semblable. J'ai euh... Il hésita puis prit son courage à deux mains et reprit, j'ai en moi une capacité, quelque chose qui est apparut en grandissant. Aussi surprenant que cela puisse paraître, j'arrive à contrôler l'apesanteur. Pour l'instant il ne s'agit que de lévitation, je veux dire j'arrive à faire décoller mon corps de quelques dizaines centimètres. Mais j'ai l'espoir qu'en travaillant à la Steel, mes pouvoirs se développent et peut-être voler ou faire flotter ce qui m'entoure.

Après une courte pause, il espéra ne pas s'être fait passer pour un dingue, et surtout qu'elle n'allait pas partir en courant, en plantant ses sacs de lingerie en plein milieu de la rue afin d'appeler les autorités locales dans le but de l'emprisonner dans un hôpital psychiatrique pour une durée indéterminée.

Tu peux ne pas me croire et penser que je suis un gars farfelue, mais quoi qu'il en soit, je souhaiterai que ça ne s'ébruite pas s'il te plait.

Cette dernière requête ne correspondait pas du tout au tempérament traditionnellement calme de Luc. Son inquiétude venait du fait qu'il n'était plus très loin de réaliser son rêve, et échouer maintenant était pour lui une probabilité qu'il ne souhaitait pas se voir réaliser.
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Juliet Ahston
Humain


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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mar 26 Mar 2013 - 13:34

Non Juliet ne partit pas en courant ; elle ne le prit pas davantage pour un hurluberlu ayant une case en moins ou un plomb de griller. Sa réaction fut néanmoins partagée. Son sourire avenant s'effaça de son visage, tandis qu'elle s'arrêta brusquement.

Elle l'avait laissé parler, évoquer les superhéros et justiciers des bandes dessinées américaines. Comme eux, il voulait se mettre au service d'une cause. Mais que savait-il de la cause de la Steel Corp ? Était-ce à elle de l'éclairer là-dessus ?
Puis Luc lui décrivit rapidement sa capacité, la lévitation, et évoqua une raison d'intégrer la société qui la ramena à sa propre expérience : développer son pouvoir, être capable de davantage de contrôle... Oui, c'était certainement l'un des meilleurs endroits pour arriver à cela.
Mais ce furent ces derniers mots ("ne pas ébruiter" ) qui eurent le plus d'impact sur elle et qui provoquèrent son arrêt. Transvasant ses sacs dans sa main gauche, elle attrapa le bras du jeune homme pour le faire stopper et se tourner vers elle. Elle l'entraina un peu en arrière du passage, plus près des murs des boutiques. C'était elle qu'on pourrait faire (r)enfermée pour un changement de comportement si brusque et étrange...

" Garde-toi bien d'en parler aussi ouvertement autour de toi lorsque tu travailleras là-bas. " le mit-elle en garde un peu brusquement.
Puis son regard se radoucit tandis qu'elle le lâchait. Juliet soupira en baissant la tête un moment. Cette recommandation qui l'avait tant secoué était assez particulière à son cas ; peut-être ne concernerait-elle pas le jeune commercial ? Très certainement d'ailleurs... il n'aurait pas à commettre des crimes lui.

La brune remit un sourire sur ses lèvres pour s'excuser.
" Pardon... Je ne voulais pas t'effrayer. Sache juste que... je n'en parlerais qu'à qui de droit pour t'aider dans ton projet. J'aurais cependant une dernière question. "
Elle était obligée de lui demander... Suivant ce qu'il lui répondrait, elle aviserait de sa réponse, franche ou mitigée.
" Quel est selon toi la "cause" de la Steel Corp ? dans l'hypothèse où elle en possède une... "
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Luc Awel
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mar 26 Mar 2013 - 23:14

En moins de temps qu'il n'en fallait pour fermer sa bouche, Luc vit l'atmosphère jusqu'à présent décontractée changer du tout au tout. D'ailleurs il garda la bouche grande ouverte pendant tout le temps de l'action aussi fulgurante soit-elle de Juliet.

Il n'avait pas encore pris conscience qu'il était presque adossé au mur que déjà une déferlante de phrase l'assaillirent. Ses oreilles entendaient, mais ne comprenait pas, le seul son qu'il captait véritablement, c'était celui de son coeur. Dans la précipitation, il luttait de toute ses forces pour ne pas s'envoler, pour ne pas léviter, pour ne pas attirer l'attention.
Ses pieds décollaient déjà malgré lui, invisible, mais Luc sentait que la gravité ne le retenait plus, que ses semelles s'éloignaient du sol. Si Juliet ne le retenait pas par le bras, il serait déjà à une vingtaine de centimètre en l'air.

Puis elle le lâcha, et il reprit peu à peu ses esprits. La terre était de nouveau un appuis confortable pour ses pieds et il écouta avec plus d'attention le reste des indications de son interlocutrice. Il était évident qu'une si grande entreprise ne s'était pas implantée dans une ville comme Galway, ce qui sous-entends une ville peuplée abondamment de créatures puissantes et dangereuses, sans en connaitre l'existence. Il y avait donc réellement une cause sous-jacente et malgré son petit effet de style, Juliet ne pouvais tromper Luc et ses années d'entrainement à duper les potentiels clients.

"En ce qui me concerne, je n'ai jamais eu vent de ce que les dirigeants font, j'ai seulement des doutes au vu de ce que j'ai observé depuis mon arrivée ici, et les dires que j'en avait. En observant leurs activités, il ne s'agit que d'une entreprise de métallurgie, mais dans l'ombre se trame surement d'autre chose. Tu étais là au Quality Street pendant la soirée, et au vu de ta réaction, tu sais également des choses."

Il chuchotait déjà, mais après un court temps d'arrêt, il parla encore plus bas, presque indistinctement dans le creux de l'oreille de la jeune femme:
"Dans les salons privés, une jeune femme à été traitée de Louve, J'ai rencontré un ondin deux minutes après être sorti de mon taxi alors que je ne connaissais même pas l'existence de cette race, mon ancien collègue à Corke était un vampire et j'ai cru comprendre qu'il y en avait plein les rues ici. Si des personnes aussi fortes sont ici, je veux être dans leur groupe. Les humains sont faibles, j'ai traversé suffisamment d'épreuve pour être en quête de pouvoir, et je compte bien sur la Steel pour m'en apporter."

Il jeta un coup d'oeil autour d'eux, personnes ne semblait avoir remarqué leur petit manège. Dans la position où ils étaient, on aurait pu penser en les voyants de dos qu'il s'agissait d'une embrassade entre amoureux, de par le petit manège qu'il y avait eu et leur position actuel, Luc relevant les cheveux de Juliet pour atteindre son oreille. On entendit même une passante déclarer que des actions torrides n'avaient pas leur place dans la rue.
embarrassé Luc recula un peu.
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Juliet Ahston
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mer 27 Mar 2013 - 10:25

Elle resta impassible tout le temps où Luc parla, le laissant chuchoter à son oreille.
Il avait bien compris. Il avait tout compris. Galway était une petite ville sans intérêt si on lui enlevait sa population si hétéroclite. Cela semblait si évident que la Steel Corp n'avait pas choisi cet endroit au hasard ; pourquoi elle-même ne l'avait pas compris plus vite ? Ce jeune homme tout frais débarqué avait rapidement remis dans l'ordre tout l'imbroglio des liens se jouant ici. Cela était à la portée de chacun d'établir ces mêmes rapports de cause à effet pour peu que la question intéresse... Et si cette question arrivait à se poser... chez des gens qu'elle appréciait, des gens qui ne voudraient plus d'elle s'ils savaient qu'elle travaillait là-bas ?

Le mutisme de Juliet prit fin quelques courtes minutes après que son interlocuteur ait achevé de parler. Il n'était pas bon qu'elle se pose trop de questions ; ça l'avait trop marqué ces derniers mois pour qu'elle se laissa de nouveau entrainer vers le bas à la moindre interrogation, au moindre problème.
La jeune femme reprit ses esprits lorsqu'elle entendit derrière elle la remarque d'une passante, remarque cinglante rappelant avec froideur qu'il y avait des hôtels pour ça. Juliet éclata de rire, se retournant même pour tirer la langue à la passante, qui avait déjà passé son chemin. C'était risible, enfantin mais ça faisait du bien.

Elle se reconcentra sur celui qui serait probablement son collègue dans peu de temps, et lui sourit.
" Je vois que je n'ai rien à rajouter. Tu as parfaitement bien répondu à ma question... " Elle marqua une pause, chassant une fois de plus ses propres doutes au fond de sa tête. " Tu l'auras deviné ; je travaille là-bas. Depuis aussi longtemps que j'habite ici, soit deux ans et demi. Officiellement, je suis une simple employée à la métallurgie. Mais je peux parler de toi, sinon directement à Monsieur Hycks, au moins à son entourage suffisamment proche pour que tu puises avoir un entretien. "

Le hasard faisait-il toujours aussi bien les choses ? Apparemment, l'étoile qui veillait sur Luc lui était favorable ce jour-là.

" Pas mal d'ailleurs la lévitation. Il faudra par contre contrôler tes émotions mieux que ça. Je ne suis pas la plus effrayante qu'on puise trouver à la Steel ou dans cette ville." continua-t-elle moqueuse.
Même si en réalité, elle continuait de se trouver dangereuse, folle et effrayante... Malgré les bonnes volontés qui l'entouraient et essayaient de la convaincre du contraire, les étiquettes qu'on lui avait collé pendant tant d'années avaient du mal à se décoller...

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Luc Awel
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mar 2 Avr 2013 - 0:40

En prenant soin de mémoriser toutes les informations que Juliet lui transmettait, Luc senti un sentiment de joie l'envahir. Cette bonne humeur apparut également sur son visage, détendant les traits de ses joues encore un peu crispées par la peur, et lui permettant finalement de sourire. Qui eu cru qu'après un mois à tenter de joindre le secrétariat de l'entreprise, il rencontrerait l'une des employés qui serait prêt à le pistonner. Il n'avait pas songé à attendre la sortie des heures de bureau pour prendre en filature le premier venu et le harceler jusqu'à avoir ce qu'il voulait, c'était des méthodes trop agressive d'après lui. Luc préférait de loin la subtilité.

Seulement il y avait un point sur lequel Juliet n'avait pas tord, la peur faisait perdre ses moyens à Luc qui ne parvenait plus à contenir son pouvoir et se laissait léviter. Comme elle lui faisait remarquer, et en se souvenant de Triskell ou de la "bagarre" du Quality Street, la pression et les éléments perturbateurs étant fréquent, il lui faudrait impérativement canaliser ses émotions afin de ne pas s'envoler à tout bout de champs sous le regard médusée des gens alentours. Même si cette situation lui était déjà arrivé de par le passé et avait été l'élément déclencheur de tout ceci, un jour peut-être, la chance risquait-elle de tourner.

Puis en se remémorant les paroles de Juliet avant qu'elle ne l'attire sur le coté :
*Tu parles de particularité, de talent... Quel serait le tien pour postuler à la Steel ?* il se demanda quels pouvaient-être les pouvoirs de la demoiselle et lui posa donc la question.
Constatant également que l'heure tournait, il l'incita à reprendre la marche d'un geste du bras lui ouvrant la voie, pensant que leur conversation pouvait se poursuivre en route, avec le bruit de foule des passants, personne ne prêtant vraiment attention à eux.

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Juliet Ahston
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mar 2 Avr 2013 - 12:30

" Si je pouvais choisir, je n'aurais rien du tout. Je serais normale, simplement normale. Sans rien qui ne me distingue plus du commun des mortels, rien de plus qu'une autre Irlandaise brune. Je ne sais pas où j'en serais aujourd'hui... Je serais peut-être venue vivre ici aussi, mais tout aurait été différent. "
Oui différent. Sa personnalité, sa profession, sa vie sociale... La plupart des rencontres qu'elle avait faites jusqu'à ce jour n'était en rien liée à sa particularité, mais il y en avait une qu'elle aurait été déçue de louper. Ce soir-là, si elle avait été une fille sans histoire ni problème, elle n'aurait pas eu un étrange masque autour du cou en sortant du travail et elle n'aurait pas été abordée par un professeur anglais intrigué par ce détail. Si elle n'était pas Pyro pour la Steel Corp, elle n'aurait rien été pour James. S'intéressait-il à elle uniquement pour son "don", elle savait que non mais sans cet élément déclencheur, elle n'aurait été qu'une silhouette parmi d'autres.

Juliet soupira, cachant son air triste dans la contemplation rapide d'une devanture de magasin. Elle chassa cet élan de mélancolie, car cela ne servait à rien d'espérer un passé différent. Elle n'était pas mécontente de sa destinée si on en excluait des passages difficiles et douloureux. Mais qui n'en avait pas ?
La brune se tourna vers Luc, reprenant le cours de leur conversation après un bref arrêt.
" Je n'ai pas le droit de te dire ce qui fait de moi un être à part et donc pourquoi j'ai été repérée par Monsieur Hycks. Même si ces passants n'écoutent pas spécialement ce qu'on dit, l'endroit est trop fréquenté pour une confidence de ce genre. Si tu es pris, ce dont je suis à peu près sure, tu sauras bien assez tôt mon pouvoir et le surnom qui s'y rattache. "
Le surnom à lui-même était évocateur et il lui allait comme un gant. Non seulement parce qu'il témoignait de sa particularité avec simplicité, mais parce qu'il évoquait la personnalité qu'elle adoptait devant un foyer ou incendie qu'elle aurait allumé. Comme tout pyromane, elle était fascinée par son œuvre.

Le duo arriva devant le magasin de costumes.
" Nous y voilà ! "crut-elle utile de préciser, clôturant par la même le sujet qui la concernait. " Si tu n'as pas d'autres questions, je vais te laisser à tes affaires. Par contre... "
La jeune femme posa ses sacs par terre, pour fouiller dans son sac à main, à la recherche d'un bout de papier et d'un stylo. Lorsqu'elle les trouva, elle les tendit à Luc en souriant.
" Note-moi ton nom et ton numéro de téléphone. L'endroit où tu vis en ce moment aussi. Je donnerais tout ça à mes chefs, avec les quelques infos que tu m'as fournies et ils te contacteront. " Elle lui adressa un clin d’œil " Je n'en doute pas."

Il lui semblait gentil ; ce serait toujours bien d'avoir quelqu'un comme lui dans l'entreprise, au moins pour elle-même.




[HJ : Si cela te va, je pense qu'on peut s'arrêter là ^^A part si Luc a d'autres questions bien entendu. Et d'avance, bon RP d'embauche ;D ]

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Luc Awel
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mar 2 Avr 2013 - 13:53

Juliet s'était arrêtée dans son discours. Ce moment de pause, Luc pensa qu'il précédait l'annonce de son pouvoir. Déception légère lorsqu'elle lui annonça qu'elle ne pouvait pas en parler. Toujours curieux, il n'insista pas par politesse et comprenant les enjeux qu'aurait une telle conversation. En revanche il s'amusait du tour que lui jouait le destin. C'était drôle de voir comment les éléments le conduisait encore et encore vers la Steel. Comme si son avenir avait été tracé bien avant qu'il ne prenne possession de ses pouvoirs, tout l'avait toujours emmené sur cette voie. D'abord Travis qui lui fit découvrir l'existence de Galway et des vampire, Triskell dès son arrivé lui passait une carte de la compagnie et lui fit découvrir les êtres des eaux. Le soir même une Lycane faisait son apparition et maintenant l'existence d'autres personnes ayant des dons particuliers près à parler de lui à sa hiérarchie.

Ils s’arrêtèrent devant l'enseigne où Luc avait loué son costume, il reconnu la boutique et soupira de soulagement en constatant qu'elle était toujours ouverte.
- Je te remercie beaucoup pour ton aide précieuse et tout ce qui à été dit. Juliet sorti du matériel pour qu'il puisse lui donner ses coordonnées.
Luc écrivit soigneusement les informations et continua :
- Tu peux également en conserver une copie si tu le souhaite, j'ai bien aimé cette promenade avec toi. Si tu le souhaite on pourra se revoir en diverses occasion et bavarder autour d'un verre la prochaine fois.
Avant de se séparer, il lui demanda juste de lui indiquer comment retourner à son hôtel, car tout au long du chemin, il n'avait pas pensé à se souvenir de l'itinéraire, trop absorbé par la conversation.

Luc était triplement ravi. Il n'aurai pas à perdre sa caution pour le déguisement, il venait de rencontrer un nouvelle personne qui serait très probablement sa collègue et son amie, et un premier pas avait eu lieu concernant la Steel. La journée se terminait sur une très bonne note.

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Ven 19 Avr 2013 - 18:55

C'était une belle journée ensoleillée, le printemps commençait enfin à montrer le bout de son nez et le petit vent qui leur soufflait au visage dispersait une douce chaleur leur donnant un avant goût d'été. Habillée d'un simple jeans et d'un pull rayé marine et blanc, les cheveux lâches et ondulés, les mains pleines de sacs de shopping, Charlie souriait doucement en se retournant vers son amie.

- Franchement, merci Mili, il était temps que je fasse quelques emplettes, je commençais a en avoir marre de mes vieux trucs dans ma penderie !

Pouffant de rire, Charlie bénissait réellement son amie de lui avoir indiqué les boutiques qui en valaient la peine dans le coin, elles avaient fait de véritables petites trouvailles aujourd'hui. Passant devant un petit magasin un peu vintage, Dickens se stoppa net devant la vitrine, observant les yeux brillants comme ceux d'un enfant, une magnifique robe victorienne d'un rouge éclatant , exposée aux passants.

- Wow ! Elle est... à couper le souffle. C'est quand même dingue de voir que se côtoient des gens qui portent cela et des gens qui portent des jeans et cela dans les mêmes rues. J'avoue que j'aurai toujours du mal à m'y faire, mais un jour, j'aimerais trop en avoir une comme ça ! Ce serait chouette un jour on pourrait porter ça, je doute quand même que ça soit aussi confortable et pratique qu'un jeans, t'en pense quoi ?

Éclatant de rire une fois de plus, la blondinette essayait de les imaginer toutes deux portant de telles robes, c'était quand même assez surréaliste.

- J'ai toujours aimé me déguiser, je pense que c'est pour ça que j'aimerais bien essayer je crois. Mais faut dire que ce doit pas être pratique si jamais il nous arrive une embrouille avec un vampire ou un lycan...

Elle se remit à marcher, passant devant quelques autres boutiques dans le même style, rêvassant un peu à ce que devait être la vie à cette époque là, se demandant si jamais elles n'allaient pas croiser l'un des habitants vivant toujours à cette époque et utilisant encore des carrosses tirées par des chevaux. La jeune anglaise avait réellement cru halluciner la première fois qu'elle en avait croisé un, mais cela faisait tout le charme de cette ville à vrai dire.
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Milicent
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Sam 20 Avr 2013 - 8:32

Légère et court vêtue, s'étant probablement un peu trop enflammée par le beau temps qui pointait enfin le bout de son nez, Milie sautillait aux cotés de Charlie, les bras tout aussi chargés de paquets et un large sourire flottant sur son visage. Ne prêtant absolument aucune attention au regard de certains passants qui n'en perdaient pas une miette à chaque petite bourrasque de vent, elle décocha un clin d'œil à son amie, la mine malicieuse.

"Oh, c'est plutôt moi qui devrait te remercier. Ca m'a donné une excuse de plus de faire les magasins. Pas que j'en trouve pas toute seule hein, mais au moins ça fait plus crédible que "j'ai plus que 95 paires de chaussures, il m'en faut absolument un chiffre pair sinon ça porte malheur"… Enfin, tu vois le genre quoi !"

Se demandant vaguement où est-ce qu'elle allait pouvoir caser tout ça dans le capharnaüm qui lui servait de chambre sans se faire houspiller par la patronne, elle ne vit pas Charlie stopper net face à la devanture du magasin et manqua de peu d'engendrer un drame national en lui rentrant dedans avec une certaine vivacité.
Heureusement, les sacs ne chutèrent pas, il n'y eu aucune victime à déplorer dans ce petit incident et Milie se reprit bien vite, fixant la robe à son tour et lâchant un petit sifflement admiratif.


"Tsais, ma patronne, elle en a des fringues comme ça. Et je suis quasi sûre que c'est des trucs d'époque. Au moment où elle voulait aller vivre en Chine où je sais pu où, elle a failli m'en refiler. Mais manque de bol, elle a changé d'avis entre temps. Pas pour rester là hein, ça c'est plutôt cool, mais pour les fringues."

Se tapotant le nez, elle acquiesça du chef aux propos de la jeune femme, penchant la tête sur le coté, comme pour s'imaginer dans cette tenue.

"Vrai que ça m'a fait bizarre le premier jour où j'ai vu des gens fringués dans le style. Bon, ça court par les rues. Et je me rappelle, au bal masqué, j'avais une espèce d'énorme robe Marie-Antoinette, bah je te confirme c'est franchement pas pratique à porter… je me suis même demandé si c'était pas plus simple d'avoir un petit tabouret à roulettes planqué dessous pour se reposer un peu, parce que, vache, c'était super lourd à porter. Mais tsais, je l'ai encore, je pourrais te la prêter pour l'essayer ! Ce serait rigolo."

L'idée lui plaisait fortement. Elle n'avait jamais ressorti la robe de son placard et imaginait très bien Charlie avec. Ok, ce n'était pas du style victorien, mais ce serait déjà un début et elle pourrait se faire une idée de ce que c'était de porter un truc avec crinoline, corset et autres joyeusetés.

"Rien ne t'empêche de te déguiser de temps en temps. J'ai l'impression qu'ici, on peut un peu faire ce qu'on veut, les gens seront pas choqués. C'est marrant d'ailleurs ! Mais ouais, c'est pas des masses pratiques, je te l'accorde. Même si bon, depuis que je suis là, j'ai jamais eu d'embrouilles avec des lycans ou des vampires. Ils sont tet pas si horribles que ça en fait."

La jeune femme ne réalisait absolument pas la chance insolente qui était la sienne. Elle frôlait le danger sans même s'en rendre compte et le vivait particulièrement bien, s'étant même offert le luxe de parties de jambes en l'air avec un vampire particulièrement représentatif du danger que pouvait représenter Galway.


S'arrêtant brusquement à son tour, elle désigna la paire de chaussures Bordello, , le regard brillant.

"C'est elles que je veuuuuux ! Elles sont pas magnifiques ?"

Heureusement, il lui restait toujours son petit bon durement gagné lors de la soirée de réouverture du QS.

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mar 23 Avr 2013 - 19:23

Charlie rigolait aux excuses fictives que lui sortait Milicent pour faire du shopping, elle n'aurait jamais pus en sortir d'aussi farfelues toute seule. Elle imaginait d'ailleurs les placards remplis à craquer de son amie, ça avait de quoi la faire rire que d'imaginer la jolie rousse lutter pour refermer une penderie ou une porte de placard tellement il y avait de vêtements ou de chaussures dedans.

Son sourire s'affadit quelque peu toutefois à la mention de Llylewin, mais la jeune femme remarqua que la vampire la terrifiait un peu moins qu'auparavant, c'était bon signe ? Peut-être qu'èà force de la croiser dans tous les événements mondains du coin y avait contribué ? Peut-être que Charlie avait la mémoire plus courte qu'elle ne le pensait ? Quoi qu'il en soit, elle haussa les épaules avant de répondre à son amie.

- D'époque, oui bah ça j'en doute pas... Alors, elle voulait aller en Chine ? Carrément ? Je la vois mal faire des nems dans un resto remarques, elle aurait fait quoi ?

C'était par simple curiosité, car au fond, Charlie se serait sans doute réjoui de savoir que la vie menait son pire cauchemar de l'autre côté de la planète, cela aurait été une super nouvelle en fait... M'enfin, sûr que pour Mili c'était pas l'idéal de se retrouver à la porte, la maquerelle qui restait en Irlande, c'était un mal pour un bien finalement.
La jeune anglaise se souvint aux propos de Milicent que cette dernière était en effet en Marie Antoinette lors de ce fameux bal masqué-possédé, elles ne se connaissaient pas à l'époque, mais la blondinette se souvenait d'avoir remarqué l'immense robe qui habillait la rouquine lors de cette soirée. D'imaginer un tabouret à roulette sous la robe la fit éclater de rire, l'image mentale que Dickens se faisait était tout simplement tordante, mais il fallait avouer que ça pouvait sans aucun doute être pratique et puis, personne ne saurait ce qu'il y avait sous la robe après tout.

- Oh oui je dis pas non, ce serait chouette et qui sait, peut-être que j'en achèterai une un jour ! Ce serait sans doute sur un coup de tête, elles sont si belles ces robes.

L'idée de Milicent de se déguiser quand elle le souhaiterait plus énormément à Charlie, elle avait toujours adoré le cinéma pour cela entre autre, les acteurs revêtaient toujours des costumes, des perruques, des rôles, cela lui avait toujours paru amusant et super intéressant. Regardant son reflet dans l'une des vitrine, elle essaya de s'imaginer avec un carré noir ou habillé d'une grande robe ou bien déguisée en tout ce qui lui passerait par la tête. Oui, ce serait amusant ça c'était certain, elle tenterait un jour.

- Et bien Mili, sache que tu as bien de la chance, t'aurais pas un trèfle à quatre feuilles de coincé dans les cheveux depuis la chasse au trésor de l'an dernier par hasard ?

Charlie rit une fois de plus de bon cœur, avant de se stopper net avec son amie devant une vitrine pleine de chaussures. L'anglaise se souvint que son amie avait gagné un bon pour des chaussures lors de la soirée au Quality, elle enviait un peu ce prix, car le sien était bien soigneusement rangé au fin fond d'une commode chez elle.

- Elles sont superbes et... Roses ! Ça fait tout à fait toi !

Charlie se tourna légèrement vers Milicent, lui faisant un petit clin d'œil, sachant que le rose faisait partie de ses couleurs favorites, si ce n'était SA couleur favorite tout court.

- J'ai pas choisis la bonne liane ma foi...

Marmonna Charlie un peu pour elle-même, passant une main dans ses cheveux pour les remettre vers l'arrière et contempler la fameuse paire de chaussure qui faisait de l'œil à la rousse pétillante.
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Milicent
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Ven 26 Avr 2013 - 16:28

Toute plongée qu'elle était dans ses grandes explications, Milie ne remarqua pas les changements dans le sourire de Charlie lorsqu'elle évoqua le nom de Llylewin. Il fallait dire qu'elle n'avait plus peur de sa patronne depuis longtemps alors, elle était persuadée que c'était le cas pour tout le monde.

A la question de son amie, elle haussa les épaules, un rien perplexe.


"Ah euh… je sais pas trop en fait. Je la vois pas trop frire des nems non plus à dire vrai… Elle aurait surement rouvert un truc comme le QS ou euh… En fait, je sais même pas ce qu'elle faisait avant."

Autant être honnête, ça ne l'intéressait pas vraiment. A partir du moment où une personne sortait de sa vie, Milie avait tendance à l'effacer totalement de son esprit, sans même chercher plus loin. Si elle pouvait se montrer d'une rare affection avec les gens qu'elle appréciait, elle pouvait aussi les oublier en un clin d'œil. C'était très pratique quand on avait un vrai cœur d'artichaut comme celui de la rouquine.
Alors qu'elle évoquait le bal, elle fronça les sourcils, pensive.

"Hey t'étais déguisée en quoi toi déjà ? Et tu l'as gardé ton costume au fait ? Quelle soirée super chelou mine de rien. Enfin bref…"

A l'éclat de rire de Charlie, elle répondit par un clin d'œil plein de malice avant de lâcher, sourcils froncés.

"N'empêche que… je me suis toujours demandé comment elles faisaient pour faire pipi à l'époque. J'ai essayé d'aller aux toilettes quand je suis rentrée, je te dis pas la megaaaa galère !"

Mais ce n'était pas le sujet, une fois de plus Milie dérivait un peu n'importe où, conformément à son manque d'attention chronique. Enfin, cette fois, ce n'était pas bien grave, elle avait Charlie avec elle pour la ramener sur le droit chemin de la discussion entre filles.

"Je suis sûre que tu serais trop belle avec une de ces robes en plus. Avec un super chignon tout compliqué et plein de nœuds partout, et des chaussures avec des talons trop classe… Ouais, je confirme, c'est à tenter !"

L'idée lui plaisait de plus en plus. Restait à convaincre Charlie de venir squatter le bordel qui lui servait de chambre dans le bordel qui lui servait de lieu de travail. Mais, la connaissant, ça ne serait pas particulièrement difficile, tout du moins, elle en était persuadée. La question de son amie la fit tiquer et elle la fixa sans bien comprendre.

"De la chance ? Pourquoi tu dis ça ? J'ai pas de trèfle dans les cheveux, enfin, je crois pas… hem…"

Oui, des fois, elle prenait un peu trop les choses au pied de la lettre, mais ça faisait partie de son charme… ou pas d'ailleurs. Mais ce n'était pas le plus important, là elle venait de tomber sur LES chaussures qu'elle voulait et son esprit était déjà passé à autre chose !

"Oh j'espère qu'ils ont ma tailleuh ! Sinon je m'en remettrais jamais ! Je te le dis moi ! Jamaaaais !"

Avant d'entrer dans la boutique, elle se tourna vers son amie et la fixa, la tête penchée sur le coté.

"T'as gagné quoi déjà ? J'étais occupée à chauffer un potentiel client, j'ai pas vraiment vu les autres lots."

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Lun 6 Mai 2013 - 19:55

Charlie n'imaginait pas trop Llylewin faire un autre travail en fait, entre maquerelle et machine à tuer il fallait dire que les autres jobs c'étaient de la petite bière ennuyeuse comparativement... Avant toutefois que la blondinette n'y réfléchisse plus sérieusement, Mili repassait déjà le bal masqué qui s'était déroulé quelques temps plus tôt, celui au court duquel elle avait tabassé un médecin à coup de plateau et finit saucissonnée par terre avec un bras cassé. Charlie acquiesça donc vivement de la tête lorsque son amie évoqua ''l'étrangeté'' de ladite soirée.

- J'étais en Domina Romaine, avec la tiare et tout le bazar, si j'avais su comment ça allait se passer, j'aurais pris un déguisement de caillou je crois... Pas très ''glamour'', mais au moins j'aurais été tranquille dans mon coin.

Pouffant un peu de rire en imaginant un costume de roche, ce qu'ajouta Milicent par la suite suffit à la faire éclater d'un rire assez sonore. D'imaginer Mili essayer d'entrer aux petits coins avec une robe aussi imposante, c'était tellement absurde, mais il est vrai que cela aurait été intéressant de savoir comment les Ladies de l'époque arrivait à un tel exploit. Elles ne buvaient rien ? Bénéficiaient d'énoorrme wc ? Portaient des couches ? Non, enfin, c'était quand même du domaine de l'exploit dans l'esprit de la jeune anglaise peut importe comment elles y arrivaient.

- Tu crois ? Oh bah alors faudra essayer ! Je sais que ça va sonner gamine de 13 ans, mais, on devrait se faire une soirée déguisement friandises et films, ce genre de trucs, j'en aie jamais fait, mais ça serait sympa je suis certaine !

C'était une idée qui lui plaisait beaucoup en fait, elle ne savait pas si elle avait bien fait de dire qu'elle n'avait jamais fait de soirées entre filles, l'anglaise passerait sans doute pour une no-life en puissance, mais c'était la vérité, elle n'avait jamais eu envie d'avoir d'amies auparavant. Les gens ne comprenaient pas, les jeunes encore moins, mais ici, ça avait changé et Charlie avait envie de voir ce que c'était que d'avoir une vraie vie, en côtoyant des gens. Surtout Milicent, sa première amie, tellement rafraichissante et complètement fun, d'ailleurs Dickens pouffa encore de rire lorsque cette dernière ne comprenait pas l'allusion à sa chance et à la dernière St-Patrick lorsqu'elles avaient trouvés le trèfle dans ses jolis cheveux roux.

D'un coup, toutefois, dès que Mili lui demande ce qu'elle avait gagné lors du Jungle Fever, Charlie rougit de plus belle, bredouillant un peu, mal à l'aise.

- Je... euh, bien, j'ai gagné un... kit, de euh, pour...

La blondinette ne termina pas sa phrase et posant les mains sur les épaules de Mili, la poussa gentiment dans la boutique.

- Vite si jamais une autre cliente demandait ta pointure pendant qu'on discutait ? Et ce client potentiel, ça a bien fonctionné ?

Oui, c'était d'une nullité sans nom, mais si ça pouvait aider à changer de sujet, ça valait le coup d'essayer même si elles devraient parler du boulot un peu hors norme de la jolie rousse.
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Milicent
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Jeu 9 Mai 2013 - 15:53

Milie pouvait disserter des heures sur sa patronne comme elle pouvait l'oublier en un clin d'œil. C'était l'avantage d'avoir une cervelle de moineau qui ne retenait que ce qui l'intéressait réellement et là, en l'occurrence, la patronne n'était pas dans ses priorités de pensées du moment. Plus tard certainement, quand elle aurait fait une connerie ou qu'elle sortirait son bon pour payer les chaussures, mais pas maintenant.

L'histoire des costumes l'intéressait nettement plus et, c'est avec un sourire de gamine qu'elle écouta Charlie lui parler de sa tenue lors de la soirée, avant qu'elle n'éclate de rire en essayant de l'imaginer en caillou. L'idée avait au moins le mérite d'être originale mais la girl restait sceptique quant à sa mise en pratique, ce qu'elle n'hésita pas à faire remarquer à son amie en agitant un index si près de son nez qu'elle la faisait probablement loucher sans même s'en rendre compte.


"Mouais, c'est pas dit hein. Ils auraient pu t'utiliser comme projectile, ils étaient capables de tout pendant cette soirée de cinglés. Y a bien eu un plateau volant et d'autres trucs aussi bizarres et douloureux."

Hochant la tête comme pour appuyer ses propos, elle rangea son index dans sa poche avant de se rappeler qu'elle n'en avait pas et agita sa main de plus belle tandis qu'elle décochait un clin d'œil à Charlie qui essayait visiblement de l'imaginer aux toilettes. N'empêche que, avec le recul, c'était vraiment un coup de bol qu'elle n'ait pas eu besoin d'y aller, la soirée aurait été encore plus désastreuse qu'elle ne l'avait été.

A la proposition de l'anglaise, Milie sautilla carrément sur place en battant des mains, comme une gamine. L'idée lui plaisait, surtout s'il y avait des bonbons. Oui, il ne lui en fallait pas beaucoup mais au moins, elle était de ces gens heureux avec un rien.


"C'est une supeeeer idée ! On pourra aussi s'amuser à se maquiller, j'ai plein de trucs qui servent à rien, ce sera vraiment marrant de tester des nouveaux trucs ! Et comme ça je verrais ta maison ! Et on pourra manger un bon trucs et se faire des couettes et euh… bref !"

Trop d'enthousiasme risquait peut-être d'effrayer Charlie, aussi, la capacité d'attention de Milie se détourna sur les chaussures tant convoitées, avant qu'elle ne penche la tête sur le coté, subitement plus mutine et visiblement moins tête en l'air.

"On t'a déjà dit que t'avais la subtilité d'un semi-remorque quand il fallait changer de sujet ? Nan parce que là, je te dis chapeau ! Alors, c'était quoi ce lot ?"

On ne la lui faisait pas à Milie, enfin, elle ne savait pas trop ce que voulait dire cette expression mais, dans ce cas précis, elle se disait fortement qu'on ne la lui faisait pas, parce que ça sonnait quand même super bien.

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Ven 10 Mai 2013 - 16:37

Charlie essayait de ne pas se concentrer sur l'index qui s'agitait juste devant son nez, mais c'était comme plus fort qu'elle, un réflexe probablement, qui la faisait loucher drôlement pendant que son amie lui décrivait le point faible de son idée de caillou. Cela fit passé la blondinette d'un air plein d'appréhensions aux rires et au soulagement de ne pas avoir choisit un costume de roche.

- Ah oui vue sous cet angle, la Domina c'était bien en fait.

L'anglaise se demandait si tout le monde se souvenait de cette soirée, enfin, des costumes qui avaient pris possession d'eux... C'était dingue ce qui pouvait se passer dans le coin, vraiment. Si Charlie commençait à faire le décompte des machins magiques et des créatures ''surnaturelles'' qu'elle avait croisé ici... On l'enfermerait si elle en parlait un jour, enfin pas à Galway, mais ailleurs. De toute façon c'était à double tranchant, on aimait et on haïssait Galway pour les mêmes raisons, il serait difficile de la quitter, surtout que maintenant, c'était sa maison.

Milicent semblait ravie par la petite soirée que lui proposait Charlie. Un large sourire vint fleurir sur le visage de la blondinette. Sa première petite soirée entre amies ! Cela aurait le mérite de rendre la grande maison victorienne un peu plus en vie au moins, Charlie commençait à se sentir un peu seule là-dedans, certes c'était une maison magnifique et elle n'avait pas besoin de colocataire, non, pour ça elle avait franchement donné ces dernières années, mais, peut-être qu'un chat ou un chien... Tiens se serait amusant d'aller shoppiner un petit animal de compagnie de son amie ! Charlie lui en parlerait un peu plus tard pour sûr, l'idée lui plaisant bien d'avoir une petite boule de poil qui l'attend à la maison.

Lâchant un petit rire nerveux, Charlie se mordillait la lèvre inférieure, Milicent n'avait pas été dupe et classait même sa subtilité d'aussi efficace qu'un semi-remorque... Le pire, c'est qu'elle n'avait pas tort, Dickens s'était fait des idées en se disant que cela passerait comme une lettre è la poste et pour le coup, elle n'avait plus le choix d'aborder le sujet un peu redouté.

- Ouais, tu as raison, la subtilité et moi parfois ça fait 36...

Elle marqua une pause et déglutie un coup, pour beaucoup c'était franchement pas grand chose ce genre de sujet, mais pour la jeune femme, totalement inexpérimenté et aussi à l'aise qu'un flamand rose à une réunions de pingouins, ce n'était pas trop sa tasse de thé. C'est donc baissant le ton légèrement et bredouillant un peu d'un ton timide qu'elle abandonna et confia à la jolie rousse ce qu'elle avait gagné lors du Jungle Fever.

- Bin... j'ai gagné un ensemble sur le... Kama sutra.

Ses joues prenaient des teintes rosées assez révélatrices de l'aisance qu'avait Dickens avec ce sujet bien particulier.

- Y'avait un livre de chevet, puis des ''accessoires'', j'aurais du m'en douter vu l'endroit pour la soirée, mais à voir ton cadeau, je me dis que j'ai pas choisis la bonne liane du coup...

Rouge pivoine, Charlie passa une main sur sa nuque afin de déplacer ses longs cheveux sur son épaule droite. Elle avait chaud d'un coup, c'était stupide elle en avait conscience, surtout de nos jours, l'industrie du sexe était partout, les jeunes de plus en plus précoces et sa seule amie était une fille de joie... La vie était ironique parfois. Quoi qu'il en soit, Charlie s'éventait d'une main pour aider son visage à reprendre une couleur plus normale et ne pu s'empêcher d'éclater de rire devant le spectacle ridicule qu'elle donnait.
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Milicent
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Dim 19 Mai 2013 - 19:01

Voyant Charlie loucher sur son index, Milie ne put se retenir de pouffer de rire, agitant son doigt de plus belle, s'imaginant peut-être l'espace d'un instant qu'elle pourrait être en mesure de l'hypnotiser. Ca ce serait un pouvoir super cool quand même, être capable de se faire obéir au doigt et à l'œil. Encore que, c'était tout de même ce qui arrivait la plupart du temps lorsqu'elle était avec un homme et, en plus il lui donnait de l'argent pour ça. Finalement, elle avait peut-être réellement un pouvoir, il faudrait qu'elle se penche sur la question mais, un autre jour.

"Leçon trèèèèès importante ! Toujours peser le pour et le contre et voir les cotés négatifs et positifs à chaque situation ! Au final, on se retrouve souvent à opter pour une option qu'on aurait pensé super naze au début mais qui, après coup, est vachement plus intelligente que prévu."

Milie n'avait pas beaucoup de principes dans la vie, pour être honnête elle en avait même très peu mais elle appliquait toujours cette règle ou, tout du moins, elle essayait dans la mesure du possible.

L'idée de la soirée était super et, comme à son habitude, la jeune femme fit preuve d'un enthousiasme un rien débordant qui, chez n'importe qui d'autre, aurait été trop gros pour être honnête. Mais ce n'était pas son cas, elle avait juste tendance à toujours en faire trop sans s'en rendre compte.

A l'évocation du cadeau qu'elle avait reçu lors de leur petite soirée au QS, Charlie, visiblement pas à l'aise au premier abord, tenta vaguement de faire changer de sujet, mais Milie avait, quand elle le voulait, l'attention accrue de … de quoi au juste ? Ah oui, de la fille qui flairait le potin voire le truc plutôt croustillant qui allait l'amuser.
Sinon, autant être franc, en temps normal, elle aurait totalement éludé le changement de sujet et se serait concentrée sur sa petite personne pour ne pas changer.

Quand le visage de Charlie vira au rouge, la girl pouffa de rire et son regard se fit pétillant en apprenant le cadeau qu'elle avait gagné.

"Oh, c'est bon bouquin ça. Je lis pas beaucoup mais, celui-là, je le connais par coeur. Bon t'as des positions super chelou, des fois j'ai même du le retourner dans tous les sens pour savoir comment faire mais ça pimente vachement les soirées et… ça peut même être vraimeeeent plaisant de tester des trucs comme ça."

Un petit clin d'œil malicieux, tandis qu'elle continuait, parlant avec un naturel qui aurait pu en désarmer plus d'un et oubliant totalement que tout le monde ne menait pas la même vie qu'elle.

"Bon et ces accessoires… avec qui tu vas les utiliser ? Non parce que bon, tu vas pas laisser tout ça dormir dans un coin, ce serait malheureux ! Moi j'ai toujours été très fan des menottes, mais c'est pas le sujet, hum."

Prise d'un élan de compassion, elle apposa alors brusquement ses mains fraiches sur les joues de son amie, non sans la quitter du regard. Visiblement, elle commençait presque à comprendre que Charlie n'avait pas l'air super à l'aise dans ce domaine.
Mais, ça c'était un détail qu'elle pouvait tout à fait aider à faire disparaitre, ça pourrait même être très amusant.

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Ven 24 Mai 2013 - 19:31

Charlie était un peu sceptique lorsque Milicent lui expliqua que ça pouvait être intéressant de tester ce qu'il y avait dans le bouquin qu'elle avait reçu au Quality... Pour l'avoir feuilleter rapidement par curiosité, elle l'avait rapidement rangé au fond d'un tiroir avec les accessoires qui venaient avec, pas du tout convaincue qu'elle s'en servirait un jour. En regardant les images, la blonde avait d'abord été apeurée, puis impressionnée par certaines des... positions. Il fallait être souple, ça c'était indéniable, mais c'était impressionnant de voir tout ce qu'il était possible de faire en fait et de voir également comment l'Homme pouvait être ''créatif'', surtout en ce qui concernait le sexe apparemment.

N'ayant toujours pas dérougi, Charlie s'éventait toujours la figure d'une main, espérant retrouver une couleur plus près de la pèche que de la tomate, lorsque Milicent posa une question qui eut le mérite de faire affluer de nouveau encore plus de sang dans le visage de la jeune anglaise. À ce rythme, son cerveau se noierait dans son propre sang. Ne lui laissant toutefois pas le soin de répondre, par chance, Mili continua sans attendre. Car, au fond, Charlie était assez assurée quant à la non-utilisation des petits présents luxurieux soigneusement cachés chez elle. Enfin, plus ou moins convaincue finalement, ne voyant qu'une personne susceptible d'être la personne avec qui, hypothétiquement parlant, elle pourrait songer à les utiliser... Mais, non, non elle préférait ne pas y penser, occultant consciemment tout ce qui pouvait traiter du sujet dans son esprit, n'ayant de toute façon aucune expérience en la matière et n'ayant jamais encore réellement songer à passer le pas.

Contrairement à beaucoup de jeunes filles, Charlie n'avait pas eu de rôle féminin dans sa vie, jamais eu de mère avec qui parler de ses inquiétudes ou simplement à qui poser des questions un peu gênantes sur le sujet. Certes, elle n'était pas complètement inculte non plus, mais savait probablement la base très basique de la chose. Elle n'avait pas eu d'amies non plus avec qui elle aurait pu en discuter, pas de petits amis avec qui essayer ou découvrir non plus. C'était, tout simplement, encore une enfant ignorante autrement dit...

Son amie posa alors ses mains fraîches sur ses joues, cela eu le mérite de faire descendre doucement sa température et l'aider à faire tranquillement disparaître le rose à ses joues. Baissant les yeux pour contempler ses pieds, triturant ses doigts toute gênée, Charlie ne savait plus trop où se mettre, mais il était peut-être temps d'avouer la triste vérité à Mili, quitte à ce que la jolie rousse se moque un peu d'elle.

- Bin, tu sais, j'ai, euh... enfin je suis, j'ai jamais... enfin tu vois quoi ?

Ce n'était pas clair, même pour elle, aussi Charlie n'attendit pas que Milicent réponde, prenant une grande inspiration, elle passa aux aveux, le regard toujours braqué sur ses chaussures.

- J'ai jamais couché avec personne, pour te donner une idée, le premier gros baiser que j'ai reçu, c'était de la part de ta patronne... Bon sang, je dois avoir l'air d'un extra-terrestre, je me sens nulle, mais j'en aie jamais parlé à personne en fait, jamais eu de petits copains ou de ''coup d'un soir'', rien, nada... Alors, j'y connais absolument rien de rien.

Voilà, c'était dit. Appréhendant la réaction de son amie, Charlie rougissait déjà, oui encore, à vue d'oeil. C'est qu'elles formaient la paire pour le coup, la fille de joie et la pucelle, c'était d'un ridicule, le théâtre de l'absurde version rééditée. Quoi qu'il en soit, le matin même, partant pour une journée shopping, Charlie ne se serait jamais doutée en arriver à de telles confessions.
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Milicent
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Dim 26 Mai 2013 - 15:29

Milie n'était peut-être pas la personne la plus futée du monde, certainement même, mais elle avait tout de même un minimum de sens de l'observation et, à mesure que passaient les secondes, elle se rendait compte qu'il y avait baleine sous caillou et que la gêne de Charlie ne pouvait pas qu'être due à la pensée qu'utiliser de tels accessoires était bon pour les filles de petite vertu et autres putes qui peuplaient l'existence de la rouquine.

Ses mains fraiches sur les joues de son amie eurent visiblement un effet bénéfique mais l'anglaise ne semblait toujours pas aller mieux et Milie l'observait sans rien dire, la tête légèrement penchée sur le coté, attendant qu'elle finisse par cracher le morceau. Les premières paroles sibyllines de Charlie ne l'éclairèrent en rien et elle lâcha, secouant la tête.


"T'as jamais… ? Utilisé de menottes ? Lu un bouquin comme ça ? Joué avec des accessoires ? Autre chose ? Parce que si c'est autre chose, je vois pas trop j'avoue…"

Et puis, elle lâcha le scoop. La rouquine la fixa un instant, incrédule, ne sachant pas s'il s'agissait d'une blague, de mauvais goût surtout quand on connaissait le métier de Milie, ou si elle était sérieuse. Mais, à bien regarder la tête de Charlie, c'était l'évidence-même, ce n'était pas qu'elle n'était pas beaucoup expérimentée, c'est qu'elle y connaissait absolument que dalle.

"Ah ouais d'accoooord…"

Se tapotant le bout du nez et ayant même oublié ses chères chaussures, c'est dire si le sujet l'importait, elle hocha doucement la tête, nullement encline à se moquer face à une telle confidence, bien au contraire.

"Bon, déjà… t'aurais pu tomber plus mal. La patronne elle se débrouille vachement bien niveau roulage de pelle, mieux que moi c'est dire. Enfin moi je sais faire d'autres trucs avec ma langue qui compensent et… euh… ouais, non, t'as pas forcément envie d'entendre ça quand j'y pense hem…"

Tapotant soudainement la joue de Charlie, elle continua, le plus naturellement du monde.

"Nan mais c'est bien d'avoir des principes. J'en ai jamais eu moi, enfin pas dans ce domaine et je t'apprends rien en disant que la plupart des gens trouvent mon style de vie un rien… pas très très catholique quoi. Enfin, ce qui est marrant c'est que c'est généralement ces gens là qui viennent nous rendre visite en cachette, comme quoi la vie est bizarrement faite. Enfin, passons."

Agitant la main comme pour chasser cette idée, elle reprit.

"Et puis les coups d'un soir, c'est surfait. Ils sont souvent mauvais et ça laisse un souvenir déplorable."

Sauf quand il s'agissait d'un vampire et que… ah oui mais non, lui elle le boudait pour toujours, il était hors de question qu'elle songe à lui en cet instant sinon elle allait s'agacer et piquer une colère de gamine comme elle le faisait si bien.

"Maintenant, question bête mais… t'attends quoi pour passer le pas ? Le prince charmant ? Nan parce que je veux pas te faire peur mais à Galway les princes charmants… c'est pas gagné hein. Je pense que le dernier a du être bouffé par un dragon ou un truc du genre."

Fixant la jeune femme avec une franche curiosité et un sourire chaleureux, Milie laissa filer quelques secondes avant de reprendre.


"Et, tu sais, si t'as des questions, des trucs qui te font flipper… je peux t'expliquer hein. Je suis plutôt bien placée pour répondre à tout ce qui te viendra à l'esprit… et même ce qui te viendra pas d'ailleurs."

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Lun 27 Mai 2013 - 20:35

Charlie avait envie de disparaître sous terre tellement elle était gênée, mais Milicent, contrairement à ce que la blonde aurait pu penser, essaya de se faire rassurante. Bon ce n'était pas en vendant les talents de roulage de pelle de sa patronne qu'elle réussirait à faire passer l'immense malaise de Dickens, mais bon, elle dédramatisait un peu les choses sans peut-être le savoir. Charlie n'avait pas de peine à croire ce que son amie lui racontait. Bien qu'au premier abord elle avait elle-même été un peu... ébranlée, par le métier de Milicent, les gens plus conservateurs devaient être les premiers à le condamner, pour ensuite offrir de petites visites assidues aux même travailleurs qu'ils essayaient de bannir de leurs jolies villes... Le monde était ainsi fait apparemment, hypocrite.

Maintenant arrivait toutefois la question, celle dont Charlie n'était même pas sûre de connaitre la réponse. Qu'est-ce qu'elle attendait ? Tout et rien à la fois... Elle avait maintes et maintes fois réfléchit à la chose, il était certain qu'en ayant aucunes relations avec personne, hormis des clients ou des collègues de travail, ce qui se résumait à rien sachant qu'elle ne restait jamais longtemps au même endroit et qu'elle prenait soin de ne laisser personne devenir proche d'elle...

- Bin, je sais pas trop en fait. Faut que tu saches qu'avant d'être ici, j'étais pas trop du genre... sociable. Ça probablement joué, mais sinon, le prince charmant, pas nécessairement, juste, j'ai pas...

C'était sans doute un mélange d'orgueil et de peur en fait, peur de franchir le pas, peur de s'attacher, peur d'aimer, peur de perdre...

- Comme j'y connais rien, j'ai peur de pas savoir quoi faire, peur de mal m'y prendre, peur de décevoir je crois.
Charlie soupira, c'était lamentable, à son âge avoir des peurs de gamines du genre... Justement vu son âge, cela devait être rare des gens aussi mal adaptés, aussi coincés, qui en voudrait de toute façon ? Les hommes devaient préférer les femmes avec plus d'assurance, plus d'expérience et voilà qu'elle arrivait dans le tableau, complètement larguée, toutes ses réflexions n'étaient rien pour arranger son angoisse face à la chose.


- Des questions ? Je sais même pas par où commencer. Je voudrais pas non plus t'embêter avec tout ça, je veux dire avec ton boulot et tout, parfois tu dois vouloir te changer les idées et parler d'autre chose ? M'enfin, je vais pas te demander comment on fait des bébés non plus, je sais ce que donne A+B, mais c'est tout ce qui l'entoure dont j'en ai aucune idée... Je veux dire, préliminaires et tout et tout. Même, les... positions tu vois...

Elle avait dit cela à voix basse, gênée, regardant de nouveau ses pieds, ne sachant pas où se mettre. Seulement, à bien y réfléchir, elle n'aurait pas pu demander à la meilleure personne en fait, une amie qui avait, sans équivoque, beaucoup d'expérience dans le domaine.

-Je... enfin, tu voudrais bien, m'expliquer deux trois trucs peut-être ? La base, je, euh... je sais pas trop où commencer en fait. Enfin, si tu veux bien.
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Lun 3 Juin 2013 - 15:21

Heureusement pour Charlie, ou malheureusement pour elle selon le point de vue duquel on observait la scène, Milie n’avait ni fausse pudeur ni tendance à faire dans la délicatesse. Il lui arrivait d’être crue, vulgaire parfois, même si elle avait appris à se contrôler et à laisser son caractère de poissonnière au placard lorsque c’était nécessaire.

Et, maintenant qu’elle considérait plutôt bien connaitre Charlie, ou en tout cas un aspect d’elle que visiblement peu pouvaient se vanter d’avoir côtoyé, il était hors de question de s’encombrer de chichis ou de faux semblants. Peut-être que ça la mettrait à l’aise, peut-être pas, allez savoir, mais Milie était comme à son habitude dans une petite bulle où la réalité n’avait pas vraiment cours. Et, une fois n’est pas coutume, elle voulait en faire profiter quelqu’un.

Agitant une main dans les airs à ses hésitations, elle reprit, d’un ton assuré.


« Alors tout ça, c’est le passé. Pas besoin de se dire qu’avant t’étais comme si ou comme ça, parce que c’était avant. Dis-toi que t’as mis les pieds à Galway et paf ! Le coup de la page blanche, tout ça tout ça… tu vois l’idée ? Et puis, t’as raison, te focalise pas sur le prince charmant, parce que tu risques de finir par embrasser un crapaud et baaaah quoi… Bref… »

Quand Charlie parla de décevoir ou de pas savoir s’y prendre, la rouquine éclata d’un rire joyeux et passa son bras libre autour des épaules de la jeune femme, la mine complice.

« Tu sais quoi ? La plupart des gens ne savent pas s’y prendre, même après des années de pratique. Et t’en as qui sont persuadés du contraire… Maaaais je peux te filer quelques tuyaux qui pourraient t’être utiles, ça c’est dans mes cordes. Pour les préliminaires, tout ce qui entoure La chose et qui, bien souvent, sont tout aussi intéressants voire plus. »

Parler d’amour n’était pas dans les compétences de Milie, elle en avait totalement conscience et surtout, elle s’en fichait totalement. L’amour n’était qu’un boulet dont elle ne comptait pas s’encombrer mais, au regard de son amie, elle se doutait qu’elle ne devait pas penser tout à fait la même chose. Inutile de partir sur ce terrain-là alors mais sur les autres, il y avait largement de quoi faire.

« Parce qu’on dirait pas comme ça, mais dans le fond, tout ça c’est juste une question d’imagination et d’oser faire des trucs. Une fois que t’as certaines… bases et que t’as laissé de coté ta pudeur, tu peux t’amuser comme une petite folle ! »

Elle pouffa de rire en songeant un instant à des canards en plastique avant de se rappeler qu’elle était fâchée pour toujours avec leur propriétaire et elle laissa échapper un « tsssst » digne d’une mauvaise actrice de sitcom.

Jetant un bref regard aux alentours, elle plissa des yeux, la mine pensive.


« Bon, on va pas parler de ça ici, ça le fait pas trop. Surtout si je dois parler de certains… détails… dooonc… il nous faut un banc, un endroit calme. Doit y avoir ça dans le coin non ? »

Elle lança un coup d’œil à ses chaussures dans la vitrine, les conjurant de ne pas s’en aller sinon elle serait obligée de jeter un sort à leur propriétaire qui aurait des furoncles qui pousserait à chaque fois qu’elle les porterait, avant de s’en éloigner. Il y avait certaines priorités dans la vie et l’éducation sexuelle de Charlie en était une.

A savoir si l’anglaise avait choisi le meilleur prof, ça c’était un autre problème.

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Lun 3 Juin 2013 - 20:12

La page blanche, oui c'était un peu comme cela que se sentait Dickens depuis qu'elle était arrivée. C'était étrange, mais c'était l'idéal quand on voulait repartir à neuf, redonner une chance à la vie et aux autres êtres vivants... ou non. La blondinette fut toutefois surprise d'apprendre que certain qui, après même plusieurs années de ''pratique'', étaient toujours nuls. La jeune femme eut peur de faire partie de ce lot-ci, savait-on jamais, après tout elle avait quelques années de retard, puis en parler était une chose, le faire après. Ouh la, non, mieux valait se concentrer et ne pas se laisser aller, ce n'était pas comme si elle allait rester une ignorante de la chose toute sa vie, non ? Mili allait lui refiler deux trois trucs, lui expliquer la base, c'était une occasion en or ! Alors, il valait mieux qu'elle écoute son amie plutôt que d'écouter son esprit apeuré.

S'amuser comme une petite folle ? Hmm, les joues de la jeune anglaise rougirent un peu, mais bon, quand on ne savait pas trop quoi faire, elle doutait s'amuser ''comme une petite folle''... Puis, de là à laisser l'autre la guider, comme elle avait déjà entendu, non, elle était bien trop nerveuse pour cela, Charlie aimait avoir un minimum de contrôle, savoir un peu quoi faire, c'était plus fort qu'elle et visiblement, elle avait, un peu par hasard, frappé à la bonne porte.

Milicent pouffa de rire, puis repris un air un peu plus grave avant de continuer, Charlie se demandait si son amie se remémorait quelconque anecdote, mais ne demanda pas, après tout vu le sujet dont elles parlaient, mieux valait ne pas demander, non, Charlie était encore un peu trop prude peut-être pour entendre ce genre de choses et surtout, c'était privé très probablement. Quoi qu'il en soit, Milicent avait raison, il fallait trouver un endroit plus approprié pour parler.

Un banc n'était pas vraiment dans la définition ''d'endroit privé pour des cours X'' selon Charlie, mais bon, elle n'allait pas rechigner maintenant. Il lui suffirait de garder un œil aux alentours en espérant que personne qu'elle ne connaissait ne viennes lui faire un coucou surprise pendant son petit cours improvisé, non ça, ça serait le comble de l'embrassement.

Fichant ses mains dans ses poches, tripotant ses doigts nerveusement, l'anglaise repéra un banc, un peu plus loin sur la rue, en plein milieu. L'avantage de ces vieilles rues, c'est qu'il y avait des arbres et des lampadaires entre chaque banc, ce qui leur conféraient un petit côté plus intimes, étant un peu plus éloignés les uns des autres.

- Là. je pense que ce sera potable, non ?

La blondinette s'y dirigeait déjà, nerveuse et excitée à la fois, après tout, Milicent s'apprêtait à lever le voile sur une énorme zone d'ombre de la vie de Charlie. Elle s'assit, déposant ses sacs à côté d'elle et ramena ses jambes vers elle sur le banc, posant son menton dessus, prête, ou pas, à entrer dans le vif du sujet.

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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Lun 24 Juin 2013 - 21:56

ViggoMême si ce n'était que le début de soirée, il faisait fort noir. Aucune étoile, encore moins de lune, ne pointait son nez à l'horizon. Une de ces nuits sombres et profondes où l'on se barricadait à l'intérieur bien au chaud en espérant qu'elle passe vite. C'était pourtant tout le contraire pour le vampire, il était d'excellente humeur et avait attendu avec impatience la fin du jour.

Ses affaires se portaient bien. Il avait reçu une nouvelle cargaison la veille et avait donc passé la journée à remonter, ranger, nettoyer, modifier,... les armes qu'il avait reçu. A présent, il avait envie de fêter ça et quel meilleur moyen que d'aller boire un verre au Bloody. Célébrer n'était pas la seule raison, il avait aussi envie de voir si le batiment avait survécu à la soirée de la Saint-Patrick. Avec un peu de chance, il y aurait quelqu'un pour lui narrer la fin de la soirée et surtout ce que la patron avait du mettre en place pour retaper ce qui avait été abimé.

C'est enchanté par sa réussite actuelle et par le futurerécit des déboires des autres qu'il s'était mis en route. Passant par la rue commerçante, il s'arrêta devant la vitrine d'une distillerie familiale. Il n'avait plus beaucoup d'alcool dans son mini bar et surtout, était curieux de gouter les produits locaux.
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Ven 28 Juin 2013 - 8:27

Kieran leva les yeux au ciel, constatant que la nuit n'aurait pas pu être moins bien choisie. Une nuit noire, sans lune. Même pour un vampire, sans l'éclairage des rues, il était difficile de s'orienter correctement. Il espérait ne pas avoir à sortir une lampe-torche, il détestait ça.

Habillé en civil, il prenait la peine d'avancer lentement et sans se presser. De feinter, le temps que son collègue soit en place. Il lui fallait absolument attendre son signal s'il voulait conserver une couverture efficace et couper les retraites possibles. "En position." Ce fut les seuls mots qu'il reçut par le micro. Diablement pratique et discrets ces petites choses, quand on se souvenait encore de l'époque où les talkies-walkies étaient répandus, à cracher et hurler sans la moindre discrétion. Une meilleure invention encore que la télévision en couleurs.
Bref, au lieu de jouer les grands-pères qui découvraient l'utilité des ordinateurs, mieux valait qu'il entre en action rapidement. Ils se trouvaient au bout de la rue commerçante, là où on distinguait au loin le Bloody Valentine criblé de pancartes indiquant "fermé" d'une écriture rouge et voyante même dans la nuit noire. Le temps qu'il s'attarde à les détailler, Viggo avait bouger sur sa droite, se rapprochant de l'édifice alors que lui restait planter au milieu de la ruelle. Cette fois, il ne le suivait plus de loin à faire semblant de vagabonder, il se trouvait sur son chemin.

Mieux valait être le plus naturel possible, aussi se contenta t-il de réagir comme il l'aurait fait en n'importe quelle occasion en croisant la sale gueule du vampire. "Tiens, voilà le porte-poisse. Tu viens constater les dégâts ? Tu as un vrai don pour te trouver là où toutes les situations dégénèrent..." Un haussement d'épaules le prit. "Enfin je t'accorde que ce n'était pas de ton fait."
Il n'était pas du genre nerveux, mais se figeait dans une attitude parfaitement impassible dès que la pression montait. Le mieux qu'il avait à faire pour éviter de ressembler à une statue de marbre était de s'en allumer une.
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Keith
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MessageSujet: Affaire Viggo   Ven 28 Juin 2013 - 11:05

Le commissaire les avait appelés tous les deux. Kieran et Keith, les deux vampires de la police, pour appréhender un suspect : Viggo. C'était une demande direct du chef et il ne pouvait refuser. Cependant, une chose dérangeait Keith, il n'avait jamais travaillé en duo et c'était un aspect de l'affaire qui lui posait une difficulté. Kieran, quant à lui, était un flic rodé à cet exercice, ce qui rassurait d'un certain côté l'inspecteur.

Il l'avait équipé d'un micro et d'une oreillette discrète de surveillance. Un équipement qu'il n'avait jamais utilisé, forcément, travaillant seul, quel besoin de communication avait-il besoin. Il avait mis un plan au point pour ratisser un maximum de la rue commerçante et pour appréhender l'inculpé. Petit détail important, il devait le ramener vivant au commissaire général. Il avait tout de même pris ses deux amis Smith & Wesson .44 magnum ranger tous les deux dans ses holsters. Ils ne tueront pas Viggo mais l'arrêteront surement s'il tente de fuir avec la puissance de frappe des balles.

Ils s'étaient séparés pour couvrir toutes la rue commerçante. Il était convenu que ce soit Kieran qui l'aborde, car il le connaissait un peu mieux et qu'il évite de se poser trop de questions. Keith marchait tranquillement et rentrait dans quelques magasins, où il pouvait observer la rue et repérer le vampire. Il était maintenant à une distance de 400 mètres de la cible, tapis dans un magasin de chaussure, mais assez près pour intervenir en cas de problème. Il fit le signal convenu entre Kieran et lui.

- En position !

*Que la partie commence !*

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Keith MILLIGAN

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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Dim 7 Juil 2013 - 14:00

ViggoViggo avait hésité pendant plusieurs secondes à entrer dans la distillerie. Il y avait quelques produits qui semblaient pas mal. Toutefois, il n'avait aucune envie de se balader avec un sac toute la nuit. Il se contenta donc de noter le numéro de téléphone et les contacteraient plus tard, en espérant qu'ils livrent à domicile.

Le vampire se remit donc en route vers le Bloody, il commençait à distinguer des pancartes devant l'établissement et avec un peu d'attention pu lire "Fermé". Il soupira mais décida de continuer peut-être y aurait-til tout de même quelqu'un pour lui narrer la fin de la soirée. Avant même de le voir, il sentit le regard de quelqu'un sur lui. Il leva la tête et vit le flic qui se trouvait à quelques mètres de lui. Il n'arrivait pas à retomber sur son nom.

Il fut reçu par une tirade aussi sympathique qu'un coup de couteau dans les cotes. Viggo afficha un sourire en coin provocateur. Il est vrai que la soirée n'a pas du être aussi amusante pour toi que pour moi, lança-t-il d'un ton amusé. Je pourrais te retourner l'accusation.. Après tout, cette fois-ci je n'avais rien à voir dans l'histoire alors que toi... Sa canine droite glissa par dessus sa lèvre à mesure que son sourire s'agrandissait.

Il se demandait tout de même pour quelle raison le flic l'avait abordé. Etait-il seulement de mauvaise humeur et pas tout à fait remis de la soirée ou y avait-il une raison particulière? Le vampire était sur qu'il lui faudrait peu de temps pour le découvrir.

Je cherchais justement quelqu'un pour me raconter la fin de la soirée, lança-t-il. Sauf si c'est trop douloureux pour toi. Il fit un pas de coté comme pour continuer sa route en évitant le vampire. Il n'avait aucune intention de partir, il voulait juste jauger la réaction de son interlocuteur. A ce moment, il n'avait toujours pas noté la présence de Keith.
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Mar 9 Juil 2013 - 14:52

Un haussement de sourcils le prit à sa première remarque. Le vampire toussa un rire, son expression à mi-chemin entre la surprise et l'amusement. Il était rare qu'une situation puisse l'amuser, mais qu'on se trompe autant sur son compte lui renvoyait une image étonnante de sa propre personne. D'accord, il cherchait à rester bien dans ses bottes, mais pas au point de brider autant sa nature sanglante et son besoin d'action.
"Une soirée des plus intéressantes au contraire. C'était l'extase... Jusqu'au réveil, après, c'était surtout douloureux." Il serra et déserra son poing, comme s'il craignait que son bras lui fasse encore défaut. La façon dont il avait été déchiqueté n'avait rien de beau à voir... "Disons que les compteurs sont remis à zéro. La dernière fois, c'était bien toi qui avait déclenché la bagarre." Il n'en avait qu'un vague souvenir, mais il n'existe pas cent moyens différents de transformer un lycanthrope en plein bar et en dehors des cycles lunaires... D'une façon ou d'une autre, Viggo y avait été pour quelque chose. Dans d'autres circonstances, ça l'aurait mis dans de mauvaises dispositions vis à vis du vampire. Mais puisqu'il s'agissait du lycanthrope qu'il chassait, ç'avait été un parfait prétexte.

"La fin de la soirée ? Sur un brancard." Il le suivit d'un regard de biais, ses yeux d'acier ne le quittant pas. La tension lui crispa les épaules une demi-seconde. En temps normal, il se serait contenté de lui barrer la route et réciter le fameux texte qui commence par "Je vous arrête" et se finit sur des droits savamment récités agrémentés de menottes aux poignets. Mais il n'avait pas encore oublié de bien plus vieilles leçons sur l'art de la discrétion. Ca n'avait jamais été son point fort, mais son expression restait toujours aussi impassible et ses yeux d'un gris vide. Il emboîta le pas au vampire, décidant de marcher côte à côte. S'il courrait, Kieran serait immédiatement sur ses talons et aurait la chance de le prendre à revers. Il ne connaissait pas assez bien Viggo pour prévoir sa réaction, alors autant attendre une ouverture... Il serait temps de réciter les droits après.
"Plus sérieusement, le Commissaire et l'incriminé ont fui par une fenêtre du Bloody Valentine. La suite est confidentielle. Pour ce qui est des... Débordements, disons, ils ont été maîtrisés. Une civile a fini avec une jambe broyée, une lycanthrope avec des calmants dans le sang et un vampire une lance dans le bide, mais ce qui est sûr, c'est que chacun avait eu son compte."
Si Viggo se mettait en marche, il le suivrait juste un pas en arrière, ce qui lui donnerait l'occasion d'agir sans éveiller les soupçons. Du moins, il l'espérait.
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Keith
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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Jeu 11 Juil 2013 - 10:16

Keith observait la scène entre les deux vampires à l'intérieur d'une boutique. Il les vit se mettre à parler calmement et Viggo faisait mine de continuer son chemin. Pour l'instant tout était calme et sous-contrôle, Kieran n'avait pas déclenché la procédure standard d'arrestation. Keith attendait donc patiemment, mais une odeur venait lui chatouiller les narines. La senteur de beignet bien gras, un des mets favoris de tout bon policier qui se respecte quand on aime les clichés. Keith se dit alors qu'il ne pouvait pas déroger à la règle et demanda à la serveuse du café de lui donner trois beignets à emporter, ce qu'elle fit sur-le-champ. Il prit dans le sac en papier, avec une serviette pour ne pas se salir les doigts, l'un des beignets et entreprit de commencer à le manger. Les deux vampires lui tournait le dos, alors Keith décida de sortir du café et de les suivre toujours à bonne distance en faisant mine de flâner dans la rue commerçante. Il se demandait s'il ne devait pas rejoindre Kieran en prétextant qu'il devait s'attendre ici et qu'il était légèrement en retard. Cette mise en scène risquait de compromettre le plan du commissaire, donc Keith restait sur ses positions. De toute manière, il restait en alerte près à intervenir au moindre signal de son supérieur. Keith espérait tout de même que Viggo ne fasse pas trop de vague et accepte de les suivre pour s'entretenir avec le Commissaire Général Giacometti.

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MessageSujet: Re: La rue commerçante   Sam 27 Juil 2013 - 15:16

Spoiler:
 

ViggoUn sourire en coin se forma sur les lèvres du vampire. Il ne savait pas que le flic avait un penchant pour le sanglant. Après tout, beaucoup de membres de leur espèce avait cet intérêt.

On peut dire ça, avoua-t-il à propos de leur première rencontre. Il devait reconnaitre avoir provoqué le lycan, cependant l'alcool avait joué un role aussi important si pas plus que le sien dans la transformation du doc.

Mouais, rien de tellement intéressant au final, commenta-t-il avec un sourire à propos du résumé la soirée.

Le flic fit volte face pour se trouver derrière lui, la tension était palpable. Viggo se contentait d'agir normalement pour le moment. Il se tourna afin d'avoir le vampire à sa gauche et d'être ainsi perpendiculaire à la rue. Dans cette position, il était moins vulnérable.

Bon, je comptais boire un verre au Bloddy mais apparemment c'est mort. Il soupira et l'air toujours aussi naturel, tourna la tête vers le flic. C'est quoi ce cinéma, tu veux m'inviter à sortir ou me mettre sur la gueule ? Lacha-t-il avec un sourire en coin. Dans les deux cas ça va mal finir pour toi...
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