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 Les bords de mer

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MessageSujet: Les bords de mer   Mer 31 Aoû 2011 - 16:51



Une longue plage de sable clair traversée par de petits pontons de bois branlant rongés par l'écume leur léchant les pieds... Le tableau serait idyllique, si seulement on ne retrouvait pas régulièrement des restes humains au milieu des coquillages.

L'ancienne version des bords de mer
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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Lun 27 Fév 2012 - 23:01

Raphaël FilangieriIl faisait gris ce jour-là sur la mer. Un temps mouvant, changeant, entre or, ombre, argent, comme seule l'Irlande pouvait en produire. Raphaël, grand râleur devant l'Eternel, avait cependant fini par apprécier le spectacle offert quotidiennement par la valse du vent, des nuages, du soleil, des rideaux de pluies sur la mer. Il supportait un peu mieux le froid humide de cet hiver interminable maintenant qu'il ménageait un peu plus son arthrite naissante.
Le paysage autour de lui, dunes languissantes sous le vent froid, sable blond qui filait au ras du sol en sifflant, longues herbes décharnées en bouquets agités, sel et iode entremêlés dans les fracas d'écume sur la plage déserte, était irréel. Un camaïeu de gris, de jaunes passés, d'argent vif et de noir charbonneux, dilué, agité, remué par ce vent qui soufflait à perdre haleine, le poussait dans le dos, si fort parfois qu'il aurait pu trébucher.

Et Raphaël, sombre marcheur solitaire, arpentait la solitude de la longue plage, sans bruit, courbé parfois, troublé toujours entre les rideaux impétueux de ses cheveux que le vent emmêlait follement. Perdu dans l'immensité de ce paysage magnifique, il regardait sans bruit les vagues mourir avec fracas sur le rivage en se disant qu'il devait forcément y avoir un Dieu quelque part, pour donner naissance à pareil tableaux que personne ou presque ne voyait. Les nuages se déchiraient, se réunissaient en paquets compacts et cotonneux, laissaient le soleil s'écouler au travers des trouées, laissaient des rais d'or pâle retomber comme des voiles pour effleurer la surface de la mer, qui aussitôt s'illuminait d'un million de reflets aveuglants. Il semblait qu'à tout moment, une quelconque apparition divine allait se montrer entre les nuages, pointer son doigt vers son humble serviteur, et enfin peut-être lui dire pourquoi diable avait-il fallut qu'il lui soient imposées tant d'épreuves.

La vérité était que Raphaël sortait d'une véritable convalescence. La confrontation, même brève, avec la vampire dans l'église avait considérablement troublé le prêtre et avait remis en question une infinie quantité de choses. La vérité était que le caractère même du sicilien faisait qu'il était trop manipulable, il suffisait simplement de le mettre en colère pour qu'il devienne incontrôlable et parvienne à se blesser lui-même, sans aide extérieure. Ses doigts et ses articulations écorchés en témoignaient encore sous leurs couches de pansements, et la blessure causée par la femme se voyait encore sur le poignet. Il avait cependant guéri bien vite, compte tenu de ses blessures, bénignes mais nombreuses, et s'était vite douté qu'il avait sans doute avalé un peu du sang qu'elle avait voulu lui faire ingurgiter. Cela avait été bien sûr une pensée intolérable, et il n'y avait pas eu assez de jeûnes, de mortifications, de purges, pour se laver de cette souillure persistante dont il ne pouvait oublier le goût, et pour se faire pardonner l'intolérable comportement qu'il avait eu.
Encore une fois, il avait perdu tout contrôle. Dangereux, Raphaël s'avérait l'être pour lui-même autant que les autres.

Affaibli par des semaines passées en prières et à jeûner, le prêtre arborait un visage émacié qui trahissait des jours difficiles. Troublé, tourmenté, son regard sombre, une nuée d'orage, se portait au loin, dur et glacé, rempli de cette amertume dévorante qui faisait comme un feu, un acide, et rongeait tout son être. Il allait, lentement, un peu courbé, retenant de temps à autre son chapeau qui menaçait de s'envoler. Ses bottes de l'armée s'enfonçaient dans le sable mou, laissant de profondes empreintes derrière lui, si bien qu'on eu pu suivre le prêtre à la trace, si tant était qu'on l'eut suivi et qu'on eut pu le rater, faisant tache dans le décor.

Cette promenade diurne avait au moins le mérite d'éviter toute rencontre avec un vampire. Raphaël faisait désormais preuve de prudence, et la nuit tombée, ne se déplaçait plus sans une arme, ne voulant plus se retrouver prit au dépourvu comme l'autre fois. Il faut toujours des erreurs pour apprendre, lui avait la rancune tenace et la mémoire longue. On n'apprend pas à chasser l'abomination du premier coup, et la théorie ne remplace jamais la pratique. Il allait au-devant de jours très sombres, mais devait avant tout trouver la force de surmonter l'humiliation infligée par cette vampiresse à l'église.

Raphaël rentra les épaules pour protéger du vent la cigarette qu'il tentait d'allumer. Depuis un moment déjà, une silhouette lointaine marchait dans la même direction que lui, une tache sombre sur le fond clair du sable des dunes.
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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mer 29 Fév 2012 - 22:18

JeanLa journée a était longue. La batterie de test avait considérablement fatigué Chugo. Il était immortel, pas increvable. À vrai dire, courir durant une heure, son corps lui avait fait comprendre qu'il en avait perdu l'habitude depuis un long moment. Alors le forcer a aller plus loin... à vrai dire, les poumons n'ont pas supporté. Il avait fini par cracher du sang, manquant de glisser sur le tapis, se rattrapant de justesse. S'en est suivi, après avoir reprit son souffle et plus encore, on avait regardé la lésion interne. Aucune trace. Pas faute d'avoir regardé radio et autre, aucune lésion n'était apparue, pourtant, Chugo avait bien craché du sang, provenant clairement de ses poumons. Ce n'étais qu'un test classique. Mais bon, il ne pouvait pas ressentir la douleur, donc ce test n'avait aucun sens, sauf savoir sa limite.

Après quoi, il le laissa reposer, mais Chugo devait aller à un rendez-vous. Travaille, comprenez. Pire moment de ce mois-ci. Il était arrivé un quart d'heure en avance. Son costume était neuf. Fraîchement acheté. S'il n'avait pas compté sur la saleté de Chihuahua de la secrétaire. Le sang avait dû l'exciter. Il s'était mit d'abord à lui aboyer dessus. Soit c'était le sang, soit les bandages que le jeune homme avait aux mains, ou les pansements sur le visage. Quoi qu'il en soit, juste après que Chugo ai demandé à la secrétaire de calmer sa bête, tout en étant poli et courtois. Ça à résulté par un : " non, Calin, soit gentil avec le pauvre monsieur. ". Le chien a de suite sauté sur Chugo, déchirant son pantalon. Une bonne raison en soit de taper dans la chose, sauf s'il voulait avoir un travail. Donc, il retira la bête de sa jambe. Et il faillit perdre une main dans l'opération, la bestiole ayant mordu dedans, laissant perler le sang. La femme, elle traita non pas la bête, mais Chugo de monstre, qu'il avait torturer ainsi son chien. Le patron était rentré à ce moment précis. Il observa la scène, Chugo agité sa main comme un dingue pour que la bête le lâche; la secrétaire disant qu'il était en tort, qu'il s'était prit à la bestiole. Chugo n'eut même pas le temps de dire quoi que ce soit que les gorilles le sorti de force, lui ne comprenant rien, entendant la bête aboyer encore.

Le costume au complet était H.S., tout comme lui. Il marchait sans but. Il finit sur la plage. À le croiser, on croirait qu'il s'était battu, la plupart des habits taché de sang. Il était avec une chemise blanche constellé de rouge, la cravate déjà rouge, il rêvassait face à ce ciel gris au-dessus de l'océan. Il ne faisait gaffe à strictement rien. Il avançait, marquant dans son carnet de mémoire ce qui lui était arrivé pour ne pas retourner dans cette entreprise. Il souffla, manquant de percuter quelqu'un, tombant en arrière, ne s'y étant strictement pas préparé. Il n'avait pas sa lame sur lui. Il était mains nues si on l'agressait. Bon, il était immortel. Mais quand même. Il regarda l'homme, assis dans le sable, vêtement crasseux, complètement mort à cause du sang dessus. Aucune chance que ça passe inaperçu.
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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mer 29 Aoû 2012 - 20:45

En provenance du Bloody Valentine : http://www.hellsgate.fr/t7p105-le-lounge#6246

Une fois leurs déserts terminés, le professeur avait proposé son véhicule, et la jeune femme le guidait. James acquiesçait à chaque indication donné par Juliet, se contentant d'espérer secrètement que la conclusion de sa précédente réflexion était erroné. Il ne put contenir un soupir de soulagement alors qu'ils s’éloignèrent de la ville.
Mais du coup il ne savait vraiment pas ou la jeune femme les conduisait. C'est quand il aperçu la mer que le professeur réalisa quel était leur destination.
Mais bien sur ! Pourquoi n'y avait-il pas pensé ? C'était évident. James sourit alors qu'il garait la voiture. La plage qu'elle avait choisi était assez isolé de la ville, mais du coup l'accès n'était pas aisé. Une petite séance d'escalade attendait l'improbable couple.

« Rien ne vaut une petite ballade après un bon repas. Décidément j'adore vos idées. »

Il rigola alors qu'il aidait la jeune femme à se faufiler entre les rocher, lui même faisant bien des efforts pour ne pas finir dans un talus.

Après quelques acrobaties, enfin ils arrivèrent sur la plage. Le professeur se redressa et bomba le torse.

« Rien ne vaut le grand air je vous l'accorde volontiers. Donc vous êtes gentille et serviable, vous supportez mes questions incessantes et agaçantes, vous me servez une crème brûlée renversante, et voilà que nous nous retrouvons sur la plage... Dois je mettre un genou a terre ? »

James rigola, rien ne valait un peu d'humour avant de reprendre une conversation sérieuse, et peu évidente pour Juliet.
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Juliet Ahston
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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Jeu 30 Aoû 2012 - 19:43

James fut surpris de la destination choisie par Juliet. C'était pourtant à ses yeux la plus logique. Loin de regards indiscrets, car éloignée de la ville, la plage proposait à la fois un terrain de jeu important et un point d'eau où elle pourrait se rafraichir après avoir sué. Elle lui sourit pour toute réponse et accepta son aide pour grimper les escarpements avant de rejoindre le sable. La jeune femme entreprit alors de se déchausser, après avoir déposé son masque le plus convenablement possible au sol, afin qu'il ne soit pas rempli de grains de sable. Certes, elle aurait pu le laisser dans la voiture, mais ils pourraient en avoir besoin l'un ou l'autre.

" Ça ne sera pas nécessaire." rit-elle, surprise de cette déclaration, même si elle était sur le ton de la plaisanterie. Elle était loin de se considérer exclusivement comme quelqu'un de gentil... Bon, pourquoi pas ! " Et je vous assure que ce coin est bien mieux de jour. "

La jeune femme fit quelques pas. Le sable était légèrement humide, tout comme l'air. Désavantage d'être en bord de mer. Elle frotta ses mains sur ses bras.

" Par contre il fait plutôt frais par terre. Ça vous dit un petit feu ? On y verra aussi plus clair. Étape un : ramasser du bois." lança-t-elle en se retournant soudainement vers le professeur. Elle claqua dans ses mains pour appuyer ses dires et revint vers les bosquets le long de la plage pour trouver quelques branches mortes.
Elle n'avait pas besoin de bois pour la suite des démonstrations mais pour tenir un feu de camp, c'était bien plus utile. La combustion serait plus lente et la lumière et la chaleur se diffuseraient doucement autour. De plus, ça éviterait de se prendre les pieds dans les débris venus mourir sur le rivage.

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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Sam 1 Sep 2012 - 17:53

Pour le plus grand plaisir de James, Juliet ne semblait pas tendue. Était-ce due à l’intimité du lieu ? Ici une chose était sur, ils pourraient parler librement sans que des oreilles indiscrètes ou des importuns se mêlent de leurs conversations. Ici ils ne seraient pas dérangés. Juliet demanda au professeur d’apporter de quoi alimenter un feu, ponctuant ses paroles en claquant des mains. Ce petit geste fit sortir James de ses pensées, et lui adressant un sourire franc associé à un « oui chef ! » sur le ton de la plaisanterie il se dirigea vers les bosquets avoisinant à la recherche de souche suffisamment sèche.

Le professeur avait une multitude de questions quand à la nature de ses pouvoirs. Avait-elle besoin d’un comburant ? Pouvait elle simplement générer des flammes, ou pouvait-elle aussi les entretenir ? Comment son pouvoir était-il apparut ? L’avait-elle depuis sa naissance, ou c’était-il exprimé à une période précise, à un âge précis ?

Chaque réponse qu’elle lui apporterait, aiderait le professeur à mieux comprendre la nature de son don, et aussi à l’aider à mieux le gérer, mieux le contrôler.

Mais encore une fois le professeur ne voulait pas bousculer Juliet. Il fallait dire qu’elle était la première à si bien l’accueillir depuis son arrivé dans cette ville.
Le professeur posa tous le bois qu’il avait trouvé sur la plage, et vint s’installer à coté. Le professeur était curieux et impatient de revoir la jeune femme utiliser son don. Aussi il attendit patiemment que Juliet ait terminé avant de commencer à lui poser des questions.
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Juliet Ahston
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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Sam 1 Sep 2012 - 20:06

Le petit bois fut entassé assez rapidement sous les efforts conjugués des deux compagnons. Juliet mit un peu d'ordre dans le tas, plus par maniaquerie que par réelle nécessité. La forme permettrait simplement de faire flamber plus longtemps le petit tas. Il s'effondrerait lentement sur lui-même pour finir par mourir doucement. Mais avant d'en arriver là, ils avaient du temps.
Avant de penser à la mort du feu, il fallait déjà qu'elle l'allume. La jeune femme resta accroupie et tendit la main près d'une branche de bois. Elle frotta un doigt dessus comme s'il s'agissait d'une allumette et une flamme jaillit de son index. Elle embrasa un à un les morceaux de bois, grignotant leur chair végétale en des crépitements discrets. La pyromane resta à contempler cette naissance du feu, comme si c'était la première fois qu'elle en voyait un danser devant son regard noisette. Celui-ci prit d'ailleurs une nouvelle couleur plus proche d'un rouge flamboyant reflétant parfaitement les teintes chaudes du feu de camp.

" C'est beau n'est-ce pas ?" demanda la brune sans attendre véritablement de réponse.
Elle se releva caressant les flammes de la main, sans rien ressentir évidemment. Elle se tourna ensuite vers James avec un sourire radieux, les yeux toujours brillants.

" Alors ? Par quoi on commence ? "

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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mar 4 Sep 2012 - 20:55

Le professeur c’était assis à coté du bois, tel un enfant devant un sapin de noël, impatient d’ouvrir ses cadeaux. Alors que la jeune femme illumina le lieu, James suivit le crépitement des flammes émerveillées.

Il plaça ses deux mains à proximité des flammes afin d’en sentir la chaleur. Ainsi la jeune femme pouvait faire des flammes plus grandes… Mais jusqu’à ou ? D’un coup il l’observa passer ses doigts dans la flammes, sans visiblement ressentir de douleur… Etait-elle immunisée ?

Encore et toujours des questions. Et voilà qu’en plus la jeune femme venait de lui signifier qu’ils pouvaient commencer à parler tranquillement de son extraordinaire don.

« Je pourrais littéralement vous assommer de questions afin d’avoir un maximum de précision. Cependant, cela risque d’être fastidieux. Et puis nous sommes autour d’un feu, je trouve que c’est le contexte idéal pour les histoires qu’en pensez vous ? »

Il la regarda souriant. James avait d’en l’idée de rendre le moment agréable, plus convivial. Autant essayer d’analyser son don sans pour autant lui donner l’impression d’être un cobaye. Le but étant qu’elle le comprenne et le maitrise pas qu’elle se sente comme un rat de laboratoire.

« Je vous propose de me raconter votre histoire, votre vie, la découverte de vos pouvoir, et en contrepartie je vous raconte la mienne… un petite discussion entre deux ami face à un feu sur la plage. »

Ils auraient bien le temps de passer aux travaux pratiques et à l’utilisation de son don.
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Juliet Ahston
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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mer 19 Sep 2012 - 8:07

[HJ : Désolée pour le retard.... >___< Je n'avais pas vu qu'il y avait une réponse >_<]


James s'était assis par terre pour profiter du feu et de sa chaleur. Jusqu'à ce qu'il lui proposa de lui raconter son histoire, Juliet resta pour sa part debout, attendant la suite. Elle s'attendait à des questions, à des remarques même sur ce qu'elle venait de faire. Mais le professeur décida d'une autre approche, plus convivial. Du moins, dans son idée.

La jeune femme finit par s'asseoir sur un morceau de gros bois qu'elle avait rapproché du feu. Elle ne dit rien tout d'abord. L'idée pouvait être agréable si les circonstances globales de son expérience de vie avaient été plus... agréables. Oui, elle n'était pas à l'aise ; pas du tout même. C'était sa vie, son histoire et seul celui qui l'avait sorti de l'hôpital la connaissait ici à Galway. Ça lui allait très bien comme ça. On ne lui demandait pas en règle général de se livrer, de raconter son passé. Qui ça intéressait ?!
Enfin la preuve que certains personnes étaient curieuses de connaitre davantage les autres... comment mieux connaitre quelqu'un que de savoir ce qu'il a vécu ? Ce qu'il s'est passé et ce qu'on a fait nous forge qu'on le veuille ou non.

Sa vérité était pour elle.
" Pas facile de résumer son existence en peu de phrases." commença Juliet pour justifier son temps de silence comme un temps de réflexion.
" Je suis née dans un village à 50 kilomètres d'ici. On habitait une maison modeste mais agréable, avec un petit coin de jardin sur l'arrière. On y jouait beaucoup gamines avec ma petite sœur, Ophelia. Oui mes parents sont de grands admirateurs de Shakespeare, les racines anglaises du côté de ma mère peut-être... "

Elle marqua une pause, nostalgique. "sont"... si seulement ils étaient encore là...

" Aujourd'hui, je ne sais pas où ils sont tous les trois... J'espère qu'ils vont bien... "
Son cœur battait plus fort sous le coup du mensonge comme de l'émotion. Combien de fois s'était-elle menti comme cela ?

" Ça fait à peu près dix ans que je ne les ai pas vu... Ça remonte au moment où ça s'est déclenché pour la première fois. "

La brune plongea son regard dans les flammes pour continuer son récit, comme cherchant le soutien de son compagnon éternel.

" L'adolescence rebelle vous connaissez ? J'en étais un bel exemple. J'ai fait de mal à personne mais défier l'autorité était un jeu amusant. En premier lieu mes parents, l'autorité suprême quand on veut être libre de ses mouvements. Je faisais le mur évidemment pour rejoindre des copains. C'était innocent mais grisant de ne pas se faire attraper. Jusqu'au jour où on se fait attraper. Ça a crié à la maison cette nuit-là, à en faire pleurer ma sœur. Je suis sortie, ils m'ont suivie pour continuer la conversation. Les voisins ont été réveillés et ça m'a encore plus énervée. J'ai tapé du pied dans une poubelle, mais elle s'est pas renversée. Alors je l'ai prise à deux mains pour la faire tomber... Elle s'est embrasée... sans raison. J'ai tout lâché et j'ai reculé paniquée. Je suis arrivée contre une petite haie de jardin et en me tournant je l'ai touchée... ça a recommencé... Mes manches s'étaient mises à bruler mais je ne sentais rien. Je les ai éteints en tapant dessus. Tout le monde me regardait... tous... les voisins, mes parents. Ophélia qui était sortie et qui a tout vu. "

Elle s'arrêta là.
C'était peut-être un mensonge mais elle aurait tellement voulu que ça se passa comme ça qu'elle s'était prise dans son histoire, dans les émotions qu'elle créait. Sa sœur, première victime de son pouvoir... dans n'importe quel récit qu'elle pourrait en faire. Ça lui ferait toujours mal.

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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Dim 7 Oct 2012 - 13:34

L’histoire que racontait Juliet était triste, la façon dont la jeune femme avait découvert son don n’avait pas été réalisée sous les meilleurs auspices. Cependant le professeur pouvait sentir le trouble de la jeune femme grandissant alors qu’elle avançait dans son récit. Un trouble du à une émotion forte, très forte. Peut être même un peu trop par apport à ce qu’elle lui racontait… Cependant il était dur pour le James d’évaluer le traumatisme qu’elle avait du subir à cette époque, peut être se fourvoyait-il. Aussi le professeur décida de laisser son doute de coté, et continua, silencieusement d’écouter son histoire.

Il attendit qu’elle ait finit de tous raconter avant de reprendre la parole.

« Hé bien, je comprends maintenant pourquoi vous n’arborez pas votre don comme une bénédiction. Il semblerait que la maitrise de celui ci n’ai pas été des plus évidentes. Heureusement cela n’a pas fait de victime, pour vous le fardeau aurait-été bien plus lourd à porter… »

James avait dit ça sincèrement, il n’avait pas réalisé que la jeune femme avait quelque peut modifié son histoire, se persuadant que le surplus d’émotion qu’il avait sentit n’était du qu’au traumatisme de la découverte d’un don aussi violent.

« Mais d’après ce que j’ai vu ce soir, vous semblez maintenant le maitriser relativement bien. Le feu et la chaleur semble être devenu de véritables alliés, et depuis le début de soirée je ne me sent nullement menacé par votre incroyable pouvoir. Pour être franc j’ai l’impression que vous éprouvez plus de crainte au sujet de votre don que moi. »

Il lui adressa un sourire chaleureux, lui montrant qu’il n’appliquait ici aucun jugement, bien au contraire. Cependant leur petite discussion fut interrompue par deux importuns qu’ils n’avaient pas vu s’approcher, trop concentrés par leurs discussions.
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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Dim 7 Oct 2012 - 13:36


Peter et Aengus étaient deux petits minables arnaqueurs qui opéraient sur Galway depuis qu’ils étaient plus jeunes. Deux copains spécialisé dans les casses sans envergures, dans les vols de portefeuilles ou de voitures. Deux petits gangsters sans ambitions.
Quand un jour ils avaient tenté de piquer un portefeuille à un vampire, celui ci avait décidé de les punir en les transformant en créatures de la nuit. Et de petits brigands de bas étages, ils étaient devenus des meurtriers, se nourrissant sur les touristes, vidant leurs portefeuilles. N’étant pas des plus malins, ils avaient qu’un seul moyen de faire disparaître les corps… Ils les mangeaient !

Leur lieu de chasse favori ? La plage, surprenant les couples d’amoureux qui cherchaient à s’isoler pour passer un moment plus intime loin de tous. Ainsi il avaient le temps de se nourrir et de « faire disparaître les corps » sans risquer d’être dérangé.

Aussi quand ils aperçurent un feu au loin dans une zone assez isolée de la plage les deux compères sourires se disant qu’il était l’heure du repas et de la récolte…

Ils avancèrent doucement jusqu’à être suffisamment proche du duo.

« Tiens tiens tu à vu ça Aengus comme ils sont mignon nos tourtereaux. »

Peter souriait alors qu’il sortait un couteau de sa poche…

« C’est pas votre jour de chance, à tous les deux on dirait, n’est ce pas Peter ? »

Aengus en fit de même sortant également une lame de piètre qualité.

« Tu as vu Aengus comme elle est belle la demoiselle ? Dis ça te dirais pas de t’amuser un peu avec elle avant ? »

Le regard de Peter était maintenant lubrique alors qu’l fixait la jeune femme…
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Juliet Ahston
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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Dim 7 Oct 2012 - 15:31

[ HJ : du coup, il faudra que je modifie légèrement mon post au bureau de Hycks ^^ * note mentale* y penser]


Juliet sentit son cœur se serrer lorsque James évoqua le fait qu'elle n'avait fait aucun blessé. Cela aurait été trop beau... Elle détourna les yeux pour fixer les flammes en l'écoutant toujours. Il était rassurant. Rassurant car il ne ressentait aucune peur à son égard alors qu'il ignorait la possibilité d'un don pareil quelques temps auparavant. Tous ceux qui avaient pu la voir à l’œuvre n'avaient pas eu la même largesse d'esprit et l'avaient expressément condamnée. Elle était dangereuse avait-on répété près de ses oreilles pendant des années. Comment ne pas finir par s'en persuader ? Son pouvoir était dangereux car elle avait besoin de beaucoup d'attention pour le maitriser constamment.

" C'est possible... " entreprit-elle de répondre lorsqu'ils furent interrompus par deux énergumènes.
Elle leva un œil sévère vers eux en les voyant sortir de petites armes blanches. Les flammes ne dansèrent que peu sur ces lames émoussées par des usages répétés. Ce n'était pas leur premier coup, se dit la jeune femme mais elle sourit intérieurement nullement effrayée par cet attirail de malfrats de bas étage.

Il lui était difficile de jouer les demoiselles effarouchées et l'insinuation du dénommé Peter ne lui soutira aucun gémissement de frayeur. Le regard qu'il posait sur elle, la déshabillant mentalement en pensant à la seconde où il mettrait ses pensées en application, eut pour seul effet de la faire bouillir.
Il était question de quoi déjà quelques secondes plus tard ? D'avoir peur d'elle ?

" C'est beau de rêver ! " lança-t-elle avec provocation. Juliet jeta sa main dans les flammes pour se saisir d'une buche flamboyante. Le feu se mit à courir sur son bras, léchant paresseusement le tissu de sa chemise pour remonter à son épaule. Elle se leva ainsi armée et envoya avec énergie le morceau de bois qu'elle enserrait presque avec amour sur le plus proche des petits criminels, à savoir celui qui la mangerait bien, de manière imagée d'abord, à son quatre-heures.

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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Dim 14 Oct 2012 - 20:05

Absorbé par la conversation le professeur n’avait ni vue ni entendu les deux énergumènes s’approcher. Il n’approuva pas leur interruption et n’eut pas besoin de beaucoup de temps avant de comprendre quelles étaient leurs intentions.

Le professeur se saisit de sa canne, prêt à en découdre, un peu comme le ferait le preux chevalier. Sauf que le compte qu’il était en train de vivre était plutôt moderne, et la jeune femme n’avait en rien besoin d’être secouru. D’ailleurs, James ne le savait pas encore mais vu la race des deux individus, il y aurait de grande chance que ce soit lui qui finisse dans le besoin…

Le professeur n’eut pas le temps de dégainer sa lame qu’il aperçut une buche enflammé traverser son champ de vision pour atterrir sur la tête d’un des deux individus. James sourit et se leva d’un coup jouant avec le pommeau de sa canne. Un petit cliquetis se fit entendre et la fine lame se dégagea de son fourreau. Il pointa alors son arme vers la gorge du second individu.

« Je vous propose de récupérer votre infortuné collègue et de partir, comme vous avez pu le voir nous désirons être tranquille. »

James était certains que ce petit échange de situation serait suffisant pour effrayer les deux idiots qui avaient eu le toupet de les importuner.
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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Jeu 18 Oct 2012 - 17:30


Le premier des deux bandits fut surpris. D’abord par le feu qui parcourait la jeune femme. Il lâcha même un Hoooo de stupéfaction. Puis il réalisa que le feu n’était pas seulement beau ou captivant, il pouvait être incroyablement douloureux, surtout accompagné d’une buche que l’on recevait l’ensemble en pleine figure !

Sous l’effet du choc, il se tordit de douleur se tenant le visage avec les deux mains. Chose qui énerva considérablement le deuxième vampire.

« Aengus ça va ? Putain elle à fait quoi cette salope ! »

Peter n’eut pas le temps de finir ses phrases, qu’il se retrouva menacé par le professeur.

« Tu crois que tu vas me faire peut avec ta merde ? »


Joignant le geste à la parole il pris la lame à plein main, serrant de tout ses force, avançant. Avec sa deuxième main, il empoigna le coup de l’humain et le souleva.

« Tu va crever lentement, toi et ta gonzesse on va rien vous épargner ! »


Il regardait James avec un sourire malsain.

« Aengus reprend toi et occupe toi de cette garce ! »

Peter tentait de « motiver » son frère qui était encore à terre sous l’effet de la douleur.
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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Sam 20 Oct 2012 - 13:39

Sa buche volante eut l'effet escompté, du moins en atteignant sa cible et en l’assommant passablement. Ce furent surtout les flammes grignotant le rondin de bois qui furent le plus d'effet sur la personne visée mais Juliet n'en attendait pas moins. Les gens sont si sensibles au feu...

Si l'un des deux hommes était mis hors d'état de nuire pour les quelques minutes suivantes, le second ne perdit pas de vue son objectif pour autant. Chacun sa "proie" et celle du dénommé Peter s'appelait James.
Pourtant le professeur disposait d'une arme secrète lui aussi. Au sens propre du terme en ce qui le concernait. Par contre, la lame sortie de son fourreau n'impressionna pas pour autant l'adversaire qui s'en saisit même à pleine main sans paraitre en souffrir. La seconde paluche du rôdeur assassin s'empara alors de la gorge du professeur. Il ne comptait pas s'arrêter là, même si son copain n'était pas en grande forme et qu'il se retrouvait -même provisoirement- à deux contre un.

Juliet soupira. Les flammes qui recouvraient son bras droit lui caressaient délicatement le visage, donnant à ses yeux noisettes une lueur rougeoyante inquiétante. Elle ne voulait pas forcement faire du mal mais si on l'obligeait, il fallait s'attendre à la trouver.
La brune incendia son second bras d'un simple contact avec le premier. En deux pas rapides, elle se retrouva à enlacer chaudement l'agresseur de James dont les mains prises ne lui permirent pas de réagir immédiatement. Elle ferma les yeux et se laissa submerger par ses sensations. Elle sentait les volutes enflammées grignoter chaque centimètre carré de son être et passer tels des funambules célestes sur la peau voisine ; elle imaginait les couleurs qui dansaient autour d'elle et désormais autour de sa victime.

Dans un souffle, elle murmura à l'oreille du vampire :
" Était-ce la nuit brulante auquel tu t'attendais avec moi ?"

Elle se dégagea alors de cette étreinte enflammée, regardant avec admiration son bébé faire son œuvre.
Qu'advenait-il de son compagnon ? De celui du bandit ? A l'instant, rien ne lui importait plus que cette fascination étonnante pour sa création.

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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Sam 3 Nov 2012 - 22:47

Le professeur n’avait pas compris, la situation lui échappait totalement. A l’instant ou l’individus c’était saisit du tranchant de sa lame, le professeur avait enclenché le petit mécanisme caché dans le pommeau de sa canne. Les centilitres de cyanure contenu dans la flasque camouflé dans le pommeau furent donc « injectés » dans la lame parcourant son intégralité en quelques secondes grâce aux sillons creusés dans le métal.

Et alors que le cyanure finit par entrer en contact avec la peau déjà agresser par la lame, James s’attendit à ce que l’individus tombe sur le sol, tentant désespérément de respirer avant de finir par ne plus bouger, raide mort. Sauf que cela ne se passa pas comme prévu. Le cyanure ne sembla pas faire l’effet escompté et le vampire ne tomba pas, au contraire il saisit James par le coup le soulevant. A ce moment précis, le professeur comprit qu’il n’avait pas affaire à de simple humain… Qu’il avait sous estimé ses adversaires une fois de trop... James sentit l’air se raréfier, et ferma les yeux. Il sentit alors une douce chaleur suivit d’un hurlement.

Le professeur rouvrit grand les yeux alors que le vampire venait de le lâcher. Il tomba sur le sable en toussant, et se devint spectateur d’une scène surréaliste. Le jeune femme, gentille, timide, avec qui il discutait depuis le début de la soirée avait totalement changé. Son regard, sa façon de se comporter, le professeur était hypnotisé, fasciné par la scène.

Les flammes se propageaient sur elle comme sur le vampire avec une rapidité déconcertante, s’abattant sur le vampire qui n’avait bientôt plus aucun échappatoire, une sorte d’ultime étreinte mortelle. James avait l’impression de vivre une scène tout droit sortie d’un film de science fiction… Un film qu’il adorait.
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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Sam 3 Nov 2012 - 23:10


Alors qu’il jubilait, regardant avec attention le pauvre petit homme se débattre, après sa minable tentative d’attaque. Le vampire sentit une chaleur se propager sr son torse. Agréable dans un premier temps puis rapidement douloureux. Il réalisa avec horreur qu’il était en train de prendre feu. Le vampire lâcha le professeur se débattant pour se sortir de cette funeste étreinte.

Il entendit la voix de la jeune femme, jouant avec ses propres mots et il compris alors que le feu venait d’elle.

« Espèce de salope je vais te faire la peau, te vas voir des que je…arrrgghhhh »

Le feu continuant sa basse besogne, il se propagea atteignant alors le visage du vampire qui sous l’effet de la douleur et des flammes n’arrivait plus à parler. Continuant de se débattre, il finit par enfin se dégager de la prise de Juliet pour faire quelque pas, tel une torche humaine maladroit, avant de s’écrouler dans un ultime râle, vaincu par les flammes.

C’est a ce moment la que son compagnon se réveilla, assistant à la scène et la mort de son partenaire.

« Espèce de garce taré, je vais t’ouvrir en deux. »

Il avait lâché ses mots, mais ne bougeait pas, terrorisé par le spectacle, effectivement Juliet était en partie en feu, face à lui. Difficile de savoir quoi faire… Finalement le vampire prit une décision, il s’élança de toute ses force, courant comme un dératé… le plus loin possible de la scène !
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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Dim 4 Nov 2012 - 16:39

Qu'il était beau son tout petit ! Il devenait grand à chaque seconde qui passait, recouvrant avec une volupté qu'elle seule parvenait à percevoir l'ensemble du corps de sa victime comme une plante verte grimpe sur le long d'un mur, s’immisçant dans chaque interstice offert à sa croissance. Après que les vêtements prirent feu, il ne fallut guère attendre longtemps pour que la peau fut attaquée sauvagement par cette chaleur dévorante. Les tissus de l'individu laissaient échapper l'odeur à la fois délicieuse et repoussante de la chair brulée. Juliet n'en détachait pas son regard, un sourire s'étirant sur ses lèvres en contemplant ce spectacle. Douce folie qui s'était emparée d'elle devant son œuvre. Était-ce de l'art véritablement ? Même les artistes les plus contemporains et les plus barrés n'auraient pas osé pareil exploit ; et pourtant quand on est pyromane, le feu est un moyen d'expression passionnant et passionné qui répond aux exigences de son créateur avec efficacité, subtilité et créativité.

Ce qu'il se passait sur son propre corps n'avait pas d'importance jusqu'à l'instant où le vampire tomba à terre succombant à la douleur et aux flammes. Même les menaces de l'agresseur agressé avait coulé sur elle, tant elle était obnubilée par la danse macabre qui se jouait sous ses yeux brillants. Mais lorsqu'il tomba dans une dernière suffocation, achevant dans une apothéose magistrale la représentation, Juliet revint à elle et à la réalité.
Elle semblait un peu perdue lorsqu'elle se tourna vers la voix qui s'adressait à elle. Elle avait bien entendu "ouvrir en deux" ? Elle battit des paupières et tendit un bras enflammé vers le réceptionniste de sa buche. Elle allait lui dire de venir essayer, inconsciente du danger, ne voyant dans cette ouverture qu'une nouvelle possibilité d'expression pour ses flammes.

" Il ne veut plus jouer... " dit-elle, penaude et déçue lorsqu'il s'enfuit en courant.
La brune se frotta les yeux de sa main enflammée, sans se rendre compte de son geste. Ça lui piquait. Elle fit venir des larmes pour nettoyer ses globes oculaires irrités. Elle sembla d'autant plus triste de la fin de la partie qu'une goutte s'écrasa sur sa joue pour couler jusqu'à son menton. La petite larme mourut alors évaporée à la seconde où elle rencontra son ennemi qui continuait de réchauffer la demoiselle.

"J'ai besoin d'un bain. " expliqua-t-elle d'une voix monotone alors que ses pas la trainèrent jusqu'au bord de l'eau. Les flammes se calmeraient bien toutes seules si elle y mettait de la volonté mais Juliet avait de toute façon besoin de se rafraichir entièrement pour faire partie tout résidu inflammable de son corps. Et accessoirement sauver la partie de ses vêtements qui était encore sauvable. D'accord, ce n'était pas vraiment accessoire comme problème...

Restant debout, elle retira une à une ses chaussures puis laissa tomber son pantalon au sol. Suivit sa culotte. Elle ne voulait tremper que ce qui était nécessaire, ne disposant d'aucun vêtement de rechange. Sa chemise était foutue mais ce n'était pas la première à subir ce sort. Son soutien-gorge avait été lui aussi attaqué par les flammes mais peut-être pourrait-elle encore le porter jusqu'à ce qu'elle rentre chez elle ?
Faisant fi de la température de l'eau, l'Irlandaise avança, frappée par les vagues calmes de cette soirée. Elle fit glisser ses mains au plus près de l'eau, point lumineux dans l'obscurité. Puis elle plongea et disparut de la vue du professeur. Quelques instants fugaces, les flammes combattirent la mer mais le combat était perdu d'avance...

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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Dim 4 Nov 2012 - 19:48

Le deuxième vampire disparut rapidement après avoir insulté Juliet, mais le professeur ne l’avait même pas entendu. Il fixait la jeune femme, comme hypnotisé par la scène.

Qu’elle était belle de son habit de feu. Un frisson parcourait le professeur alors qu’il ne pouvait détourner son regard.
Sa voix avait de nouveau changé, presque mécanique, un peu comme si la jeune femme était en transe. James lui répondit mais il ne fut pas certains que la jeune femme entendit sa réponse.

« Merci, vous m’avez sauvé la vie, je vous ne serais éternellement reconnaissant… »


Son ton de voix était lui aussi différent, il avait dit ça à demi mot, toujours focaliser sur la jeune femme qui à présent se dénudait. Une nymphe, voilà ce qui lui traversa l’esprit alors qu’il contemplait son corps nue, en partie enflammé se dirigeant doucement vers la mer.

Il l’observa entrer dans la mer alors que les flammes disparaissaient dans un nuage de vapeur. C’est à ce moment là, alors que Juliet avait totalement disparut dans la mer que James reprit ses esprits. Il réalisa qu’il venait de voir Juliet plonger dans la mer alors qu’elle semblait être dans une sorte de transe pas totalement maitre de ses esprits, plonger dans la mer alors qu’il fait nuit noire…

Il se redressa d’un coup retira sa veste sa lavallière, son veston sa chemise… Mais cela prenait trop de temps, il se précipita alors dans l’eau en expulsant ses chaussures sur le trajet avant de plonger dans l’eau à la recherche de la jeune femme. Tout en hurlant

« Juliet ça va ? »


Pas évident de la trouver dans le noir.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mar 6 Nov 2012 - 11:37

Les flammes s'étaient immédiatement éteintes au contact de leur ennemi mortel, présent en une si grande quantité. Quelques larmes salées vinrent rejoindre l'immensité de la mer sitôt que Juliet eut plongée ; étaient-elles dû au choc thermique ? ou à une sorte de tristesse à voir s'éteindre si brutalement son précieux bien ? La jeune femme aimait l'eau, même si cela pouvait paraitre contradictoire avec ses capacités pyromanes ; elle aimait ce contraste et le côté purificateur de l'eau sur son corps. Car il y avait une partie de son être qui n'appréciait pas ce dont elle était capable et qui trouvait un réconfort certain dans l'élément liquide, comme une façon d'expier.

L'eau de mer avait un avantage non négligeable dans le cas présent. Le sel qu'elle contenait et qui venait au gré des courants caresser la peau de la jeune femme. Nul besoin de se frotter pendant de très longues minutes quand les vagues faisaient très bien cet office, débarrassant chaque pore de sa sueur inflammable, exfoliant chaque parcelle de son corps sous les assauts invisibles du sel marin. C'était sur qu'il ne resterait sur elle aucune trace de ce qu'il venait de se passer... si on exceptait l'état lamentable de ses affaires.
Elle était consciente ; lucide ne serait pas le terme exact car la fraicheur de l'eau avait commencé son action ankylosante sur son corps brulant. Une torpeur s'empara d'elle, mais heureusement le froid était encore suffisamment piquant pour la maintenir éveillée. Quelques minutes seulement s'étaient écoulées depuis l'instant où elle avait disparu sous l'eau.

Une tête brune regagna la surface, crevant la surface relativement calme du bord de mer. Elle claquait des dents, les lèvres bleues, les cheveux emmêlés, pendant lourdement sur son visage.
Elle entendit une voix, ne la reconnut pas immédiatement. En réponse, elle lança un "ici" faible et grelottant.
Quelque chose se saisit d'elle. Nullement effrayée, car incapable de ressentir cette émotion à ce moment-là, elle se laissa faire et ferma les yeux. La voix, la même qu'il y avait un instant, lui disait de ne pas s'endormir. Elle se recroquevilla contre ce corps qui la portait, cherchant une chaleur qui lui avait totalement échappé.

" Le bain de minuit c'était pas une bonne idée... " murmura-t-elle pour elle-même.

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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mar 6 Nov 2012 - 19:17

Le professeur avait plongé sans trop réfléchir au choc thermique possible. L’adrénaline lui permit de progresser dans l’eau malgré le fait qu’elle soit glacée. Il continuait à l’appeler, tentant régulièrement de s’immerger entièrement pour essayer de la repérer sous l’eau. Peine perdue il faisait trop sombre.
Heureusement alors qu’il l’appelait une énième fois il entendit le son de sa voix. Il put ainsi rapidement la rejoindre et la saisir dans ses bras. Première surprise, la jeune femme était complétement frigorifié. Chose assez étonnante, c’était comme si les flammes n’avaient jamais existé.
Un instant avant le professeur était face à une femme fatale, jouant avec les flammes et la mort avec une aisance déconcertante, et maintenant il serrait dans ses bras une frêle demoiselle tremblante sous l’effet du froid. Il se saisit de la jeune femme et la porta vers le feu afin qu’elle se réchauffe rapidement.

Il posa délicatement la jeune femme sur son manteau, juste à coté du feu. Le professeur savait que le meilleur moyen de se réchauffer était de se coller contre elle. Il vint alors se placer derrière Juliet, se collant contre son dos et frottant ses bras avec ses mains.
Ainsi elle se retrouvait entre sa chaleur et celle du feu. Il espérait qu’ainsi Juliet se réchauffe rapidement.
Augmenter le contact entre lui et la jeune femme aurait été plus efficace, mais l’éducation strictement anglaise du professeur l’incitait à ne pas plus se « frotter » à une demoiselle entièrement nue, et surtout qui ne semblait plus maitresse d’elle même.
Le professeur refusait de se l’admettre, mais Juliet ne le laissait pas insensible. Son don, la façon dont elle l’avait utilisé, son coté fragile…

« Effectivement les bains de minuits à Galway ne sont pas forcement très recommandé. »

Il continuait de frotter ses bras, espérant qu’elle se réchauffe rapidement.

« En tous cas, entre ton extraordinaire don, le fait que tu m’aies sauvé la vie, et ce bain de minuit, tu es une femme plein de surprise, mais pas besoin d’en faire autant pour obtenir un second rendez-vous tu sais. »

Il rigola, espérant que sa tentative pour détendre l’atmosphère et faire réagir la jeune femme rencontre un certains succès. James était inquiet pour la jeune femme, il ne connaissait pas les effets secondaires de l’utilisation de son don et espérait qu’elle ne soit pas trop mal. De nouveau il la serra dans ses bras.

« Comment te sens-tu ? Toujours frigorifiée ? »

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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mer 7 Nov 2012 - 15:56

La jeune femme se laissa porter jusqu'à leur feu de camp. Une fois assise, elle lutta contre l'envie de se recroqueviller et allongea au contraire ses jambes jusqu'à ce que ses orteils touchent presque les flammes. Son esprit était tourné vers cette source de chaleur, obnubilé par cette lumière orangée qui dansait devant elle. Elle n'aurait qu'à s'y plonger pour se réchauffer immédiatement mais tout le bénéfice de son bain glacé serait perdu. Elle se contenta de sentir les assauts des étincelles volantes sur sa voute plantaire. Son corps était encore trop froid pour reprendre feu -la sueur froide ce n'est que dans la cas de la peur malheureusement et non en lien avec la température... - mais des flammèches parcouraient la peau de ses pieds sans y causer le moindre dommage.
En plus de ce chauffage particulier que nous ne recommandons pas à toutes les peaux, l'Irlandaise bénéficiait d'une présence humaine qui s'efforçait de la réchauffer également. Elle serra rapidement l'une des mains qui lui frottait les bras pour remercier le professeur de son aide, remarquant que celui-ci était également bien mouillé. Puis le laissa continuer, fermant les yeux pour se concentrer sur sa température. Il n'était guère aisé pour elle de parfois la réguler à la baisse ; mais elle apprenait ce soir qu'il n'était pas plus facile de la faire augmenter comme elle le souhaitait.
Mais Juliet ne comprenait pas ce qu'il s'était passé ; elle avait déjà pris des douches en proie aux flammes et n'avait jamais connu une réaction semblable. L'eau était trop froide ? Était-elle fatiguée ? Elle écarta cette seconde idée : sa journée n'avait pas été particulière difficile et l'heure n'était pas à ce point tardive qu'elle ne puise y résister.

"Moi qui avais peur d'en avoir trop fait en cramant quelqu'un, me voilà rassurée. " répondit Juliet en souriant et en se tournant à demi derrière elle.

Elle n'était nullement affectée par ce fait ; cet individu n'était pas le premier qui succombait à ses flammes, que ce soit accidentellement ou volontairement. Et il ne serait probablement pas le dernier. Elle s'était faite à cette idée désormais.

" Ça va mieux, merci. " continua-t-elle.
Elle écarta alors les bras qui l'enserraient pour s'avancer davantage vers le feu. Assise sur ses genoux, elle glissa ses mains dans les flammes quelques instants. Ça la chatouilla ; de ces picotements oscillant entre l'agréable et l'inconfortable, qui accompagnent le réchauffement d'un membre. Elle frissonna d'aise. Tenant toujours une cendre chaude dans sa paume pour conserver un bénéfice du feu, elle se plaça de côté, face à la mer, offrant son profil à James. Puis tournant la tête vers lui, elle sourit et dit :
" Je vais récupérer mes affaires. Rapproche-toi du feu pour te sécher aussi." Elle posa sa main chaude sur son bras pour l'inviter à se déplacer."C'est pas la peine de tomber malade. "

Et la brune se leva sans s'offusquer une seconde de sa nudité offerte à la vue de son compagnon du soir. D'autant qu'elle retira sa chemise, qui foutue pour foutue allait trouver un nouvel intérêt. Après l'avoir essoré vigoureusement, elle la jeta dans les flammes derrière elle, ce qui eut pour effet de les raviver. Et elle repartit vers l'eau.

Quand elle revint, elle avait revêtu son pantalon et tenait deux paires de chaussures en mains, ayant retrouvé celles du professeur.
Elle se rassit.
"Merci d'être venu me chercher... C'était très bizarre... "

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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Jeu 8 Nov 2012 - 0:18

Alors qu’il continuait de frotter la jeune femme, petit à petit elle sembla reprendre ses esprits. Elle tremblait un peu moins et semblait récupérer quelques couleurs, ce qui rassura le professeur.

« Ne t’inquiète pas pour moi, rien ne vaut un bon bain froid, c'est vivifiant et revi...»

Le professeur ne termina pas sa phrase, un peu trop obnubilé par la vision que lui offrait l’impudique jeune femme. Elle se releva et alla récupérer une partie de ses affaires offrant a James une nouvelle vision relativement plaisante. Il fallait dire que le corps parfait de Juliet éclairé irrégulièrement par les flammes capricieuses du feu de camp était un spectacle des plus agréables.

Elle disparut un instant dans la pénombre et revint à moitié habillé ses chaussures à la main.

James éclata de rire et se redressa, se saisissant de sa chemise au passage. Souriant il s’approcha de la jeune femme et commença à la couvrir avec le tissu blanc.

« Tiens, toi non plus ne va pas attraper froid… Et puis j’avoue que c’est moi qui vais me mettre à m’enflammer à force de te contempler. »


Le professeur rigola de nouveau alors qu’il finissait d’aider Juliet à enfiler sa chemise. Il fallait dire que leur première rencontre n’était pas ce qu’on pourrait appeler un rendez-vous classique.

« Viens rapproche toi du feu, je veux être sur que tu sois intégralement réchauffé. »

Il attrapa ses chaussures avant de s’asseoir de nouveau.

« Je n'ai rien fait d’exceptionnel, n'importe qui à ma place aurais fait pareil... Mais j'avoue que pour moi aussi la situation était assez étrange… C’est la première fois que ça t’arrive de te retrouver dans cet état après avoir utilisé ton don ? »


Son ton de voix était de nouveau sérieux, masquant à peine une légère inquiétude. Elle venait de lui sauver la vie, et pour cela le professeur lui était infiniment reconnaissant, il espérait donc que cette acte n’ai pas eu d’impact néfaste sur sa santé.

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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Jeu 8 Nov 2012 - 15:59

James lui fit enfiler sa chemise sans lui laisser la possibilité de refuser. Il argua qu'elle non plus ne devait pas prendre mal et que pour sa part, il avait eu de bons moyens de se réchauffer.

"Malheureusement, les hommes s'enflamment plutôt au sens propre du terme en ma compagnie..." commença-t-elle avec un regard triste. Puis retrouvant le sourire : " Mais je n'en apprécie pas moins le compliment ! "
C'était la vérité ; quelle femme n'apprécierait pas qu'on lui dise, même de façon un peu détournée, qu'elle était jolie ? En tout cas, la demoiselle préférait bien ce genre de déclaration à celle abrupte du vampire de tout à l'heure. Bizarrement... ça ne faisait pas le même effet suivant la manière dont c'était dit, et suivant la personne qui le prononçait. Lorsque celui-ci était charmant, élégant... c'était nettement mieux.

Il n'était guère besoin de lui dire de se tenir près du feu ; c'était naturel chez elle, qu'elle soit trempée ou non. Remontant les manches de cette chemise d'homme, Juliet préféra garder les pieds nus. De ses orteils, elle creusa un trou dans le sable et y plongea ses pieds accompagnés d'un morceau charbonneux de bois. Elle balaya le sable pour recouvrir l'ensemble jusqu'aux chevilles.

" Tu connais la bouillotte ? Voici la version "Juliet à la plage". " plaisanta-t-elle en désignant son œuvre.

Elle réfléchit à la question du professeur, en baladant inconsciemment sa main au milieu des flammes. Il faisait référence à cet état second qui l'avait fait foncer dans l'eau sans réfléchir au danger que la mer pouvait représenter. Aurait-elle fait la même chose en présence d'une cascade ? Aurait-elle cherché à se jeter du haut de celle-ci dans le simple but de se laver ? Non, c'était impossible.

" C'est rare mais ça m'est déjà arrivée. Je pense que c'est lié à l'intensité de mes émotions au moment où je l'emploie. "
Elle pensait bien sur au grand incendie qu'elle avait provoqué au parc, sur demande de son patron. Elle avait du boire de l'alcool pour arriver à cet état de puissance incontrôlée et s'était retrouvée dans un état similaire lorsqu'elle avait terminé. La contemplation de son bébé devenu si grand et incontrôlable l'avait rendu presque folle et elle ne sut pas comment elle était revenue chez elle. Elle avait repris simplement ses esprits en sentant les gouttes de la douche lui tomber dessus avec violence.
Elle cligna des paupières pour chasser ces images de sa tête.
" C'est la seule explication que je vois... " reprit-elle finalement. " En tout cas, elle correspond bien à la situation. J'avais la maitrise sur tout ce que je faisais mais... "

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MessageSujet: Re: Les bords de mer   Dim 11 Nov 2012 - 13:00

James regarda amusé la jeune femme mettre le morceau de bois sous le sable et rigola à ses propos.

« Effectivement ingénieux système, cependant je ne pense pas l’étrenner de mon coté, j’ai la plante des pieds sans doute un peu plus sensible… Par contre j’espère ne pas t’offenser mais je vais minimaliser ma tenue… »

James retira son pantalon, trempé mais n’osa pas ôter le dernier morceau de tissu, trop timide pour finir en tenu d’Adam face à la jeune fille. C’est donc dans un magnifique boxer noir agrémenté de petite tasse de thé et de théière blanches que le professeur écouta attentivement les propos de Juliet. Il avait déplié son pantalon afin que celui ci sèche plus rapidement. Heureusement le tissu était fin et donc cela ne mettrait pas beaucoup de temps… Par contre pour ce qui était du boxer…

Le professeur avait un visage sérieux alors qu’il écoutait avec attention la jeune femme, réfléchissant à chacun de ses mots. Elle semblait visiblement troublée par ce qui venait de lui arriver, mais ce n’était pas la première fois apparemment. Le professeur aurait bien posé des questions, lui demandant de préciser ce qu’elle voulait dire par « émotions fortes ». Etait-ce simplement quand elle tuait ? Avait-elle éprouvé du plaisir lors de l’assassinat de cette créature ? Non pas qu’il voulait la juger, elle venait de lui sauver la vie, et James n’allait pas la blâmer si elle éprouvait du plaisir à tuer ce genre de monstre, mais il voulait simplement comprendre comment son don fonctionnait.

« C’est assez étrange, on dirait que la puissance de tes flammes découle de tes émotions, mais c’est un peu comme si le feu que tu maitrisais te consumais… »

Il fit un petit sourire, continuant d’analyser ce qu’il avait vu.

« C’est un don extraordinaire, pour moi il n’a rien de monstrueux ou d’effrayant au contraire… Cependant il à l’air dangereux… Pour tes ennemis certes, mais aussi pour toi. »


Pour le professeur une seule conclusion s’imposait.

« Juliet, tu es une femme extraordinaire et tu as un don remarquable, je ne sais pas ce que tu as vécu avant, ce qui as fait que tu te méfies tant des autres voir même de toi, mais en tous cas moi tu ne m’inspire aucune crainte. Cependant il semblerait qu’utiliser ton pouvoir te coute, et ta petite baignade dans ton état second aurait pu être dangereuse… »


le professeur avait un ton de voix grave, sa main gauche placée au niveau de son menton ses doigts parcourant sa peau et frottant sa barbe naissante. Une image d’une personne sérieuse et studieuse… Enfin si on faisait l’impasse sur le fait qu’il était en caleçon, en parti trempée.

« Mais je suis sur qu’avec du travail tu pourrais mieux maitriser ce don incroyable. »

De nouveau le professeur se montrait enthousiaste. Cependant il faisait assez attention sur les mots qu’il utilisait, car le professeur avait l’impression que la jeune femme lui cachait quelque chose. Difficile de savoir ce qu’elle omettait de lui dire, mais compte tenu de son « pouvoir » le professeur s’était fait une petite idée des dommages que les flammes pouvaient f aire.


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