AccueilCalendrierFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Les bords de mer

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Charlie Dickens
Humain


Messages : 619
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mer 26 Déc 2012 - 3:15

Elle avait souri lorsqu'il l'avait remercié, ne s'attendant pas à ce genre de réaction, elle n'en fut que ravie, car cela prouvait qu'elle ne se trompait pas, Gordon était une bonne personne, malgré son passé, malgré ses activités, foncièrement, elle en était persuadée, c'était une bonne personne. Même si la jeune femme n'était pas à l'aise par la tactilité du moment, elle appréciait le contact qu'elle partageait avec son ami, joue contre tête, c'était... agréable. Même si elle ne savait pas comment bouger, ne savait quel geste poser, la blonde se contentait de profiter du moment, de cette proximité à la fois troublante et plaisante, qui pour beaucoup ne serait franchement pas grand chose, mais qui pour elle était déjà bien plus que ce dont elle avait l'habitude depuis... bien longtemps. Surtout avec un homme, c'était probablement la toute première fois en fait, ce qui ajoutait sans doute à l'agréable trouble qui la prenait doucement. Ne cherchant même pas à comprendre, Charlie vivait le moment présent, elle le garderait quelque part dans sa tête, se souvenant que oui, il était possible qu'au fond, tout au fond, les moments de répits existaient toujours. Ces petits moments dont l'existence se faisait bien rare depuis bon nombre d'années, mais qui mettaient un petit baume sur ses blessures, qui, malheureusement ou heureusement, l'incitaient à continuer, qui l'incitaient à ne pas jeter l'éponge encore une fois, qui la sortaient du mode pilote automatique dans lequel la jeune femme s'était glissée depuis des années, ne ressentant plus réellement grand chose, les feignant plutôt, à la face du monde.

Flanc contre flanc, la tête toujours appuyée sur l'épaule de Gordon, elle l'avait écouté parler de son don. Essayant de comprendre la contradiction qu'entraînait une telle habileté, la jeune femme essayait d'imaginer ce que cela avait dû être, ce que cela devait encore être, de se cacher au monde, même si le fait d'avoir un tel don n'apportait pas autant de mauvaises personnes aux alentours, il y avait aussi probablement ce que monsieur et madame tout le monde en pensaient. Il y avait tant de choses cachées et mystérieuses dans le monde, on ne pouvait pas en vouloir à ceux qui se raccrochait à une réalité réconfortante où la science savait tout expliquer, où les monstres n'existaient pas, où tous les malheurs étaient ou se produisaient chez le voisin... En cet instant, Charlie fut reconnaissante à la vie, d'avoir la chance d'être consciente de certains faits jusqu'alors considérés comme des histoires et des légendes, reconnaissante d'entrevoir la vraie réalité des choses.

Dickens sentit que Gordon relevait la tête, elle releva donc la sienne pour rencontrer le regard miel du jeune homme, un air très doux au visage, air que la jeune femme adopta immédiatement elle aussi, sans trop savoir pourquoi. Lorsqu'il passa son bras autour de sa taille, la jeune femme sentie comme un léger picotement là où leur corps se touchaient, c'était une sensation étrange, comme si tout son sens du touché était concentré là où il y avait contact entre eux deux, elle n'avait jamais ressenti cela et malgré le doux sourire qu'elle avait aux lèvres, Charlie nageait en pleine contradiction, mélange entre trouble, curiosité et petite ivresse. Toutefois, elle se laissait portée doucement, écoutant Gordon, ne cherchant pas a démystifier tous ces ressentis dont l'anglaise n'avait jamais eu l'expérience précédemment déjà, se concentrant sur ce que le jeune homme lui disait, lui avouait. La dernière phrase ne l'a laissa pas de marbre également, lui plaquant un grand sourire doucereux au visage, touchée et surprise, croyant à moitié qu'elle pouvait occuper les pensées de quelqu'un.

Cependant, la suite des choses venait en quelque sorte confirmer les dires de Gordon, lorsque celui-ci passa sa main dans les cheveux de Charlie, venant les ficher derrière son oreille, la demoiselle ressentie comme une légère décharge électrique à ce contact et lorsqu'il s'approcha d'elle, venant lui voler un baiser, même si cela fut court, le rythme cardiaque de la jeune femme augmenta rapidement, la blondinette avait également l'impression qu'une nuée de papillons aux ailes métalliques volaient dans son estomac, c'était douloureusement agréable ! C'était donc cela, avoir des papillons dans l'estomac, sensation bien mystérieuse que Charlie n'arrivait pas à s'expliquer et dont elle n'avait pas envie d'avoir la réponse là, toute suite. Rompant rapidement cette courte et chaste étreinte, il eut la délicatesse de s'excuser tout en lui demandant le geste avait été déplacé. Très troublée, Charlie affichait un air surpris, mais ne bougeait pas, toujours collée flanc à flanc contre lui, le regardant droit dans les yeux.

- Euh, je ... Non, ne t'en fais pas.

Elle lui adressa un sourire assez tendre, se collant un peu plus à lui, allant fourrer son nez froid contre le cou chaud du jeune homme, ressentant par ailleurs chaque pulsation cardiaque de ce dernier contre son fin visage frais. Charlie ferma les yeux, peut-être qu'elle avait trop bu et qu'elle ne s'en rendait pas compte ? Peut-être qu'elle était manipulée ? Peut-être qu'elle rêvait ? Peut-être que tout ceci était également un doux moment, son premier du genre, réciproque ? Quoi qu'il en soit, la jeune femme était bien, avec ses papillons et Gordon, sur cette plage près d'un feu, sous les étoiles de décembre...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gordon
Humain


Messages : 322
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mer 26 Déc 2012 - 16:14

En un instant, cette discussion à cœur ouvert, dans un lieu que Gordon avait voulu loin de tous les mensonges de son quotidien et dont il appréhendait une tournure désagréable, se transforma en moment de pure magie.
A l'origine, ce baiser volé n'avait été qu'une impulsion soudaine à laquelle il n'avait pas su dire non. Une petite folie qu'il pensait déjà regretter, que la punition vienne par l'expression de sentiments non réciproques, voir une gifle tout simplement.

Mais rien de tout cela... Charlie venait de laisser parler son cœur elle aussi et lui fit savoir que son geste n'avait été en rien "déplacé". C'est un simple petit sourire en coin qui accompagna cette réponse, mais intérieurement c'était un flots de sentiments intense qui envahissaient le jeune homme. Lui même n'aurait pas su les définir. Du moins pas encore... Mais cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était plus senti aussi vivant.

Lui qui n'avait été jusque là qu'un simple mensonge de lui même, qui affichait chaque jour un nouveau masque afin de répondre aux attentes du monde qui l'entourait et mieux en profiter... Voila qu'il se surprenait lui même à avoir séduit une femme en étant seulement vrai, authentique, et surtout sans aucune mauvaise arrière pensée. La sensation était grisante...

Le temps semblait s'être considérablement ralenti, comme si Gordon lui même était habité par un sens plus aiguë des choses. Le nez froid puis l'ensemble du visage de Charlie contre la peau de son cou lui faisait l'effet d'un courant électrique qui parcourait tout son corps. Plus poussé alors par l'instinct que par la raison, sa main libre s'était de nouveau saisit de celle de la jeune femme. Fermant les yeux et tout en douceur, il commença alors à tourner légèrement la tête pour laisser descendre sa joue contre celle de cette dernière. Tous deux pouvaient désormais entendre la force de leurs respirations qui trahissaient mutuellement les émotions qui les traversaient à ce moment. Le bout de son nez caressant alors la peau douce du visage de la jolie blonde, il remit son visage face au sien et lui offrit un nouveau baiser. un peu plus long cette fois...

Après avoir décollé ses lèvres de celles de Charlie, il rouvrit lentement les yeux et la regarda avec une expression malicieuse, comme un enfant qui prenait plaisir à répéter une grosse bêtise. Il ne se lassait pas de contempler ses yeux d'or. Plus que par les mots, c'était par le regards que Charlie semblait le mieux s'exprimer. C'était d'ailleurs un de points chez elles qui le perturbait le plus... Les sous entendu qu'elle avait fait ce soir étaient également pour confirmer ses doutes.

Puisque la soirée était dédiée à se rapprocher et mieux se connaitre mutuellement, Son visage se fit un peu plus sérieux lorsqu'il reprit la parole.

" Pardonne moi de gâcher un tel moment... Mais il faut que je sache à mon tour...

Pourquoi quand je te regarde... Tes yeux semblent-ils toujours me dire : Sauves moi, je pleure à l'intérieur ? "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charlie Dickens
Humain
avatar

Messages : 619
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mer 26 Déc 2012 - 22:08

Il s'était saisi de sa main et elle l'avait laissé faire, resserrant légèrement ses fins doigts autour des siens. Lorsqu'il avait posé sa joue contre la sienne et que son souffle chaud parvenait au creux de son oreille, Charlie frissonna, constatant que Gordon aussi semblait avoir le souffle tout aussi court que le sien. Visiblement tous deux étaient sous l'emprise d'une foule d'émotions, la demoiselle se demandait si dans la tête du jeune homme c'était plus clair que dans la sienne, s'il comprenait mieux ce qu'il ressentait qu'elle... Pour sa part, Dickens ne savait plus trop, comme sur un petit nuage, flottant légèrement, parfois parcourue de douces décharges électrique, comme lors du deuxième baiser que Gordon lui offrit.

Surprise, ne s'attendant pas à cela de nouveau, ses joues prenant une légère couleur rosée, son coeur ne fit qu'un bond, réveillant la nuée dans son estomac. La jeune femme se colla un peu plus contre lui, appréciant une fois de plus ce baiser surprise un peu plus long que le précédent, ce qui eut tôt fait de la rougir de plus belle, mais sourire à la fois. Se décollant légèrement l'un de l'autre, Charlie replongea son regard dans celui de Gordon, répondant à son air malicieux en plissant légèrement les yeux, un petit sourire en coin, se prêtant au jeu, amusée.

Seulement, la question que posa Gordon par la suite vint poser un voile ombragé dans le regard doré de la jeune anglaise, faisant légèrement fondre son doux sourire. Se décollant doucement tout en se rapprochant du feu, Charlie se refermait un peu sur elle-même, ramenant ses jambes vers elle, venant y déposer son menton. Fixant les bouts de bois en flammes, le visage marmoréen, la blonde prit quelques minutes avant de répondre sur un ton un peu plus froid qu'elle ne l'aurait souhaité, visiblement troublée que quelqu'un aie réussi à voir tout au fond, à déchiffrer son esprit en petits morceaux.

- J'imagine que c'est à cause de la solitude... À causes de mes cicatrices... À cause de mon moral rarement au rendez-vous...

La jeune femme soupira, il était difficile pour elle d'en parler, car, tout était bien relatif d'une personne à l'autre, on ne pouvait comparer la souffrance des autres à la nôtre et vice versa. D'ailleurs, elle n'en avait jamais parlé, même son père ne savait pas pour ''l'incident''...

- Ma vie est bien monotone et morne comparativement à la tienne, mais... J'ai eu mes épreuves moi aussi. Quand la flamme s'éteint, on trouve peu de raisons à la vie, peu de raisons de continuer, on essaie tout de même et on enfile un masque ou on se met sur l'auto pilote, en attendant les jours plus heureux, ceux qui semblent bien lointains, inaccessibles...

Charlie avança son bras vers les flammes, les laissant lécher le bout de ses doigts, sans se bruler. son bras ainsi vers l'avant découvrait son poignet et son tatouage qu'elle fixait reluire sous la lumière aux teintes de couché de soleil. Son tatouage masquant le moment où elle avait été au plus bas, masquant une longue cicatrice longiligne parallèle à l'artère radiale de la demoiselle. Ramenant son bras vers elle, elle découvrit légèrement son poignet, dessinant du bout des doigts l'ouroboros encré là.

- Tu as eu la force de continuer malgré les horreurs, moi, malgré les drames, non...

Elle avait dis cela tout bas, continuant de parcourir le tatouage circulaire couvrant la face intérieure de son poignet, recroquevillée devant le feu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gordon
Humain
avatar

Messages : 322
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Jeu 27 Déc 2012 - 18:32

Visiblement Gordon avait touché un point sensible et s'en voulait un peu d'avoir emmené Charlie sur ce terrain là... Mais peut être était-il temps pour eux deux de justement crever l'abcès s'ils voulaient véritablement que leur relation démarre sur un jour totalement nouveau.

Elle ne parlait que par sous entendu. Laissant juste assez d'indices pour permettre au jeune homme de comprendre où elle voulait en venir. Cette douleur qu'elle exprimait... Il ne la comprenait que trop bien, même s'ils avaient eu une manière totalement différente d'y faire face. Il ne serait cependant pas permis de penser qu'il s'était montré plus courageux qu'elle face aux épreuves que lui avait infligé la vie. Le contexte était totalement différents et les armes dont ils disposaient sur le moment l'étaient également.

Ainsi lorsqu'elle eut terminée, il ne put répondre que d'un air légèrement désabusé.

" Les maladies de l'âme... ça ne se compare pas. Pas plus que nos manières d'y faire face...

La véritable solitude... Ça peut toucher n'importe qui. Et les armes pour l'affronter, on les obtient bien souvent sur un simple coup de chance. Encore faut-il toujours croire que ce coup de chance arrivera un jour."


Il planta alors son cigarillo dans le sable dans le but de le finir plus tard. Puis il se leva de son banc de fortune afin de s'assoir dans le sable juste derrière elle, faisant passer ses jambes de chaque côté de la jeune femme. La position avait de quoi dérouter, ainsi ajouta-t-il d'un ton joueur, qui avait également le mérite de complètement dédramatiser la situation.

" Laisse toi faire ! tu va voir !"

Après tout, les choses semblaient s'officialiser entre eux, il n'y avait donc rien de déplacé à agir de la sorte à présent. Dans une attitude protectrice, il se colla donc de nouveau à elle pour l'envelopper de ses deux bras. Calant ces derniers sous la poitrine de la jeune femme, il la ramena un peu plus vers lui, afin qu'elle puisse s'appuyer contre son torse et que lui puisse poser sa tête dans le creux de son épaule. Cette confortable position, outre la proximité et la tendresse protectrice quelle instaurait, avait également le mérite de les tenir bien au chaud tous les deux.
Il lui offrit alors un petit bisous sur la joue avant de reprendre la parole, tout malicieux.

" Voila ! On est pas bien comme ça ?"

Lui en tout cas était très bien. Il pouvait parfaitement profiter de la douceur de la peau de Charlie, tout comme de son parfum. En plus il ne voyait vraiment pas comment la rassurer et la pousser à lui ouvrir d'avantage son coeur, sans lui manifester sa propre douceur et son côté protecteur. La prendre ainsi dans ses bras était la seule formule magique qu'il connaissait et la seule réponse qui lui paraissait intelligente au mal être qu'elle lui renvoyait.

Délicatement, il laissa s'échapper l'une de ses mains pour remonter, d'une longue caresse, le bras tatoué et mutilé que Charlie gardait encore contre elle. En arrivant au niveau du tatouage, son pouce reconnu une boursoufflure qu'il identifia immédiatement. Confirmant le doute qu'il avait depuis tout à l'heure déjà... En tout cas il compris immédiatement ce à quoi elle faisait allusion depuis le début de son laïus...
Avec douceur, il se saisit alors de son bras légèrement découvert pour commencer à le ramener vers son visage.

" Je ne prétends pas savoir comment guérir les vieilles blessures... J'ignore si moi, je serais capable de t'apporter les jours heureux que tu espère tant.

Mais il y une chose dont je suis sûr... C'est que savoir qu'on est plus seul... Se sentir soutenu... ça met du baume sur les cicatrice. "


Il pose alors ses lèvres sur le tatouage de la jeune femme afin de gratifier sa peau d'un tendre baiser. Il ne pouvait rien faire contre l'horrible souvenir qui semblait s'y rattacher, mais au moins espérait-il jouer un tour au destin en faisant en sorte que ce tatouage soit également associé à un souvenir agréable pour la demoiselle.
Quand il lâcha enfin le bras de celle-ci, il ferma les yeux est descendit la tête pour lui offrir un nouveau baiser dans le cou.

" Dis moi tout... "

_________________
Gordon Theme

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charlie Dickens
Humain
avatar

Messages : 619
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Jeu 27 Déc 2012 - 23:12

Contemplant le seul signe physique visible de son mal-être, Charlie ne remarqua pas que Gordon s'était levé, venant se positionner derrière elle, passant de part et d'autre de la jeune femme ses jambes et venant carrément se saisir d'elle, doucement. Si aux premières secondes, Dickens s'était raidie, peu encline à suivre les mouvements que l'homme suggérait, elle se laissa bien vite faire, s'échouant délicatement sur son torse. C'était une position inhabituelle pour elle, découvrant un peu ce que c'était d'être ainsi enveloppé, de se sentir protégée.

La jeune femme était touchée, très profondément, à vif même... Il venait se coller dans sa solitude, venait l'envelopper dans ses bras, lui montrait que les gens, que le monde pouvait encore l'atteindre, malgré le mal, malgré la douleur, malgré le fait qu'elle se soit barricadée, il y avait de cela bien des années, malgré tout cet engourdissement dans lequel elle s'était enfoncée volontairement, se rendant inatteignable et de marbre intérieurement... Ses yeux devinrent humides, la jeune femme pencha légèrement la tête vers l'avant, créant un espèce de long rideau capillaire pâle cachant son visage de part et d'autre, le temps qu'elle reprenne le dessus du moins. Clignant quelques fois les yeux, prenant discrètement une bonne inspiration, Charlie réussit à calmer le débordement qui avait menacé d'éclater, aussi soudainement qu'il était apparu, cela avait été si subit et la jeune femme n'aurait jamais cru ressentir tant de douleur de par un geste aussi doux, aussi chaleureux, mais à l'intérieur, l'anglaise était à vif, n'ayant jamais réellement guéris de toutes ces meurtrissures que la vie lui avait offertes...

Gordon lui fit un petit bisous sur la joue, ce qui sortit Charlie de la brume, ayant au moins le mérite de faire apparaitre un faible sourire sur son visage empreint de grisaille. Elle ne répondit pas à la question assez rhétorique qu'il exprima, se contentant de rester là, contre lui, soulevée par intermittence au rythme de son souffle à lui, les premières secondes de douleurs passées, elle y était agréablement bien maintenant, préoccupée, mais bien. La jeune femme regarda la main de Gordon parcourir son bras, puis passer sur son tatouage, elle n'aurait plus le bénéfice du doute, maintenant il saurait, il saurait qu'elle avait jeté l'éponge, qu'elle risquerait probablement de le refaire un de ces jours, qu'elle n'avait pas su combattre ses démons intérieurs... Seulement, c'était qui elle était, même si à cet instant elle eut un peu peur qu'il se détache, qu'il lui fasse un sermon, ou qu'il ne veuille plus de cette fille toute cassé qu'elle était...

Au contraire, il porta son poignet à ses lèvres, posant symboliquement un baiser sur son tatouage, sur sa blessure, ne lui promettant rien, mais tout à la fois. Charlie se câla un peu plus contre lui, passant l'un de ses bras sous celui de Gordon, le serrant contre elle.

- Tout ? Il n'y a pas grand chose à raconter, mais oui, je peux bien tout te raconter...

Charlie se mordilla l'intérieur de la joue, réfléchissant par où elle allait commencer, un peu nerveuse de parler de sa vie, de ses ressentis, de sa mélancolie constante, mais il le fallait et au fond, Dickens avait besoin de le faire.

- Je suis née près d'une rue marchande, au début j'avais tout d'une vie normale, qui se profilait bien, heureuse...

Charlie lui raconta tout, chaque épreuve, chaque traumatisme, chaque dépression... Ses voyages, sa relation avec son père, sa relation avec les autres, la solitude, la peur, le mal, la douleur, tout, tel qu'il l'avait demandé... Lorsqu'elle eu terminé, la petite blonde avait le coeur gros d'avoir fait autant de remue ménage dans ce qu'elle avait enfouis très loin, elle appréhendait également la réaction de Gordon, mais bon, c'était malheureuse sa vie, ses erreurs et ses choix, quoi qu'en disent les gens, c'était immuable. La jeune femme bougea, se repositionnant contre Gordon, passant ses jambes par dessus l'une des sienne. Elle passa également ses bras autour du torse de ce dernier, posant sa tête tout contre, se retournant ainsi de moitié, se refermant sur elle-même entre les bras du jeune homme, fermant les yeux, se concentrant sur le bruit du ressac des vagues.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gordon
Humain
avatar

Messages : 322
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Ven 4 Jan 2013 - 17:35

N'importe qui dans la même situation que lui aurait tenté d'en profiter. D'ailleurs, lui même ne se serait pas gêné pour le faire s'il avait s'agit d'une autre personne et que les circonstance avaient été différentes. Moins pesantes. Aussi bien pour lui que pour sa compagne de soirée d'ailleurs.

Ainsi Gordon se contentât-il de rester silencieux et de se conduire en parfait gentleman avec Charlie. Ses mains ne se firent pas baladeuse tandis que Charlie se détendait peu à peu pour s'installer confortablement sous ses bras et lui conter son histoire.

Le vécu des deux tourtereaux avait beau ne pas être le même. L'histoire que comptait la jeune fille de bonne famille n'était guère plus joyeuse que celle du baroudeur globe trotter. Ce derniers l'écoutait d'ailleurs avec attention, ne la regardant cependant pas directement pour ne pas la mettre mal à l'aise pendant qu'elle racontait une histoire aussi difficile. Toujours dans une attitude inconsciemment protectrice, il n'avait fait que serrer un peu plus Charlie contre son cœur tout en posant le menton sur haut de sa tête, profitant du parfum que dégageait sa longue chevelure blonde, le regard perdu dans le lointain.

Quand elle eut terminé, il la laissa, sans mot dire, changer de position. Charlie devait être sous le coup d'un énorme manque affectif, puisqu'elle s'était mise de manière à pouvoir enlacer Gordon et se serrer contre son torse.
Le jeune homme ne savait plus vraiment quoi dire, ni quoi faire après coup... D'abord hésitant, il se décida à poser le bras droit autour de la taille de la demoiselle, permettant a sa main libre et chaude de se glisser dans la chevelure de sa compagne pour lui caresser délicatement l'arrière de la nuque.

Se fiant à la respiration de la blondinette pour évaluer son niveau de stress et d'émotions, il attendit plusieurs minutes le moment importun pour se remettre à parler. Cela leur laissait également l'occasion à tous les deux de reprendre le contrôle de leurs émotions tout en profitant un peu de la magie de l'endroit et du moment où ils se trouvaient.

Enfin, il reprit d'une voix douce.

" Je suis désolé pour ta mère... Je pense qu'elle devait être heureuse de pouvoir partir entourée de ses proches... Mais pour toi, ça a du être très dur...

Ça me peine de savoir que pour toi les choses ont commencées à dérailler à partir de là..."


Doucement, il glissa sa main sous le menton de la jeune femme afin de tourner sa tête dans sa direction. Il plongea alors son regard dans le siens tout en lui adressant un sourire d'une extrême douceur.

" Tu sais... Je ne crois pas que les morts souhaitent que nous vivions malheureux après leur départ... Mais plutôt que nous continuions à essayer de mener une vie heureuse, même s'ils ne sont plus là pour nous accompagner.

En y réfléchissant... C'est peu être le meilleur hommage qu'on puisse leur rendre.

En fait... Je suis sûr que si nos proches disparus pouvaient nous voir en ce moment. Il souriraient !"


Lentement, il rapproche alors ses lèvres de celles de Charlie pour lui offrir un nouveau baiser. Mais après ce qu'il venait d'entendre, quelque chose semblait le bloquer, et il s'arrêta, se mordant la lèvre inférieure.
Avec la même douceur qu'il affichait jusque là, il reprit alors.

" Je crois... Il va nous falloir du temps à tous les deux... On efface pas certaines blessures comme ça...

Demain, on remettra probablement les masques, et on fera comme d'habitude..."


Son sourire se fait alors plus gourmand, et son expression beaucoup plus joueuse. Visiblement, la douce folie du moment semblait l'emporter de plus en plus sur la raison qui avait su l'arrêter il y a encore quelque secondes. Il se sentait irrésistiblement attiré par Charlie et il sentait que l'attirance était réciproque. A partir de là, il ne voyait déjà plus aucune raison de ne pas non plus y céder.

" ... Mais on est pas encore demain..."

Cette conclusion voulait tout dire. Pour sa part, et pour cette nuit au moins, il ne voulait pas faire semblant. C'est donc avec une certaine assurance retrouvée et en serrant la jeune femme avec passion, qu'il termina le geste qu'il avait commencé tout à l'heure, pour offrir un nouveau baiser à Charlie. Un vrai cette fois-ci.

Comme il l'avait dit lui même, il serait toujours temps de remettre les masques demains et de se cacher de nouveau en pleine lumière. Mais ce soir... Il se sentait déjà tellement loin de ce genre de préoccupations.

_________________
Gordon Theme

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charlie Dickens
Humain
avatar

Messages : 619
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Lun 7 Jan 2013 - 17:44

Charlie avait écouté Gordon parler des morts, un peu distraitement, elle s'était tu, la demoiselle ne partageait pas cet idéale de la vie après la mort, pour elle lorsqu'on était mort, on n'existait plus, on était effacé de la surface de la terre, c'était la fin. Il aurait été bien plus réconfortant de se dire qu'après, on était libéré, la souffrance, la haine, la tristesse, tout disparaissait, qu'on pouvait garder un œil sur nos proches, qu'il subsistait une certaine conscience de ce que nous fûmes jadis, mais Dickens n'y croyait pas, ne pouvait s'y résoudre, pas dans le monde dans lequel ils vivaient, cela aurait été trop beau, une promesse de salut, de paix, non, la paix éternelle n'existait pas...

La blonde l'avait quand même écouté, car même si ce que lui disait Gordon au premier degrés ne la touchait pas, ce qu'il lui disait insinuait d'une autre façon, qu'ils devaient avancer, même si les épreuves étaient difficiles, même si on avait plus la force de mettre un pied devant l'autre, du moins pour l'instant, ils étaient en vie et il fallait s'en réjouir. Il avait conclu sur un baiser volé, qu'il avait réfréné rapidement, avant d'ajouter avec justesse, que le temps guérirait probablement certaines de leurs blessures et que leurs masques étaient, pour l'instant, leur défense et leur arme contre le monde extérieur.

L'air que prit le visage du jeune homme d'un coup laissa l'anglaise pantoise un petit instant, mais lorsqu'il la serra avec une certaine passion, l'embrassant avec autant de fougue, son premier vrai baiser, enfin le premier réciproque plutôt... Les joues de la demoiselle rougirent de plus belle, elle lui rendit son baiser, loin d'être décontenancée.

Ils étaient rester dans les bras l'un de l'autre encore longtemps, jusqu'à ce qu'il n'y aille plus rien à brûler pour les réchauffer, si la température n'avait pas été aussi fraîche, ils se seraient sans doute endormis dans les bras l'un de l'autre, mais la dure réalité de décembre les avait rattrapé et c'est un peu à regret qu'ils quittèrent leur petite dune isolée, pour prendre un taxi et rentrer. Le trajet du retour c'était fait en silence, ils n'avaient pas besoin de parler. Charlie était à la fois troublée et ravie, nageant en pleine contradiction, refoulant certain sentiment, ayant dépoussiéré de vieux souvenir, ayant ravivé ses blessures, les ayant exposés à la lumière de laquelle elles avaient été privés depuis bien longtemps... Ils se quittèrent sur le pas de sa porte, s'embrassant une dernière fois, prêt à enfiler leur masque de nouveau pour aller savoir combien de temps.

Lorsque la jeune femme avait fermé la porte derrière elle, les larmes commencèrent à perler sur ses joues un peu roses, cette soirée avait été douloureusement délicieuse et avait remué un peu trop de choses en elle, l'anglaise était exténuée et monta directement dans sa chambre avant de sombrer dans un profond sommeil, partagée entre ses papillons métalliques et son être écorché à vif.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mary Read
Ondin
avatar

Messages : 85
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Sam 6 Juil 2013 - 22:00

<<< En provenance des ruelles

L’ondine fut très surprise de la clairvoyance de son interlocuteur concernant sa nature, mais à bien y réfléchir c’était plutôt cohérent avec le reste de sa soirée : si les monstres étaient légion dans le coin, il n’y avait rien de surprenant à ce que les locaux (bien qu’il ne devait pas être hyper local celui-là, vu son bronzage so irish) soient un minimum informés de la chose… Mais comment avait-il fait pour la démasquer, vu qu’elle n’avait absolument rien laissé filtrer de la soirée, pas une écaille, par un millilitre de mucus, rien ?

Un mystère qu’elle se promit de résoudre plus tard, mais en attendant elle décida de se la jouer fille cool dans le vent, qui était totalement « aware » de la situation  et de ne rien laisser paraître :
Non, le coup de la noyade c’est dépassé de nos jours, on s’en servait avant pour faire cracher aux rupins l’endroit où ils planquaient leur bas de laine ou aux pirates pour obtenir l’emplacement de leur trésor, mais de nos jours, avec les banques et leur saleté d’argent numérique ça n’a plus aucun charme… A quoi bon s’embêter à extorquer des informations alors qu’il suffit de subtiliser un bout de plastique plein de chiffres dans un portefeuille pour faire des folies shopping sur internet ? répondit-elle sur un ton parfaitement désinvolte.

Alors qu’ils se dirigeaient vers la plage, Mary continuait à faire la conversation, l’air de rien :
Mes fesses sur le sable ? Mais qu’est ce qui te faire croire que tu auras droit à ce privilège ? Il me semble t’avoir déjà dit que je n’étais pas ce genre de fille, je ne montre ni mes fesses ni mes écailles au premier repris de justice venu, lança-t-elle pour lui faire subtilement –ou pas- comprendre qu’il n’était pas le seul à détenir des informations sur sa nature : elle avait aussi en mains quelques éléments le concernant, comme le fait qu’il avait failli se faire tailler en apéricubes par la police.

Ils arrivèrent rapidement sur la plage, dans un petit coin que Mary n’avait pas choisi au hasard : il s’agissait de son campement, là où elle vivait depuis son arrivée. Elle avait ainsi son baluchon et quelques affaires planquées dans un tas de roches suffisamment éloigné pour ne pas être victimes de la marée. S’approchant de son tas de cailloux, Mary plongea sa main à travers les roches pour en sortir une bouteille de rhum aux ¾ pleine.

T’en veux une lampée pour te requinquer ou bien tu as peur que j’essaye de te noyer avec ça aussi ? demanda-t-elle sur un ton taquin au métis tout en lui tendant la bouteille.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaro
Administration
avatar

Messages : 484
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Jeu 11 Juil 2013 - 23:07

Le vampire suivit donc l’ondine vers la plage. Le lieu était joli, sombre, et le bruit des vagues ressemblait à une berceuse. Un endroit agréable pour méditer, mais le roi devait faire attention à l’heure. Le lever de soleil sur la plage était soi-disant un spectacle hypnotisant et magnifique, mais Jaro n’avait aucune envie de le vérifier.

« Allons allons, je suis sur que le terme de pirate, les chasses au trésors doivent être bien plus palpitantes que piquer un morceau de plastique et sillonner le net. »

Il observa Mary sortir des affaires de sa planques, esquissa un sourire et continua.

« Avec tes capacités, tu n’as jamais décidé d’écumer les mers en quête de butin, que ce soit d’or ou de trésors plus modernes ? »

Il se posa sur le sable.

« Tu sembles avoir une vie bien solitaire, tu vis seule petite pirate ? »

Jaro avait l’habitude de côtoyer de nombreuses races, et il savait par expérience que les lycans, ondins ou autres créatures dites fantastiques étaient plus souvent en groupe. Ce qui des fois l’embêter, le roi adorait recueillir les brebis égarées.

Jaro se saisit de la bouteille de la main de l'ondine en lui faisant un petit clin d'oeil.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mary Read
Ondin
avatar

Messages : 85
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Dim 14 Juil 2013 - 21:10

Mary passa la bouteille au métis avant d’aller s’assoir à côté de lui, le séant dans le sable.

Pourquoi parlait-il d’entrée de jeu de chasse au trésor ? L’ondine n’aimait pas ça, elle avait l’impression qu’il en savait un peu trop sur elle, d’abord sa nature, puis son activité… Elle décida de noyer le poisson.

Ha mais de nos jours le vrai pirate c’est celui du net voyons, faut vivre avec son temps ! La toile offre bien plus de possibilités de pillages et de mutineries en tout genre que la mer, ça c’était avant, ou pour Jack Sparrow au cinéma… Faut savoir vivre avec son temps, les histoires de l’ancien monde ça n’intéresse plus personne de nos jours, ou alors seulement au cinéma.

Mary retira alors ses bottes et ses chaussettes pour se retrouver pieds nus dans le sable. Si ses vêtements la protégeaient quand elle était en ville, de retour sur la plage ils la gênaient, devenaient une entrave, elle n’avait plus qu’une envie : se mettre toute nue. Enfin, quand elle était seule, ce n’était pas non plus une exhibitionniste !

Si j’ai une vie solitaire ? Oui, mais ce n’est pas par choix, continua-t-elle en jouant avec ses orteils dans le sable, avant j’avais une famille, une tribu… Mais ils ont été zigouillés par les humains, et ceux qui comme moi ont survécu ont été éparpillés un peu partout et je n’ai jamais retrouvé leur trace. Mes  options sont assez limitées au final: j’ai perdu les miens, j’ai donc le choix entre la solitude et la dissimulation ou tenter de me faire apprécier par des humains qui ont peur de moi et tenteront de me vendre en pièces détachées au poissonnier dès qu’ils sauront ce que je suis vraiment… I’m a poor lonesome mermaid, chantonna-t-elle sur l’air de la chanson de Luky Luke.

Et toi alors, mis à part te faire pourchasser par la police, tu fais quoi de beau dans le coin ? Guinness de contrefaçon, vente de bibelots à la sauvette, commerce de diamants sanglants, trafic de drogue ? Désolée, là je suis à court de clichés sur la criminalité des gens de couleur en occident, plaisanta-t-elle en tendant la main pour lui réclamer sa bouteille.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaro
Administration
avatar

Messages : 484
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mer 17 Juil 2013 - 20:09

Le roi sourit alors qu’il écouta l’ondine botter en touche. Intéressant, il avait comme l’impression de l’avoir légèrement contrarié avec son histoire de piraterie, puis d’avoir touché une corde sensible avec son histoire de famille.

Maintenant qu’il était assis sur le sable, ses blessures tiraient moins, et commençaient doucement à se régénérer. Il était vrai que vu leurs gravités, en l’absence de sang, la guérison serait longue, cependant Jaro ne voyait plus comme une simple gourde, il pressentait que la jeune femme pourrait être utile à la horde.

« Pirater sur le net, comme cela doit être ennuyant, avec tes capacités, moi j’en aurais largement profiter pour aller explorer les profondeurs marines. Ça doit être quelque chose d’extraordinaire de tomber sur des épaves de galions daté de plusieurs siècles… »

Le vampire s’installa à coté de l’ondine avant de continuer leurs petites discussions.

« Je suis désolé pour ta meute, malheureusement dans ce monde l’espèce dominante ne fait pas de quartiers pour les autres espèces celles qu’il ne comprend pas et qui lui font peur.  La violence caractérise les Homme depuis la nuit des temps, je suis sincèrement désolé que ta famille en ai fait les frais. »

Jaro observa la mer, il avait une idée derrière la tête.

«  En fait je suis un marchand de tamtam. Malheureusement en Irlande seul les instruments locaux sont autorisés comme Bodhran ou encore le Fiddle… Je suis donc un musicien et un commercial incompris ! »

Le vampire rigola, lui faisant un petit clin d’œil.

« Tu sais, au sujet de famille, il se trouve que j’en ai une de famille, une grande famille avec des gens venant d’un peu partout, perdu, un peu comme toi… Une famille qui t’accueillerait avec plaisir. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mary Read
Ondin
avatar

Messages : 85
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Ven 19 Juil 2013 - 21:30

La proposition du métisse déclencha une crise de fou rire chez l’ondine, un beau rire franc et incontrôlable.

Hahaha, c’est très gentil, mais je ne pense pas être faite pour ça, réussit-elle à articuler. Elle se voyait parfaitement bien être la cinquième épouse d’un obscur malfrat africain, lui donner son 18e enfant… La vision était tout à fait pittoresque.

Plus sérieusement… continua-t-elle en reprenant son souffle et en essuyant une larme qui perlait au coin de son œil, Je ne pense pas que la vie en communauté soit faite pour moi. J’ai trop pris l’habitude de mener une vie solitaire et égoïste et de ne penser qu’à moi, je ne pense pas que je saurais faire autrement… C’est qu’une vieille fille comme moi a ses petites habitudes !

Blague mise à part, l’ondine était curieuse : elle se demandait bien pourquoi ce type – était-ce bien un type ou une créature bizarroïde du coin – lui faisait ce genre de proposition alors qu’il ne la connaissait que depuis cinq minutes… Cinq minutes au cours desquelles il avait tenté de lui peloter les seins, mais quand même !

Mais d’ailleurs… Pourquoi me proposes-tu ça ? On ne se connait pas, enfin MOI je ne te connais pas, toi tu as l’air d’en savoir plus sur moi que tu ne veux bien le dire… C’est quoi la baleine qui se cache sous le gravillon ? J’ai beaucoup voyagé, et je n’ai jamais entendu parler de tribus vendeuses de tam-tams hors la loi ! Mon petit doigt me dit que tu n'es pas tout à fait honnête avec moi...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaro
Administration
avatar

Messages : 484
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Lun 29 Juil 2013 - 21:44

Le vampire souriait, il était assez logique que la jeune femme refuse sa proposition. Après tout, vu la soirée qu’ils avaient passé, le fait qu’elle ne le connaisse presque pas et enfin qu’il se soit battu avec une équipe quasi complète de policier, il aurait été vraiment étrange que Mary accepte immédiatement. Cependant le roi avait aperçu dans ses yeux une lueur qu’il connaissait bien, une lueur de curiosité.

Par expérience Jaro savait que la curiosité pourrait être un moteur suffisant pour ferrer l’ondine. Il devait cependant agir avec prudence.

« Donc je suis un Africain qui vend des tamtams, c’est comme ça que tu me vois… Laisse moi deviner tu as peur de devenir ma cinquantième épouses n’est ce pas ? Les préjugés ont la vie dure dès fois... Tu m’as blessé, mon petit cœur est meurtri de tes vilaines paroles… Enfin s'il fonctionnait encore bien entendu… »

Jaro rigola à son tour, sauf que lui put reprendre sans avoir le souffle court, l’avantage de ne plus avoir de souffle du tout.

« Plus sérieusement, ce que je te propose c’est de venir faire partie d’une communauté, ou chacun y trouve son compte sous condition d’œuvrer pour le bien de celle-ci. »

Le roi lui piqua sa bouteille avec un petit sourire, en bu une gorgée et lui rendit en reprenant son discour.

« Vu tes capacités, tu dois être douée, très douée pour la pèche. Nous pouvons t’offrir un lieu ou aller, de quoi manger à volonté, des aventures à vivre, notre amitié et notre loyauté sous condition que tu ne nous trahisse pas. En échange tes dons m’intéressent. »


Le roi abattait ses cartes, il allait bientôt voir s’il s’était trompé sur la jeune femme ou si effectivement il avait vu juste et que son coté piraterie dépassait largement le réseau internet.

« J’ai besoin d’une pirate, et en échange nous pouvons t’offrir beaucoup. Je suis sur que cela t’intéressera, si tu es là, assise à coté de moi ce soir, sans fuir en hurlant, c’est que la vie de hors la loi ne t'effraie pas. Voilà ce que je te propose, pas de poisson sous caillou. Mes propositions sont honnêtes… c’est d’ailleurs la seule chose en moi qui l’est ! »


Jaro se demandait si la curiosité de Mary serait suffisamment forte pour accepter.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mary Read
Ondin
avatar

Messages : 85
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Ven 2 Aoû 2013 - 22:17

Les paroles du métis avaient réussi à ferrer son attention, mais elle n’était pas un petit poisson stupide qui se laissait berner par le premier appât venu : non, il lui en faudrait beaucoup plus pour se laisser convaincre ! Toutefois, elle croyait en une certaine forme de destin et se disait qu’elle n’avait peut-être pas rencontré cet individu par hasard… Quand la vie met une canne à sucre sur ta route, tu peux soit la mâchouiller vaguement avant de la jeter, soit la transformer en rhum !

Bien bien, je commence à comprendre où tu veux en venir mais… J’ai besoin d’en savoir un peu plus ! Tu dois te douter qu’une fille comme moi n’est pas née de la dernière pluie et que je ne vends pas mes services au premier filou venu, donc… Joue carte sur table. Qu’est-ce que tu es au juste comme genre de créature, qu’est-ce qu’il y a comme spécimen dans ta bande, quelles sont vos activités ?

Mary marqua une pause, attrapant une poignée de sable dans sa main qu’elle laissa couler en minces filets sur ses orteils nus.

Je ne dis jamais non à l’aventure et à l’amitié, mais le côté communautaire ne me branche pas plus que ça. Je suis un poisson solitaire, je n’aime pas partager mon bocal avec quelqu’un d’autre ! A toi de voir si tu accepterais une pêcheuse solitaire qui viendrait décharger ses filets chez toi au lieu de devenir ta cinquantième épouse, plaisanta-t-elle. On ne mélange pas les affaires et la vie privée, l’ondine ne voyait aucun inconvénient à travailler avec des hors-la-loi, mais hors de question de vivre avec eux ou avec qui que ce soit d’autre, elle tenait trop à son indépendance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaro
Administration
avatar

Messages : 484
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Jeu 22 Aoû 2013 - 19:08

Le roi sourit, il avait réussis ce qu’il voulait faire depuis le début, piquer l’intérêt de l’ondine. Avoir une ondine dans la horde était un atout non négligeable bien au contraire. Les océans étaient emplis de trésors et une personne capable de les arpenter avec aisance était une véritable opportunité.

Maintenant qu’il avait réussi à intéresser Mary, le vampire ne voulait pas l’effrayer, et le mieux à faire était de lui laisser l’impression qu’elle était libre de ces choix. Aussi Jaro de tenter un petit coup de poker.

« Ecoute, je suis plus du genre à privilégier les démonstration que les longs discours. Si cela t’intéresse je te propose de participer à une de nos « missions » pour le bien de notre communauté. Si cela te convient alors je te montrerais tous ce que tu voudras, et répondrais à toutes tes questions. Si cela ne te plait pas, alors tu n’auras qu’à partir. »

Jaro se redressa, s’étirant.

« Je te propose une famille, un endroit où vivre, si tu es plutôt solitaire cela ne nous dérange absolument pas, la seule règle c’est d’être fidèle à notre communauté. Un échange ou les deux partis sont gagnant si tu préfères. Et enfin pour ce qui est des femmes, je n’ai aucune épouse et compte pas me marier, même avec une sirène. »

Il lui fit un petit clin d’œil, puis s’engagea vers la sortie de la plage lui faisant un petit signe de la main de dos.

« Tu es totalement libre de choisir, si tu décides de te joindre à nous pour une mission, va à l’éventreur insomniaque et demande Jaro. Si tu fais cela je te garantis que tu ne le regretteras pas. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mary Read
Ondin
avatar

Messages : 85
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Ven 23 Aoû 2013 - 20:29

L’ondine salua le métis d’un signe de la main avant de plonger dans une profonde réflexion. Les choses prenaient une tournure intéressante, à peine était-elle arrivée dans cette ville, proie de tous les ragots et les mystères que PAF ! Elle assistait à un combat de monstres avant de recevoir une proposition pour intégrer une sorte de caste ultrasecrète, dans quel pétrin venait-elle de se fourrer ?

Elle n’en avait pas la moindre idée, devait-elle s’attendre à un rassemblement mafieux à la Al Pacino ? A une horde de mendiants à la Cour des Miracles ? A une secte aux mœurs sexuelles discutables ? Toutes ces options pouvaient la mettre dans une situation délicate car elle n’avait pas exactement un casier blanc comme neige, mais la curiosité était plus forte que la raison, elle était venue ici pour trouver des réponses, et elle savait qu’elle ne les trouverait pas en surface, alors si pour cela elle devait plonger dans les bas-fonds de Galway elle irait la tête la première.

La nuit était déjà bien avancée, alors sans plus de cérémonie Mary s’allongea dans le sable, se retournant pour s’y creuser un petit nid confortable… Voilà une St. Patrick qu’elle n’oublierait pas de sitôt !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elliot Broekheart
Ondin
avatar

Messages : 72
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Jeu 10 Oct 2013 - 10:01

Une baignade qui tourne mal (PV Llylewin)

Elliot soupira en sortant du Bloody Valentine. Il était 2h du matin, on était samedi soir, ou dimanche matin selon les points de vue, et il venait de finir son service. Il portait encore son uniforme de travail: un pantalon noir, des chaussures noires, une chemise blanche, un veston noir et un nœud papillon noir. Il avait même attaché ses cheveux en une très courte queue de cheval, découvrant un peu son visage.

La nuit avait été longue, les clients pas forcément sympathiques. Elliot était persuadé qu'il y avait plusieurs vampires ou lycans parmi eux, mais n'avait aucune preuves...

Enfin, il avait terminé, et il était bien content. Il s'étira en baillant et regarda sa montre. Il était tard mais il devait quand même le faire...

Passant par des rues discrètes, l'Ondin se dirigea vers les bords de mer. Ça faisait deux semaines qu'il ne s'était pas baigné, et sa peau commençait à s'écailler. Mais il ne pouvait faire ça qu'en pleine nuit, pour que personne ne le voit.

Arrivé au bord de la mer, le vent marin balaya ses cheveux et lui fit un bien fou. Le jeune homme en respira une grande bouffée pour s'aérer, s'abreuvant de l'odeur de la marée. Comme c'était agréable... Il se dirigea, par habitude, vers des rochers au bout de la plage. Y grimpant, il se glissa entre deux rochers qui formaient un trou, et s'y cacha.

Rapidement, il se déshabilla, se mettant complètement nu, et rangea ses vêtements dans son sac à dos. Il détacha ses cheveux, les secoua un peu, puis rangea son élastique dans la poche avant de son sac. Il était maintenant prêt pour la baignade.

L'ondin grimpa hors des rochers et s'approcha de l'eau. Il avança, et quand une vague atteint ses pieds, il en frémit de plaisir. Enfin ! L'océan ! Il avança encore, et même si l'eau était un peu froide, il s'y habitua très rapidement.

Quand l'eau lui arriva au ventre, la transformation commença. Ses jambes se transformèrent en une superbe queue de poisson recouverte d'écailles bleutés. Des écailles poussèrent sur ses bras et sur son cou, entourant son visage. Ses mains se palmèrent, et des nageoires poussèrent dans son dos et sur ses avant-bras. Ses yeux se fendirent comme ceux d'un chat et ses dents devinrent aussi pointus que des lames de rasoirs. Des branchies apparurent sur son cou, lui permettant de respirer sous l'eau.

Une fois la transformation terminée, il plongea sous l'eau, avança un peu, puis ressortit la tête, respirant à grande goulée l'air. Comme ça faisait du bien de reprendre sa véritable forme !

Mais ce n'est qu'une fois la tête hors de l'eau qu'il comprit qu'il était observé...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Llylewin
Vampire
avatar

Messages : 2199
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Jeu 10 Oct 2013 - 20:51

Qui dit soir de congé de la nounou, dit soirée baby-sitting pour la maman vampire de l’année.

Llylewin était donc en charge de sa charmante progéniture et de son non moins charmant cadeau d’anniversaire, Stamie la chihuahua, qu’elle avait décidé de sortir toutes les deux, car la seule chose la moins vendeuse dans un bordel qu’un bébé était un bébé AVEC une petite chienne moche.

La vampire avait donc fourré tout ce petit monde dans la poussette (oui oui, le chien aussi, par-dessus le bébé, pour qu’on évite de la voir trainer avec, lui permettant ainsi de garder sa réputation intacte), direction les bords de mer pour permettre au petit monstre de développer ses capacités psychomotrices.
En effet, la maquerelle trouvait que sa fille manquait de tonus et avait peur qu’à force d’être complètement couvée par sa nounou elle finisse par avoir l’énergie d’une vraie chipolata.

A défaut de matériel adapté, elle avait emporté avec elle un des seaux à champagne du Quality Street pour muscler un peu les quadriceps de Magda en lui faisant faire des châteaux de sable.

Une fois arrivée à destination, Llylewin choisit un coin abrité du vent par les rochers pour décharger tout ce petit monde : sa fille, recouverte d’une veste en tricot à oreille (choix discutable de Milky Way), la chienne de sa fille, dont elle attacha la laisse rose à strass au pied de la poussette et le seau, qui allait faire l’objet d’une étude architecturale très poussée.

Cependant, alors que la vampire essayait d’enseigner l’art délicat du pâté de sable à sa fille, la chienne se mit à aboyer. Enfin, aboyer, comme un chihuahua quoi, ce qui donnait une série de wif wif wif absolument terrifiants.

Mais qu’est ce qu’il a ce con de chien ? soupira-t-elle en se tournant vers l’animal. Tais-toi ! lui ordonna-t-elle sur ce ton impérieux qui avait le don de terroriser tout le monde, enfin tout le monde sauf Stamie qui continuait de s’en donner à cœur joie.

La ferme j’ai dit ! répliqua-t-elle en envoyant une poignée de sable sur l’animal. La manœuvre n’eut strictement aucun effet et les aboiements reprirent de plus belle, c’est alors que la vampire se dit que le chien avait peut-être une raison valable d’aboyer, enfin autre que celle de la faire tourner en bourrique.

Regardant dans la direction qui semblait monopoliser l’attention de la chienne, la vampire aperçut tout d’abord une sorte de remous dans l’eau, puis plus rien. Avait-elle halluciné ? Pas du tout, car quelques secondes plus tard c’est une tête toute entière qui émergea des flots, une tête bizarre vue de loin, mais bon, tout le monde ne pouvait pas être gâté par la nature…

Je vous préviens, si vous êtes à poil ce n’est même pas la peine de sortir, là c’est mon soir de congé et je dis NON à toute vision d’appendice fripé et plus ou moins flasque !

Oui, il y avait bien un bébé juste derrière elle, mais la vampire estimait que l’anatomie faisait partie des choses de la vie, et que vivant dans un bordel Magda y serait de toute façon confrontée très tôt.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elliot Broekheart
Ondin
avatar

Messages : 72
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Ven 11 Oct 2013 - 7:26

Elliot ressortit la tête de l'eau jusqu'aux épaules, soupirant de bonheur. Enfin ! De l'eau ! L'eau si délicieuse de l'océan ! Il la sentait sur sa peau, respirait son odeur, goûtait le sel sur ses lèvres, entendait les vagues par ses oreilles... Pour un ondin, c'était vraiment le paradis, mieux que tout autre chose...

Tiens, il n'y avait pas que les vagues qu'il entendait, il entendait aussi des sortes d'aboiement de chien. Arf, il détestait les chiens, et ces créatures le lui rendaient bien... C'était pas sa faute tout de même si sa nature ondine ne plaisait pas aux canins...


- Je vous préviens, si vous êtes à poil ce n’est même pas la peine de sortir, là c’est mon soir de congé et je dis NON à toute vision d’appendice fripé et plus ou moins flasque !

Le cri surprit Elliot qui se renfonça dans l'eau jusqu'à la moitié de son visage. Il se tourna vers la plage, et ses yeux à la vue améliorée sous sa forme ondine aperçurent avec catastrophe une femme. Mon dieu ! Une femme l'avait vu !

Il remarqua aussi le chiot qui s'énervait sur lui, et un bébé dans une poussette qui avait l'air d'en avoir rien à secouer de ce qu'il se passait autour, enfin, qui semblait surtout vouloir dormir. A cet heure, c'était naturel...

Bon, la femme n'avait pas non plus hurlé au monstre, et n'avait fait aucun commentaires sur sa nature ondine, Elliot en déduisit qu'elle n'avait probablement pas remarqué ses écailles. Il resta donc immergé, ne gardant que la tête hors de l'eau, et répondit timidement.


- Je....Je suis désolé ! Prenez votre temps, je sortirais quand vous partirez, ne vous en faites pas !

Quelle honte tout de même... En plus il était coincé. Si il plongeait, la femme allait certainement croire qu'il était en train de se noyer et appeler les secours, si il sortait, elle allait forcément voir sa queue de poisson et ses écailles. Ca allait être long, il le sentait...

Après un léger silence, l'ondin tenta d'entamer la conversation. Puisqu'ils étaient coincés dans cette situation assez embarrassante, autant qu'ils fassent connaissances...non ?


- Hm...c'est votre fille ? Elle est très jolie...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Llylewin
Vampire
avatar

Messages : 2199
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Lun 14 Oct 2013 - 21:01

- Hm...c'est votre fille ? Elle est très jolie...

Hein ?

Llylewin pensait avoir mal entendu, notamment à cause de ce stupide chien qui continuait à japper comme s’il était sur la piste d’un jambon géant. Elle  se retourna pour regarder tour à tour le bébé et le chien, hésitant sur la destinataire du compliment, mais la mention « fille » la fit pencher en faveur de Magda…

Heu, ouais, si vous le dites, répondit-elle d’un air pas franchement convaincu en regardant l’enfant se mettre du sable sur le visage avec ses mains potelées, pittoresque à la limite, mais belle... Mais bon, tous les goûts sont dans la nature comme qui dirait !

Redirigeant son regard vers l'inconnu, la vampire ressentit quelque chose d'étrange: plus elle le regardait, plus elle trouvait un je-ne-sais-quoi d’étrange à son visage, quelque chose de pas normal, enfin, d’encore moins normal que d’habitude, ce qui à Galway plaçait déjà la barre assez haut.

Vous allez finir par geler là-dedans, si vous voulez sortir il n’y a pas de soucis, je me tournerais pour que vous n’ayez rien à cacher que je ne saurais voir !

La proposition n’était évidemment pas gratuite, la bonté d’âme et l’altruisme étaient des notions assez nébuleuses pour la vampire, non, il s’agissait simplement d’assouvir sa curiosité en faisant s’approcher le type bizarre de plus près. Qui sait, peut-être que s’il était vraiment vilain et en mal de compagnie elle pourrait tenir un futur client très assidu du QS ?

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elliot Broekheart
Ondin
avatar

Messages : 72
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mar 15 Oct 2013 - 11:20

Elliot se sentit un peu mal quand son compliment tomba à l'eau. Il n'était vraiment pas doué pour faire la conversation aux autres...

Au fait, qu'est-ce qu'un être humain, une femme en plus, faisait à une heure pareille, seule avec son bébé et son chien sur une plage déserte ? Vu toute les créatures qui se baladaient dans Galway, c'était vraiment dangereux ! Elle risquait gros ! Peut-être devrait-il se rapprocher et rester près d'elle ? En humain il n'avait pas beaucoup de forces, mais en ondin, il était capable de mordre à mort quelqu'un et de lui arracher un bras à main nus.

Décidé, et ne se doutant pas que la jeune femme avait largement de quoi se défendre, il s'approcha un peu du bord. L'ondin prit cependant garde à ne laisser que sa tête hors de l'eau, et encore, à peine ses yeux, et à rester dans l'ombre...pour des yeux humains.


- N-non merci, ne vous en faites pas, je n'ai pas froid du tout !

Elliot était une créature aquatique, se balader dans les eaux des pôles ne lui feraient absolument rien. Il était vrai qu'il était plutôt frileux sous sa forme humaine, mais sous sa forme ondine, il supportait très bien le froid.

Il arrêta de s'avancer, se mettant à une distance qu'il pensait raisonnable, et observa la petite s'amuser dans le sable.


- Elle est vraiment mignonne... Vous avez de la chance ! Je suis sûre que le papa doit beaucoup l'aimer !

L'art de mettre les pieds dans le plat, par Elliot Broekheart...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Llylewin
Vampire
avatar

Messages : 2199
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mar 15 Oct 2013 - 22:55

L’inconnu s’était sensiblement rapproché du rivage, mais restait immergé de façon à ce que seul son visage ne dépasse. Visiblement, il avait des choses à cacher, et ça se comprenait vu ce qui dépassait de l’eau, la vampire pouvait clairement voir qu’il y avait quelque chose qui clochait avec sa peau, elle avait l’air d’avoir une texture bizarre, granuleuse… Psoriasis ? Et puis il avait l’air d’avoir un drôle de râtelier aussi, le pauvre, mère nature pouvait parfois se montrer bien cruelle.

Enfin, il n’y avait pas que son physique qui connaissait quelques ratés, son sens de la conversation aussi ! Le père de Magda était, comment dire, un sujet délicat. Non seulement parce que Llylewin n’avait strictement aucune idée de qui il s’agissait, mais aussi parce qu’elle rêvait aux tréfonds d’elle-même d’étriper l’impudent qui avait osé l’engrosser avec sa semence bionique, afin qu’il ressente ce que ça faisait, de subir une césarienne « artisanale »…

Ha, le père… Il l’aimerait certainement beaucoup s’il n’avait pas connu une mort tragique quelques jours à peine avant sa naissance… Dépecé par un loup-garou en rut une nuit de pleine lune, une fin vraiment atroce… fit-elle en prenant une mine faussement attristée. Quoi, on n’avait pas le droit de jouer avec les inconnus ? Surtout que sa version était toujours plus classe que « Je suis une pute, je sais même pas auquel de mes clients je dois cet encombrant pourboire »

Stamie la chihuahua continuait de s’exciter contre le baigneur, que pouvait-elle sentir avec sa truffe miniature que la vampire ne pouvait voir ? S’agissait-il d’un lycan ? Peu probable, car la chienne n’avait strictement aucun problème avec Meluxine, qu’elle croisait tous les jours. Idem pour les vampires et les humains… Peut-être s’agissait-il d’un chat-garou ? Mais non, impossible, il était de notoriété publique que les chats n’aimaient pas l’eau.

Pendant que la maquerelle réfléchissait à cette troublante énigme, Magda décida de tenter une toute nouvelle expérience sensorielle en se mettant à manger du sable. Dès qu’elle s’en aperçut, Llylewin se précipita pour l’en empêcher car tout ce qui rentrait d’un côté allait ressortir de l’autre, et elle n’avait absolument pas envie que le pâté de sable soit démoulé dans la couche.

*Mais qu’elle est con cte môme !*
Nan, ça se mange pas, recrache, recrache j’ai dit !


Profitant de cet instant d’inattention, Stamie tira comme un beau diable sur sa laisse, défaisant le nœud qui la maintenait au pied de la poussette, et se jeta à l’eau, tentant de nager dans l’eau calme – mais glacée – vers cet inconnu qui avait ce petit je-ne-sais-quoi qui l’irritait tant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elliot Broekheart
Ondin
avatar

Messages : 72
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Sam 19 Oct 2013 - 5:54

Elliot s'insulta lui-même copieusement quand la jeune femme expliqua la mort tragique du père de la petite. Ces saleté de loup-garou... Ils n'étaient vraiment que des bêtes assoiffées de sang et de chairs quand ils se transformaient... Et les vampires n'étaient pas mieux, manipulateur et séducteur, tout ça pour un peu de ce liquide rouge... Elliot avait au moins cette chance, c'est que sous sa forme ondine, et il le savait pour l'avoir goûter un jour en se soignant, son sang était bleu...et parfaitement dégueulasse. Très acide, vraiment, un goût atroce. Par contre, sous forme humaine, il avait un sang normal, donc il faisait bien attention quand il sortait la nuit.

Mais bon, revenons-en à notre petit groupe un peu bizarre. La petite semblait trouver que manger du sable devait être délicieux, et par réflexe, alors que sa mère se précipita vers elle, l'ondin se rapprocha un peu du bord pour aider. Mauvaise idée.

L'affreux chien miniature et incroyablement hargneux en profita pour lui foncer dessus, tout croc dehors, et aboyant tout ce qu'il savait. Il entra dans l'eau sans s'en soucier plus que ça, grimpa sur la tête d'Elliot, et sauta directement sur ses fesses, pour ensuite courir le long de sa queue et enfin, planter ses crocs dedans.

La queue des ondins était quand même une partie très sensible chez eux, la moindre blessure était affreusement douloureuse, je vous laisse donc imaginer ce que pouvait ressentir notre pauvre Elliot en se faisant mordre ainsi. Il hurla de douleur, et dans sa panique, se mit à secouer sa queue de poisson pour se libérer de son agresseur.

A regarder, c'était assez ridicule, on aurait dit un poisson sortit de l'eau à le voir s'agiter ainsi. Finalement, l'ondin réussit à donner un coup de queue plus fort que les autres, qui envoya voler (littéralement) le chihuahua vers la plage. Sale bête.

Ce problème étant réglé, Elliot se retrouvait avec un autre, bien plus inquiétant. A force de s'agiter, il avait avancé dans l'eau, et se retrouvait maintenant au bord de la plage. Les vagues s'écrasaient sur lui, et on aurait dit une baleine échoué. Mais surtout, la jeune femme pouvait clairement voir ce qu'il était maintenant... Une créature de la mer.


- Oups...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Llylewin
Vampire
avatar

Messages : 2199
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Mar 22 Oct 2013 - 20:27

La vampire s’était emparée de Magda par les chevilles et avait commencé à la secouer, tête en bas, pour lui faire recracher le sable qu’elle avait ingéré. La gamine, visiblement habituée à être manipulée en douceur ne bronchait même pas et semblait même trouver la situation plutôt amusante, ce qui ne devait pas être le cas de tout le monde, car un cri vint interrompre la séance de dessablage.

Llylewin tourna la tête, interloquée, et aperçut avec stupeur un genre de veau de mer – ou qui ressemblait à l’idée qu’elle se faisait d’un veau de mer – échoué sur le sable avec, à ses côtés, Stamie la chihuahua qui avait recommencé à aboyer de plus belle, mais en version mouillée.

*Ben tiens, c’est normal qu’elle aboie l’autre débile, elle a du sentir qu’il y avait une bestiole qui trainait dans le coin… Mais pourquoi elle est pleine de flotte ? Déjà que sèche elle est pas bien belle, mais alors là, au secours…*

Levant la tête pour apercevoir le baigneur et lui demander s’il avait vu quelque chose, elle trouva les eaux désespérément vides. S’était-il noyé ? Avait-il été dévoré par la bestiole marine ? A moins que…

Une idée saugrenue commença à germer dans son esprit. Elle repensa à cette fille un peu space avec laquelle elle avait eu un entretien pour le Quality Street et qui était une sorte de sirène, ou dans son cas une sorte de morue-garou puisqu’elle souhaitait pouvoir se prostituer sous cette forme… Peut-être n’était-elle pas la seule dans le coin et qu’il existait d’autres morues-garou sur Galway ?

Elle déposa alors sa fille sur le sable, lui donnant par la même occasion sa bénédiction pour s’en faire un apéro open-bar et s’approcha de la créature, saisissant la chienne sous le bras avant de lui bloquer le museau de sa main de libre.

Vous êtes toujours vivant ou bien est-ce que je dois appeler la poissonnerie du coin ? demanda-t-elle en gardant tout de même un bon mètre de sécurité. C’est qu’elle ne connaissait pas bien ce genre de bestiole, et ne savait donc pas quels genres de réactions elles pouvaient avoir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elliot Broekheart
Ondin
avatar

Messages : 72
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Sam 26 Oct 2013 - 7:21

Elliot était complètement paniquée. Comment allait réagir la jeune femme en le voyant avec des écailles sur tout le corps et une queue de poisson à la place des jambes ?! Autrefois, les ondins et sirènes étaient vénérés par les Irlandais, mais Elliot avait entendu dire que de nos jours, les humains avaient plutôt tendance à les transformer en esclave, en bête de cirque, ou tout simplement à les tuer pour les manger... Allait-elle hurler ? Allait-elle tenter de le tuer ? Ça l'angoissait franchement et il préféra fermer les yeux pour ne pas voir son destin...

- Vous êtes toujours vivant ou bien est-ce que je dois appeler la poissonnerie du coin ?

Heu...Quoi ? Elle était sérieuse là ? L'ondin rouvrit les yeux et la regarda, franchement surpris. Cette femme voyait un homme à queue de poisson, et c'est tout ce qu'elle trouvait à dire ?! Ça lui en bouchait un coin pour le coup...

- Heu... Non ça va... Je suis vivant... Mais n'appelez pas la poissonnerie, je ne suis pas comestible...

Il avait du mal à savoir si elle plaisantait ou si elle était sérieuse... Il n'y comprenait rien... Préférant être prudent, il se tortilla sur le sable pour retourner dans l'eau, pas trop loin, mais assez pour être assez immergé pour s'enfuir en cas de besoin. Elle ne le suivrait pas jusque là quand même ? Il fusilla le chien du regard quand celui ci grogna.

- S'il vous plait, tenez mieux votre monstre, il m'a mordu et ça fait un mal de...heu super mal.

C'est vrai quoi, c'était petit mais hargneux ces bêtes là. Il soupira, qu'allaient-ils faire maintenant ? Parler de la pluie et du beau temps, ou se regarder dans le blanc des yeux en silence ? La petite fille qui accompagnait la femme sembla décider pour eux. Elle se mit à quatre pattes et avança vers l'eau. Voyant la noyade arriver, Elliot se rapprocha à nouveau du bord et prit la petite dans ses bras, mouillant ses vêtements, mais lui permettant de toucher l'eau avec ses mains sans boire la tasse. La petite semblait ravie et riait joyeusement en éclaboussant partout autour d'elle. L'ondin sourit, attendrit.

- Du calme beauté...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Llylewin
Vampire
avatar

Messages : 2199
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Sam 2 Nov 2013 - 23:09

Toujours vivant ? Ça baigne alors !

Oui, Llylewin se sentait d’humeur taquine ce soir, mais avant qu’elle ait le temps de dire autre chose Magda s’illustra dans un nouvel exploit : le visage maculé de sable, la diablesse avait maintenant décidé de se jeter à l’eau, avant de se faire réceptionner par le phoque garou.

Ho, vous pouvez la laisser hein, elle se noiera pas, vous pouvez me croire sur parole, j’ai déjà testé !
Que celui ayant donné un bain à un nourrisson en mode sirène d’alarme et n’y ayant jamais pensé lui jette la première pierre…

Vous la tenez votre coupable, c’est elle la maîtresse de l’immonde bestiole qui vous a attaqué, fit-elle en désignant la chienne qu’elle tenait toujours sous le bras, mais j’ai beau lui dire de s’en occuper mieux que ça rien n’y fait, c’est une maîtresse pitoyable, et voilà, résultat je me retrouve à devoir gérer un danger public de 500 grammes…

La vampire regardait cet émouvant tableau en soupirant, se disant qu’en plus du buffet de pâtés de sable maintenant la couche allait être imbibée d’eau salée et sablonneuse, un vrai carnage qu’elle devrait nettoyer au jet d’eau dans le jardin pour ne pas ruiner les tapis de l’entrée.

Dites, je sais pas exactement ce que vous êtes ni comment vous fonctionnez, mais si vous êtes capable de sortir de là ça vous dérangerait de me ramener mon boulet qui va avoir besoin d’une bonne douche ?

Si ça vous dit je peux même vous inviter à prendre un verre chez moi pour me faire pardonner du dérangement et de l'agression canine, enfin si ça ne vous dérange pas de vous montrer dans la rue… Dans cet état quoi…
conclut-elle le moins délicatement du monde, retenant tout juste sa pensée première qui était « Avec votre tronche de sardine ».
A bien y réfléchir, une telle proposition de la part d’un maquereau était tout à fait cohérente, non?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elliot Broekheart
Ondin
avatar

Messages : 72
MessageSujet: Re: Les bords de mer   Sam 9 Nov 2013 - 5:58

Elliot écoutait la jeune femme tout en empêchant la petite de s'échapper de ses bras pour voir comme c'était trop cool d'aller plonger la tête sous l'eau. Il se fit la remarque qu'il était normal qu'un si jeune bébé n'arrive pas à s'occuper du monstre canin, et que sa mère était quand même bien dure avec elle, la pauvre, mais il préféra garder ses pensées pour lui-même, on sait jamais...

A la demande de la mère, qui semblait être bien blasée par les bêtises de sa fille, l'ondin se rapprocha du rivage et lui rendit sa fille. Elle se mit à quatre pattes pour trottiner vers sa mère avec un grand sourire, fière d'elle. Puis, la jeune maman l'invita à prendre un café. Il n'avait pas l'habitude de faire confiance immédiatement à un inconnu, mais la jeune femme semblait sympathique, et il devait avouer qu'il anxieux qu'elle décide de révéler son secret, il préférait donc s'assurer qu'elle ne dira rien.


- Mes vêtements sont là-bas dans les rochers. J'ai cru comprend que l'exhibitionnisme ce n'était pas trop votre truc, laissez moi cinq minutes le temps de me sécher et de me changer et je vous suis.

Sans attendre de réponse, et après avoir vérifié que la petite était bien en sécurité sur le sol, il s'écarta, plongea et nagea rapidement vers les rochers. Monter dessus fut assez compliqué, quand on a pas de jambes c'est un vrai défi ! Il réussit cependant, en se tortillant comme une sardine, mais il y parvint. L'ondin sortit son sac de sa cachette et en sortit une serviette qu'il utilisa pour se sécher. Il le fit frénétiquement jusqu'à ce qu'enfin, son corps reprenne une forme humaine tout à fait banale. Il s'habilla ensuite, rangea la serviette dans le sac, et revint vers la plage.

Heureusement, malgré l'obscurité, Elliot réussit à trouver la jeune femme. Il lui fit un petit sourire timide.


- Bon, je suis prêt. Je vous suis.

Vers le Quality Street
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Les bords de mer   

Revenir en haut Aller en bas
 

Les bords de mer

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Sur les pas de Van Gogh à Auvers sur Oise
» Un peu de magie sur les bords (PV)
» Aux bords du lac. [PV Bucéphale]
» LE MAÎTRE SONNEUR SUR LES BORDS DE LA CREUSE / F. MAILLAUD
» Arrivée d'une blonde un peu chieuse sur les bords ^^
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hell's Gate :: LES TERRAINS EXTERIEURS :: 
Salthill et Claddagh
-