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 La Boutique des Douceurs

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Charlie Dickens
Humain


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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Lun 19 Mar 2012 - 19:47

Charlie écoutait Nathaniel, fixant toujours la table, lorsque ce dernier parla de la douceur de ses lèvres, de leur goût, Dickens redevint très rouge, fermant ses doigts et ses yeux, penchant légèrement la tête vers l'avant, décidément très gênée, mais souriait jaune quand même. C'était franchement pas le genres de situation dans lesquelles elle avait l'habitude d'être, ah, elle en rirait probablement à gorge déployée plus tard... seulement pour le coup, présentement, elle aurait aimée se fondre dans le décor. Charlie acquiesçait néanmoins doucement de la tête, plutôt gênée encore, mais les joues moins rouges toutefois, acceptant les excuses que lui prodiguait Nathaniel, au moins, malgré tout, il restait poli et courtois, bien sûr si on oubliait son petit écart passé. Ce dernier sortit sa guitare et commença à la gratouiller, Charlie se sentit toute suite plus à l'aise, déplaçant sa main de son visage pour venir la ficher sous son menton, regardant toujours la table.

Aux paroles de Nathaniel, Charlie arqua un sourcil, un petit sourire apparut soudainement sur ses lèvres et elle releva un regard joueur sur Nathaniel.

- Oh vous pouvez me tutoyer, bien entendu, mais à une seule condition, vous vous en douterez certainement, c'est que je puisse en faire de même.

Charlie rigola doucement, retrouvant peu à peu ses aises, la tête toujours fichée sur sa main nonchalamment.

- Mais cessons de parler de ce qui s'est passé plutôt, pour l'instant, repartons sur une meilleure note, d'accord ?

Elle lui sourit, le priant mentalement de bien vouloir lui parler de n'importe quoi d'autre, un peu trop troublée encore pour réfléchir clairement . Elle fit revenir le serveur, lui demandant une tasse de thé, n'importe lequel au hasard, histoire de s'occuper et de se remouiller un peu le gosier. Pendant qu'elle attendait sa commande, Charlie recommença à se tripatouiller les doigts, par réflexes sans doutes, puis s'en rendant compte, elle alla cacher ses mains sous ses cuisses, histoire d'empêcher ce tic nerveux qu'elle venait de se découvrir. Le serveur revint avec un thé blanc à la mandarine... pas exactement ce à quoi elle s'attendait, elle remercia néanmoins le serveur, même si un peu déçue et quand il fut parti elle fit une petite moue avant d'en boire une petite gorgée, au moins elle allait en avoir pour un certain temps à siroter sa tasse.
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Dim 25 Mar 2012 - 10:45

Nathaniel DuchannesNathaniel grattouillait toujours sa guitare lorsque Charlie se remit à parler, décidément assez jouette. S'il avait réellement été un canidé ses oreilles se seraient tout de suite relevée pour répondre au regard de la belle blonde. Étrangement elle était passée d'un état à l'autre en moins de trois secondes cinq dixièmes. Non pas que cela lui déplaise ; au contraire il adorait. Le tutoyer ? Aucun problèmes pour lui, si la belle se satisfaisait avec cela, il n'allait pas dire non. Déposant sa guitare par terre, il imita à la perfection la pose de la belle blonde et se retrouva de nouveau à 2 centimètres d'elle. Il prit une longue bouffée d'air et empli ses narines du parfum sucré qu'elle dégageait. Les yeux dans les yeux il ne cilla pas.

- "Je ne sais pas, à toi de me dire si cela te convient. Ou peut-être me vois-tu comme un ancêtre ?" dit-il d'un sourire assez confiant.

Reculant, il emporta plus loin son odeur personnelle pour éviter qu'elle ne chatouille de trop les narines de Charlie. A peine avait-elle retrouvé sa confiance et érigé un mur qu'il allait déjà le briser ? Non, il essaierait de ne pas faire ça. Cependant ce n'était pas une tâche aisée vu son caractère, toujours à essayer d'avoir une fille... Il répondit au rire de la belle par un sourire assez enjôleur, sans pour autant être vaniteux ou de trop.
Si elle voulait parler d'autre chose, il allait le faire, là aussi. Le merveilleux sujet passe-partout des métiers...

- "Très bien. Bon, et bien pour embrayer sur un autre sujet c'est que le plus marrant dans le fait que cela fasse un an que j'habite ici c'est que je n'ai toujours pas pris la peine de chercher un travail. C'est pas une tare nécessaire, au contraire mais je me rends compte que ça occuperait mes journées. J'imagine qu'elle vont être longues et solitaires vu que je déménage bientôt dans un manoir, tout près d ela forêt. Et vous Charlie, dans quoi travaillez-vous ?"

Il avait dit tout cela appuyé nonchalamment contre la table, le revers de sa main soutenant sa tête et la lourde chevelure qu'était la sienne.

Spoiler:
 
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Jeu 29 Mar 2012 - 4:38

Voilà qu'il se rapprochait de nouveau, les battements de cœur de Charlie s'accélérèrent légèrement de nouveau, elle ne cillait pourtant pas, mais elle voyait bien que tout cela c'était un peu plus du domaine de l'espièglerie qu'autre chose, la preuve fut faites lorsque Nathaniel s'éloigna de nouveau, ou alors il ne s'en rendait réellement pas compte, mais la respectait tout de même. Dans n'importe lequel des cas, elle s'en trouvait rassurée et soulagée, peut-être serait-elle moins tendue à la longue, en fait Charlie l'espérait, Nathaniel la divertissait énormément, il était si vivant et hors du commun pour elle...Dickens lui tira néanmoins la langue pour l'avoir imité dans l'une de ses poses qu'elle savait, bien malgré elle, enfantine.

Le travail, un sujet aussi passe-partout que la météo, c'était idéale pour afin de changer de sujet, tout indiqué, oui. Charlie écoutait attentivement Nathaniel, se disant qu'elle devrait éventuellement se trouver un petit boulot quelque part, même si elle était à l'aise financièrement, on ne savait jamais ce qui pouvait arriver, surtout si elle ne voulait pas trop avoir à faire avec son père. Tiltant au mot manoir, Charlie écarquilla les yeux bien grands, surprise, ne sachant pas retenir sa langue.

- Un manoir rien que ça ?! Pour toi seul ?

Puis un petit sourire espiègle aux lèvres, elle baissa les yeux pour regarder de nouveau la table et adopter un ton plus désinvolte, histoire de donner consistance à son prochain commentaire, réprimant difficilement un sourire.

- Solitaire ? Ah ! Je suis certaine que tu as quelques conquêtes qui n'attendent que de venir peupler ton manoir.

Elle releva son regard et ne réprima plus le sourire douloureux qui forçait sur sa bouille sérieuse improvisée, puis elle éclata de rire. Attrapant sa tasse de thé, elle en prit à nouveau une petite gorgée, grimaçant légèrement par le goût trop discret de ce dernier, avant de reprendre plus sérieusement.

- Moi, oh, et bien, j'ai fait plusieurs choses déjà. Je suis graphiste à la base, j'ai travaillé quelques années dans une boîte de pub et j'ai fait quelques trucs pour une BD d'un journal. Ensuite j'ai enchainé les petits boulots ci et là, j'ai été prof de musique à mon compte et prof de dessins aussi, donc je pense que je vais rester dans le milieu ici aussi, je ne peux pas me départir de mes passions, alors...

Pour l'instant elle n'avait qu'un violoncelle en main, gracieusement offert par Nolan, mais elle comptait bien grossir les rangs, éventuellement, mais il serait peut-être plus sage de trouver où loger d'abord, songea-t-elle. Sans avoir un manoir, ce qui la fit sourire, une petite maison, c'est tout ce dont elle rêvait, pas l'american dream, avec le chien, le mari et la clôture blanche, beurk, ça non, elle n'en avait franchement rien à battre de ce rêve, non juste, un endroit à elle seule, un endroit qui lui plairait et où elle ferait ce qui lui plairait de faire...
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Mar 3 Avr 2012 - 16:15

Nathaniel DuchannesNathaniel ne pu s'empêcher de rigoler de son éternel rire palpable et caressant. La réaction de la belle blonde était tellement... Lui. Enfin, non, plutôt elle mais, il était comme ça. Entrez dans sa vie, connaissez-le et vous verrez qu'il est resté un éternel enfant, tout comme les enfants perdus dans le compte "Peter Pan". Il fit revenir le serveur et commanda un Whisky de 12 ans d'âge. Une fois le serveur reparti il replanta son regard dans celui de Charlie, qui semblait stupéfaite de savoir qu'il possédait un manoir à lui tout seul. Certes, cette acquisition était récente mais il trouvait le manoir à son goût. Vieillot et grandiose, limite burlesque de par son air de Versailles. Qui sait, un jour, il l'inviterait.

- "Oui, rien qu'à moi. Aucun voisin humain ou même surnaturel, juste les animaux et les arbres. On est fort tranquilles là-bas ! Tu n'as qu'à venir..." dit-il d'un ton défiant et laissant clairement comprendre l'arrière pensée de cette phrase.

Ce qui lui fit le plus plaisir dans son commentaire suivant fut son ton et ses paroles. Nath' interpréta cela clairement comme de la jalousie ou bien de la possessivité élémentaire. Avait-il raison ? Avait-il tort ? Ca, seule Charlie aurait pu y répondre. Souriant, il se rapprocha de nouveau, assez près pour l'embrasser et lui souffla ses paroles.

- "Ca va te faire plaisir. Aucune. Peut-être veux-tu être la première ?"

Il avait conscience que la réponse était non et le contraire l'aurait fortement étonné mais... Sait-on jamais. Il ne cilla pas, tenta d'imiter l'immobilité morbide des vampires et ne bougea pas jusqu'à ce que le serveur vienne lui apporter son Whisky. Buvant une longue gorgée de son 12 ans d'âge, il écouta la belle blonde éclater de rire et, partageant son hilarité, il manqua de recracher le spiritueux par le nez. Reprenant une autre gorgée, il sirota ce liquide en écoutant Charlie parler. L'art était définitivement omniprésent dans leur vie. Une idée très intéressante lui vint à l'esprit.

- "Associes-toi à moi. Montons une école de musique ou bien donnons des cours particuliers. Ca t'intéresse ? Il me reste encore de l'argent, je peux me le permettre et puis c'est mieux que rien, ça m'occupera."
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Ven 6 Avr 2012 - 3:22

Le ton de défi avec lequel Nathaniel l'invitait à venir chez lui provoquait l'esprit de challenge de Charlie, pas qu'elle accepterait l'offre cavalière que ce dernier lui avait fait, mais le jeu semblait l'amuser quelque peu. Arquant un sourcils, affichant un sourire en coin plein de malice, elle croyait avoir déceleé ici l'arrière pensée du jeune homme, se félicitant intérieurement d'y avoir vu clair, Dickens apprenait visiblement très vite et Nathaniel était un bon professeur sans réellement s'en rendre compte... ou peut-être plutôt professeur et à la fois sujet d'étude pour elle qui n'avait jamais croisé d'homme aussi ''entreprenant'' de sa courte existence. Appuyant de nouveau son menton sur son poing, elle ne cillait toujours pas et le regardait droit dans les yeux, le défiant tout autant que lui le faisait avec elle, mais ne répondant toutefois pas à sa proposition à teneur luxurieuse. Charlie se sentait plus en possession de ses moyens, elle avait reprit son aplomb et en était grandement soulagée, abhorrant être en position délicate ne sachant plus sur quel pied danser, elle s'égayait néanmoins de ce changement radical de comportement, ne ressentant désormais plus le malaise qui jadis l'avait troublé, elle avait maintenant retrouvé toute sa confiance. Ce pouvait être assez déroutant pour les autres parfois, mais Charlie était quelqu'un de spontanée qui vivait chacune de ses émotions sans chercher à les camoufler aux yeux des gens, c'était qui elle était et à quoi bon tenter de cacher ce que l'on ressent, surtout car bien souvent, il est vain d'essayer de leurrer les autres.
Plus direct cette fois, Nathaniel ne se gêna pas pour lui formuler une autre invitation laissant clairement apercevoir ce qu'il avait derrière la tête, qu'à cela ne tienne, Charlie n'allait pas le laisser sans réponse cette fois. Nathaniel, très très près d'elle, ne bougeait pas, visiblement confortable avec cette proximité provocante, Charlie ne bougeait pas non plus, cernant désormais assez bien le personnage, s'amusant de tout cela, après tout il ne pouvait pas faire pire, c'était déjà fait...

- J'aurais cru le contraire vu votre attitude avec moi et le nombre de proposition auxquelles j'ai eu droit en moins de cinq minutes. J'aurais mis ma main à couper que cela aurait plu à plus d'une pourtant.

Un grand sourire espiègle au visage, les yeux pétillants, c'était sa façon de lui dire non sans lui faire prendre un râteau, tout en jouant au jeu du non dit avec habileté. Aussitôt cette phrase terminée, elle repoussa vivement Nathaniel en posant gentiment sa main sur son visage, afin qu'il se rassoit sagement sur sa chaine, après tout s'il se permettait ce genre de suggestions, elle pouvait bien se permettre ce genre d'attitude plus familière avec lui. Attrapant le serveur au vol, avant que celui-ci ne s'en retourne après être venu déposer la commande de Nathaniel, Charlie décida de lui emboîter le pas et se commanda une coupe de vin pour finir en beauté, car avec tout ce qu'elle avait ingéré, il n'y aurait plus d'espace pour quoi que ce soit d'autre après ce petit verre, elle ne s'était réellement pas rendu compte de tout ce qu'elle avait engloutie, mais il y avait longtemps qu'elle n'avait pas profité de simples et bonnes choses du genre. Le serveur revint avec la coupe de vin rouge qu'elle avait demandé pendant que Nathaniel parlait, Dickens l'écoutait tout en buvant délicatement le délicieux liquide rougeâtre.

- Et bien, Nathaniel, c'est une proposition intéressante, je n'ai encore jamais travaillé de concert avec quelqu'un d'autre, mais ça a le mérite que j'y réfléchisse sérieusement, cependant, je crois qu'avant d'ouvrir une école, nous devrons faire nos preuves ici afin d'amasser une certaine clientèle, du moins en ce qui me concerne.

Son petit rire cristallin ponctua la fin de sa phrase, avant qu'elle ne reprenne, plus sérieuse.

-Toutefois, si jamais nous formions ce partenariat, j'aimerais savoir de quels instruments exactement tu joues, j'aimerais également voir comment tu donnes des cours, comment tu gères les difficultés des élèves et un tas d'autres choses du genre, mais tout cela en temps et lieux, je garderai cependant l'idée en tête et nous en reparlerons lorsque je serai mieux installée. S'il y a bien une chose que mon... père m'a apprit, c'est qu'il ne faut pas laisser passer les opportunité qui s'offre à nous, alors si tu es sérieux, je considérerai cette offre aussi sérieusement.

Son géniteur lui avait apprit le sens des affaires, c'était au moins cela, mais Charlie ne voulait pas entreprendre de grands projets impulsifs sur un coup de tête sans être même sûre qu'elle aurait un endroit pour elle, des instruments et sans même connaitre suffisamment un peut-être futur associé, mais l'idée était assez intéressante.
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Sam 21 Avr 2012 - 9:29

Nathaniel DuchannesNathaniel se gardait bien d'esquisser de larges sourires devant la belle blonde, il aimait bien la provoquer, la chercher amicalement mais aussi, essayer de se l'approprier. Au fond il était un loup solitaire, il cherchait une compagne pour fonder une meute, sauf que dans le cas échéant, c'est pour briser cette solitude qui a laissé des plaies béantes pendant plusieurs années. Lorsqu'elle posa sa main sur le visage du loup, il se figea et se laissa faire. Peut-être allait-il trop loin ? C'est vrai que parfois il oubliait que jusqu'à présent, la délicieuse créature assise en face de lui n'avait qu'embrassé une seule fois sur toute sa vie, donc par conséquent elle ne devait peut-être pas être à l'aise dans ce genre de situations. Il sourit néanmoins et toucha du bout de l'indexe le nez de la belle blonde.
Il prit sa chaise en se levant et l'installa à côté de Charlie. Posant son seyant dessus il prit une longue gorgée ambrée du Whisky qui flottait doucement dans son verre. Son verre terminé, il demanda au serveur de carrément lui apporter la bouteille. Pianotant, il énuméra mentalement et un a un les instrument dont il disposait. Un piano, une guitare acoustique, un électrique, une basse, un violon, un ukulélé - prochainement -, un cajón et une batterie. Le compte y était non ? Sûrement ! S'emparant de la bouteille fraîchement posée sur la table il remplit son verre et machinalement en fit tourner le contenu pour le faire respirer. Mais avant de parler travail, musique et dépenses financière... Il se devait de relever la remarque effectuée par la belle et maintenant déconcertante Charlie.

- "Et pourtant... Que dois-je comprendre de tout cela ? Peut-être ai-je perdu tout mon charme en devenant ce que je suis. Qui sait ? Mais plus sérieusement, je serais plus qu'enchanté si une personne aussi délectable que toi passait un de ces quatre."

Certes, sa façon de lui donner un râteau était courtoise mais la réponse était la même. Cela attrista quelques peu Nath' et puis il se consola avec son ami le Whisky en buvant une gorgée. Maintenant venait le temps des affaires, le temps ou certains grands pontes du business prendraient leurs gros cigares, une bonne bouteille de vin bien coûteux et parleraient affaire avec une déconcertante nonchalance, comme si un million n'était qu'un euro. Lui il ne prenait pas cela à la légère, encore moins avec une femme. C'était une façon de se faire de l'argent mais aussi une façon pour que Charlie puisse subsidier à son confort et ça, c'était important. Son visage passa de séducteur à sérieux à une vitesse ahurissante et ce sérieux avait un je-ne-sais-quoi de plaisant. Se retournant vers elle il soupira et puis se lança.

- "Mes preuves je les ai déjà faîtes dans la rue. Ca fait un an que je joue le saltimbanque et un peu près tout Galway me connait en tant que le guitariste de rue. J'ai mes habitués comme tu as pu le voir tout à l'heure. Maintenant, je suis une chose mais toi, tu en es une autre. Il va falloir qu'effectivement tu fasses tes preuves. Je te propose deux représentations un peu partout dans la ville par semaine et ce pendant trois mois. Tu verras, on va vite t'aimer si tu joues aussi bien que ce que j'ai vu aujourd'hui. Pour mon répertoire, il est large, je suis ouvert à toutes propositions. A toi de voir !"

Buvant une nouvelle gorgée, un nouveau sens des affaire développé, il se sentit un peu comme Richard, lorsqu'il négociait pour ses établissements. Il fit tourner machinalement le liquide dans son réceptacle et se focalisa dessus quelques secondes. Comment allait-il arranger le tout...

- "Pour les instruments, je peux te les citer maintenant, tout de suite. Pour les instruments à cordes, j'ai un piano, une guitare acoustique, un électrique, une basse, un violon, un ukulélé qui viendra bientôt s'ajouter à mon arsenal et pour les percussions un cajón et une batterie. Bien sûr, mon niveau sur chacun de ces instruments est différent, sachant que j'ai commencé par le piano puis la guitare et que le ukulélé va être mon instrument le plus récent. Aussi non, j'ai au moins 5 ans d'expérience dans chacun de ces instruments. Pour les cours, ne crois pas t'en sortir à si bon compte, moi aussi je tiens à m'assurer de la qualité des cours que tu dispenses et aussi du nombre d'instruments exacte dont tu joues et de quels sont-ils. Je sais que tu veux repousser les négociations mais c'est pas mon genre. Je compte déjà fixer les termes de ce partenariat et pour cause, 35% des bénéfices engendrés me reviendront et le reste, c'est-à-dire 65% seront pour toi. Bien sûr, cette clause est non-négociable. Quant au reste, vois-tu d'autres choses ?"

Le regard brûlant, il se sentait l'homme d'affaire que son grand-père avait voulu qu'il devienne. Il lui fit un clin d'oeil intérieurement et posa à nouveau son attention sur les deux personnes qui comptait pour le moment ; Mlle Charlie Dickens et M. Whisky.


Dernière édition par Nathaniel Duchannes le Mar 15 Mai 2012 - 15:22, édité 1 fois
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Mar 15 Mai 2012 - 15:01

Charlie ne s'attendait pas que ce que Nathaniel la touche, aussi retroussa-t-elle le bout de son nez tout en souriant, amusée de ce contact si peu habituel. Prenant de nouveau une petite gorgée de vin, elle la fit rouler quelque instant sur sa langue, fermant momentanément les yeux, s'imprégnant et conservant ainsi un peu plus les saveurs de ce dernier. Cela ce faisant, elle rouvrit les yeux et constata que son interlocuteur se levait désormais. Était-il temps de partir ? Ainsi ? Avait-elle été absente si longtemps ? Il lui semblait que non, elle n'avait pas de déficit temporel aussi grave... mais bien vite Nathaniel attrapa sa chaise et vint rejoindre Charlie de son côté de la table. Cette dernière parut surprise sur le coup, se demandant ce que trafiquait le jeune homme de nouveau; elle observait le moindre de ses gestes, se préparant du même coup une manœuvre d'esquive, si offensive il y avait. Cette pensée la fit sourire automatiquement, Dickens étant plus qu'amusée par la tournure que prenait la situation.

La petite blonde l'observa boire lentement son verre de whisky, puis le terminer et commencer mentalement un décompte quelconque, probablement au sujet des instruments si sa logique était bonne. Le serveur revint quelques minutes à peine après la demande de Nathaniel et ce dernier se resservit un verre. Charlie se demandait à quoi pouvait bien ressembler le goût du whisky. Les quelques effluves qu'elle percevait de sa place semblaient prometteuses, mais n'ayant pas une grande carrière de buveuse invétérée sous le capot, elle ne pouvait qu'imaginer la saveur selon l'odeur que dégageait le joli liquide ambré miroitant dans le verre de son compagnon de table, nouvellement voisin de chaises. Revenant abruptement à la réalité, Charlie resta quelques instants muette face à la remarque de Nathaniel sur ce qu'elle avait dit un peu plus tôt. Adoptant un visage plus sérieux, elle posa sa main sur l'épaule du jeune homme, avant d'entreprendre deux trois petites explications d'un ton calme et doux. Dickens n'aimait pas qu'on se m'éprenne sur ses dires et se faisait un devoir de rectifier les conclusions qu'en tiraient ses interlocuteurs lorsque c'était possible, car comme on disait, tout n'était qu'une question d'interprétations.

- Et pourtant... cela ne contenait aucuns sous entendus, je t'assure... j'ai peut-être sur-interprété tes paroles, tu avais l'air de dire qu'il n'y avait pas vraiment de femmes qui répondaient à ton charme jusqu'à présent... Mon erreur, excuses moi, mais en ce qui concerne ta nature et la perte de ton charme, je ne puis dire, te connaissant depuis à peine une journée, mais honnêtement, je doute que cela aie vraiment affecté cet aspect de ta personne, je suis prêtes à mettre ma main à couper que tu étais tout aussi entreprenant il y a quelques années, pas vrai ? Nous sommes qui nous sommes, mauvais ou bons côtés confondues.

Souriant, elle passa une mèche rebelle derrière l'une de ses oreilles et avant même que Nathaniel puisse répondre à cette question purement rhétorique, elle continua.

-Et puis, allons donc, je ne suis pas délectable, il y a bien mieux que moi et plus charmant que moi aussi, et cela ne me pose pas de problème, loin de là, je vis très bien avec ces complexes que nous nous imposons nous les femmes.

Dickens éclata de rire au ridicule de la chose, mais c'était hélas là, la réalité des choses, mais bref, elle prit une grande lampée de vin, puis s'assit un peu plus droite sur sa chaise, pivotant de moitié afin de faire face à Nathaniel, croisant les jambes et adoptant une position toutefois légèrement désinvolte en s'appuyant contre le dossier de la chaise, au-dessus duquel elle avait passé un bras : il était visiblement temps de parler affaires et cela lui plaisait étonnement énormément. Les yeux vifs, un petit sourire en coin, un sourcil arqué, elle avait écouté Nathaniel jusqu'à la fin, sans l'interrompre, bien que par moment, cela avait quasiment été plus fort qu'elle. Laissant planer quelques gouttes de suspense, elle prit tout son temps pour savourer une nouvelle gorgée de son liquide rougeâtre tout en détournant le regard. Méditant sur ses prochaines paroles, Charlie s'amusait de nouveau de leur respectifs changements de comportements, quand il s'agissait d'affaires, soit on était un loup en chasse, soit un pauvre agneaux à la merci de tous. Dans le cas présent, bien que l'analogie soit une pointe ironique pour l'un des deux individus, Dickens savait désormais dans quelle catégorie, l'un comme l'autre, ils appartenaient, ce qui ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd, ni dans l'œil d'un aveugle et qui plut immédiatement à Charlie. Il était rare qu'elle ait rencontré de véritables requins des affaires, mais cela ne l'effrayait pas le moins du monde, bien au contraire...

Arborant désormais un visage plus froid et détaché, elle plongeait volontiers tête première dans les négociations qu'avait entamé Nathaniel.

- Bon donc si je récapitule, tu veux les réponses aux questions que je t'ai posées, plus quelques petits extra, d'accord, donc commençons, mais ne crois pas t'en tirer à si bon compte tout de même.

Elle lui sourit malicieusement, puis fit doucement tourner le liquide dans sa coupe, avant de commencer le second round.

- Si j'ai bien compris, pendant trois mois tu me traineras avec toi dans la ville pour que nous jouions devant les gens, cela ne me pose pas problème tant que tu ne me traînes pas de nuit près du Bloody en fait !

Elle ne dissimula pas une grimace, avant de reprendre, l'œil aiguisé.

- Les instruments, bien sûr, au passage pas mal du tout ta petite collection. Moi, et bien euhm... Guitare acoustique et électrique, étrangement je n'ai jamais touché à une basse bien que l'envie n'aie pourtant pas manquée, ensuite bien entendu, piano, violon, violoncelle, saxophone, batterie, sinon j'ai essayé deux trois petites choses par plaisir, mais je ne maitrise rien d'autre, toutefois plus récemment j'ai aussi essayé le canjon, pas mal du tout tu devrais essayer.

Charlie lui fit un clin d'œil espiègle, avant de continuer, au cœur des négociations.

-Pour les cours, je te laisserai en juger par toi même, exactement comme je compte bien le faire avec toi. Maintenant vient le temps de la division du pourcentage... non négociable, racontes moi une meilleure blague je t'en pris, quoi que celle-ci n'est pas mal dans son genre aussi il faut dire.
...

Cinquante, cinquante, rien de moins, rien de plus. Si ce projet t'intéresse, voilà ta chance.


Un air inflexible et dur au visage, Charlie n'entendait pas changer d'idée, avec elle c'était tout ou rien, dans ce cas-ci, rien ou moitié moitié. Sirotant tranquillement les dernières lampées de vin dans sa coupe cristalline, la jeune anglaise attendait patiemment l'issus du deuxième round, passant rapidement un regard vers l'extérieur, constatant que le soleil était désormais sur le point de se coucher. Comme le temps passait rapidement lorsqu'il y avait sujets à conversation stimulants.
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Mar 15 Mai 2012 - 19:00

Nathaniel DuchannesLe regard de Nathaniel se fit doux, d'un coup. Sans crier gare, un vent d'été vint le réchauffer et l'illuminer. Le vert de ses iris se fit ainsi aussi foncé que le vert luxuriant de la flore et les anneaux devinrent deux soleils brillants de mille feu. Son parfum de citron et romarin se fit un peu plus présent, comme si quelque chose avait changé dans l'atmosphère. Qu'était-ce ? Il n'en avait absolument aucune idée... Quoique les quatre à cinq verres de Whisky qu'il venait de s'enfiler étaient peut-être la cause... Il secoua la tête et posa ses yeux à la teinte si estivale sur Charlie. Sans vraiment l'écouter, il regarda ses lèvres douces et charnues bouger, lisant sur elles ce qu'elle disait, observa des sourires se dessiner, se délecta du plaisir de voir ses yeux s'illuminer avec les grimaces et cette odeur sucrée qu'elle dégageait... Enivrante, entêtant... Obsédante. Tous ses sens étaient confus et réunis en un seul et unique. On pouvait vraiment dire qu'il n'avait d'yeux que pour elle. Il souhaitait rester dans cet état second encore longtemps, sentir et voir tout différemment, percevoir les choses d'une autre manière et voir les gens sous un jour nouveau. Il sortit péniblement de cet état pour répondre, tout ça pour être abattu en quelques secondes par une remise en place d'une mèche rebelle. Tel un gros bêta, il bredouilla deux trois mots puis abandonna. Il émit un grand soupir et se lança, cette fois-ci avec un peu plus de courage.

- "Je te fais confiance belle blonde, pour ce qu'il est des sous-entendus. Ne t'en fais pas va, c'est que je suis plus aussi jeune donc ma technique est peut-être passée, périmée comme une vieille boîte de conserve qui a traîné trop longtemps dans le fond d'une armoire. Preuve en est, tu m'as résisté - bien que je n'aie pas dévoilé tout le grand jeu, mais d'emblée, c'est inutile car à la force je deviendrais monotone pour toi. Quant à mon changement de nature, ceci n'était qu'une simple hypothèse. Puis, d'un coup, changeant de masque vocal, il repassa en mode séducteur. Crois-moi, Charlie Dickens, tu es de loin une des femmes les plus délectable qu'il m'ait été donné de rencontrer, de très loin. Et ton charme, n'en parlons pas ! La délicate courbe que dessine tes lèvres, leur couleur rose-rouge et leur moue boudeuse... dit-il en touchant délicatement la courbe de ses lèvres du bout de ses doigts. Et puis la forme de tes yeux dorés, gracieusement soulignés par tout ce khôl, qui ressortent au milieu de ce visage... Non, que dis-je, de toute cette peau d'albâtre..."

Sa main glissa de la délicatesse des lèvres de Charlie pour passer sur la joue de cette dernière. Il se retrouva de nouveau dans le même état que quelques minutes plus tôt. Il était tiraillé entre le besoin de se repaître de la sensation des lèvres charnues de la blonde et celui de ne pas transgresser les murailles fraîchement érigées par cette dernière. Cette sensation resta en suspend quelques secondes, l'un comme l'autre savait ce que Nath' voulait faire mais, alors qu'imperceptiblement il s'approchait d'elle, alors qu'il allait pousser ces barrières, il se retira, ne voulant pas semer le chaos dans tout cela. Il s'empara de la bouteille de Whisky et au lieu de mettre la dose habituel, il rempli presque tout le verre du liquide ambré pour le boire presque cul sec juste après. Rien de tel qu'un spiritueux de plus de douze ans pour vous remettre les idées en place. Les yeux fermés, son buste monté d'un torse assez imposant tourné vers elle, il ouvrit les yeux pour la regarder droit dans les siens.

- "Bien, alors niveau instruments à nous deux nous pouvons maintenir des classes de trois élèves chacun. Sachant que d'autres instruments que les nôtres existent, je te propose qu'on élargisse notre répertoire instrumental de deux instruments en plus mais on discutera de ceux à choisir plus tard. Quant à ton test en ville, oui, c'est exactement ça. Trois mois, partout dans la ville, devant les gens et non, je ne t'emmènerai pas en face du Bloody ni tout près, bien qu'avec moi tu ne risques rien.dit-il d'un sérieux effrayant. Surtout que si jamais je dois te traîner dans une ruelle sombre, ce ne sera pas pour te laisse exsangue... ajouta-t-il d'une voix rocailleuse et plaisante.

Nathaniel s'arrêta de batifoler et sembla réfléchir quelques longues secondes, qui laissaient entrevoir l'expérience de la vie qu'il pouvait avoir malgré ses vingt-huit ans. Quand la vie n'est pas tendre avec vous, il faut vous endurcir. Mais les affaires, ça, il tenait cette pratique du vieux.

- "Pour revenir aux instruments, merci de ton compliment et fais gaffe... Je pourrais interpréter ce clin d'oeil comme autre que sa signification, dit-il les yeux pleins de malices. Et bien, je pense que nous allons nous tester mutuellement. Je te propose de passer à mon appart', enfin, mon manoir - maintenant qu'il est acheté - un jour de la semaine prochaine en attendant que je termine les rangements et que je demande un coup de main à des amis pour installer tous mes instruments correctement dans la salle d'enregistrement. Oui, j'ai une salle insonorisée et une salle d'enregistrement. Par soucis de place, j'ai fait mettre tout ça dans l'ancienne cave que j'ai carrément refaite.

Il poussa un énorme soupir, mais ne s'avoua pas vaincu. Il allait accepter l'offre, mais il allait ajouter une clause à cette dernière. Il espérait qu'elle allait accepter tout du moins. Elle ne le connaissait qu'à peine... Ne faisant ni une ni deux, prenant la main de Charlie dans la sienne, il la porta le plus près possible de ses lèvres et exécuta un baisemain en bonne et due forme. Inconsciemment il ne lâcha pas la main et répondit à Charlie.

- "Très bien, j'accepte, cependant, j'ajoute une clause : je souhaite t'inviter à un restaurant ou bien chez moi, pour un dîner. MAIS, trente-et-un obligatoire. Je pense que tu préféreras le restaurant, mais si ça t'a plus, je te propose de renouveler ça de manière hebdomadaire. Alors, qu'en dis-tu ? T'es partante ?"

Ses yeux pétillaient de joie, on aurait dit un jour d'été ensoleillé, emplit de verdure éblouie par des rayons de soleil et caressée par un doux zéphyr se languissant de la mer.
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Jeu 17 Mai 2012 - 16:16

La jeune femme roula amicalement les yeux au ciel lorsque Nathaniel lui confirma qu'il pesait bien chaques mots qu'il avait prononcés un peu plus tôt, elle n'avait pas l'habitude de tels compliments et à vrai dire, jamais un homme ne l'avait approché jusqu'à présent, l'image détachée dont elle s'affublait était généralement suffisante pour tenir éloigné d'elle la gente masculine, ou alors certains s'y heurtaient durement et repartaient bien bredouilles. La jeune femme ne savait pas si elle appréciait tous ces qualificatifs, qui feraient rêver à peu près n'importe quelle femme probablement, ou si elle préférait qu'il ne lui raconte pas ce qu'elle considérait comme étant des salades...

C'était alors une espèce d'expérience pour elle cette petite invitation dans cette boutique, une occasion d'étudier la chose de plus près, sa curiosité lui insufflait de jouer à ce drôle de jeu. Pas qu'elle se pâmait aux jolies paroles du jeune homme, non , simplement cela avait quelque chose d'amusant... le goût de l'interdit peut-être, encore faudrait-il qu'il y ait de l'interdit, parce qu'à en juger par la façon dont il la regardait et lui parlait, ce n'était certainement pas lui qui interdirait quoi que ce soit... et elle, elle n'avait que des opportunités devant elle à saisir ou non. Charlie n'avait pourtant pas l'intention d'abaisser une seule de ses murailles, les limites étaient établies et claires, mais le personnage qu'incarnait Nathaniel était stéréotypé et agréablement amusant. Ci et là il redevenait sérieux, Nathaniel tout simplement, probablement, mais la majorité du temps c'était un dragueur invétéré qui s'amusait à courir après l'amour, un amoureux de l'amour en soit, peut-être bien, qui sait.

Charlie réfléchissait, supposait, admettait et réfutait ses propres théories sur son voisin de chaise, pendant que celui-ci continuait de lui expliquer ce qui faisait d'elle un être si ''délectable'', elle l'observait d'un regard flouté, l'écoutant d'une oreille, lorsque ce dernier posa doucement le bout de ses doigts sur ses lèvres. Ni d'une, ni deux, son pouls s'accéléra et ses joues se colorèrent très légèrement. Dickens ne s'attendait, une fois de plus, pas à ce genre de contact, cette journée était décidément riche en contacts inhabituels et troublants pour la petite blonde. Son esprit était désormais muet comme une tombe, son attention entièrement appliquée sur Nathaniel... elle ne savait pas si elle devait rester là sans bouger ou si elle devait craindre un nouveau baiser. Les doigts de l'homme glissèrent alors doucement sur ses joues brulantes et Dickens déglutie péniblement, la jeune femme redoutait une nouvelle situation de malaise, elle ne voulait pas revivre leur situation de tout à l'heure. Ils restèrent là, ainsi, les yeux dans les yeux, pendant de nombreuses secondes semblant être de petites éternités chacune, l'une sur le qui-vive redoutant un possible rapprochement, l'autre luttant contre ce même désir de rapprochement, tous deux silencieux et hésitants. Toutefois, comme s'il avait lu au travers elle, ce qui ne devait pas être bien loin de la vérité songea Charlie, il se retourna et se servi un grand verre de whisky avant de se ressaisir, apparemment, et de replongé son regard vert profond aux halos dorés dans le sien.

Lorsqu'il se mit à parler des instruments, toute la pression qui avait envahie le corps de la jeune anglaise s'estompa instantanément. C'était un véritable ascenseur à sensations fortes que d'être avec lui, c'est probablement ce qui plaisait à Charlie et c'est à ce moment précis qu'elle cru avoir mit le doigt sur le pourquoi elle était moins rigide avec lui qu'avec d'autre, du moins l'une des raisons, car il fallait le dire, elle le trouvait fort agréable et très sympathique de base sinon elle ne serait pas restée une seconde de plus en sa compagnie. Dickens secoua la tête et revint parmi les mortels, m'enfin les quasi mortels et elle, il valait mieux arrêter de tout sur-analyser et de découvrir les différentes relations et les différentes personnes qui se présenteraient à elle, après tout depuis qu'elle était ici, tout était incroyablement différent : elle était devenue la proie, la protégé et maintenant la future-peut-être-associée-d'un-lycanthrope-dragueur-comme-dix, il y avait de quoi s'amuser du changement radical de comportement qu'elle adoptait désormais, elle qui jusqu'alors préférait encore être totalement seule que de devoir s'attacher aux gens, voilà qu'elle s'émerveillait de tout et rien et qui s'impliquait davantage dans sa vie... tout ce dont elle avait besoin, c'était d'aboutir dans une ville particulièrement étrange. Ah ! la vie, on ne savait jamais ce qu'elle nous préparait, c'était une pure vérité.

Donc, parfait pas de Bloody la nuit, ni de près, ni de loin, voilà qui lui fit grand plaisir à entendre, pas qu'elle ne souhaiterait jamais y retourner, non, elle y vivait même encore pour l'instant, mais elle ne souhaitait pas encore affronter ses habitués nocturnes, non pas encore. Lorsque Nathaniel, d'une voix qu'elle ne lui connaissait pas encore, mentionna des ruelles sombres, elle ne put empêcher son tempérament joueur et espiègle de prendre le dessus.

- Oh mais qui a parlé de ruelles sombres ? Tu fais de bien drôles d'allusions ma parole.

Charlie se mordillait la lèvre inférieure, regrettant déjà d'avoir sauté à pied joint dans la flaque des sous-entendus à interprétations multiples, mais elle devait l'avouer, elle aimait bien gentiment faire perdre tous leurs moyens aux gens, du moins essayer, mais c'était toujours réciproque et elle se faisait avoir au détour suivant inévitablement, quoi que cette fois-ci, c'était Nathaniel qui avait commencé.

Un léger sourire au visage, elle reprit cette fois plus sérieusement, passant une main dans ses cheveux pour les maintenir en place tout en réfléchissant.

- Deux instruments de plus, mmh, pas de soucis, nous verrons effectivement cela ensemble, histoire de voir ce qui serait le plus profitable à enseigner.

Charlie réfléchissait à ce qu'elle pourrait bien apprendre de plus, lorsque Nathaniel l'a mit en garde contre le clin d'oeil qu'elle lui avait fait plus tôt, à cela elle ne répondit rien si ce ne fut qu'un petit rire spontané suivi d'une petite pichenette en plein sur le nez du lycan. Elle ne s'en faisait plus, cela l'aurait étonné qu'il interprète ce geste autrement que par de l'espièglerie de toute façon.

La conversation se poursuivit et les négociations, apparemment, aussi. Dickens écarquilla légèrement les yeux lorsque son compagnon de soirée l'informa qu'il possédait une salle d'enregistrement chez lui, en même temps, il avait un manoir, cela ne la surprenait plus, après réflexion, qu'un mordu de musique comme lui ne se soit pas payé un petit bijou du genre plus tôt.

Nathaniel soupira, puis attrapa sa main, posa un baiser dessus, puis ne la lâcha plus. Charlie ne retira pas sa petite main de la prise du jeune homme et écouta la suite des choses. Ah ! Voilà qui était mieux, il acceptait son offre, sage décision, parce que sur ce coup elle n'avait pas l'intention de négocier, mais la proposition qui suivit titilla sa curiosité. Une sortie par semaine pour dîner tous les deux ? Étrange... mais étrangement invitant également. Charlie avait envie d'accepter, on avait rarement l'occasion de se mettre sur son trente et un et de sortir prendre un bon repas chaque semaines, ce serait amusant ! Voilà que ni d'une, ni de deux, sans réfléchir plus amplement ni analyser profondément le tout, un grand sourire vint illuminé la bouille tantôt songeuse et concentrée de Dickens.

- C'est d'accord.

C'est trois petits mots avaient été prononcés avec une voix toute douce et amusée, le projet plaisait bien à Charlie, elle se sentirait bien plus professionnelle qu'elle ne l'avait jamais été avec cette association plus organisée et cette idée de sortie au restaurant, c'était une perspective plaisante, ils pourraient discuter de la semaine et décompresser du boulot par la même occasion, c'était bien mieux que de rentrer chez elle, de mettre un sweat-shirt et un boxer pour aller s'échouer sur son canapé en mangeant du chocolat tout en s'endormant devant la télé.

Oui c'était bien mieux !

De toute façon, comment aurait-elle pu refuser cela au regard plein d'espérances et pétillant de Nathaniel, il fallait le dire, elle n'aurait pas pu lui refuser grand-chose avec cet air de béatitude collé au visage, elle s'attarda justement sur les yeux du jeune homme de nouveau en cette journée, ravie une fois de plus de constater qu'ils partageaient un petit quelque chose de spécial tous les deux: ce doré si peu commun aux autres... Charlie songea qu'une amitié certaine naitrait prochainement entre eux deux, du moins elle le souhaitait.

La petite blonde regarda de nouveau par la fenêtre la plus près d'eux, s'étirant tout en se cambrant sur sa chaise; le soleil était désormais couché et comme avec Nolan, peu de temps avant, elle ne souhaitait pas que la journée se termine, encore une fois, aussi rapidement...
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Jeu 17 Mai 2012 - 19:53

Nathaniel DuchannesNath’ sourit et pencha la tête comme un petit chiot lorsqu’il vit la réaction de Charlie. Ca l’amusait de savoir qu’il pouvait créer toute cette perturbation émotionnel chez la belle blonde assise à ses côtés. Avec elle, il savait bien que son petit jeu de drague ne faisait pas son effet et c’est justement ce qui le poussait à aller plus loin et toujours essayer. D’ailleurs, plus qu’un jeu, plus qu’une simple fille, on pouvait dire que la jeune femme était devenue une convoitise pour lui. Coûte que coûte il allait réussir à la séduire. Même si cela devait lui prendre du temps, ENORMEMENT de temps, il saura être patient pour cela. Mais apparemment les techniques qui étaient normalement d’usage semblaient carrément être inefficaces sur elle. Cela méritait qui revoit ses moyens, tout devait être changé, ou alors modelé selon la personnalité de Charlie. Ca promettait de lui plaire énormément, tout ça… Mais ce qui le motivait dans toute cette histoire, c’était le fait de pouvoir braver quelques restrictions, ou des interdits. Il allait en laisser de côté et en semer quelques-uns ci et là.

De plus, il fallait aussi avouer que, en plus d’être magnifique, la belle blonde avait des points en commun avec lui, des choses qu’ils partageaient et aussi quelque chose d’unique, qui ne peut arriver qu’à un humain sur mille – dans ce cas-ci, Nath’ avait triché de par sa nature lycanthropique – ils possédaient tous une couleur d’iris spéciale, la musique était un centre d’intérêt pour tous les deux – qu’en était-il de Charlie, est-ce que cela était une passion pour elle aussi ? Mais il y avait aussi, cette once de je-ne-sais-quoi dans son regard, quelque chose qui disait clairement que toute cette situation l’amusait et qu’elle prenait cela comme une étude comportementale. Son visage et son odeur indiquaient quant à eux, autre chose, le cerveau pense mais le corps réagit indépendamment des pensées ce qui lui permettait de dire que ses paroles n’étaient pas totalement dérisoires. Un point pour le loup. La réaction de son corps lorsque les doigts de Nath’ virent se poser sur les délicates lèvres de Charlie, elle devint tout de suite rouge comme une pivoine ce qui eut le don de lui décrocher un sourire alors que sa main glissait vers les joues chaude de la belle. Et même lorsqu’il avait hésité à l’embrasser, elle était restée immobile, le cœur battant à la chamade et martelant la poitrine la jeune femme, toutes ces réactions faisaient écho à cette espèce d’attirance qui existait entre eux.

Une fois qu’il eut changé de sujet elle sembla tout de suite se détendre comme si la perspective d’être nouveau proie aux conséquences de la drague intempestive du lycan l’effrayait au plus haut point. Tellement contrastant avec la réaction corporelle qu’elle avait eu peu de temps avant. Tellement féminin ! Il adorait ça, de voir les effets qu’il faisait aux gens et surtout leur réaction. Plus particulièrement chez elle d’ailleurs, il avait cette folle envie de la protéger contre quelque chose qui n’existe pas ou bien qui n’avait pas lieu d’affoler le monde. Ses instincts de loup ressortaient, il se devait d’être l’alpha, le mâle dominant de toute cette meute que représentaient les personnes présentes dans ces lieux. Fallait le dire, c’était un peu tiré par les cheveux mais, bon quand on était plus animal qu’humain, fallait faire avec les conséquences ! La remarque de Charlie lui décrocha un grand sourire d’enfant, un autre point pour elle. Il l’aimait vraiment bien, cette petite !

- "Tu peux parler, c’est toi qui m’as entraîné sur ce terrain ! Et puis, franchement, je suis sûr et certain que cela ne te déplairait pas, belle blonde… D’ailleurs, tu es trop chou, comme ça à te mordiller la lèvre inférieur."

Tout en terminant sa phrase il ajouta un clin d’œil joueur à la blonde et éclata d’un rire à gorge déployée et le fait qu’elle lui pince le nez ne fit que redoubler son hilarité. Une fois calmé il reprit une gorgée de Whisky et regarda longuement Charlie dans le blanc des yeux sans ciller. Elle était d’accord pour les deux instruments. Ouf, parce que si elle ne l’avait pas été, au lieu d’en prendre deux nouveaux, il en aurait pris quatre… Etrangement, lorsqu’il reposa son regard sur la bouteille de Whisky bien entamée, les paroles de "Have a drink on me" de AC/DC lui revinrent en tête. Il gloussa intérieurement et se mit à fredonner la chanson. Quelle ironie, n’est-ce pas ?

- "Oh, Whisky, Gin and Brandy, with a glass I’m pretty handy… I’m tryin’ walk a straight line, on sour mash and cheap wine…"

Il fit signe au serveur de lui amener un autre verre vide et en attendant que sa commande vienne, il se resservit un verre pour lui. Le serveur amena le verre et Nathaniel versa dans ce dernier une petite dose de Whisky pour la blonde. Après tout, elle était grande et le vin, c’était pour les dégustations, les repas et les «Apéros dinatoires». Lui tendant le verre, il lui sourit.

- "Allez, hop, goûte-moi ça. Je suis presque sûr que tu n’en as jamais bu de ta vie. Je me trompe ? Et ne me regardes pas avec des yeux de merlan frit ! C’est pas si hors norme que ça le fait que j’ai littéralement l’équivalent d’un studio chez moi… Si ? Bon je dois avouer que je ne me rends peut-être pas compte de mes dépenses mais disons que parfois, quand j’aime quelque chose, l’argent ne compte pas. Et vu que j’en ai quand même un paquet, je peux me le permettre. Si t’es gentille, je te laisserais l’utiliser à ta guise. Comme ça tu pourras peut-être évoluer dans ce milieu et devenir une semi-pro ou une pro !"

Il but son verre et lorsque la réponse de Charlie fut donnée par rapport à sa petite clause, il imita sa bouille à la perfection mais avec une touche plus… Comment dire, une touche plus personnelle, plus Nathaniel ! Intérieurement il fichait déjà les restaurants qu’ils pourraient faire ensemble ou alors les petits plats qu’il pourrait lui cuisiner. Il allait devoir aller au marché des fruits et légumes, à la crèmerie, chez le poissonnier ou bien le boucher… Il adorait faire les courses ! Surtout quand ces dernières étaient fraîches du jour ! Elle allait être aux petits oignons ! Oui, c’était bien mieux. Tout était bien mieux.

Oui, ça l’était, et il serait comblé de cette rencontre. Amitié, amour, sur le moment il s’en foutait un peu – mais bon, ça, c’était maintenant, dans l’immédiat, ce qui allait changer dès qu’il en aurait l’occasion. Ce qui comptait c’était l’avenir proche et les discutions qui allaient avoir lieu dans l’immédiat. Il se devait d’être attentif mais devant telle beauté, cela allait être une tâche assez hardie. Il regarda Charlie regarder dehors, comme si le fait que le soleil qui se couche soit une chose assez… Hors norme ou bien inquiétante. Il hésitait toujours entre comment il devait interpréter ce regard.

- "Au fait, Charlie, dit-il avec un fort accent british, ne m’en veux pas, c’est surtout plus fort que moi parce que mes sens sont plus aiguisés que les tiens, mais… Tout à l’heure, ta réaction corporelle lorsque j’étais en train de décrire la courbe de tes lèvres et de te toucher… Comment dire, elle est devenue intense. On aurait dit que ton cœur allait se frayer un chemin à travers ta poitrine tellement il cognait sur elle. Puis, il ajouta dans un ton taquin, j’ai l’impression que je te fais de l’effet dis-moi… Je me trompe ?"

Il but encore une gorgée de Whisky et il déposa un baiser sur la joue de Charlie pour la taquiner – et aussi voir comment elle réagirait. Il adorait mettre le souk dans la tête de la belle blonde.

Emmerdeur, lui ? Non, jamais ! Juste… Dragueur, jouette, taquin et tout et tout.
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Ven 18 Mai 2012 - 16:27

Charlie rougit immédiatement à la remarque de Nathaniel et cessa instantanément de se mordre la lèvre, lâchant un faux soupire d'exaspération, roulant une fois de plus les yeux au ciel; visiblement il n'en avait pas finit avec elle, mais Dickens prenait tout cela à la légère sans réellement écouter toutes les belles paroles du jeune homme, c'était plutôt distrayant pour elle en fait, c'était tout un numéro ce Nathaniel. Évidement Charlie ne laissa pas l'accusation dont l'affublait Nathaniel sans réponse, bien sûr que non.

- Moi qui t'ai entrainé sur ce terrain !? Non, tu confonds les rôles pour le coup mon pauvre !

S'il voulait se chamailler, il allait être servit, la jeune anglaise n'allait tout de même pas se laisser faire ! Souriant, elle termina la coupe de vin qu'elle avait commandé plus tôt, puis en se tournant pour la mettre un peu plus loin sur la table, le passé lui ayant enseigné de nombreuses leçons au sujet de sa maladresse, une mèche de ses longs cheveux vint se ficher dans son champ de vision, aussi lorgna-t-elle dessus et tenta de l'envoyer paitre plus loin en soufflant dessus, sans succès. Elle fouilla dans les poches de son jean pour y dégoter un élastique à cheveux et ramassa son épaisse chevelure en chignon haut rebelle, histoire de ne plus être importunée par tout ce capillaire non coopératif. Cela se faisant , elle entendit Nathaniel fredonner une chanson, elle la reconnu inévitablement immédiatement; un groupe aussi mythique, tout le monde connaissait. Cela la fit sourire instantanément et lui ficha la mélodie en tête du même coup. Lorsque le serveur revint avec un verre supplémentaire, un grand point d'interrogation se dessina sur le visage de Charlie, mais la jeune femme comprit assez tôt qu'il lui serait destiné très bientôt. Confirmant ses supposition, Nathaniel lui offrit un verre du Whisky qu'il avait bien entamé déjà. Regardant d'abord le verre offert devant elle, la blonde observa la couleur ambré du liquide qui l'emplissait légèrement pendant quelques secondes, laissant encore place au mystère de la chose. Elle se saisit néanmoins du verre avant de faire remuer le vieil alcool à l'intérieur, l'observant comme une chose étrange, comme absorbé par sa contemplation de l'ambre miroitante dans ce contenant translucide. Charlie porta doucement le verre à son nez, tout en écoutant Nathaniel de nouveau, laissa les effluves fortes et épicées lui emplirent les narines. Elle prenait son temps, elle découvrait peu à peu chaque aspect du breuvage, pas pressée de l'engloutir pour l'instant, se contentant de faire tourner le whisky dans son verre pour l'heure.

Pro ? Voulait-elle réellement devenir pro ? Dickens n'y avait jamais réellement réfléchit, certes elle aimait les petits concerts ou les occasions de jouer en public, elle aimait également partager sa passion et ses divers talents, mais voulait-elle en faire un métier aussi sérieux ?

- Merci, je tâcherai d'être sage dans ce cas, je présumes.

Haussant les épaules, l'air faussement nonchalant, elle sourit puis se décida à prendre une gorgée de son verre. Uah ! bien que l'odeur aurait du lui sonner des cloches, elle ne s'était absolument pas préparée à ce goût, il en résultat un charmante petite grimace. Le premier choc passé, ce n'était pas si mauvais en fin de compte, ce devait être un goût qui se développait en fait, comme le vin et les fromages, oui probablement.

Charlie continua de déblatérer mentalement sur la question de passer pro ou non, le regard lointain, lorsque Nathaniel la ramena sur terre.

- Oui ?

Elle prenait une deuxième gorgée de whisky, un peu plus importante que la première cette fois, alors que la suite arriva. Elle manqua de s'étouffer gravement à la dernière phrase du lycan. Une vive et légère sensation de brulure envahie ses narines et sa gorge, typique des alcools forts. Charlie restait là, ahurie par la... franchise ? Provocation ? dont faisait preuve son interlocuteur. Elle resta là, oui, de longues secondes sans rien dire, assimilant et traitant la question qui venait de lui être posée. Ça avait le mérite d'être directe au moins, puis se resservant à nouveau un verre, il vint déposé un baiser sur sa joue.

Charlie bouillait de l'intérieur, pas de désir, non, de malaise et de gêne, elle avait l'impression que Nathaniel jouait avec elle, ce qui ne devait pas être totalement faux. Dickens réagissait fortement oui, parce qu'elle n'avait pas habitude de ce genres de choses et très visiblement, le jeune homme avait l'air d'apprécier cela. Rouge pivoine, elle cacha son visage derrière ses deux petites mains, en grommelant gentiment tout en riant que s'il recommençait ''pareille idiotie'', elle se vengerait sadiquement un de ces jours ! Soupirant, elle se ressaisit et retrouva bien vite sa pâlotte couleur originelle, affichant une moue boudeuse et croisant le bras.

- Tu as un GPS intégré avec ça ?

Lui lança-t-elle taquine avant de se racler la gorge afin de tenter d'éliminer la sensation de brulure de l'alcool.

- Bon si nous jouons la carte de la franchise coupante, oui tu me fais de l'effet.

Laissant quelques secondes entre ces derniers mots et sa prochaine phrase, elle souriait malicieuse, prenant une petite, toute petite gorgée de son verre.

- Mais, pas le genre d'effet à quoi tu t'attends je crois. Disons juste que tu me repousses dans mes retranchements en frappant contre ma coquille, dirons nous, c'est purement amicale...

Elle lui tira la langue et franchement, elle en était certaine, il l'avait fait exprès ! Charlie sentait qu'elle aurait souvent à délimiter les lignes à ne pas franchir avec Nathaniel, elle sentait également qu'il se ferait un malin plaisir à aller piétiner tout près pour la provoquer... Elle n'aurait probablement pas accepté ce genre de comportement de n'importe qui, mais elle avait cerné le personnage et, elle devait se l'avouer, même si elle trouvait cela agaçant, c'était tout autant amusant et tous deux devraient user de répartie lors de ces joutes d'envahissement.

Regardant pour la troisième fois à l'extérieur, préoccupée, inconsciemment elle alla passer ses doigts sur le dessus de sa frêle épaule, parcourant le léger relief qu'avait formé sa cicatrice, elle songea qu'elle était très heureuse d'avoir rencontré cette Winnifred, Charlie se sentirait plus à l'aise à l'avenir de sortir une fois le soleil couché, parce que pour l'instant, c'était pas encore ça, habituellement elle était déjà rentrée à cette heure, enfermée à doubles tours dans sa chambre d'hôtel. Elle reposa son regard doré lointain sur Nathaniel, ne lâchant toujours pas son épaule, puis baissa les yeux.

- Je suis désolée, je suis un peu préoccupée, pardonne moi, juste... ça m'énerve un peu de ne plus être aussi à l'aise la nuit, c'était ma partie favorite de la journée... je me sens un peu privée pour l'instant, mais je suppose que ça passera.

Charlie força un léger sourire sur sa bouille avant de regarder Nathaniel de nouveau.
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Dim 20 Mai 2012 - 14:21

Nathaniel DuchannesNathaniel était content de cet enchaînement de réactions chez la belle blonde. De plus, on pouvait vraiment sentir qu’elle était faussement exaspérée par les tentatives du lycan. Il fit un large sourire à Charlie et lui pinça le nez comme elle l’avait plus tôt, tirant la langue à cette dernière comme un enfant qui jouait avec sa meilleure amie. Même quand elle reporta la faute de tout cela sur lui, il ne cessa pas de s’amuser et jouer avec elle. Cette fille était pleine de surprises, épatante même !

- "En es-tu sûre ma belle ? Avec ton charme ravageur, tu pourrais pousser n’importe quel autre homme à tout ça… Serais-je une de tes nombreuses victimes ? Tu es la fautive, chérie !" dit-il, taquin.

Plus de tension dans l’air, chamailleries amicales lancées, des regards furtifs, des sourires… Bien tout était parfait et en place. Nath’ secoua sa tête histoire de créer un voile de cheveux pour regarder Charlie tout en réfléchissant à ses prochains mouvements. Vu de l’extérieur on aurait dit le cousin machin de la Famille Adams – mythique série qu’il adorait regarder étant plus jeune et toujours maintenant d’ailleurs. Il regarda la belle blonde lorgner sur le verre comme si le Whisky allait la mordre, il la regarda sentir les effluves du liquide ambré qui reposait paisiblement dans le réceptacle qu’il tenait en mains, il observa la réaction de son nez, dû au léger picotement que l’odeur du spiritueux pouvait provoquer chez ceux qui n’y étaient pas habitués. Elle le prit néanmoins et il leva ses yeux lupins vers son visage. Elle semblait réticente à boire l’alcool, ou plutôt semblait vouloir prolonger l’exploration olfactive du corps du liquide. C’était rare de trouver une personne qui se fiait à son nez tout autant qu’à sa bouche. Fichtre, c’est qu’elle était impressionnante la belle blonde ! Il eut un sourire à la fois de satisfaction et de confiance en ses moyens pour sa réussite. Puis il observa autre chose, comme les prémices d’un conflit intérieur qui s’amorçait en elle. Était-ce l’évocation du fait de peut-être passer pro ? Peu lui importait, tant qu’elle était heureuse, c’était ce qui comptait pour lui.

La remarque de Charlie le fit sourire alors qu’il émergeait de ce voile de cheveux pour boire dans son verre. Il savait déjà comment il allait jouer avec elle. Tournant la tête vers elle, on pouvait voir ce regard que tous les hommes avaient lorsqu’ils possédaient une femme ou du moins, qu’ils pensaient qu’ils la possédaient. Ce regard affichait de la confiance et une once de narcissisme.

- "Tout dépend de ta définition de sage… Pour moi, elle englobe bien des choses, autres que le simple fait d’être une gentille petite personne…"

Ce faisant, il accompagna la jeune femme dans la dégustation du Whisky et manqua de recracher par le nez ce qu’il venait de boire. La grimace que Charlie venait de faire le plia en deux. Affalé sur la table, il était là, hilare et les larmes aux yeux. Quand il releva la tête, il essuya des larmes qui coulaient sur ses joues et épongea les quelques gouttes de Whisky qui avaient coulées sur ses mains.

Bien, la réaction qu’elle eut était celle escomptée. Il se délecta de cette expression déconcertée que le visage de la blonde affichait. Il passa même sa main devant la figure de Charlie histoire de voir s’il n’en avait pas un peu trop fait mais… Non, elle était toujours parmi les vivants et non pas dans je-ne-sais quelle contrée lointaine ou même sur un petit nuage, qui sait ? Mais il ne faisait que jouer avec elle, s’il avait voulu être sérieux, il aurait été beaucoup plus directe et ne se serait même pas gêné pour l’embrasser une seconde fois. Lorsqu’elle mit ses mains devant son visage rouge pivoine, il eut envie de retirer ses mains de là, chose qu’il fit. Il approcha son visage du sien et nez contre nez, front contre front, il ne se gêna pas et pencha la tête pour l’embrasser une seconde fois. Le contact des lèvres de Charlie contre les siennes était toujours aussi merveilleux avec un goût sucré et légèrement relevé par le Whisky qu’elle venait de boire. La main de Nath’ remonta doucement vers la joue de Charlie et il ne rompu le contact avec les lèvres de la belle blonde qu’une fois pour respirer profondément et replonger dans ce baiser.

Là, elle allait être très secouée et seigneur, il allait en rigoler toute la soirée lui. Cependant il ne pensait pas s’en tirer à si bon compte. Alors qu’il la regardait avec sa petite moue boudeuse, le commentaire sur le GPS intégré était assez… Marrant. Oui, il avait envie de rigoler alors qu’il venait de l’embrasser mais, quand le taux d’endorphines contenues dans le corps augmente brusquement, on n’est pas souvent très sérieux et on a l’air d’être sur un petit nuage. Il gloussa et répondit.

- "Un GPS, non, mais par contre… Une boussole migratoire intégrée, ça j’ai, paisanta-t-il. Et puis, j’en étais sûr que je te faisais de l’effet mais c’est toujours gratifiant d’avoir confirmation par la personne concernée, dit-il juste avant qu’elle ne casse en deux ses espérances. Il sourit et remit immédiatement son manteau de dragueur. Et après c’est moi qui joue avec toi hein ? Attends de voir, attends de me connaitre, belle blonde et puis on verra."

Lorsqu’elle lui tira la langue, il usa de ses réflexes pour rapidement aller mordre doucement cette dernière. Il allait souvent la repousser dans ses retranchements, pousser ou bien carrément les dépasser ces barrières qu’elle avait érigé pour se protéger ou bien délimiter les limites à ne pas franchir. Il allait l’amener à s’habituer à ces comportements assez envahissants pour, "inconsciemment", lui apprendre à se protéger des autres. Que voulez-vous, on est un alpha ou on ne l’est pas.

Charlie semblait préoccupée par l’heure car ce fut la troisième fois qu’elle regarda par la fenêtre l’avancement du coucher de soleil. Elle avait l’air d’avoir une sacrée frousse de quelque chose dehors. Le vampire qui lui avait fait cette blessure devait l’avoir vachement traumatisée. Il posa sa main sur celle de Charlie pour la rassurer et lui sourit à son tour.

- Ne t’en fais pas, tu ne risques rien avec moi. Je te rappelle que moi aussi je suis une créature de la nuit, donc je pourrai de protéger. Et puis, tu as rencontré Winnifred, je suis sûr qu’elle t’apportera de merveilleux conseilles contre moi." Dit-il en lui tirant la langue dans un clin d’œil amicale.
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Dim 20 Mai 2012 - 16:37

(PV Winnifred/James, le rp n’a pas lieu au même moment que celui qui est déjà en cours, ils ne peuvent donc pas se croiser)

Un pâtissier ? L’idée était tentante, la jeune fille serait plus çà l’aise face à une montagne de gâteau que face à une bière, James en mettrait sa main à coupé. D’autant qu’il ne savait pas si elle était majeure, le professeur ne voulait pas prendre le risque de se faire remarquer à peine arrivé dans la ville.
Aussi James acquiesça son idée et était parti en direction du centre ville, guidé par l’adolescente.
La petite ballade avait été assez silencieuse, ils s’étaient échangés quelques banalités, rien de plus. Le professeur pensait à tous ce qu’ils avaient dit au cimetière. Ce genre de révélations étaient lourdes de conséquence, et le professeur ne savait pas qu’elle crédit il devait réellement accorder à tous ceci.

Ils arrivèrent assez rapidement et s’installèrent tranquillement. James regarda la petite carte posée sur la table regardant avec une certaine curiosité les douceurs présentées dessus.
Il esquissa un petit sourire quand il remarqua que la boutique vendait certains thés. L’offre n’était certes pas importante mais il y avait du Darjeeling, un de ses thés noirs préférés.

Il attendit que l’adolescente elle aussi finisse de regarder la carte avant de relancer la discussion.

« Pour être franc avec toi, on m’avait parlé de la possibilité que ce genre de créatures existaient, mais je doutais fortement des propos de mon ami. Apparemment il avait raison. »

Le professeur marqua une pause pour interpeller un serveur.

« Donc d’après tes dires Galway serait envahit par ce genre de créatures ? Mais alors les pleines lunes, la ville doit être plongé dans un bain de sang ? Comment faire pour survivre lors de cette nuit si particulière ? »

James voulait tous savoir sur ces créatures. Non pas pour se défendre, mais plutôt pour attaquer…
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Lun 21 Mai 2012 - 15:19

Charlie fut surprise de la suite, elle ? un charme ravageur, manipulant les hommes ? C'était une vision assez ridicule de sa personne. Aussi, la jeune anglaise éclata de rire, un rire bien franc et bruyant, c'était du moins la meilleure de la soirée celle-là.

- Moi jouer avec les hommes ? Des victimes ? Hmm, bien que j'admire ce type de femmes fortes et indépendantes, je ne crois toutefois pas que j'arriverais à jouer aussi habillement avec la gente masculine, nous nous évitons aussi réciproquement l'une l'autre en général.

Répondit-elle, l'air vaguement songeur, repensant et revisionnant mentalement son passé. Non ce n'était certainement pas son genre et en était-elle seulement capable ? Là était sans doute toute la question. C'était étrange tout de même, depuis qu'elle était fraichement débarquée du bateau en provenance de l'Angleterre, Charlie ne s'était fait que des hommes pour amis et Winnifred comme seule connaissance féminine. Oh ça, c'était bien sûr si on oubliait la vorace Llylewin... Bref.

Dickens regarda Nathaniel se cacher derrière son voile de jais, puis il en émergea avec un air un peu plus... sûr de lui, apparemment. Elle se demandait pourquoi il avait adopté cet air d'un coup, elle n'en fit pas un cas et s'interrogea plutôt sur la définition d'une personne sage pour Nathaniel... Charlie n'osait pas trop demander, elle ne cherchait pas vraiment à encourager Nathaniel dans la voie qu'il tentait d'emprunter depuis le début de la soirée, mais sa curiosité la tiraillait de plus belle. La jeune femme ne céda pas cependant et se contenta de sourire .

Après le baiser sur la joue, Charlie avait tenté de cacher son visage pourpre derrière ses mains, pensant y être plus en sécurité, quelle ne fut pas sa surprise lorsque Nathaniel les lui retira, appuyant son visage contre le sien, puis l'embrassant de nouveau. Dickens était aussi rouge, seulement cette fois, c'était de colère, elle ne bougeait pas d'un poil, en état de choc, ne concevant pas qu'il aie recommencé de nouveau malgré ses demandes et malgré les limites qu'elle avait posées. Non elle ne comprenait pas comment il pouvait oser recommencer, elle ne comprenait pas ce qui le poussait à le faire, ne comprenait pas ce drôle de jeu auquel il jouait. Cela ne lui plaisait pas, absolument pas, le fait qu'il transgresse ainsi les barrières qu'elle érigeait, elle percevait cela comme un manque de respect à sa personne ! Était-elle trop dur ? Trop inexpérimentée avec les hommes ? Était-ce là, la façon dont tout ce déroulait entre hommes et femmes habituellement ? Elle n'en avait rien à faire, elle n'aimait pas cela ! Elle allait le repousser lorsque ce dernier se retira de lui-même, Charlie lui en voulait, normalement elle l'aurait injurié, elle l'aurait giflé, lui aurait vidé son verre sur la tête et aurait tourné les talons. Dickens le fixa, son regard passant d'une colère sans nom, à une incompréhension totale...

Il était si... amusé, comme dans une autre dimension, il n'avait pas l'air de se soucier de ses réactions à elle, c'était un jeu, son jeu apparemment, l'homme plus âgé qu'elle était désormais un enfant qui s'amusait à repousser les limites des gens. Charlie se calma, elle allait délaisser ses instincts qui lui criaient de ficher le camp et de le planter là, et elle essaierait de la jouer un peu plus finement. Plus elle réagirait fortement, plus il serait porté à dépasser les limites, c'était logique non ? Elle tenterait du moins. La jeune Dickens se contenta donc d'offrir un regard dur et lourd en mises en garde au lycan, en espérant que cela serait suffisant, pas de réactions fortes et impulsives comme elle avait l'habitude de le faire, non, elle allait prendre sur elle et essayer de se refroidir les méninges.

C'est donc plus calme que Charlie reprit la discussion, retrouvant lentement sa spontanéité et sa bonne humeur, se disant que c'était sans doute la meilleure chose à faire. Puis, elle lui tira la langue, geste qu'elle avait fait plus d'une centaine de fois auparavant, excepté que cette fois-ci, elle allait probablement s'en souvenir pour le restant de ses jours... Avec je-ne-sais-quels réflexes surhumains, Nathaniel vint lui mordre gentiment la langue. C'était le silence radio dans le crâne de Charlie. Les yeux écarquillés, aveugles de colère, totalement immobile et entendant qu'à moitié Nathaniel qui déblatérait sur aller savoir quoi, Charlie ne ressentait qu'une seule chose: la colère qui grimpait de nouveau en flèche en elle, s'en était trop ! Sans crier gare, Dickens se leva promptement, envoyant sa chaise crisser sur le plancher à quelques pas d'où elle était originellement, la jeune anglaise en pétard fini cul-sec son verre de whisky sans une seule grimace, prit ses cliques et ses claques et se dirigea vers la sortie d'un pas vif et rageur.

- Non mais oh ! J'ai l'air de la catin à qui on peut faire ce que l'on veut moi !?

Grommelait-elle en poussant la porte de la boutique. Tant pis il n'aurait qu'à régler l'addition, ce serait bien fait pour lui de toute façon, puis elle disparue dans la rue parmi des passants...

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Winnifred
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Mer 23 Mai 2012 - 20:39

Winnifred pénétra joyeusement dans la boutique, les yeux brillants rien qu’à la pensée des succulentes petites choses qui allaient atterrir sur son palais. Elle chercha Iesult du regard mais ne l’aperçut pas, sans doute était-il de repos ?
En tout cas la boutique était encore ouverte, ce qui voulait dire qu’il était vivant, et comme il y avait de gentils serveurs pour prendre la relève elle se ferait une joie de grossir son chiffre d’affaire !


Je voudrais bien une part de chocolate fudge cake, avec un jus d’orange s’il vous plait ! commanda-t-elle directement, ayant repéré dans la vitrine du pâtissier avant de s’assoir un bon gros gâteau qui lui avait fait de l’œil. Vous prenez rien ? demanda-t-elle à son accompagnateur, l’air interloqué. Fallait-il être bizarre pour se préoccuper d’avantage des monstres que des sucreries dans ce lieu saint !

Elle rendit gentiment sa carte au serveur avant de se concentrer sur leurs histoires de bébêtes.


Envahis, envahis, ça dépend ce qu’on entend par envahi ! Oui, il y a plus de créatures de la nuit qu’ailleurs, mais les humains restent quand même majoritaires…
Le plus simple pour rester en vie les soirs de pleine lune c’est de pas sortir, ou alors de se limiter aux zones très fréquentées, parce que les lycans choisissent rarement des endroits où ils risqueraient de tomber sur les forces de l’ordre armées ou un truc du genre, ils préfèrent les coins isolés où personne n’ira les embêter, ils ont un minimum d'instinct de survie. Enfin la pleine lune c’est qu’un soir par mois, c’est pas bien compliqué de se barricader chez soi avec un bon film !


Elle omit volontairement de parler des cas des transformations hors cycle lunaire, mais l’homme était nouveau en ville, elle ne voulait pas l’effrayer inutilement, car si un homme averti en veut deux, un homme apeuré n’en vaut qu’un demi.

Et puis de toute façon ya rien qui vous oblige à rester ici, vous pouvez très bien repartir en Angleterre, à moins qu'une attache particulière ne vous retienne?

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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Jeu 24 Mai 2012 - 21:54

« Un darjeeling, s’il vous plait, pas en sachet si cela est possible. »

Il adressa un sourire de courtoisie à la serveuse avant qu’elle s’éloigne. Puis écouta avec une certaine attention les propos de l’adolescente. Le professeur nota chacune de ses paroles et un détail le troubla.

« Tu… je peux te tutoyer, cela ne te dérange pas ? Donc tu me dis que les zones fréquentées peuvent m’être salutaire ? Mais je pensais que les soirs de pleine lune il s’agissait de monstre, de bêtes simplement motiver par leurs instinct de prédation. Mais s’ils choisissent les lieux pour attaquer, s’ils cherchent à éviter la police, cela signifie qu’ils réfléchissent, possèdent une certaine intelligence, une certaine logique… »

Le professeur se frotta la barbe pensivement. Cela n’arrangeait pas les choses, avoir affaire à une créature bien plus puissante que lui était gérable, si elles n’agissaient que par instinct il arriverait à la piéger sans difficulté. Mais si le monstre gardait un temps soit peu la logique de l’homme l’attraper et le tuer serait bien plus complexe.

« Tu me conseille donc de m’enfermer dans ma chambre les soirs de pleine lune ? Mais si je suis distrait et que je me retrouve dehors durant une de ces nuits ? Suis-je perdu ou puis-je me défendre, avoir une chance de survivre à une attaque? »

en disant ces derniers mot, James se saisit de sa canne, et d’un petit coup de pouce il fit sauter le cran de sécurité et fit apparaître un bout de la lame.

« Je suis un très bon escrimeur, penses-tu que quelques blessures bien placées peuvent avoir raison de leurs ardeurs ? Imaginons que je vise une artère…»

Le professeur omis volontairement la dernière remarque de la jeune fille, il ne parlerait pas de la véritable raison de sa venue à Galway, du moins pas tous de suite…
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Mer 30 Mai 2012 - 10:40

Winnifred écoutait le discours du professeur d’une oreille distraite. Les lycans, toutes les créatures de la nuit, les mesures de sécurité elle connaissait, on lui avait rabâché ce genre de trucs depuis l’enfance, elle avait toujours vécu avec, cela faisait partie de son quotidien même, mais là elle avait mis le doigt sur quelque chose de ô combien plus attirant, plus mystérieux, une énigme qu’elle se DEVAIT de résoudre…

Hmmm ? Ben certes, les lycans ce sont des bêtes sanguinaires tout ça tout ça, mais ils ont aussi un cerveau, c’est ça qui les rend aussi dangereux, sans ça on pourrait facilement les piéger en mettant un steak dans une tapette à souris géante… Et pis les lycans transformés ont une force et une capacité de régénération telle que face à eux vous ne pouvez rien faire, si ce n’est les aveugler ou les ralentir suffisamment pour vous sauver et vous mettre à l’abri, mais en tant qu’humain normal vous n’avez aucune chance, pour eux votre stick d’escrime est tout juste bon à se curer les dents et encore, pas celles du fond ! avait-elle répondu de façon évasive, l’air préoccupé par un tout autre sujet.

Mais heu… Dites, moi aussi j’ai une question : ça change quoi que le thé soit en sachet ou pas en sachet, ça reste des feuilles mortes dans de l’eau chaude non ?


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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Jeu 31 Mai 2012 - 21:45

Le professeur était en train de réfléchir à comment continuer à obtenir un maximum d’informations sur les lycanthropes. Pour l’instant la jeune fille était très bavarde, et donc il n’avait pas besoin d’user de subterfuge pour arriver à ses fins.
Mais soudain l’adolescente changea de sujet. Habituellement James aurait sans aucun soucis réorienté la conversation sur ce qui l’intéressait lui, sauf que cette fois ci ce ne fut pas le cas. Il fallait dire que la jeune fille venait de lui poser une question, qui pour l’anglais était primordiale.

James la regarda les yeux ronds. Comment pouvait-elle demander ça ? Elle était sérieuse ? N’importe qu’elle personne habitant de ce coté de la manche connaissait la différence entre un thé en sachet et un thé servit tel quel.

Ce n’était pas possible, la jeune fille avait du lui mentir, en réalité elle ne devait pas être originaire de cette île, à tous les coups elle devait être originaire du pays situé de l’autre coté de la manche. Celui ou on ne sait pas apprécier les bonne choses, au point de manger des grenouilles.

« Mais voyons ça n’a absolument rien à voir ! Le gout est incomparable et les différences… »

Le professeur s’arrêta net et interpella la serveuse, lui demandant de lui apporter un sachet de thé.

« La différence de saveur est quand même perceptible, et en plus le thé est bien moins dégradé. Regarde. »

La serveuse venait de lui apporter un sachet de thé se demandant ce qu’il se passait. James pris un peu de son thé présent dans le compartiment de la théière. Heureusement qu’il n’avait pas encore commencé à verser de l’eau chaude dessus.

« Regarde, tu vois les feuilles sont relativement entières, tu n’as pas que des brindilles mais toute les partie d’une feuille. Alors que dans un sachet… »

Il tenta alors d’ouvrir le sachet mais impossible. Tant pis, c’était un cas de force majeur, le professeur sortit la lame de sa canne, ignorant le hurlement de la serveuse, et trancha le petit sachet.

« Comme tu peux le voir dans un sachet tu n’as que des débris, quasiment que des petits morceaux de tige, peu de feuilles… »
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Dim 3 Juin 2012 - 20:55

*Oh my fucking god !*

C’est en substance ce que pensait Winnifred, bouche bée, les yeux écarquillés comme des soucoupes – l’expression étant de circonstance – à thé.

Elle pensait en avoir rencontré des tordus, mais celui-là devait détenir la palme. On lui avait déjà parlé de fétichistes, de types qui fantasmaient sur les talons hauts ou qui se masturbaient devant des photos de pieds, mais là, pour des feuilles mortes… C’était VRAIMENT bizarre. Même un cultivateur de cannabis n’aurait pas mis autant de ferveur à défendre ses feuilles.


Ha, heu ouais, d’accord… Vous êtes sur que vous ne faites que les boire, même pas un petit rail de temps à autres, parce que ça a l’air assez corrosif votre boisson de mémé, quand même… railla-t-elle avant de prendre une grosse bouchée de son gâteau au chocolat, s’imaginant difficilement un accro au Darjeeling se fighter avec des gros lycans poilus et enragés, elle le voyait plutôt de la trempe de la Queen Elizabeth, à promener ses corgis dans son jardin.

En tout cas il est mignon votre petit coupe-papier, ça doit être pratique pour tartiner la marmelade sur vos toasts, continua-t-elle à persifler en s'attaquant cette fois-ci à son jus d'orange. Par contre si vous comptez vous attaquer à des lycans, je vous conseille d’investir dans une arme d’homme, avec ça vous pourrez à peine leur curer les ongles !

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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Mar 5 Juin 2012 - 22:17

James était en pleine leçon de savoir fille, quand de nouveau l’impertinente jeune fille lui fit une remarque déplaisante. Décidément ces adolescentes n’avaient aucun respect pour leurs ainés. Malgré tout il s’amusa de ses paroles.
Elle voyait en sa lame une simple rapière. Une arme fine faite uniquement pour taillader, donc peu efficace… Mais, comme tout le monde d’ailleurs, la jeune fille n’avait pas remarquée es fine rayures qui parsemaient la lame ce qui transformait son cure dent, et un objet de mort, une fois le poison qu’il désirait « injecté dans les rayures. Poison… D’un coup le professeur se demanda si les lycanthropes étaient eux aussi sensibles au poison classique comme le cyanure ou si au contraire ces créatures résistent aux toxines classique mais seraient sensible a autre chose… Une question qu’il lui poserait le temps voulut.
Le professeur sourit et porta sa coupe à ses lèvres, prenant le temps d’apprécier la saveur du thé fraichement infusé.

« Il ne faut pas se fier aux apparences… Tu devrais être bien placé pour le savoir. »

Il avait eu largement le temps d’analyser la situation, et si cette adolescente disait vrai, le professeur avait abouti à une seule conclusion possible.

« J’ai face à moi une jeune fille d’environ 17-18 ans, qui semble assez inoffensive, cependant vous me parlez de créatures féroces, quasiment intuables, et qui arpenteraient cette ville en grand nombre. Pourtant vous ne semblez pas enclin a quitter cette ville, je ne ressens pas une once de peur, et vous suivez un inconnu sans aucun problème… »

Il posa sa tasse.

« Je pense que si vous avez autant d’assurance, c’est que vous êtes loin de l’image que vous faites, et que vous êtes bien plus forte que vous le laissez paraître… Je me trompe ? »

Le professeur attendit avec une certaine impatience la réaction de la jeune fille. Son analyse était-elle juste ?
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Mer 6 Juin 2012 - 18:54

Il ne faut pas se fier aux apparences…

Dans ce monde où la plus douce des brebis pouvait cacher en elle la noirceur de l’âme du plus odieux des loups et où une jeune fille au teint de rose pouvait se révéler être une vielle dame plusieurs fois centenaire, elle avait intégré cette maxime depuis sa plus tendre enfance, et pourtant rien ne lui plaisait plus que de jouer avec.

Si vous vous trompez ? Je ne dirais pas cela non, vous savez, je ne suis qu’une humble jeune fille aux cheveux noirs et roses qui collectionne les barrettes Hello Kitty et a développé une addiction malsaine au chocolat et au Red Bull, donc vous vous attendez à quoi au juste, que derrière mes petits bourrelets se cache une arme de destruction massive à la Hulk ?

Je suis désolée de vous décevoir, je n’ai pas été irradiée par des rayons expérimentaux ou mordue par une araignée mutante, mais ma famille habite ici depuis des générations donc on m’a appris depuis toute petite à faire preuve de bon sens : éviter de sortir après le coucher du soleil, jamais les nuits de pleine lune, ne suivre des inconnus que s’ils ont l’air vieux, barbus et coincés, bref, vous voyez quoi, des petites règles élémentaires de rien du tout, si on ne peut pas être plus fort que son prédateur, il suffit d’être plus malin !
rétorqua Winnifred en jouant avec les miettes de son gâteau du bout des doigts, l’air narquois.

Une autre des règles qu’on lui avait enseigné était de ne pas abattre son jeu trop vite, elle ne comptait pas lui dévoiler la vérité sur son petit don, qui de toute façon ne lui avait pas été franchement utile niveau survie.

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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Jeu 7 Juin 2012 - 14:43

Ce que le professeur adorait plus que tout, c’était d’analyser le comportement des gens, leurs réponses lorsqu’ils étaient interrogés sur un sujet qu’ils n’aimaient pas aborder… Et c’était visiblement le cas de la jeune fille. Son comportement, son air, sa façon de jouer avec des morceaux de gâteau. D’après le professeur, tout en elle indiquait un petit stress habillement camouflé. Aussi il prêta une attention particulière au moindre de ces propos. Et ce qui arqua James c’était le nombre de fois ou elle parlait de « super pouvoir ». Beaucoup d’allusions à des héros de bande dessinées américaine, et uniquement ceux qui semblaient avoir des dons extraordinaires…

Voilà qui était étrange, de là à croire qu’effectivement elle était spéciale, il n’y avait qu’un pas à faire ! Aussi étonnant que cela paraisse, le professeur décida d’accorder crédit à son hypothèse. Après tous, si les lycanthropes existaient bien, pourquoi les Hommes n’auraient pas développé des moyens de lutter contre ? Dans le règne animal, ce genre d’adaptation était chose courante et Darwin l’avait déjà démontrer avec un certain brio.

Aussi le professeur décida de creuser son idée.

« Spéciale ? En fait je pensait plus à un quelconque moyen de défense, à l’instar de ma lame. Elle semble fragile mais elle possède une petite caractéristique qui change tous. Je pensas que vous aviez trouvé un moyen, que vous aviez créé une arme un artifice suffisamment efficace pour vous sortir de n’importe quelle situation problématique, en plus de votre bon sens. »

James marqua une pause, observant avec attention la jeune fille.

« Cependant j’avoue que vous m’intriguez. Vous venez de me confirmer l’existence des lycans, dois-je déduire de vos précédentes paroles qu’il existe des humains… Spéciaux ? »

Il rengaina sa lame, en écoutant d’une oreille le soupir de soulagement de la serveuse, qui ne les avait pas quitté des yeux depuis qu’il avait retirer son épée de son fourreau.
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Ven 8 Juin 2012 - 14:38

Bingo, le vioc avait mordu à l’hameçon et semblait prêt à emprunter la voie du petit outillage, ne restait plus qu’à l’entraîner suffisamment loin sur cette voie pour qu’il abandonne ses idées de supers-pouvoirs.

Effectivement il existe quelques petits trucs très pratiques, comme les tasers à intensité variable pour s’adapter à chaque type de créature ou bien les bombes poivre/ eau bénite / chlorure d’argent, m’enfin ce ne sont que des gadgets permettant de donner quelques secondes pour se mettre à l’abri, ne pensez pas une seconde neutraliser une créature de la nuit avec ça !
Quoi qu’il arrive elles resteront les plus fortes, donc dans l’option « fight or flight » on ne peut opter que pour le « flight », ce qui ne nous empêche pas de rendre la fuite plus efficace !
conclut la jeune fille d’un air tout à fait convaincant, persuadée que plus elle se mettrait dans la peau d’une pauvre jeune fille sans défense, plus il cesserait de la questionner sur ses aptitudes. De plus, elle ne racontait que la stricte vérité : personne n’avait encore réussi à tuer un lycan avec un spray au poivre…

Je ne sais pas exactement ce que vous entendez par « spéciaux » je dois dire… Vous voulez parler de gens plus forts, plus intelligents que la moyenne peut-être, des sortes de surdoués dans la lutte contre les lycans ? Je n’en ai jamais entendu parler, mais à mon sens les humains les plus spéciaux dans ce domaine sont ceux qui se rapprochent du côté animal de la chose : les chiens, s’ils sont bien dressés, sont de formidables indicateurs et grâce à leur flair, ils sont capable de détecter les monstres à plusieurs mètres de distance, autant dire que c’est très pratique.

Et voilà, comment tirer la conversation vers un terrain moins dangereux, bien que dans sa famille le dresseur attitré soit lui aussi doté un don spécial, mais ça l’anglais n’avait pas besoin de le savoir.


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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Mer 13 Juin 2012 - 21:56

La jeune fille avait reprit de l’assurance, le léger trouble qu’il pensait avoir perçu c’était à présent dissipé. Voilà qui était dommage, James était certains d’avoir mit le doigt sur quelque chose. Mais il semblerait que l’adolescente ne soit pas du même avis que le professeur et tentait, de manière très subtile, d’éluder la question.
Au départ, cela frustra quelque peu le professeur, mais se sentiment disparut assez rapidement, au fur et à mesure que la jeune fille parlait. En effet elle lui donnait d’importantes informations, sans réellement le savoir. Les bombes à l’eau bénite et au chlorure d’argent ? Est ce que cela signifiait que ces créatures craignaient ces substances ? Voilà qui était des plus intéressant. Le chlorure d’argent était un produit assez simple à se procurer, et suffisamment liquide pour pouvoir parcourir les aspérités de sa lame.
Voilà qui était des plus encourageants, même s’il n’avait pas suffisamment de force ou d’agilité pour venir à bout de ses créatures, sa lame correctement préparée pourrait être un atout décisif en cas de confrontation.

James était ravi, il avait réussis à recueillir une grande quantité d’informations qui lui serait sans doute d’une grande utilité. Malgré tout il n’avait pas oublié le trouble que la jeune fille avait eu alors qu’il avait mentionné la possibilité d’humains « spéciaux ».

Si son instinct était juste, l’adolescente cachait encore certaines choses. James était persuadé qu’elle était bien plus forte qu’elle ne le laissait paraître, et ce malgré tout les beaux discours qu’elle lui avait faits. Aussi il décida de la tester.

Alors qu’elle finissait sa phrase, James se saisit de sa canne, et brusquement il tenta de lui asséner un petit coup sur la tête. C’était risqué certes, mais le professeur était persuadé que jamais sa canne ne toucherait l’adolescente, qu’il allait se passer quelque chose d’imprévisible.
Dans une fraction de seconde James serait fixé quand aux « pouvoirs » de la jeune fille.
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Ven 15 Juin 2012 - 20:58

Winnifred avait deviné au sourcil levé et à l’air très satisfait de lui-même que le professeur était en train de manigancer quelque chose, mais elle n’avait pas vu le coup venir. Ho bien sur, s’il s’était agit d’une tronçonneuse et non d’une canne l’adrénaline liée au stress aurait très bien pu l’aider à mobiliser son pouvoir pour parer le coup, mais là elle ne s’était pas sentie assez en danger pour le faire, surtout l’estomac plâtré par une copieuse portion de gâteau.

De plus, même si elle avait eu le loisir de choisir elle n’aurait certainement pas dévoilé sa couverture pour éviter au pire une vilaine bosse, elle reçut donc un coup de pied de canne en caoutchouc au sommet du crâne et décida alors de jouer un de ses meilleurs rôles : la gamine chouineuse.


Aïeuuuuuh, gémit-elle en se frottant la tête d’un air meurtri, pourquoi vous avez fait ça, c’est pas gentil ! s’écria-t-elle sur un ton mi-éploré mi-choqué, suffisamment fort pour que tout le monde aux alentours l’entende.
En plus au parc vous aviez dit que vous seriez gentil avec moi, que vous m’emmèneriez manger plein de gâteaux avant de me faire faire un tour en voiture, et là alors que je vous ai rien fait paf, vous me brutalisez ? Ha ça, vous étiez plus gentil quand vous flirtiez avec moi sur facebook, j’aurais du me douter que vous étiez un gros menteur quand j’ai vu que vous aviez raconté des cracks sur votre âge… pleurnicha-t-elle avant de ponctuer le tout d’un petit reniflement, l’œil larmoyant et la lèvre inférieure tremblotante.

Maintenant, le prix de mon silence c’est une grosse part de brownie aux noix de pécan, murmura-t-elle à son interlocuteur, faisant tomber son masque de frêle victime juste quelques secondes avant de reprendre son air contrit. Il allait voir ce qu’il allait voir, le vieux schnock, on ne joue pas impunément d'un Finnegan !


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Professeur J. M.
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Mar 19 Juin 2012 - 22:13

Pas de super pouvoir, pas de disparition instantanée, pas de blocage par une prise d’un quelconque art martial exécuté avec une aisance et un exactitude déconcertante… Non rien de tous cela si ce n’est le « POC » de l’embout de la canne venant percuter la tête de la jeune fille.
Le professeur ne put camoufler sa surprise. Il était tellement sur de lui, sur de son raisonnement, de sa logique, que pas un instant il n’avait pensé que la canne pourrait heurter la tête de l’adolescente. Et surtout, pas un instant il n’avait pensé aux conséquences d’un POC si anodin.

Les conséquences, James ne tarda pas à les découvrir. Le cri de douleur n’était pas surprenant, cependant les paroles de la jeune fille le furent beaucoup plus… Et on ne peut pas dire que la surprise soit plaisante, au contraire. Prit de cours, le professeur ne sut quoi répondre fasse à ces accusations totalement calomnieuses. Impossible de se blanchir en étant crédible. Que vouliez vous répondre à ça ? Ce n’est même pas vrai, nous nous sommes rencontrés dans un cimetière et je vérifiais juste si elle possède des supers pouvoirs ? Il était dans un salon de thé en compagnie d’une jeune fille qui avait au bas mot vingt ans de moins. James n’arrivait même pas à croire ses propres propos… La chose était donc loin d’être gagné.

Mais alors qu’il tentait de prendre son air le plus convainquant afin de contrer les arguments de l’adolescente, celle ci dévoila son vrai visage. Le professeur resta sans voix quelques instant. Il n’arrivait pas à admettre, que oui, il venait de ce faire avoir par une gamine, une jeune fille qui devait avoir à peine le tiers de son âge.
Il tenta de trouver une échappatoire, mais il devait bien l’admettre, le piège était parfait et le seul moyen de s’en sortir était de succomber au chantage de la jeune fille. Il acquiesça donc et la laissa prendre commande.
Le professeur observait avec attention la jeune fille commander son prix, une victoire sans appel, il n’avait plus qu’à l’accepter. Cependant, James était assez mauvais perdant, et même s’il admettait avoir perdu cette manche, ce n’était qu’une bataille, il n’avait plus qu’à attendre une occasion de lui rendre la pareille. A défaut de super pouvoir, la jeune fille venait de lui prouver une chose, elle était maligne, très maligne, peut être un moyen de survivre dans ce monde qui lui avait fait visiblement aucun cadeau.

« Vous savez qu’il existe malgré tout un moyen plus simple d’obtenir une sucrerie ? Comme par exemple simplement la demander ? »

Malgré tout, la jeune fille ne semblait pas choquer par son geste, elle en avait juste profité pour arriver à ses fins. Pour le professeur cela signifiait qu’elle avait encore des choses à cacher et que son comportement, n’était pas simplement qu’un moyen d’obtenir une pâtisserie, mais aussi une façon de l’avertir qu’on ne jouait pas avec elle.

Le professeur esquissa un sourire, cela signifiait qu’elle avait encore des choses a cacher, et cette avertissement n’eut qu’un effet, renforcer sa motivation de découvrir tous ses petits secrets.

« Vous me parliez de chlorure d’argent et d’eau bénite tout à l’heure, cela signifie que les lycanthrope craignent ce genre de produit ? »

Le professeur tentait de distraire la jeune fille, observant tranquillement la serveuse arriver avec le gâteau. Alors qu’elle approcha avec la confiserie, sans se faire remarquer James plaça sa canne juste devant les jambes de la demoiselle afin que celle ci trébuche et tombe directement sur la jeune fille.
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Winnifred
Humain
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MessageSujet: Re: La Boutique des Douceurs   Mer 20 Juin 2012 - 14:54

Demander une pâtisserie ? C’est has been ça mon vieux, vaut mieux faire du chantage aux réseaux sociaux, c’est plus une arme dans mes cordes ! ricana l’adolescente devant la mine renfrognée du professeur, contente du sale coup qu’elle venait de lui jouer.

Savourant sa victoire, Winnifred consentit dans sa grande mansuétude à répondre aux interrogations du vieil homme, l’air très satisfait d’elle-même :

Mais non, l’eau bénite c’est pour les vampires, vous n’avez jamais vu Buffy ou quoi ? Les lycans eux craignent l’argent sous toutes ses formes, ça n’est pas assez puissant pour les tuer mais suffisamment pour les affaiblir et…

Son speech éducatif fut interrompu de façon brutale par un « Haaaa » et une serveuse se rétamant littéralement sur ses genoux, envoyant valser le brownie par terre. La confusion de la chute passée, Winnie aida la jeune femme à se remettre d’aplomb et accepta ses plus plates excuses sous condition qu’elle lui ramène une nouvelle part de gâteau.

Remettant ses affaires en place, elle aperçut le regard sournois de l’anglais et comprit qu’il avait quelque chose à voir avec cette bévue.

Non mais vous vous êtes cru à vidéogag ou quoi ? C’est plus de votre âge les gags tarte à la crème, on m’avait bien dit que les British avaient un sens de l’humour douteux, mais là franchement c’était nul !

La serveuse revint alors avec un nouveau brownie aux noix de pécan en présentant à nouveau ses plus plates excuses, et Winnifred en profita pour récupérer sa friandise en l’emballant dans sa serviette en papier.

Le coup de canne, l’attaque à la serveuse, je ne sais pas à quoi vous jouez mais je ne vais pas m’éterniser ici, visiblement les jeunes cons ne font pas bon mélange avec les vieux fous ! conclut-elle en se levant pour quitter le salon de thé.

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