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 Maison Dickens

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Charlie Dickens
Humain
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MessageSujet: Maison Dickens   Mar 21 Fév 2012 - 19:45

Maison Dickens
'' Anne avait sa maison aux pignons verts, Charlie, elle, c'est la maison à la tourelle rouge...''










__________________

Lorsque l'on passe le portail en fer forgé, la première chose qui nous percute est sans aucun doute le toit rouge de cette demeure, la faisant allègrement sortir du lot, pour le reste, c'est une maison victorienne de 3 étages en pierre comme toutes les autres, bordée d'arbre avec une fontaine à l'avant.
__________________



Description de l'intérieur:
 

Voilà, vous avez fait le tour du proprio.
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mar 31 Juil 2012 - 22:56

C'était un après-midi ensoleillé, une légère brise voguait entre les feuilles du grand saule pleureur dans la coure arrière de la petite maison victorienne, à la tourelle rouge. Une légère mélodie parvenait jusque dans la rue, devant, passant par le portail ouvert.

Charlie dessinait sur une grande toile sous l'immense saule, il y avait longtemps qu'elle n'avait pas dégainé ses pinceaux et ses crayons. Assise sur un petit tabouret de bois foncé, face à son chevalet, la petite blonde traçait au fusain une scène sombre, ajoutant quelques coups par-ci par là, des coups vifs et habiles. Habillée d'un short noir taille haute avec six boutons en bronze et d'un débardeur crème bouffant entré dans son short, Dickens se balançait au rythme de la musique qu'elle s'était permise de mettre à un volume assez élevé, n'ayant pas de voisin immédiat, Charlie chantonnait de sa voix légère et distraite tout profitant de sa première journée à elle depuis qu'elle avait emménagé. Ses cheveux lâches et ondulés flottaient dans la brise, qui emportait avec elle l'odeur du parfum musqué de feu sa mère et les notes de rock alternatif au devant de la vieille maison.

- But they told me, he swears, tryin' to talk with me, coy koi...

S'arrêtant quelques minutes pour observer ce qu'elle était en train de dessiner, Charlie ouvrit un tube de peinture rouge et en appliqua une noix sur sa palette et attrapa un pinceau pour ajouter de grands traits carmin sur la toile. Dickens adorait ce rouge, elle adorait le rouge en fait, une vraie fascination, elle peignait ou dessinait toujours des scènes, des paysages ou des personnages très sombres, mais ajoutait une petite touche de couleur à chaque fois: un jaune puissant, un bleu azur, un violet aubergine, ou la majorité du temps, un rouge sang... Charlie eut soudain une pensée pour son géniteur et ses coups de pinceau devinrent plus rageurs sans qu'elle ne s'en rende compte; son père... celui qui n'avait jamais cru en elle, qui lui avait toujours dit que son art n'était bon que pour aller aux ordures, qu'elle ferait mieux de trouver de vraies occupations qui lui assureraient un vrai avenir... La jeune anglaise soupira longuement, avant de s'arrêter, passant sa main dans ses cheveux, les ramenant derrière, tachant son front et ses cheveux au passage de fusain et de rouge. L'art et la musique avait été pour elle de tels exutoires, c'était si puissant l'art, elle ne pouvait s'imaginer exerçant autre chose, il n'y avait pour elle aucun métier plus beau que de faire ressentir des émotions aux gens, de causer du questionnement chez eux... S'étirant, elle chassa ses souvenirs de son esprit, puis ferma les yeux profitant des quelques rayons de soleil qui passaient au travers des branches enveloppantes de l'arbre et qui l'atteignaient.

- Where is my mind... where is my mind...

Se balançant, comme envoûtée par la musique, la blondinette se laissait porter par la mélodie, par les paroles, faisant le vide dans son esprit, les yeux fermés toujours...

Plusieurs secondes passèrent comme cela, avant que la jeune anglaise n'ouvre les yeux de nouveau, plus sereine, attrapant vivement son fusain, se remettant au travail, tâchant d'achever son œuvre...
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mer 1 Aoû 2012 - 14:59

Gordon marchait seul dans les rues de la vielle ville, essayant de s’imprégner de l’atmosphère locale malgré la foule de pensées qui l’occupait, et la relecture d’un passage de son journal qui l’intéressait particulièrement.
Alors c’était cette ville, Galway, qui avait servi de point de chute à son père durant ces 45 années ? 45 années de l’histoire d’un inconnu avant que celui-ci ne soit affecté à Malte.

Ce coin de la ville était dans le plus pur style irlandais, avec ses bâtisses de style victoriennes, et ses Pubs à chaque coin de rue. Même le climat lui rappelait sans cesse le pays dans lequel il se trouvait actuellement. Malgré un ciel d’été dégagé et l’abondance de badauds en tenue légère, Gordon grelotait à chaque coup de vent, se maudissant d’avoir laissé son manteau à l’hôtel pour n’emporter que le minimum.

Ainsi, se fiant à la météo locale et ne voulant pas faire tâche au milieu des estivaux, il avait cru judicieux de ne se parer que d’un simple jean de couleur marron-glace, recouvrant des bottines en cuir brun, le torse moulé dans un T-shirt bleu marine à manches courtes et sans fioriture. Seulement équipé d’un sac de marin dans lequel il avait pris le strict nécessaire ( journal de son père, collation, eau, cigarettes, flingue…) qu’il portait par la bandoulière entourant son épaule, il était parti à l’aventure afin d’occuper le reste de sa journée.

Quelle idiotie de s’être soucié du regard des autres, c’était l’hiver en Afrique du Sud, et la température estivale d’ici n’était pas plus élevée qu’à Johannesburg où tout le monde était vêtu plus chaudement… De là-bas, il avait pris un avion pour Malte, puis pour Londres, avant de s’embarquer sur le premier cargo en partance de Liverpool jusqu’à Galway.

Incommodé par sa longue marche, il décida de faire une pause, le temps pour lui de s’asseoir sur un banc public, poser son sac et fumer une cigarette salvatrice. Expirant lentement la fumée et levant des yeux rêveurs au ciel, il essaya alors de faire le tri parmi les pensées qui se bousculaient dans son esprit.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Il était arrivé tôt le mâtin à bord du « Demeter », le cargo dans lequel un de ses «amis» lui avaient trouvé une place, envahi par des sentiments forts et intimes qu’il s’interdisait jusque-là d’exprimer.

Interpol ne se décidant probablement pas à le lâcher comme ça, il avait opté pour un voyage discret, aidé de ses nombreux contacts à travers le monde. A Galway lui avait-on dit, ses poursuivants n’oseraient pas le chercher. Il y aurait également d’autres gens «comme lui», susceptibles de lui venir en aide. Gordon avait vu alors dans cette « petite retraite » une excellente occasion de s’intéresser un peu au passé d’un homme qu’il avait peu connu : son père lui-même natif de cette ville. Ses derniers coups ayant considérablement rempli son compte en banque, il avait à présent tout le temps et les moyens de se consacrer à cette quête personnelle.
Quitte à reprendre quelques affaires ici si l’ennui venait à le gagner…

Sitôt à terre, il s’était rendu chez un notaire, ami de son père, dont il avait retrouvé l’adresse à Malte. Là bas, il avait eu son premier lot de surprises. La première avait été d’apprendre qu’il ne restait aucun membre de sa famille paternelle encore en vie. La deuxième était de se retrouver dans la foulée, héritier légitime d’une vaste propriété à l’Ouest de la ville. Un cadeau empoisonné de surcroit puisqu’il apprit en même temps que la zone dans laquelle cette dernière se trouvait était de plus en plus désertée par sa population suite à des troubles causés par des bandes. La villa familiale quant à elle était tout simplement investie par des squatteurs. Sur ce détail il n’avait pas tout compris si ce n’est que la police ne pouvait ou ne souhaitait rien y faire pour le moment. La dernière surprise fut l’acquisition d’un journal ayant appartenu à son père. Ultime vestige d’un projet autobiographique qu’il avait abandonné peu de temps avant sa nouvelle affectation. C’était à travers ces lignes, lui avait-on assuré, qu’il pourrait apprendre quel genre d’homme était vraiment Abraham. C. Gordon.

N’ayant pas d’autre endroit où aller, Gordon avait donc déposé ses affaires dans un hôtel qu’on lui avait indiqué. Là, il avait décidé de consacrer le reste de sa journée à apprendre à connaitre un minimum la ville. Après avoir passé une bonne partie du reste de la matinée dans une taverne à feuilleter le journal face à une authentique Guiness, il était parti en route, direction la vieille ville, suivant une piste qui lui paraissait viable. Après une rapide collation et avoir demandé une bonne dizaine de fois son chemin, il avait trouvé le quartier qu’il convoitait.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Sa cigarette terminée et après avoir demandé une dernière fois son chemin, il finit par arriver devant la maison supposée de celle qu’il espérait rencontrer aujourd’hui. Là encore, une grande maison en trois étages dans le plus pur style victorien.


Gordon entra dans la propriété par le portail déjà ouvert. De la musique raisonnait jusqu’à l’extérieur, signe qu’il y avait du monde dans la maison. Il se dirigea donc directement vers la porte d’entrée de la vaste demeure et usa du heurtoir afin de manifester sa présence. Pas de réponse… Avec le volume apparent de la musique, il n’y avait rien d’étonnant à cela. Ne se décourageant pas, il essaya donc plusieurs fois la sonnette avec le même résultat, y compris lors des pauses entre deux chansons… C’était frustrant de devoir rester là à attendre alors qu’il y avait forcément du monde ici. Mais il en fallait plus pour que notre ami se démonte.

Poussé par la curiosité, il fit donc le tour de la propriété jusqu’à arriver dans une arrière cour où se tenait un spectacle qui le fit sourire. Une jeune demoiselle aux cheveux blonds, d’une beauté éclatante par ailleurs, peignait tranquillement sous l’accompagnement d’un air des Pixies qu’il aimait particulièrement. Elle devait être drôlement absorbée par son œuvre si elle n’avait pas entendu le tintamarre qu’il avait fait. Qu’importe. Amateur d’art et de tranquillité également, il lui pardonnait largement cette impolitesse. Il ne se sentit pas non plus l’envie d’interrompre ce processus créatif, et ce fut donc patiemment qu’il attendit de loin que la jeune femme s’interrompe d’elle-même pour souffler. Suivre l’évolution de cette œuvre sous des airs de musiques différents avait quelque chose de fascinant. Il était clair pour lui que la tonalité des morceaux successifs influençait son inspiration.

Lorsqu’enfin la demoiselle s’interrompit, il héla alors cette dernière.

« Euh… Bonjour ! Excusez-moi d’être entré, mais j’ai tenté de sonner sans succès.

Je m’en veux de vous interrompre du coup…»


Il se gratta alors la nuque, un des tocs qu’il avait pour montrer sa gêne d’être arrivé comme ça. Mais il n’était certainement pas enclin à partir tant qu’il n’aurait pas lui-même une réponse sur ce qu’il cherchait.
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mer 1 Aoû 2012 - 16:47

Charlie achevait son dessin, elle n'avait visiblement pas perdu la main et cela la ravissait, un dernier coup de fusain qu'elle estompa du côté de la main dans un coin de la toile, puis elle s'arrêta pour observer le tout, se dandinant toujours sur place au rythme de la musique ambiante, elle saisit son pinceau et ajouta les derniers détails sur son œuvre.

Toujours pinceau en main, elle s'étira une fois de plus, mine de rien cela faisait au moins une bonne heure qu'elle était assise en tailleur sur son tabouret, a dessiner et peindre, elle avait besoin de se dégourdir les jambes pour le coup, attrapant la télécommande de sa sono pour baisser le son, elle bondit de son tabouret, arrivant pied nus sur le gazon frais, elle adorait cette sensation de l'épaisse couche de verdure lui chatouillant la plante des pieds, en fait Dickens adorait être pieds nus tout simplement, selon elle, le touché ne se limitait pas qu'aux mains, tout le corps ressentait et touchait son environnement.

Alors qu'elle allait se retourner pour aller se chercher un verre de limonade, on la héla juste derrière elle. Charlie fit volte-face vivement, les yeux écarquillés et très surprise, elle serra le pinceau qu'elle avait en main inconsciemment, prête à bondir... Elle gardait cependant un masque de surprise, bien qu'en elle un mélange subtile de colère et de peur faisait tranquillement son chemin jusqu'au cerveau de l'anglaise. Après tout ce qui c'était passé à Galway, Dickens avait raison d'être dans cet état, toutes les dix minutes elle se faisait croquer ou embrasser ou envoûtée par des costumes démoniaques... enfin presque toutes les dix minutes... Charlie détailla néanmoins rapidement l'homme qui se tenait devant elle : l'habillement, l'attitude, la gêne.. ? Oui il semblait un peu mal à l'aise de l'avoir dérangée à l'improviste comme ça. C'était très subtile, mais il y avait des gestes qui ne trompaient pas, ou alors c'était un fin manipulateur ! Il allait voir ce qu'il allait voir si c'était encore un de ces êtres assoiffés de sang, elle n'hésiterait pas à lui planter son pinceau dans l'œil ! Bien fait, non mais elle était chez elle, bien qu'elle supportait le danger en ville, ici, dans sa maison, dans sa coure, hors de question, elle se sentait comme un doberman près à déchiqueter le premier intrus venu.

Toutefois, la blondinette caractériel prit le temps d'analyser ce que l'intrus inconnu lui dit. Il avait tenté de sonner à la porte sans succès, pas étonnant Charlie avait l'habitude de se couper du monde extérieur quand elle peignait ou jouait de la musique. La jeune anglaise resta là, l'observant de son regard doré perçant, réfléchissant à l'issue de cette situation peu commode. Le détaillant une fois de plus de la tête au pied, elle soupira, garda toujours son pinceau en bois dans une main, elle décida de lui laisser le bénéfice du doute, priant pour ne pas se tromper sur son compte et ne pas finir en morceau à la première page du Night Post dans quelques jours.

- Bonjour, en effet j'étais quelque peu absorbée...

Dit-elle, pointant distraitement son chevalet, ne lâchant pas l'inconnu des yeux.

- Que puis-je pour vous ?

Le motif de se dérangement devait être important, elle ne connaissait pas beaucoup de colporteur qui allait jusqu'à l'arrière de la maison, lorsque l'on ne répondait pas à la porte, pour vendre leurs salades. C'était soit un assassin ou quelqu'un qui voulait des renseignements biens précis. Toujours balançant entre ses deux hypothèses,

Charlie ne lui offrit aucune hospitalité et restait là, plantée devant lui, dehors, attendant d'en savoir un peu plus sur l'homme mystérieux qui venait de faire irruption chez elle.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mer 1 Aoû 2012 - 19:29

La demoiselle dévisageât son hôte avec une expression mêlant, colère, méfiance et curiosité envers cet individu venu la déranger dans son antre.

Au vu de ce qu'on lui avait dit de son côté sur la ville de Galway et sa population, Gordon ne se sembla cependant ni surpris, ni décontenancé par les yeux dorés pénétrants qui semblaient vouloir lire en lui. Avec détachement, il laissa à celle qui lui faisait face, le soin de se mettre elle même en confiance et lui demander qui il était.

Toujours un peu gêné d'avoir suscité une telle réaction, il répondit alors avec un léger sourire.

"Il n'y a pas de mal. C'est toujours une chance de pouvoir assister à une performance artistique !

Mais en vérité j'espérais trouver une toute autre personne... A moins que vous ne fassiez pas vos 70 ans !"


Il avait sortit cette dernière remarque sur un ton plaisantin afin de détendre un peu l'atmosphère pesante qui régnait jusque là. Il sortit alors de sa poche un bout de papier froissé pour jeter un œil dessus avant de poursuivre.

"... Mary-Jane Clark... Elle aurait très bien connu une personne que je cherche moi même à connaitre...

Est-ce qu'elle vit toujours ici ?"
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mer 1 Aoû 2012 - 20:05

Charlie se détendit un peu, dévisageant toujours l'inconnu, elle sourit néanmoins le laissant lui fournir des explications. Un peu plus en confiance, elle le détaillait toujours, observant chaque geste, comme pour prédire ce qu'il allait faire, mais il ne bougeait pas et restait où il était, bien sagement, poliment. La panique du moment retombée, Charlie pouvait déjà dire que ce n'était pas un vampire, donc elle courait moins de risque. Si c'était un lycan, elle ne voyait pas pourquoi il aurait été aussi ''respectueux'' avant de la déchiqueter, de ce qu'avait compris Charlie avec Nathaniel, les lycans étaient plutôt du genre à attaquer directement une fois transformés tant leur soif de carnage était forte. Alors il restait toujours la thèse du psychopathe ou du garçon qui cherchait simplement des informations.

Charlie sourit lorsque l'homme lui parla de la chance qu'il avait eue de pouvoir la voir à l'œuvre, pas un sourire flatté, non un sourire amusé, cela l'amusait, elle n'aurait pas pensé donner un show en dessinant, quoi qu'en y repensant, perdu dans ses pinceaux et sa musique, elle devait avoir eu l'air possédée et étrange.
Son petit rire résonna dans la coure arrière lorsque l'inconnu mit en évidence qu'elle n'avait pas exactement la tête de la personne qu'il semblait penser trouver sur place. Avant même que Charlie n'ouvre la bouche il lui donna le nom de la supposée propriétaire des lieux, enfin, l'ancienne propriétaire puisque la maison lui appartenait désormais.

- Vous êtes observateur, en effet je n'ai pas 70 ans, mais Mary-Jane Clark était l'ancienne propriétaire, si ma mémoire est bonne, je me souviens de ce nom, j'ai signé pas mal de papiers récemment pour cette maison.

La brise soufflait toujours et pendant que Charlie répondait à la question du jeune homme, elle remarqua qu'il frissonnait à chaque coup de vent, Charlie sourie lorsqu'elle le constata, visiblement il n'avait pas l'habitude du climat environnant, même si mentalement elle priait pour ne pas regretter ce qu'elle allait faire, Dickens l'invitait à entrer.

- Aller, venez, suivez-moi, vous voulez un café ?

La jeune anglaise alla quérir sa toile et se dirigea vers la véranda arrière, poussant les grandes portes en verre pour entrer. Elle déposa sa toile contre le mur en pierre et se dirigea dans la cuisine, déposant son pinceau dans l'évier.

- Au fait, moi c'est Charlie et vous ?
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mer 1 Aoû 2012 - 20:52

Gordon fut ravi de constater que sa petite boutade avait parfaitement rempli sa fonction d'amuser la demoiselle.

Les choses allaient tout de même être plus simple si l'ambiance générale était plus légère.

Il fut cependant déçu d'apprendre qu'il avait fait tout ce chemin pour rien. Mary-Jane Clark avait soit vidé les lieux, soit n'était plus de ce monde. Cela aurait été trop beau qu'il parvienne à tenir une piste sérieuse du premier coup de toute façon...

Il chiffonna alors le papier avant de le fourrer dans son sac, ne masquant pas un certain dépit, mais gardant le sourire malgré tout.

"Je vois..."

Pour couronner le tout, ce fichu vent ne voulait pas cesser et une brise bien fraiche des grands moments de solitude se fit sentir, comme pour se moquer de sa trop grande confiance.

La jeune femme le voyant greloter eut alors une réaction qui contrastait avec son attitude d'il y a quelques instants et à laquelle il ne s'attendait pas. Elle lui proposa un café avant de l'inviter à entrer. Il poussa alors un petit soupir amusé.

"Ce serait avec plaisir ! Vous aussi êtes observatrice pour me proposer directement une boisson chaude en plein après midi d'été. Je suis frigorifié !

Alors qu'ils entraient dans la véranda, la demoiselle jugea utile de se présenter, ce à quoi il répondit.

"Enchanté, vraiment. Vous pouvez m'appeler Gordon.

Je ne m'attendais pas à trouver autant jeunesse dans une aussi grande et ancienne demeure... il y a longtemps que vous vivez ici ?"
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mer 1 Aoû 2012 - 21:30

Charlie plaçait le filtre à café dans la cafetière électrique qu'elle venait tout juste de déballer le matin même, plaçant le café et l'eau dedans, elle cherchait distraitement sur quel bouton appuyé.

- Et bien, c'est très simple, j'ai appris à observer et à écouter plus qu'à parler ici et puis la météo de l'Angleterre et celle de l'Irlande se ressemblent fortement, moi j'ai l'habitude, mais vous, vous ne devez pas être du coin ou alors un peu frileux comme on dit.

Charlie se doutait qu'il n'était pas du coin, mais de là à en être certaine... c'était une façon de tâter le terrain et puis elle n'en dévoilait pas trop à son sujet exprès, sait-on jamais, qui n'aurait pas deviné à son accent prononcé très british, qu'elle n'était pas plus Irlandaise que Nat King Cole... Ah enfin la machine à café démarrait ! Dickens alla chercher des tasses en porcelaine blanche sans flafla et les déposa à côté de la cafetière pour ensuite aller chercher du lait et du sucre.

- Je vis ici depuis quoi... une semaine et demie en tout et pour tout, sinon j'aime les vieilles choses, ça a plus de caractère, ça perdure, ça a une âme... Dès que j'ai vu cette maison, j'ai su qu'il me la fallait.

Versant le café brulant dans les deux tasses, Charlie revint à la salle à manger où elle déposa le café, le lait et le sucre sur la table avant de s'asseoir stratégiquement bien en face de Gordon.

- Venez, asseyez-vous, je ne pense pas que le fait de savoir que madame Clark n'habite plus ici soit l'objectif de votre visite.

Non sinon il aurait déguerpit aussitôt qu'elle lui aurait dit que c'était elle, la nouvelle proprio. Saisissant l'une des tasse de café, Charlie souffla à peine dessus et en prit une longue gorgée; le café noir il n'y avait rien de tel pour se remettre les idées en place, toujours sur le qui-vive, elle aurait besoin de toute son attention, ne sachant pas si elle avait fait entrer un loup dans la bergerie ou si ce n'était qu'un simple bélier.

- Pour vous éviter des recherches inutiles, madame Clark est morte il y a de cela quelques années, d'après ce que l'on m'a dit, la maison a été à l'abandon par la suite durant 4 ou 5 ans avant que je ne l'achète, il y a peu.

S'il cherchait cette Mary-Jane Clark, il allait être déçu le pauvre, sinon il devait bien y avoir encore quelques cartons lui appartenant au grenier et au sous-sol, Charlie n'avait pas demandé aux déménageurs de tout vider, c'est qu'il y avait de ces antiquités là dedans, elle préférait faire le tri elle-même, sachant qu'elle en garderait probablement plus qu'elle en mettrait aux ordures...
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Jeu 2 Aoû 2012 - 13:45

Gordon apprécia la chaleur de la véranda qui lui apparut sur le moment comme la plus belle invention du monde. La lumière du soleil tapant sur le verre avait réchauffé la pièce afin de lui offrir une température à laquelle il était bien plus accoutumé.

Elle lui expliqua comment elle avait deviné que son invité n’était pas du coin avant de lui donner des précisions sur celle qu’il était venu chercher initialement. D’après Charlie, May-Jane Clark était bel et bien décédée depuis quelques années et celle-ci, récemment arrivée en ville elle aussi, avait récupéré sa maison en l’état. C’était une très bonne nouvelle pour le jeune homme puisqu’il s’agissait bien là de la dernière espérance qui l’avait poussé à rester.

Tout en s’asseyant une fois qu’il y fut invité, il répondit alors à la remarque de son hôte qui, elle-même, s’était livrée un peu plus.

« En fait, je suis arrivé en ville ce mâtin. Il y a encore une semaine, j’étais à Johannesburg. C’est le plein hiver là bas… La température est à peu près la même qu’en été ici, sauf que là bas, par 20-25 degrés, on est tous vêtu chaudement…
Pour m’assurer un peu de tranquillité, je n’ai pas voulu faire tâche auprès des gens de cette ville, mais je pense maintenant que je suis un idiot. »


Il trempe alors ses lèvres dans la boisson chaude qui lui était offerte, celle-ci lui donnait l’impression de finir de réchauffer totalement son corps, ce qui l’envahit d’une joie profonde. Quand au gout… Il était juste délicieux. Cela le changeait des boissons infectes qu’il s’était de nombreuses fois préparées à la va vite en pleine jungle.
Ces petits plaisirs simples de la vie étaient sa plus grande joie. Ainsi ce fut un sourire sincère et d’une extrême douceur qu’il offrit à Charlie en remerciement de ce cadeau.

« Mmmh ! Il est bon vôtre café ! »

Comme elle s’était un peu dévoilée en premier, Gordon décida d’en faire de même afin de briser complètement la glace. Plongeant ses yeux dans ceux de son interlocutrice qui était à présent assise juste en face de lui, il commença à lui raconter brièvement sa nouvelle aventure.

« Voila… Pout tout vous dire, c’est une quête personnelle qui m’a fait venir à Galway.
Je cherche à savoir qui était vraiment mon père. Un homme qui est mort alors que j’étais très jeune et dont je ne conserve presque aucun souvenir… Comme en plus il approchait de la cinquantaine lorsqu’il a connu ma mère à Malte et que cette dernière est morte également aujourd’hui, autant dire que je ne sais pratiquement rien de lui… Mis à part qu’il est originaire de cette ville et que celle-ci a occupé une place importante dans sa vie. »


Il sort alors du sac posé à ses pieds, une pochette en cuir qu’il déballe, révélant à son hôte le vieux journal de son père.

« En arrivant ici, je suis allé voir un notaire qui comptait parmi ses connaissances et celui-ci m’a remit ce journal, en m’affirmant que c’est à travers ces lignes que je trouverais des indices pour apprendre à le connaitre. »

Il ouvrit alors le vieil ouvrage pour en montrer le contenu à la demoiselle, comme s’il s’agissait d’un trésor précieux. Du moins, cela l’était à ses yeux.

« J’ai un peu commencé à le lire… c’est plutôt désordonné et subjectif, mais les passages les plus longs concernent les gens qui ont comptés dans sa vie. L’un des premiers noms à apparaitre était Mary-Jane Clark. Je me suis dit que ça ne coutait rien de voir si elle était toujours en vie… »

Laissant le livre au milieu de la table, il reprit sa tasse de café afin d’en reboire une gorgée avant de reprendre.

« Bref… Plutôt que sur une vieille dame, c’est sur vous que je suis tombé. Ce qui n’est pas pour me déplaire puisque je suis maintenant au chaud devant un bon café!

Et puis tout n’est peut être pas perdu… Si je vous ai demandé depuis combien de temps vous viviez ici, c’était justement pour pouvoir vous demander si vous aviez des combles ou une cave contenant peut être des affaires ayant appartenu à Madame Clark. »

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Jeu 2 Aoû 2012 - 16:18

Spoiler:
 


Assise bien droite sur sa chaise, Charlie passa une main sur son front la faisant glisser jusqu'à l'arrière de son crâne pour remettre en place les mèches rebelles qui lui chatouillaient le nez. C'est alors qu'elle se rendit compte qu'elle s'était salie le front et les cheveux plus tôt en dessinant, aussi, toujours à l'écoute de Gordon, elle s'affaira donc à se frotter au moins le front, histoire d'être un peu plus présentable, tant pis pour les cheveux pleins de rouge et de fusain.

- Oh vous n'êtes pas idiot, on souhaite tous avoir la paix lorsqu'on arrive dans une nouvelle ville, c'est même normal.. enfin je crois, moi je voulais qu'on me fiche la paix quand je suis arrivée.

Un peu songeuse se frottant toujours le front, Charlie en vint à la conclusion qu'elle était plutôt misanthrope en son genre, mais il subsistait néanmoins quelques individus qui avaient su l'intéresser... misanthrope à temps partiel ou savait-elle reconnaitre les gens sortant un peu de la masse ? Aller savoir, l'heure n'était pas aux pseudo introspections, aussi la petite blonde revint dans le monde des vivants lorsque Gordon complimenta son café. Elle lui répondit immédiatement avec un petit sourire amusé, puis porta de nouveau la tasse à ses lèvres, avalant une nouvelle gorgée brûlante sans même broncher.

Charlie l'écouta jusqu'à la fin, une moue un peu surprise au début, mais surtout très curieuse vers la fin. Johannesburg, quand même ! Malte ? Un journal ? Une foule de questions se bousculaient dans son esprit intrigué, c'était dingue quand même cette histoire, apparemment ce n'était pas simplement l'apanage du cinéma, cela pouvait arriver à n'importe qui, visiblement. Lorsqu'il eut terminé, Dickens resta silencieuse quelques minutes, réfléchissant à ses prochains gestes... terminant sa tasse de café, elle se leva. Se penchant un peu au-dessus de la table, Charlie examina vite fait le journal tout en s'adressant à Gordon.

- C'est drôle que vous me demandiez cela, mais je n'ai pas touché ni au grenier ni à la cave depuis mon arrivée, ils sont donc emplis des biens de madame Clark.

La jeune anglaise alla chercher sa toile, puis fit signe au jeune homme de la suivre.

- Je n'ai rien de mieux à faire aujourd'hui que de fouiller de vieux cartons, ça vous dit ?

Elle lui sourit, puis continua sans l'attendre, fredonnant toujours l'air des Pixies qui s'était imprégné dans son esprit. Grimpant le grand escalier de bois, elle tourna à gauche lorsqu'elle fut tout en haut, entrant alors dans son énorme bureau lui servant à la fois de salle de détente et de salle de musique. Charlie posa sa toile contre l'immense bibliothèque puis se dirigea à peu près vers le centre de la pièce, poussant un peu plus loin son échiquier, avant de grimper sur un petit fauteuil, histoire d'atteindre la trappe au plafond et la chainette qui y était dissimulée. Une fois que ce fut fait, elle sauta de son fauteuil, puis tenant la petite chainette en mains, poussa ce dernier d'un coup de pied désinvolte avant de faire descendre la vieille échelle, typique en bois et grinçante, dissimulée contre la trappe. Un nuage de poussière s'envola dans la pièce lorsque l'échelle tapa durement contre le tapis au sol.

- Après vous ! Il y a un ampoule au plafond une fois arrivé en haut de l'échelle, vous devriez sentir la cordelette sur votre gauche, au sol. Oh et, surtout, j'espère que vous êtes motivé, le grenier fait à peu près toute la superficie de la maison, idem pour la cave.

Charlie ne retint pas un petit rire amusé, ses yeux pétillaient, une ''chasse au trésor'' du genre ne pouvait que la ravir et l'intriguer.

- On cherche quoi au juste ?
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Ven 3 Aoû 2012 - 23:10

C'est avec un certain amusement que Gordon constata l'intérêt de Charlie pour son histoire. Il fut encore plus amusé de la préoccupation que suscitaient les tâche de peinture sur son visage. Ce à quoi il répondit simplement sans perdre son sourire.

"Ne vous en faite pas pour la peinture... Moi j'aime ce genre de maquillage chez une artiste!"

Alors qu'il venait d'avoir la confirmation que la demoiselle avait bien conservé les affaires de Mary-Jane Clark. Cette dernière lui proposa immédiatement son aide afin de fouiller avec lui les méandres de sa maison. Cette spontanéité ne pouvait que ne pas le laisser indifférent, et c'est donc sans pouvoir trouver ses mots pour la remercier qu'il acquiesça avant de la suivre.

C'est alors qu'ils traversaient ensemble la maison que notre ami put constater les talents d'artiste et de décoratrice de son hôte. Il était indéniable qu'elle avait beaucoup de goût et abattre tout ce travail en si peut de temps relevait de l'exploit. Peut être avait-elle été aidé, mais le jeune homme était certain que ce n'était pas le cas. Intérieurement, cela lui fit sentir qu'elle devait avoir beaucoup de temps devant elle et donc ne pas voir beaucoup de monde dans cette ville... Si c'était le cas c'était dommage. Un tel talent n'était pas fait pour rester caché.

Préférant ne pas se laisser aller plus loin à ce genre de supposition, ils arrivèrent tout en haut de la demeure où le demoiselle fit descendre un vieil escalier/échelle en bois afin d'atteindre le grenier. Il aurait bien souhaité proposer son aide au petit bout de femme qui s’affairait comme une enfant qui ouvrait son premier cadeau de noël. Mais celle-ci ne semblait pas en manifester le besoin et il ne voulait surtout pas priver cette dernière du plaisir que semblait lui procurer l'exercice.

L'escalier chuta dans un vaste nuage de poussière ce qui fit sortir un large sourire joueur à Gordon à la perspective des trésors que cette pièce devait contenir.
Visiblement très motivé lui aussi, il grimpa l'escalier tel un chat, avant de s'aider de ses bras pour s'engouffrer à l'intérieur du Grenier et disparaitre derrière le plafond, signe évident qu'il était bien entrainé à ce type d'exercice.

Quand la lumière s'alluma, Charlie s'apprêtait déjà à le rejoindre. A genoux à côté du trou de l'escalier, il tendit galamment la main à sa compagne de chasse au trésor, tel un gentilhomme souhaitant aider une princesse à monter dans son carrosse.

"Je ne sais pas ce que je cherche, et c'est ce que j'aime le plus dans ces situations !
Des lettres, des objets, des vêtements, des photos je suppose... tout ce qui pourrait être en lien avec un certain Abraham. C. Gordon !"


Il savait qu'en disant cela, Charlie comprendrait que Gordon n'était donc pas le prénom de son invité et qu'une question où une remarque suivrait immédiatement. Mais il espérait que la demoiselle soit suffisamment ouverte d'esprit pour ne pas le juger sur ce détail.
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Sam 4 Aoû 2012 - 16:47

Charlie eut un petit sourire amusé et intrigué lorsqu'elle nota avec quelle aisance Gordon s'engouffra dans le vieux grenier poussiéreux. Elle, elle y grimpa moins rapidement histoire de ne pas faire d'acrobaties qui se termineraient en cascades douloureuses, connaissant sa maladresse exemplaire par moment... Quasiment en haut de l'échelle, une main apparue un peu au-dessus d'elle lui proposant de l'aider à gravir le reste de l'échelle et entrer dans le grenier. Dickens se stoppa, hésitante, elle n'avait pas l'habitude qu'on lui file un coup de main, au sens figuré comme au sens abstrait, elle ne savait pas si elle devait lui tendre sa main, accepter cette aide, ou continuer sa montée fièrement toute seule comme elle l'avait toujours fait, dans les autres sphères de sa vie... peut-être qu'elle sur analysait les choses, comme à son habitude, peut-être que c'était de la pure gentillesse ? Le temps semblait passé au ralentit, perdue dans ses réflexions, Charlie déposa sa petite main pâle dans celle de Gordon sans réfléchir, sur un coup de tête, elle ne savait pas combien de temps elle était restée ainsi à songer si oui ou non elle devait accepter cette main, probablement quelques secondes à peine, mais savait-on jamais...

Posant les pieds dans le grenier, elle remercia Gordon et le gratifia d'un petit sourire timide avant de parcourir l'endroit du regard. Ce n'est pas qu'il était remplit à craquer, mais il y avait une bonne trentaine de cartons, quelques meubles et une grosse malle.. Replongeant son regarde dans celui de Gordon lorsque celui-ci lui annonça qu'il ne savait pas trop quoi chercher exactement, l'anglaise arqua un sourcil lorsqu'elle comprit, bien assez rapidement que Gordon était en fait le nom de famille et non le prénom de l'homme avec elle dans son grenier. Contrairement à la majorité des gens qui lui auraient posés la fameuse question ''c'est quoi ton vrai prénom alors ?'', Charlie elle, n'en fit rien, s'il n'avait pas voulu lui donner son prénom, il avait probablement ses raison. Loin d'en être offusquée, car il n'avait pas menti sur son identité après tout, lui ayant donné son nom de famille, Charlie haussa des épaules tout en se dirigeant vers le fond du grenier, près d'une pile de cartons, loin d'être affecté par cette petite cachoterie... si un jour il avait envie de lui apprendre quel était son prénom tant mieux, mais d'ici là, il serait tout simplement Gordon pour elle.
Arrachant vivement le vieux scotch qui scellait le carton, Charlie fredonnait sans s'en rendre compte, comme à l'habitude, déplaçant de vieux livres sans importance, fouillant plus profondément dans le carton ouvert.

- Nah nah nah nah, nah nah nah, nah nah nahhh.

Après avoir éventré la bête, Charlie souleva puis déplaça le carton, avant de retirer, aussi joyeusement qu'une enfant le jour de Noël, le scotch sur son deuxième carton de la journée.

- I thought I heard her calling my name now, hush hush...
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Dim 5 Aoû 2012 - 17:44

Alors que Charlie déposait sa main dans celle qui lui était offerte, Gordon eut un petit sourire amusé en réponse à l'hésitation qui avait été la sienne durant quelques secondes pour franchir le pas. Plongeant ses yeux couleur miel dans celui de son hôte, il la gratifia d'un sourire très doux qui aurait pu se traduire par "il n'y a pas de problèmes avec moi" pour la demoiselle. Il ne la jugeait pas, ce n'était pas dans son caractère. Et puis il aurait eut bien du mal à faire une quelconque remarque sachant qu'il était lui même plutôt du côtés des voyous. En vérité, c'était plutôt lui qui avait l'impression de ne pas mériter autant de gentillesse... Par conséquent, chacune de ses actions montraient inconsciemment le bonheur que lui procurait le fait d'être en aussi agréable compagnie.

La blondinette commença alors directement dans le vif du sujet en éventrant quelques premiers cartons en fredonnant, tandis que lui même s'était attardé à constater l'ampleur du travail qui les attendait.

Bon sang, même sa voix était envoutante... Etait-ce parce qu'il avait déjà vécu plusieurs fois l'enfer qu'il était si sensible à ces petits moments agréables ? Gordon décida alors de ne pas se laisser distraire d'avantage et prit à son tour un carton pour le poser et l'ouvrir face de la demoiselle qui était déjà en train de fouiller le sien. Ce serait plus simple de discuter ainsi et plus agréable pour eux tandis qu'ils s’affairaient .

Tandis que la fouille commençait véritablement, il reconnu la chanson chantée par Charlie, il ne put alors s'empêcher de reprendre en choeur.

"Hush, she took my heart, but I love her just the same now."

La musique les aideraient certainement à faire passer le temps, car pour l'instant, à part de vieux vêtements, rien de ce que Gordon espérait trouver n'apparaissait.
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Dim 5 Aoû 2012 - 18:47

Alors que Gordon chanta la chanson que fredonnait Charlie, cette dernière se tue momentanément, regardant le jeune homme avec elle, souriant. Elle ne s'était pas rendu compte qu'elle chantait avant que celui-ci ne lui enjoigne le pas, à la fois amusée et ravie qu'il le fasse. Dickens lui fit un petit sourire espiègle avant de fredonner de nouveau, se replongeant dans la découverte d'elle ne savait quoi dans les cartons poussiéreux.

De vieux vêtements dans ce carton-ci, de vieux livres à nouveau dans celui-là, Charlie soupira, elle espérait vraiment trouver quelque chose d'intéressant... se relevant et s'époussetant les jambes pleines de poussières et de saletés, la petite blonde tâcha de pousser une pile de cartons un peu plus loin pour regarder s'il y avait quelque chose derrière. Malheureusement pour elle il n'y avait rien, une petite moue déçue sur le visage, elle se rassit par terre, lisant les étiquettes posées sur une autre pile de cartons tout en tapant ses index contre le sol, reproduisant le rythme d'une chanson qu'elle avait en tête à ce moment-là, marmonnant ce qu'elle lisait d'une voix faible et distraite.

- Ustensiles de cuisine, couvertures, vêtements d'été...

Le dernier carton n'avait pas d'étiquette, curieux, peut-être était-il sur une autre face de la boîte ? S'étirant d'un côté, puis de l'autre, elle n'en aperçu aucun, alors faisant pivoter la pile sur elle-même pour voir la face arrière, le regard de Charlie fut attiré immédiatement par ce qu'il y avait derrière cette pile-ci : une vieille boîte ouverte et tâché, ainsi qu'un vieux chevalet cassé. Intrigué, sans même pousser davantage la pile de boîtes, Charlie se mit à quatre pattes, d'étirant pour aller chercher le carton abîmé sous le toit en pente du grenier. Elle s'y cogna d'ailleurs douloureusement la tête gauche comme elle l'était, la jeune anglaise lâcha d'ailleurs quelques injures entre ses dents à l'encontre de la vieille charpente.

- Saloperie de toit à la con...

Elle se rassit en tailleur se frottant le crâne d'une main, tout en ramenant le carton de l'autre. Elle y découvrit de l'encre, des pinceaux, des crayons et des tubes de peinture, tout le nécessaire pour peindre ou dessiner. Dickens était ravie de cette découverte, tout en fouillant dans la boîte elle remarqua que quelques tubes avaient fendus et laissaient s'échapper différente couleurs de peinture, elle s'en retrouva évidemment à en avoir plein les doigts. Sans attendre, même si ce n'était pas le genre d'objet qu'ils recherchaient, Charlie voulue montrer sa découverte à Gordon, savait-on jamais, cela était peut-être un indice sur ce qu'ils pourraient trouver par la suite, n'ayant pas lu le journal elle-même, il fallait mieux ne rien écarter.

- Gordon regardez un peu ce que j'ai trouvé ici !

Regardant toujours dans le carton, elle voulue lui faire signe d'approcher et avança donc la main, cependant, le jeune était bien plus près qu'elle ne l'avait calculé, ainsi, Charlie lui peint le nez de ses doigts fins pleins de peinture. Tressaillant à ce contact, Charlie releva la tête immédiatement, surprise.

- Oh je suis vraiment désolée je ne voulais pas...

Tout en s'excusant, sans réfléchir elle passa son pouce sur le nez de Gordon pour tenter de lui retirer le nez coloré qu'elle venait de lui faire, mais sans succès puisque son pouce était tout autant couvert de peinture que le reste de ses doigts. N'en résultat qu'un nez plus beurré d'un étrange mélange de couleurs.

- Pardonnez-moi je, euh... voulez-vous que j'aille vous chercher un linge humide, j'ai l'habitude de me salir, mais euh, je ne voulais pas, m'enfin...

Bredouilla-t-elle, confuse, s'il était vrai qu'elle se salissait souvent, elle n'avait encore jamais tenté sur quelqu'un d'autre, surtout un presque inconnu avec lequel elle faisait une espèce de chasse au trésor dans une maison qu'elle commençait à peine à bien connaitre. Se releva prestement, Charlie se dirigeait vers l'échelle histoire d'aller chercher de quoi dont Gordon pourrait se débarbouiller avec, se maudissant intérieurement pour sa maladresse maladive de ces derniers temps...
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 6 Aoû 2012 - 20:51

C'est donc en musique que se poursuivit la laborieuse recherche, tous deux fouillant divers cartons contenant peut être les traces de celui que Gordon cherchait : Son père.

Mais toutes les boites inspectées ne semblaient révéler que toujours le même trésor. Des bibelots sans valeur, des vêtements, des couvertures, des draps, des serviettes. Rien qui ne pouvait satisfaire le jeune homme sur les raisons qui l'avaient poussé à venir ici...

C'est alors que Charlie sembla trouver quelque chose d'intéressant, sur les tous derniers carton, se cognant même en se relevant. Gordon fut à la fois amusé et compatissant envers la maladresse de la demoiselle.

Il se rapprocha alors à son invitation, une fois celle-ci assise de nouveau, le carton face à elle. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est que l'épisode de maladresse de sa compagne de recherche était loin d'être terminé. Evaluant mal la distance qui le séparait de lui, Gordon du reculer la tête pour éviter la main de cette dernière. Trop tard... un doigt plein de peinture vint barbouiller son nez, à sa grande surprise. Le désastre ne s'arrêta pas là puisqu'en cherchant à réparer son erreur sans lui laisser le temps de rire, elle empira le résulta, ne se rendant pas compte que son pouce était également couvert de peinture.

Gordon faillit bien tomber en arrière en essayant de sauver ce qu'il restait de son nez, se rattrapant en posant lourdement la main justement dans la boite remplies de tube de peintures, cause de tout ce ramdam.

Charlie ne savait plus où se mettre et se confondit en excuse. Avant même qu'il ai eu le temps de la rassurer sur le caractère bien anodin de ce qu'elle avait fait, elle se releva prestement, s'apprêtant à aller lui chercher de quoi se nettoyer. Gordon lui constata la couche de peinture encore à peu près fraiche qui recouvrait sa main

Il se releva alors à son tour pour la rattraper et l'arrêter alors qu'elle commençait déjà à descendre l'escalier.

"He là! ne vous en faites pas autant, on allait forcément se salir de toute façon. Au moins comme ça, c'est fait une bonne fois !"

Dit-il en lui adressant son plus beau sourire. Il avait vraiment de la peine de la voir se préoccuper tant.

"Aller je vous suis jusqu'à la cave. Il n'y a plus rien à fouiller ici de toute façon."

il posa son index sur son nez afin de complétement dédramatiser la situation, lui laissant une belle trace de couleur indéfinissable sur celui-ci. Vengeance accomplie !

Il laissa alors échapper un "Oh ?" faussement surpris, avant de lui montrer sa main pleine de peinture avec un large sourire enfantin.

" C'est pas moi qui ai commencé !"

D'un air mutin, il rapproche alors lentement sa main pleine de peinture en direction de son visage pour lui laisser tout de même le temps de fuir.
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 6 Aoû 2012 - 21:41

Les yeux écarquillés, s'immobilisant totalement lorsque Gordon lui étala un peu de peinture sur le nez, le cerveau de Charlie mit un certain temps à traiter l'information ne s'attendant visiblement pas à quelque chose du genre. Ils ne se connaissaient pas après tout, il aurait très bien pu en être offusqué, mais le ''oh'' faussement surpris de ce dernier désignant au et fort sa petite vengeance eut tôt fait de faire apparaitre un grand sourira sur le visage de Charlie. Approchant doucement sa main couverte de peinture pas fraîche, Dickens eut un réflexe de recul, avant de se faufiler rapidement derrière Gordon pour avoir accès au vieux cartons plein de tubes de peinture. En attrapant un vite fait, elle le pointa en direction du jeune homme, aussi barbouillé qu'elle maintenant.

- J'ai n'ai rien commencé, maintenant vous allez vous essuyer la main bien gentiment sur votre pantalon sinon je fais feu !

Le sourire fendu jusqu'aux oreilles, elle n'attendit pas plus de cinq secondes avant d'appuyer de toutes ses forces sur le tube qui éjecta de la peinture couleur sapin sur le t-shirt de Gordon. Bon, c'était pas exactement l'endroit visé, mais qui arrivait vraiment à viser avec un vieux tube de peinture pâteuse trouvée dans un grenier poussiéreux ?

- Oh !

Un air tout aussi faux de surprise au visage que son compagnon de fouille plus tôt, Charlie laissa tomber le tube et s'enfuit à toutes jambes, descendant rapidement l'échelle tâchant de ne pas rater une marche et d'aller s'affaler contre le tapis du bureau. Passant par sa chambre elle atteignit aux pas de course la grande salle de bain, ne sachant pas si Gordon allait la suivre, elle se dit que s'il était moins joueur que ce qu'elle croyait et qu'après quelques minutes il ne l'avait pas rejoint, elle irait lui donner une serviette humide pour se nettoyer et de plates excuses. Charlie avait été si spontanée, elle ne savait pas si elle aurait dû l'être, surtout avec quelqu'un qu'elle connaissait à peine ! Une bouille inquiète fit rapidement place au visage enjoué qu'arborait la jeune femme quelques millièmes de secondes plus tôt, attendant de voir si elle ne venait pas de faire une grosse bourde...
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 6 Aoû 2012 - 22:32

La demoiselle à l'approche de cette main vengeresse parvint à contourner Gordon pour retourner à la réserve de "munitions". Pointant alors l'un des tubes de peinture en direction de ce dernier, elle lui fit miroiter une chance de s'en tirer s'il essuyait sa main.

Prit au piège, il allait s’exécuter sans perdre le sourire ravageur qui illuminait son visage. Oui, celui légèrement en coin... Mais soudainement, sans prévenir, son adversaire fit feu à bout portant, laissant une jolie marque couleur sapin sur son torse.

Avec cette gerbe de peinture venant définitivement ruiner son T-Shirt, Charlie venait de lancer les hostilités, lui rendant son expression de fausse surprise au passage avant de s'enfuir.

Il eut alors un éclat de rire tandis qu'il la regarda le contourner à nouveau, pour s'enfuir par l'échelle. Après avoir poussé un sifflement admiratif face à l'énergie que son hôte gardait bien cachée jusque là, et s'être armé de plusieurs autres tubes de peinture non-ouverts, il se décida à partir à la poursuite de cette dernière. Elle s'était enfuie de plus belle pour s'enfermer dans la salle de bain.

Ah, là ça allait être problématique... c'était même de la triche ! Même si une porte fermée était un bien piètre obstacle pour l'arrêter... Mais il ne pouvait tout de même pas entrer par effraction chez une personne qui l'invitait et qui plus est le connaissait à peine. Il eut alors une idée plus rigolote. Celle de ne plus faire aucun bruit histoire de la faire mariner un petit peu. Vu comment elle s'était confondue en excuse tout à l'heure, il y avait de fortes chances pour que le plan marche.

Aussi silencieusement qu'un chat, il alla donc s'adosser au mur, à côté de la porte de la pièce dans laquelle s'était enfermée Charlie, et déposa un peu de peinture rose cette fois sur son index. Le doigt en l'air prêt a frapper, et dans une posture tout droit tirée de son passé militaire, il attendit.

Son but était de patienter bien tranquillement jusqu'à ce que la demoiselle, inquiète, ouvre la porte pour sortir. Il n'aurait plus alors qu'à la prendre par surprise et tendre la main pour lui peindre quelque chose sur la joue. quelque chose de simple et rapide à faire. peut-être un petit cœur s'il en avait le temps.
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 6 Aoû 2012 - 23:11

Après quelques minutes de silence, Charlie commençait vraiment à regretter ces gestes spontanés, se traitant de tous les noms mentalement. Qu'est-ce qui lui avait pris d'abord ?! Ah ! Qu'elle était malhabile avec les gens, elle n'y connaissait rien à rien, plus jamais elle ne se fierait à son instinct, il valait encore mieux tout contenir que de ficher le bordel comme elle était arrivée à le faire dans le grenier. Depuis qu'elle était à Galway, pourtant, les choses semblaient bien se présenter, elle avait même un ami ! Dickens qui s'était toujours refusée à tout rapprochement et qui entretenait d'ordinaire des relation purement distantes avec les gens, la voilà qui laissait s'écailler doucement sa coquille...

Préparant de plates excuses tout en attrapant une serviette qu'elle passa sous un jet d'eau chaude, Charlie se maudissait, car bien qu'elle ne parlait pas vraiment aux gens et ne s'ouvrait pas trop avec eux, elle se souciait quand même des bourdes qu'elle pouvait faire. Pas qu'elle se soucia réellement de ce que l'on pouvait penser d'elle ou si elle choquait par ses propos parfois tranchés au couteau, mais aller savoir pourquoi, Dickens espérait ne pas avoir mit Gordon en colère, même s'ils se connaissaient depuis peu, elle le trouvait fort sympathique et... il fallait le dire il avait un petit quelque chose et Charlie n'arrivait pas à mettre le doigt dessus.

Peu importe, l'heure était aux demandes de pardons, c'est la mine un peu basse et soupirant que Charlie ouvrit la porte de la salle de bain, serviette en main, mais avant même de faire deux pas, un doigt fin se poser sur sa joue, dessinant quelque chose... un... cœur ? Se retournant lentement vers Gordon, son visage s'illumina instantanément, retroussant légèrement son nez en souriant, elle lui lança la serviette au visage avant de retourner dans la salle de bain et de s'armer de... euh de quoi au juste ? Vite il fallait réfléchir et rapidement...

Ah ! Le pommeau de douche était décrochable et coincé sur un tuyau métallique flexible, parfait ! Le pommeau pointé en direction de la porte, tout près, une main sur le robinet d'eau froide, la jeune anglaise était prête à contre-attaquer !
Gordon n'eut à peine le temps de faire deux pas dans la salle de bain que Charlie ouvrit en grand les valve d'eau et arrosa sans vergogne le jeune homme, ajoutant d'un ton espiègle :

- Vous ne m'en voulez pas trop de vous aider a vous débarbouiller ?

Un petit sourire en coin malicieux aux lèvres, Charlie jubilait et observait sa victime de son regard doré amusé. Il était revenu à l'attaque et bien elle s'en donnerait à cœur joie dans ce cas !
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mer 8 Aoû 2012 - 20:22

Le jeune homme eut un petit rire amusé après avoir commis son odieux forfait. Un petit coeur trônait à présent fièrement sur la joue de Charlie qui s'empressa de repartir dans la salle de bain après lui avoir lancé sa serviette au visage.

Gordon n'avait jamais vu ça. Il y a encore deux heures, les deux grands gamins ne se connaissaient pas du tout, et voila qu'ils se retrouvaient à jouer au chat et à la souris dans cette grande maison comme s'ils se connaissaient depuis toujours.
Des sentiments ambiguës se mêlaient dans le cœur du jeune homme, entre la joie simple de pouvoir s'amuser avec quelqu'un et l'amertume de se rendre compte qu'il n'avait jamais pris vraiment le temps de s'adonner à ce genre d'activités délicieusement vaines avant.

Un sourire aux lèvres, il voulut entrer dans la pièce à son tour, sans se douter que sa nouvelle compagne de jeu préparait déjà sa revanche. A peine eut-il fait deux pas qu'une grande giclée d'eau froide vint arroser son visage. Il faillit bien tomber à la renverse d'ailleurs, tant il avait été surpris par une réponse aussi violente.
Mais bien loin de refroidir ses ardeurs, une pulsion l'emmenant à aller encore plus loin le prit. Essayant de faire fi de l'eau qui l'arrosait, il tenta d'esquiver les jets en tournant autour de la demoiselle, la dévorant littéralement du regard, sans perdre son sourire en coin, signe qu'il était hors de question pour lui abandonner la partie.

"Ouuuh ! Merci bien, mais je vois que vous êtes bien sale vous aussi !"

Sur ses paroles, il tenta alors le tout pour le tout, et fonçant à travers le jet d'eau, arriva à hauteur de la jeune femme pour se saisir de son pommeau de douche. Collé à elle et riant de bon cœur, il s'étaient engagés dans une lutte pour celui qui aurait la maitrise de l'arme dévastatrice.

Bien sûr Gordon en tant qu'ancien militaire connaissait plusieurs manières de la désarmer, mais aucune qui ne risquait d'être douloureux pour elle. Il se contentait donc de forcer mollement sur le pommeau pour tourner le jet en direction de la demoiselle, prenant ou perdant de temps à autre l'avantage.

L'eau et la peinture diluée inondant la salle de bain ne semblait plus être leur préoccupation majeure. Tenant fermement la demoiselle par la taille afin qu'elle ne puisse s'échapper, ils manquèrent bien de renverser tout le mobilier dans leur lutte et leurs déplacements dans la pièce. Enfin Gordon aperçut le robinet à portée de sa main. Prenant le risque de lâcher sa main du pommeau de douche, il tendit le bras en direction de ce dernier et coupa une bonne fois pour toute l'arrivée d'eau et mettant fin aux hostilités.

Il tourna alors le regard en direction de Charlie qu'il tenait toujours contre lui, et là, à moitié essoufflé par tant d'effort, commença à revenir à la réalité. Ils étaient trempés tous les deux. Les yeux plongés dans ceux de son hôte, il se rendait compte que ce qu'il venait de se passer était juste... hors norme. Comment deux inconnus l'un pour l'autre avaient-ils pu se laisser aller à un tel délire non prémédité ? Etait-il en train de rêver ? Si c'était le cas, il voulait que cela ne s'arrête pas tout de suite.

Comme pour mieux reprendre ses esprits, il passa ses cheveux en arrière, afin que ceux-ci ne dégoulinent plus sur son visage.

La situation était devenue si étrange, qu'il n'osa plus faire autre chose qui risquerait d'empirer les choses ou de rompre cet instant...
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mer 8 Aoû 2012 - 23:26

Charlie n'avait su réprimer un petit cri de surprise en voyant Gordon avancer au travers des jets d'eau qu'elle lui envoyait. Le sourire fendu jusqu'aux oreilles, la petite blonde ne s'était jamais autant amusée luttant ardemment pour le contrôle du pommeau de douche, éclatant de rire Dickens mettait toute sa petite énergie à essayer de gagner le bras de fer afin d'arroser et non d'être arrosée. Ne prenant pas conscience sur le moment de la proximité de leur deux corps trempé, Charlie combattait de son mieux, même si au fond, elle savait que c'était peine perdue simplement à regarder la stature de Gordon. Elle tenta par tous les moyens de l'empêcher d'atteindre le robinet, ce qui ce résultat à un lamentable échec pour la petite anglaise qui soupira joyeusement avant de se retourner vers son adversaire.

Redescendant doucement de ce fix amusant d'adrénaline, Dickens prenait peu à peu conscience de sa position et de celle de Gordon tout contre elle, tout aussi essoufflée, si ne n'était plus, que ce dernier. Lui adressant un petit sourire en coin, la blonde se détacha doucement, comme perturbée par cette proximité soudaine, passant une mèche trempée derrière son oreille, détournant le regard ses joue se colorant légèrement. Dickens n'avait franchement pas l'habitude à de tels contacts, bien que Nathaniel avait repoussé plusieurs de ses limites, le fait d'être collée à un parfait inconnu, toute trempée dans sa douche, c'était pas encore sa tasse de thé. Elle lâcha d'ailleurs un petit rire nerveux en sortant son débardeur de son short pour l'essorer un peu, avant d'enfin ouvrir la bouche pour détendre un peu l'atmosphère entre eux deux, tout en regardant le fouillis qu'ils avaient mis dans la salle de bain.

- Y'a pas à dire, nous n'avons pas fait les choses à moitié...

Se déplaçant, elle sortit de la douche pour aller chercher deux serviettes avant d'en tendre une à Gordon, toujours un peu embarrassée avec cette saleté de rouge aux joues.

- Je ne vais pas vous laisser repartir tout trempé non plus ne vous inquiétez pas, si vous voulez bien je vais pour emporter deux trois trucs et vous pourrez vous changer dans la chambre d'ami.

Fit-elle en pointant la porte opposée, au fond de la salle de bain. Sans attendre une réponse elle fila dans sa chambre, fouillant les tiroir cherchant quelque chose qui irait à son invité... ça n'allait pas être une partie de plaisir. Aussi, le seul haut qu'elle jugea plus ou moins correct se résuma à son court peignoir en satin noir. Elle ne pu réprimer un petit sourire amusé en imaginant l'autre grand gaillard là dedans. Un peu court toutefois, aussi tâcha-t-elle de lui trouver un pantalon ou ce qui s'en rapprocherait le plus... heureusement pour lui, elle était partie avec le pantalon de jogging de son géniteur, petite erreur qui allait être bien utile en cette heure. Revenant à la salle de bain avec les vêtements de fortune en main, Charlie ne pouvait cesser de cogiter sur ce qui venait de se dérouler entre eux deux, c'était si étrange, si hors norme, elle n'avait jamais agi ainsi avec les enfants lorsqu'elle était gamine, alors avec un parfait inconnu une fois adulte... Perdue dans réflexions, elle tendit son paquetage à Gordon et lui indiqua où déposer ses vêtements trempé par la suite.

- Juste ici, je les mettrai au sèche linge par la suite, car je doute que vous voudrez sortir habillé ainsi.

Plaisanta-elle en pointant les vêtements que tenait désormais Gordon.

Elle sortit donc de la salle de bain pour aller dans sa chambre, refermant la porte derrière elle, toujours en plein introspection. Frissonnant légèrement, elle attrapa distraitement une paire de legging noir et un pull trois fois trop grand pour elle en laine rouge. Dickens retirant ses vêtements puis se rhabilla au sec avant d'attraper un élastique à cheveux pour se faire un chignon défait. Elle adorait ce pull et bénissait les dieux quels qu'ils soient de l'avoir acheté ! Passant par son bureau elle descendit l'escalier pour aller à la cuisine préparer du thé. Pendant que l'eau bouillait, elle alla au salon préparer un feu. C'est que l'air de rien, il faisait froid en fin de journée, surtout après une bataille d'eau aussi froide que l'Antarctique. Une fois le feu allumé, elle décida d'en profiter un peu avant que l'eau de soit prête, s'asseyant juste devant l'âtre de la cheminée, regardant les flammes danser et savourant la chaleur diffuse qui en émanait fermant les yeux momentanément.
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Sam 18 Aoû 2012 - 14:53

Après un tel pugilat, Gordon avait préféré ne plus rien dire et laisser Charlie arranger les choses à sa manière. Il ne comprenait pas plus qu'elle ce qu'il venait de se passer, mais il ne regrettait absolument rien. Cela faisait trop longtemps qu'il n'avait pas pris le temps de s'amuser. Le seul problème était qu'il était à présent transit de froid. Heureusement, il semblait que son hôte avait des vêtements de rechange en sa possession.

"Je vous remercie... Mais si vous ne voulez pas qu'on me suive à la trace dans toute la maison, je pense qu'il vaut mieux que je ne bouge pas d' ici."

Grelotant de froid, mais toujours le sourire aux lèvres, il attendit donc le retour de la demoiselle qui lui apporta de nouveaux vêtements avant de se repartir.

Il retira donc ses effets trempés pour les déposer à l'endroit indiqué. Il en profita également pour se sécher un peu avant de jauger les vêtements qu'on lui avait apporté.

Le vieux pantalon de jogging était à sa taille, mais qu'allait-il bien pouvoir faire du peignoir en satin ? C'était un attribut typiquement féminin, et il valait peut être mieux que personne ne le voit dans cette tenue effectivement... Certainement une nouvelle blague de Charlie...

Qu'importe, une nouvelle fois il acceptait le défi. Il enfila donc le pantalon, puis il mit le peignoir avant de se regarder dans la glace. C'était une tenue pour le moins originale... Si le jogging lui allait parfaitement, le haut était un peu petit et il devait le porter ouvert s'il ne voulait pas le déchirer. Il espérait qu'elle ne pose pas trop de questions ou ne s'effraye pas des cicatrices sur son corps. Si celles qui allaient de pair avec son pouvoir étaient très peu visibles, il conservait quelques souvenirs de son passé mouvementé, notamment de son passage en Sierra Leone...
Encore heureux que ses bottines étant trempées et qu' il allait devoir rester nu pied. Il ne lui aurait plus manqué que ce dernier détail pour se recycler en clown de cirque.

Assumant cependant totalement la blague, il sortit de la salle de bain, paré pour la suite de cette désastreuse aventure. Rejoignant le jeune femme dans le salon, il ne put retenir le rougissement de ses joues en la voyant ainsi blottie dans son pull trop grand, face au feu dans la cheminée. Elle avait le don de cumuler tout ce qui le faisaient craquer chez une femme. Ça le perturbait... A se demander si sa chance insolente avait encore fait des merveilles, où s'il devait s'attendre à un grand retour de flamme d'être aussi bien tombé dès sa première visite. Qu'importe... Le moment présent lui convenait très bien.

Il se rapprocha alors de la demoiselle pour l'interpeller.

"Vous savez quelle est la différence entre moi et un clochard qui aurait trouvé ces vêtements ? "

Il se frotte alors le tissu du peignoir de satin contre lui, dans une posture et une expression dévoilant tout son côté féminin.

"Sur moi, c'est la classe !"

Il s'assoit alors à ses côté avec un large sourire amusé.

"La société est injuste de ne permettre qu'aux femmes de porter des tissus aussi doux !

Je vais quand même le retirer pour aller fouiller la cave. Je ne veux pas le salir et ce n'est pas très pratique pour ma liberté de mouvement. J'ai déjà survécu à des températures pires que celles-ci...

Vous souhaitez toujours m'accompagner ? "

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 20 Aoû 2012 - 1:59

Entendant son invité descendre le grand escalier, Charlie rouvrit les yeux, s'attardant encore quelques secondes sur les flammes jaunes réconfortantes dansantes dans le foyer. Elle se retourna lorsque Gordon l'interpella, mais à la vision de ce dernier en peignoir trop petit et en pantalon de jogging déclencha instantanément une hilarité qu'elle tenta de réprimer immédiatement se pinçant les lèvres pour éviter même un trop grand sourire, mais ce fut vain du moment ou le jeune homme commença à plaisanté, prenant une posture un peu plus féminine. Non mais il fallait le voir le grand gaillard avec ce peignoir en satin, aussi Charlie pouffa d'un fou rire bien franc, essayant quand même de parler pendant.

- Oh seigneur, j'aurai sans doute dû essayer de vous trouver autre chose, mais franchement je n'ai rien d'autre.

Toujours hilare la jeune femme essuya les quelques larmes qui perlaient au coin de ses yeux avant de reprendre tant bien que mal son sérieux. Pendant que Gordon lui proposait d'aller à la cave, Charlie attarda son regard quelques instants sur les cicatrices qui semblaient ne cesser d'apparaitre où qu'elle pose les yeux sur le torse et les bras de Gordon. Apparemment qu'il n'avait pas eu la vie facile, par choix ou pas obligation, peu importait, mais cela ne l'effraya pas, cela l'intriguait au contraire, mais elle ne pousserait pas la chance jusqu'à lui demander d'où elles provenaient, non, elle aimait bien cet aura de mystère qui s'était en quelque sorte installée entre eux. Soit elle lui poserait des questions elle-même un jour, s'ils se revoyaient qui sait, ils pourraient devenir amis, ou alors elle attendrait qu'il entame le sujet, il ne fallait jamais bousculer les choses dans la vie, tout arrivait à point, ou non. Quoi qu'il en soit, Dickens entendit la bouilloire siffler dans la cuisine, aussi se leva-t-elle avant de proposer quelque chose à boire à son invité.

- Bien sûr que je vais vous suivre dans votre prochaine excursion au milieu des cartons, je vais simplement aller me chercher une tasse de thé d'abord, vous en voulez une aussi ?

N'attendant pas qu'il lui réponde sur-le-champ, Charlie fila vers la cuisine avant de rapporter deux tasses fumantes au salon.

- Et voilà, faites attention c'est chaud. Maintenant, la cave, suivez-moi !

La porte pour accéder au sous-sol de la maison était située sous le grand escalier, aussi une fois la porte ouverte, Dickens appuya sur l'interrupteur avant que l'ampoule ne s'allume et éclaire le vieil escalier poussiéreux d'une lumière crue.

- Je suis désolée ne faites pas attention à la poussière et tout ça, je ne me suis pas encore occupée de tous les recoins.

Dit-elle souriant un peu gêné avant de descendre l'escalier, les marches se lamentant dans de courts grincements sous ses petits pas légers. Une fois en bas, on pouvait apercevoir l'étendue du travail qui les attendait. Dur a croire qu'on puisse amasser autant de choses, sachant que la maison était déjà bien remplie lorsque Dickens l'avait visité quelques semaines plus tôt. Soufflant sur une mèche de cheveux rebelle venue lui chatouiller le nez, elle se dirigea une fois de plus vers le fond de l'immense pièce ouverte, contournant plusieurs meubles, cartons et vieux électroménagers, attaquant joyeusement une nouvelle pile de carton fredonnant encore une chanson dont elle seule entendait la mélodie mentalement.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Dim 26 Aoû 2012 - 21:50

C'est avec plaisir que Gordon profita de la chaleur du feu ainsi que de la douceur de ce vêtement féminin devant un bon thé bien chaud. Après avoir alterné plusieurs fois les phases de chaud et de froid dans la même journée, il en vint à se dire qu'il ne couperai pas à un joli rhume dans la soirée. Finir enrhumé dans une ville où c'était encore le plein été, c'était tout de même un comble... Mais qu'importe, il ne regrettait absolument pas la tournure qu'avait prise cette journée pour lui.

Une fois cette petite pause terminée et toujours le sourire aux lèvres, il suivit la jeune femme en direction de la cave après avoir enlevé son bien gênant peignoir. Se balader torse-nu et nu-pied avec un jogging qui n'était pas le sien devant une parfaite inconnue ne semblait pas le déranger plus que ça. Il est vrai que la pudeur n'était pas la qualité première de notre aventurier. Par contre si des voisins avaient pu les voir à travers les fenêtres de la maison, sûr que tout le quartier aurait vraisemblablement jasé.

En découvrant cette nouvelle caverne aux merveilles que renfermait la maison de Charlie, l'espoir finit par renaitre dans l'esprit de notre ami quant à l'objet premier de sa visite, à savoir trouver des traces de son père. C'était ici qu'il découvrirai quelque chose ou il ne trouverait plus rien dans la maison.

"Ne vous en faite pas pour la poussière. Je vous promets avoir connu de bien pire traitements que le vôtre dans ma vie !
Je ne sais même pas comment vous remercier pour toute les gentillesses que vous m'avez offert aujourd'hui..."


Il avait dit ça sur un ton légèrement gêné. Presque toutes les attentions de Charlie à son égard l'avaient touché aujourd'hui alors qu'il ne pensais pas lui même mériter un tel traitement en tant que parfait étranger, et certainement loin d'être l'homme le plus fréquentable qui existe.

Suivant sa comparse dans l'exploration des cartons, il reprirent leur fouille méthodique sous l'accompagnement musical de la voix ensorceleuse de la demoiselle. Malheureusement, là encore il ne trouvèrent rien de bien exaltant et Gordon un brin dépité préféra s'éloigner un peu pour fouiller les meubles.

Bien lui en prit car en ouvrant un tiroir, il finit par tomber sur quelque chose d’intéressant. Une boite fermée à clef. Sans la clef bien entendu... Il en fallait plus pour éteindre l'incendie qui s'était déclaré au fond de lui. Le genre de flammes qui brûlaient quand il savait être sur le point de toucher au but.

"Charlie il faut que vous voyez ça !"

Il aurait été vraiment dommage que la demoiselle ne puisse pas voir si il avait vraiment trouvé quelque chose. Surtout après toutes les manifestations de sa curiosité qu'elle lui avait adressé. Il lui montra alors la boite avant de se mettre aussitôt à chercher la clef dans le meuble, avec une vive passion dans son regard.

"La clef est forcément quelque part, et je ne voudrais pas briser l'objet pour l'ouvrir !"

Après que les deux comparses, tels des enfants le jour de pâque eurent sortit... enfin... plutôt balancé tous les vêtements et les vieux draps de celui-ci, Gordon décida de carrément sortir tous les tiroirs de la commode afin de les examiner de plus prêt.
Bingo ! Sur l'un des tiroirs, une petite clef semblant correspondre à la boite était tout simplement scotché sous celui-ci.

Le chercheur de trésor en chef prit alors cette dernière et à genoux au sol, déverrouilla le précieux objet. Lorsque le couvercle s'ouvrit, un petit marin et une petite danseuse se redressèrent, donnant l'illusion d'un couple en train de danser. Sans hésiter, Gordon usa une nouvelle fois de la clef pour remonter le mécanisme.

Le petit couple entama alors sa valse accompagnée de la musique carillonnante de la boite à musique et sous les yeux émerveillés de nos deux larrons. Quand la musique s'arrêta, le premier plan de la boite s'ouvrit alors à son tour, envahissant soudainement la pièce d'une agréable odeur de jasmin, restée trop longtemps prisonnière.

Le sourire de Gordon s'effaça aussitôt cependant à la vision du contenu de la boite et il sembla comme assommé, un petit spasme dans ses mains manquant presque de faire tomber l'objet qu'il tenait et qui semblait désormais lui brûler les doigts.
A l'intérieur de la boite à musique se trouvait une pile de lettre et au dessus, trônant fièrement, une vieille photo en noir et blanc, probablement datée des années soixante, où apparaissait une très belle jeune femme en robe blanche d'été et en chapeau de paille, accroché au bras d'un marin, de stature élégante dans son costume d'officier de l'amirauté britannique. L'homme de visage ressemblait quasi trait pour trait à l'invité de charlie. Si ce n'est que ses cheveux étaient taillé courts, que de jolie rouflaquettes descendaient jusqu'en bas de sa mâchoire, et que sa peau, même sur une photo sans couleur, paraissait beaucoup plus pâle que celle de son fils. Sur l'image, écrit au feutre, apparaissait un texte qui semblait être la cause du blocage de notre ami : "L'un des jours le plus heureux de ma vie. En attendant le plus heureux de tous. de Je t'aime. Abe."

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 27 Aoû 2012 - 20:24

Lorsque Gordon lui fit remarquer sa gentillesse, Charlie esquissa un sourire tout en levant sa main en faisant des signes de négation.

- Mais non, mais non franchement, on ne ferme pas la porte au nez de quelqu'un qui souhaite en apprendre plus sur un parent, aussi romanesque que soit l'histoire, comme la vôtre.

Fouinant dans tout ce qui passait à portée de main, Dickens n'avait rien trouvé de potable, mais continuait tout de même à éventrer de pauvres et vieux cartons. Se rapprochant doucement de Gordon quand celui-ci l'appela, elle se pencha au-dessus du jeune homme pour apercevoir l'objet qu'il tenait entre ses mains.

- Oh elle est jolie cette boîte ! Et fermée à clef surtout, si ça c'est pas suspect je suis Hulk moi...

Pouffant de rire et avant même qu'elle ne propose de l'aider à trouver la clef, Gordon le lui proposait et c'est donc après avoir fichu l'endroit autour d'eux en désordre que tout heureux ils découvrirent la clef sous le tiroir. Sans dire un mot Gordon avait ouvert ce qui se trouvait être une boîte à musique. Charlie était un peu déçue, mais sursauta lorsque la boîte s'ouvrit de nouveau une fois la petite mélodie terminée. Mais c'était quoi... tout ça ?! Elle nageait en pleine rêverie ou quoi ? Une clef cachée, un double fond à une boîte à musique ?! Se rapprochant assez de Gordon pour examiner le contenu de la boîte avec lui, une forte odeur de jasmin s'en échappa d'abord, ce qui fit immédiatement sourire la petite blonde. Elle avait toujours adoré fouiner dans les vieilles choses des gens, l'odeur qui se dégageait d'un vieux livre, les parfums emprisonnés dans les boîtes, les odeurs gardées trop longtemps hors de portées avait cette caractéristique d'émouvoir, de rappeler certains souvenirs olfactifs, ce qui n'avait cesse d'émerveiller Charlie.

Les yeux de la jeune anglaise finirent par tomber sur la photo au-dessus d'une pile de ce qui semblait être des lettres. Parcourant rapidement la photographie de son regard vif doré, Dickens arqua un sourcils et allait demander à Gordon si c'était là son paternel, mais vu la réaction de ce dernier elle n'eut aucun besoin de le faire. La petite blonde qui s'était contentée de rester debout derrière lui finit par s'agenouiller près de lui avant de poser sa main sur son épaule.

- Ça va ? Je suppose que ce n'est pas exactement ce à quoi vous vous attendiez ?

Ou peut-être, aller savoir... Charlie se garda cependant de lui demander si la femme sur la photo était sa mère, probablement pas vu la réaction du jeune homme en fait. Frissonnant dans son grand pull dans cette cave humide et peu entretenu, Dickens se releva tout en retirant sa main de l'épaule de Gordon.

- Vous voudriez peut-être y jeter un œil au salon ou à la cuisine ?

Ne sachant plus trop quoi faire, Charlie avait proposé cela spontanément, ce serait toujours mieux que de rester parmi les décombres des cartons et les tiroirs renversés.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Jeu 6 Sep 2012 - 20:41

La voix douce et la main de Charlie sur son épaule eurent le mérite de ramener Gordon à la réalité. Bien sûr, il s'attendait à trouver quelque chose dans ce genre, mais il n'aurait jamais cru que cela lui ferait un tel effet. Prit dans une foule de sentiments contradictoires, il était partagé entre l'émotion de revoir l'image de son père, qu'il avait perdu alors qu'il était très jeune et la tristesse de se voir confirmer que ce dernier avait bien eu une vie sentimentale avant de connaître sa mère.

" Il y à des fuites d'eau dans votre cave..."

C'était là l'excuse la plus pitoyable qu'il avait trouvé pour justifier la petite larme qu'il sentait perler sur sa joue. Il s'empressa bien vite d'essuyer celle-ci. Puis ne sachant trop quoi dire d'autre sur le moment, et grelotant également dans la cave, il acquiesça pour la suivre jusqu'au salon. Il aurait bien eu besoin d'un alcool fort pour se remettre, mais n'osant demander à la demoiselle si elle avait de telles boissons, il se contenta d'une nouvelle chope de café qui lui était offerte avant de s'installer avec la jeune femme dans le canapé. Là, il sortit les lettres de la boite et montra la photo à la jeune femme.

"Mon père... avait 45 ans quand il fut posté à Malte. C'est là qu'il a connu ma mère qui n'avait que 22 ans à l'époque et que je suis né un an plus tard.

Sur cette photo il est beaucoup plus jeune et accompagné d'une jeune femme qui m'est inconnu... Très probablement madame Clark."


Il eut la confirmation de ses dires en feuilletant les lettres. Ayant visiblement retrouvé tous ses esprits, il poussa un petit soupire ironique avant d'ajouter.

" Je m'attendais à ce que le paternel ai connu d'autres femmes. Mais j'avoue que ça fait un choc de me rendre compte qu'il ai pu aller aussi loin avec certaines ! Visiblement ils étaient pas loin de se marier...

Je ne suis plus sensé avoir de famille vivante, mais ça pourrais valoir le coup de vérifier si papa à eu ou non des enfants illégitimes...
Vous ne sauriez pas ce qu'est devenue la famille de Madame Clark par hasard ?

Oh... et est-ce que je peux conserver ces documents ?"

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