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 Maison Dickens

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Charlie Dickens
Humain


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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mar 24 Sep 2013 - 22:30

Elle avait visiblement réussit à détendre un peu l’atmosphère, tant mieux, elle n’avait pas envie d’un froid entre eux deux, pas aujourd’hui où ils avaient enfin l’occasion de passer un peu de temps ensemble en dehors de son travail à elle. Elle pouffa immédiatement de rire alors qu’il lui parlait de construire un mausolée pour le coussin mort au combat.

- Je le vois très bien tout au fond de la cour arrière.

Riant de plus belle, Charlie fut interrompu par un long baiser un peu inattendu. Après quelques soubresauts dû au rire, elle se laissa faire, passant ses bras autour du cou de son amoureux afin de le serrer un peu plus fort. Le bonheur toujours au zénith, elle espérait réellement que ce serait toujours ainsi entre eux deux, que ça ne changerait pas au fil du temps. La blonde se posa ensuite sur la poitrine de Gordon, fermant les yeux, se laissant bercer par sa respiration. Sentant quelque chose lui chatouiller la joue, Charlie rouvrit les yeux pour reconnaître l’une des plumes de feu son coussin de canapé. En attrapant quelques-unes dans sa main, elle souffla dessus pour les envoyer voler plus loin, ne se souciant pas du fait qu’elle aurait à tout ramasser plus tard, pour l’instant, ça n’avait tout simplement pas d’importance.

Observant les plumes doucement retomber par terre, Charlie fut tirée de ses jeux enfantins par Gordon. Ne s’attendant pas à une telle demande, même si elle se doutait que cela finirait bien par arriver, la jeune femme s’éloigna un peu de Gordon, se laissant retomber contre le dossier du canapé, le fixant.

- Tu devrais vraiment reprendre ta maison à ses connards, t’en a pas marre de l’hôtel ?

Évidemment puisqu’il lui demandait de rester ici cette nuit. Regrettant un peu d’avoir parlé sans réfléchir, Charlie reprit rapidement la parole avant que Gordon ne le fasse.

- Tu veux bousiller mon canapé aussi ?! Ah ça non ! J’ai une chambre d’ami si tu veux détruire quelque chose, au moins les visiteurs ne verront pas le carnage comme ça.

Elle lui tira la langue, pleine de malice, car lui comme elle savait qu’elle ne recevait personne chez elle. L’anglaise reprit toutefois, beaucoup plus timide et rougissante.

- Ça ou ma chambre… pour dormir…m’enfin, si tu veux…

Penser aux probabilités que cela impliquait lui fichait le tournis. Le premier garçon qu’elle autoriserait dans sa chambre… Voudrait-il plus ? Était-elle prête ? Le voudrait-elle ? AH ! Inutile de se mettre la pression inutilement, il avait juste envie de dormir ailleurs et cela elle pouvait le concevoir. L’idée lui plaisait bien même, dormir avec lui, contre lui… Renvoyant des inquiétudes dans le fin fond de son crâne, Charlie préférait ne plus y penser pour l’heure, après tout, elle venait tout juste de se lever, le coucher était encore loin. Mâchouillant sa lèvre, elle regardait l’état du salon, espérant qu’ils ne feraient pas plus de dégâts, plus ou moins tentée de tout ranger lors de sa seule journée de repos depuis des lustres.
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Gordon
Humain


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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Ven 27 Sep 2013 - 22:24

Malgré la volée de plume qui arriva au visage de Gordon, l'ambiance sembla s'alourdir à nouveau quand il lui demanda s'il pouvait rester ici cette nuit.

Charlie lui rappela qu'il avait une maison qu'il n'avait toujours pas récupéré depuis le temps qu'il vivait en ville. Sa mine s'assombrit alors. Elle avait parfaitement raison, et ce problème le préoccupait toujours. Mais ce n'était certainement pas son incompétence qui l'avait empêché de récupérer son dû, bien au contraire...

" ... J'ai peur qu'il soit dangereux pour moi d'entrer dans un commissariat... Et je ne veux rien faire de répréhensible pour chasser ces intrus... Sinon cela ferait longtemps que je dormirais dans mes propres drap..."


Cette remarque qu'elle lui avait faite, n'avait cependant pas pour but de le rembarrer, puisqu'elle accepta aussitôt sa demande de rester. Même si elle justifia se soucier du sort de son canapé... Vu l'état du coussin, c'était de bonne guerre.

Elle lui proposa alors de prendre directement la chambre d'ami et ... Chose qui le surpris d'autant plus, de dormir directement avec elle. Il sentit comme un coup de massue frapper sa nuque, et resta un bon moment avant de trouver quoi répondre à cette proposition pour le moins inattendu. C'était un immense pas vers lui que faisait Charlie. Surtout après ce qu'il venait de se passer... Cela pouvait-il être dangereux ? Il avait déjà passé des nuits avec d'autre femmes sans que son pouvoir ne se manifeste... Non... Ce qu'il venait de se passer n'était qu'un réflexe conscient, dû à la douleur et la surprise... Toutes ces dernières années n'avaient été qu'entrainement pour prouver que c'était lui qui contrôlait son pouvoir et non l'inverse. S'il s'arrêtait de vivre au moindre incident, tout ce travail serait fichu à jamais.

Et surtout... Il savait que si Charlie lui proposait, c'était qu'elle se sentait prête à franchir ce fossé qui les séparait toujours, ainsi qu'à affronter le danger qu'il pouvait potentiellement représenter... S'il voulait construire quelque chose avec elle, il n'avait pas le choix, il devait respecter ça.

Il offrit donc un sourire doux à la jeune femme, avant de se rapprocher pour passer à nouveau ses bras autour de sa taille, et se serrer contre elle.

" ... Merci... de me faire confiance... Je ne t'en aurais pas voulu si ce n'était plus le cas... Tu es déjà une sainte de l'avoir fait jusque là. "


Il lui offre un nouveau baiser avant d'ajouter.

" C'est vrai qu'au stade où on en est... ça serait peut être bizarre qu'on fasse chambre à part...

 Je pense que tu le sais déjà mais... Je voulais te dire... Il ne se passera jamais rien qui ne viendra pas d'abord de toi... "


Il se montre un peu gêné d'aborder ce sujet avec elle, tandis que ses joues rougissaient légèrement. Il savait que la blonde était du genre à aller lentement, et ne voulait pas que cette précision pour mettre les choses au clair, passe comme pour un signe que lui ne faisait qu'attendre qu'elle soit toujours un peu plus disposée à aller plus loin.
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 30 Sep 2013 - 21:01

Tout était revenu à la normal, comme avant le petit incident. Ravie, Charlie se laissait étreindre par Gordon, arrêtant de se mâchouiller la bouche, moins préoccupée. C’est alors qu’il la remercia. D’abord, surprise, elle n’eut pas le temps de trouver une réponse qu’il l’embrassait déjà, enchaînant sur quelque chose d’autre, rougissant de plus belle. Elle aussi prenait des couleurs, elle ne s’attendait pas du tout à ce genre de conversation, même si un aveugle aurait pu le voir venir.

N’ayant pas envie de parler de tout ça en détail, Charlie était néanmoins rassurée d’entendre ce qu’avait à dire Gordon. Elle le laissant terminé avant de se racler la gorge, un peu timide.

-Oh, bah emh… Oui t’en fais pas, mais merci, sincèrement. Je, euh… moais… Me remercie pas sinon, vraiment, y’a toujours un revers à la médaille et honnêtement, je m’en fiche un peu, c’est pas comme si c’était le truc le plus dingue qui me sois arrivée, tout à l’heure, enfin tu vois. Et puis, je suis bien avec toi, le reste m’importe peu à vrai dire…

Les joues roses, Charlie était un peu mal à l’aise de s’ouvrir comme cela, maintenant, mais c’était ce qu’elle ressentait, Gordon était en quelque sorte l’une des meilleures choses qui lui soit arrivé, malgré l’épisode du meurtre de coussin ou encore celui du je-suis-un-mercenaire-hypra-recherché… La blonde était toutefois honnête, ce n’était pas ce genre de petits écarts qui la repousseraient, loin de là.

-Tu veux faire quoi aujourd’hui ? Autre que de martyriser mon mobilier ? Fais comme chez toi de toute façon, y’a des films, des livres, des instruments dans le bureau… J’ai caché la peinture par contre cette fois.

Souriant, taquine, Charlie songeait néanmoins à qu’elle point elle n’avait pas l’habitude d’avoir quelqu’un chez elle, normalement, elle s’occupait toute seule, remplissant ses journées libres ou non, ne se souciant de personne d’autre. Pour le coup, l’idéal était de ne rien imposer et de laisser Gordon choisir, pensait l’anglaise.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 30 Sep 2013 - 22:40

Au vu de la gêne qu'ils exprimaient tous les deux, il était judicieux en effet de peut être écourter le sujet. La réponse timide de la jeune femme lui extirpa donc un nouveau sourire, et le poussa à répondre simplement à son tour pour clore définitivement le sujet.

" Moi aussi je suis bien avec toi..."

C'était un constat bien simple après tout ce qu'il avait dû traverser pour y parvenir... La jeune femme l'ignorerai probablement toujours, mais sa simple existence lui avait permis de se retrouver face à ses choix de vies et de finir par faire les bons. Et ce malgré les tentations nombreuse qui s'étaient présentées à lui de sombrer définitivement dans le crime... Il pensait notamment à son bref séjour au sein de l'Undercast.

Aujourd'hui, il se sentait enfin vivant, ayant enfin trouvé la réponse aux questions qu'il se posaient depuis de si nombreuses années. Il lui suffisait de fermer les yeux et d'interroger son cœur, pour que toujours une image de Charlie apparaisse. Ou qu'il aille, et quoi qu'il fasse. C'était sa vérité. Même si tous deux avaient fait le choix d'avancer doucement dans ce nouveau chemin sur lequel ils s'engageaient.

La jolie blonde avait décidée de son côté de proposer quelques activités pour occuper leur après midi en amoureux. Et il éclata de rire quand elle affirma avoir caché la peinture... En effet, il n'était peut être pas utile de ruiner d'avantage le mobilier. En revanche elle annonça une chose à laquelle il n'avait jamais pris le temps de s’intéresser depuis qu'ils se connaissaient.

" Je ne suis pas très doué en peinture et je t'ai déjà vu à l'oeuvre mais... Puisque tu en parle... C'est vrai que je ne t'ai jamais entendu jouer..."

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 7 Oct 2013 - 18:25

Il est vrai qu’il était un peu étrange que Gordon n’ait jamais entendu Charlie jouer quoi que ce soit, après tout c’était un peu ce qui la caractérisait le plus. Bien que la jeune femme ait fait des études en graphisme, la musique avait toujours eu une part importante dans sa vie, c’était son plus grand hobby, mais aussi, en temps normal, son gagne-pain. Souriant, Charlie était heureuse qu’il ait choisis la musique, bien qu’elle n’avait pas un vaste choix d’instrument pour l’instant, elle aimait toujours jouer pour le plaisir ou pour se détendre.

- Dans ce cas, suis-moi.

Se levant du canapé ensevelis de plumes, la jeune femme se dirigea vers le grand escalier, ne s’arrêtant pas puisque Gordon connaissait déjà le chemin, elle grimpa jusqu’au premier, puis prit à gauche pour entrer dans le bureau aux teintes carmines. Au fond de la grande pièce, on pouvait y trouver une guitare et un violoncelle, d’humeur plus détendue, la blondinette attrapa sa guitare et s’assit sur un bureau pas loin pour commencer à gratter un peu les cordes le temps que Gordon la rejoigne.

Ça faisait un petit moment que l’anglaise n’avait pas joué elle avait arrêté les cours à cause de son emploi du temps chargé et était un peu trop vannée ces derniers temps pour simplement jouer pour elle-même. Elle commença donc par accorder son instrument, pas qu’il eut été méchamment désaccordé, mais un petit ajustement tombait sous le sens. Une fois fait, Charlie s’échauffait un peu, quelques exercices pour retrouver une certaine agilité, rien de bien extraordinaire, mis commencer à jouer sans le faire était inconcevable pour la jeune femme. Pendant qu’elle s’exerçait un peu, elle s’adressa à Gordon qui avait finis par la rejoindre.

- Tu veux entendre un truc en particulier ?

Lâchant quelques secondes sa guitare, Charlie attacha de nouveau ses cheveux qui la gênaient un peu pendant qu’elle jouait, attendant une demande pour un morceau ou du freestyle.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 11 Nov 2013 - 16:51

Gordon avait suivit Charlie jusqu'a la pièce où elle entreposait ses instrument. Il s'assit alors en tailleur, confortablement afin de pouvoir assister au petit concert privé qu'elle allait lui offrir. Passé quelques accords, elle prit alors le temps de poser sa guitare pour se rattacher les cheveux, et lui demander s'il avait un morceau en particulier qu'il voulait entendre.

Il prit alors de réfléchir histoire de lui lancer un petit défi. Avec un léger sourire, il annonça alors avec aplomb.

"Et si tu me jouais une version personnelle de Sweet Dreams ? "

Le défi était de taille pour être joué simplement à la guitare classique, même s'il était surtout curieux d'entendre le ton de la voix sa compagne sur cette chanson qu'il appréciait tout particulièrement, surtout la version Metal.

La jeune femme se sortit cependant à merveille de cette exercice et c'est de francs applaudissement qui suivirent cet intermède musical, ainsi qu'un sourire enchanté de Gordon.

"Hey ! Mais je suis carrément passé à côté d'un truc énorme en fait ! T'as une voix... Attends..."

Il enlève alors son T-Shirt et le jette sur Charlie dans un grand rire enfantin.

" Désolé, mais je n'avais pas de petite culotte sous la main... Et ça aurait été périlleux d'enlever mon caleçon dans cette position !"

Il se redresse alors légèrement et tends le bras afin d'emprunter la guitare à sa compagne. Il posa alors cette dernière contre ses cuisses et s'essaya à son tour à quelques accords. Il grimaça devant son manque de pratique évident, mais la jeune femme pouvait entendre qu'il disposait malgré d'un niveau qui n'était pas non plus celui d'un parfait débutant.

" En fait... Comme au Quality Street, y'avait un bar là où j'ai grandit... Y'avait aussi un piano... Bref parfois on se faisait des soirées Piano-bar et cabaret.

Jusqu'à mon incorporation, je gagnais mon argent de poche en faisant le pianiste tous les week end. Mais à l'armée, parfois les perm' sont longues et c'est difficile de planquer un piano à queue dans ses bagages...

Par contre y'avait un membre de mon équipe qui avait une gratte... Attends ça va me revenir... "


Semblant avoir retrouvé ses marques et une certaine assurance, il commença alors à enchainer les notes d'une célèbre chanson que la blondinette n'aurait eu aucun mal à reconnaitre.

Même si Gordon était bien loin d'égaler la classe de Jimmy Page sur une guitare, l'ensemble était tout de même suffisamment satisfaisant pour se laisser aller lui même a quelques envolées vocales. En espérant que Charlie ne rigolerait pas trop à la seconde ou il placerait le dernier accord.

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 25 Nov 2013 - 22:30

Elle avait joué la chanson qu’il lui avait été demandé et à en juger par la réaction de Gordon, c’était plutôt réussit. Même s’il y avait eu un long moment sans qu’elle ne touche a un instrument ou même qu’elle ne chante ces derniers temps, c’était finalement comme la bicyclette, on oubliait jamais vraiment. Elle éclata de rire lorsqu’elle reçut le t-shirt, c’était bien la première fois qu’on lui lançait un truc après une performance et encore heureux que ce soit un t-shirt et pas une culotte en fait.

Toute suite après, ce fut au tour de Gordon de lui jouer quelque chose. Un peu surprise lorsqu’il lui prit la guitare des mains, elle attendait la suite avec impatience toutefois. Elle ne savait pas qu’il avait la fibre musicale. Les explications arrivèrent rapidement par contre et la mélodie débuta. Les premières notes annoncèrent une chanson connue de tous les musiciens qui se respectaient et Charlie fut bluffé de voir que Gordon maîtrisait assez bien la guitare et le chant pour réussir une interprétation assez réussite du fameux groupe.

Lorsqu’il eut terminé, elle lui relança son t-shirt tout en applaudissant. Le reste de la journée se déroula ainsi, chansons après chansons, sans voir le temps passé, riant et applaudissant au rythme des mélodies qui résonnaient dans le bureau de la blondinette. S’étirant puis baillant, l’anglaise regarda l’heure, le temps d’aller dormir était arrivé bien rapidement, sans que Charlie ne s’en rende compte tellement elle passait un bon moment. Reposant la guitare à sa place elle se retourna vers Gordon, un peu timide.

- Bon, je pense qu’il est temps d’aller dormir. Si tu as un petit creux avant, t’as qu’à aller à la cuisine, moi je vais mettre mon pyjama.

Elle se dirigea donc dans sa chambre, se grattant un peu la tête à savoir ce qu’elle allait bien pouvoir mettre pour aller dormir, n’ayant jamais été vraiment du genre pyjama. Elle dégota tout de même un débardeur noir et un vieux pantalon coloré pour dormir, puis alla à la salle de bain tout en fermant la porte pour se changer et se brosser les dents. Elle ressortie quelques minutes plus tard, fin prête pour aller dormir avec son compagnon.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Sam 11 Jan 2014 - 22:57

Les chansons s'étaient enchainées toute la journée entre plaisanteries et badinages amoureux. Gordon maitrisait assez aléatoirement la guitare, mais il eu toute la journée pour bénéficier d'un petit cours privé, qui lui avait redonné gout au passage, à une activité qu'il avait laissé de côté depuis trop longtemps déjà.
Son seul regret étant que Charlie ne possède pas elle même de piano. Là, il lui en aurait mis plein la vue. En tout cas, il savait quel serait sont premier investissement sitôt qu'il aurait enfin un chez lui.

La soirée commençant à sérieusement s'entamer, Charlie manifesta l'envie d'aller se coucher. Malgré tout affamé, il retourna d'abord en cuisine pour aller chercher de quoi se restaurer. Charlie pendant ce temps était partie se laver et se changer.

Tout à sa collation, Gordon regardait rêveusement par la fenêtre. Cette journée avait été... parfaitement banale. Il était là, un toit sur la tête, sa copine à l'étage pendant qu'il se préparait un petit fristi... Il y a encore quelques mois, il aurait ris à l'idée de lui même embarqué dans une telle vie. Il pensait qu'il s’ennuierait, que le parfum de l'aventure et du voyage lui manquerait. Il n'en était rien.

Il avait passé ses dernières années à jouer au lièvre, et cela ne l'avait jamais rendu heureux. Il était peut être temps pour lui de se ranger définitivement. En tout cas il y pensait de plus en plus sérieusement. Même s'il savait qu'il aurait encore besoin de temps pour mettre un frein total a ses activités. Surtout s'il voulait pouvoir aider sa compagne à lancer son affaire.

C'est en pensant à cela qu'il partit se laver à son tour et fila directement rejoindre Charlie. Elle lui avait laissé le vieux pantalon de Jogging qu'elle lui avait déjà prêté le jour de leur rencontre. Pas de quoi faire un haut convenable... Il était resté torse nu en laissant ses affaires sur un dossier de chaise.

Il rejoignit alors la jeune femme et manqua de rire en voyant la tenue qu'elle arborait. Elle lui faisait assez confiance pour le laisser dormir avec elle, mais avait tout de même opté pour une tenue "tue l'amour"... par sûreté surement. Il se délectait déjà de l'image de sa compagne en petite tenue de nuit ultra sexy... dommage.

Prenant le temps d'observer cette pièce qui était nouvelle pour lui, il Laissa son smartphone sur la table de nuit, avant de se coucher aux côtés de son amoureuse. Tenant sa promesse, il se montra parfaitement gentleman à l'égard de la jolie blonde qui ne semblait véritablement pas habituée à une telle proximité physique.

Il n'eut cependant pas de mal à obtenir d'elle quelques instants de baisers langoureux et de tendres étreintes, en attendant que Morphée vienne la prendre. Un bras musclé enroulé autour d'elle, il la laissa s'endormir, son dos contre son torse, faisant déjà l'inventaire de tout ce qu'il donnerai pour avoir la chance de voir cette fille se réveiller  tous les autres matins qui suivraient.

***

Il ne dormait toujours pas et laissa passer au moins une heure pour être sûr de son coup. Soufflant légèrement contre ses cheveux, et se livrant à de petites expérience tactiles il put constater avec certitude que la belle s'était endormie.

Là, il glissa doucement son bras pour se dégager d'elle sans la surprendre, et se glissa hors des draps dans un silence absolu. Il était passé maître dans cet art du silence.
Il se saisit d'abord de son portable, puis, avec l'agilité d'un chat, il se leva et commença a traverser la pièce plongée dans l'obscurité totale. Il ne fit pas plus de bruit quand il ouvrit avec précaution la porte et la referma derrière lui, afin de pouvoir enfin allumer l'application "torche" de son téléphone.

Il se rendit directement vers le salon, commençant a chercher dans les endroits qui lui parurent les plus logique. A savoir que malgré la modernité, on trouvait rarement un téléphone fixe sans un répertoire non loin... son intuition avait été bonne.

Epluchant le petit carnet qu'il venait de trouver, il exprima un sourire satisfait en voyant qu'il avait fait bingo du premier coup.

* Good evening mister Dickens ! *

la mention " Téléphone Papa " ne pouvait que référer au père de Charlie. C'était largement suffisant pour lui, s'il voulait retrouver le nom et l'adresse de ce charmant monsieur. Mais sa chance ayant décidée de se manifester ce soir, il put constater à côté une annotation, griffonnée à la va vite, de l'écriture même de Charlie. Monsieur Dickens avait-il déménagé récemment ? Il serait facile de le vérifier. Cela commençait par prendre une photo de la partie du répertoire qui l'intéressait. Il replaça ensuite ce dernier à l'endroit exact où il l'avait trouvé.

Il aurait pu farfouiller dans la maison de manière plus approfondie, histoire d'essayer de trouver des lettres ou n'importe quel autre indice qui lui permettrait d'en apprendre plus sur le père de sa compagne, mais il estima que cela suffisait en matière de violation de sa vie privée. Et il avait déjà un contact capable de lui renseigner les petits secrets de monsieur Dickens, pour peu qu'il lui transmette les informations qu'il a collecté ce soir.

Retournant à la chambre toujours dans un silence de tombeau, il reposa son smartphone sur la table de nuit et retourna se coucher aux côtés de Charlie.
Cette dernière ne réagit même pas lorsqu'il lui déposa un ultime baiser contre son cou nu. Soit elle avait le sommeil lourd, soit elle était réellement morte de fatigue... Qu'importe cela l'arrangeait. Mieux valait qu'elle n'apprenne jamais la raison de cette petite ballade nocturne. Travailler dans l'ombre pour pousser les autres en pleine lumière, c'était son travail.

[RP cloturé]

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mar 18 Mar 2014 - 4:43




Le trajet se passa tout en silence et l’atmosphère dans la voiture était des plus lourdes. Charlie ruminait de son côté, se concentrant à demi sur la route qui les séparait de chez elle. Elle avait envie de lui dire mille choses, mais aucune à la fois. La jeune femme rageait, bouillait, mais elle avait aussi envie de pleurer, de le serrer dans ses bras, bref, elle se sentait complètement perdue et ça aussi c’était dur à gérer. Elle se sentait comme une petite bombe à retardement.

Tapotant impatiemment son pouce sur le volant, ne regardant même pas une fois en direction de Gordon, elle n’avait qu’un but, arriver rapidement à la maison et se sortir tout ça de la tête, ou alors non et franchement juste aller dans son bain et y rester des heures à tout ruminer comme dans le temps, comme avant… seule.

Le trajet paru plus long au retour qu’à l’aller, mais ils finirent par éteindre le moteur dans l’allée de la maison de Charlie. Lançant les clefs sur les genoux de Gordon, elle sortit sans un regard et entra chez elle, laissant la porte entre-ouverte pour lui. Toujours en silence, elle retirant ses talons et défit ses cheveux pour les laisser lâche, bien qu’ils l’étaient déjà tous à moitié. Faisant toujours dos à Gordon, lorsque celui-ci entra, fermant la porte derrière lui, elle soupira profondément.

-T’as raison… je dois t’accepter comme ça, t’es pas un imbécile qui se jette sur tout ce qui bouge, tu sais ce que tu fais.

Ses yeux s’humidifièrent de nouveau, elle les essuya rageusement. Elle ne l’avait jamais vu se battre avant, elle était tellement loin de tout ça, tellement loin de ce self-control qu’ont les gens habitués aux situations aussi stressantes. Et de le voir foncer sur ce monstre, ne sachant pas s’il allait lui revenir, ne sachant pas qu’il en était capable…. Elle continua cependant d’une voix amer.

-Moi non, je ne sais pas ce que je fais, je sais plus, j’ai jamais vraiment su et… je me sens juste… tellement impuissante. T’as changé la donne on dirait, dit-elle en riant jaune. Laissant filer un petit moment de silence, elle reprit toutefois sur un ton plus sérieux et plus las.  J’en avais rien à foutre de mourir avant et j’en avais rien à foutre des autres… Et là, je me prends à paniquer à mort et à me sauver en lâche pour te laisser le champ libre par peur de te faire crever parce que je suis inutile…

Levant la tête tout en fixant le plafond, histoire que ses larmes ne coulent encore sur ses joues déjà barbouillées, Charlie soupira de nouveau, fermant les yeux et serrant les dents une fois de plus.

-Je te hais, je te hais de m’avoir donné cet espoir de merde, ces craintes de merdes, ce bonheur de merde…

Laissant sa tête retombée, elle se mit à fixer le sol, mettant ses mains sur ses hanches et ruminant encore un peu, avant de rire de nouveau et de reprendre la parole.

-C’est juste dingue à quel point je t’aime. Je t’aime à mourir et j’y peux rien. T’es la meilleure chose qui me soit arrivée et merde je veux pas te perdre…  pour rien au monde.

Tant qu’à être vulnérable, aussi bien l’être jusqu’au bout se disait-elle. Valait mieux être cash et même si elle n’arrivait pas à mettre de l’ordre dans sa tête, au moins il saurait, même si ça ne faisait pas de sens, même si elle se sentait instable, qu’à un moment elle avait envie de le frapper et qu’à l’autre de l’embrasser. La blonde ne savait plus où elle en était, mais elle savait qu’elle aimait cet homme, même si elle lui en voulait, lui n’avait pas hésité à la protéger.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mar 18 Mar 2014 - 22:53

Après la mise au point qui avait suivit l'inauguration catastrophique du casino, on ne pouvait pas dire que l'ambiance dans la voiture était des plus chaleureuses entre Gordon et Charlie. Aucun parole n'avait été échangée et le couple avait passé tout le trajet à s'éviter du regard.

Il fallait dire que le blondinet avait également d'autres préoccupations. A commencer par son pied blessé... Ainsi après moult contorsions était-il parvenu à lever sa jambe jusqu'au tableau de bord et à enlever la chaussure en lambeau de son pied. Les vibrations de la route le faisait souffrir, mais il ne tenait pas à rester plus longtemps sans voir l'état de sa blessure...

A première vue les dégâts avaient été limités. Les os étant reformé, ne restait plus à présent qu'une coupure nette et quelques muscles et vaisseau endommagés... Rien qui ne puisse se remettre assez rapidement... Et rien qui ne soit plus difficile à juguler qu'une blessure par balle en pleine jungle... Pour le moment il se contenta de déchirer la manche de sa chemise afin de se faire un pansement de fortune.

Quand ils arrivèrent, Charlie semblait toujours lui en vouloir... du moins la manière dont elle lui lança les clef une fois sortie ne laissa aucun doute quant à son état du moment. Il n'avait pas vraiment envie de parler non plus de toute façon... Que pouvait-il lui dire de plus qu'il ne lui avait déjà dit tout à l'heure...

Il entra donc dans la vaste maison en boitant, l'estomac noué par l'atroce impression que quelque chose c'était déchiré entre eux ce soir... Lui même ne savait plus où il en était...

Quand la porte se referma derrière lui, il serra le poing et était bien content d'avoir le dos tourner pour ne rien laisser paraitre des propres émotions contradictoires qui l'envahissait également. Il avait un léger doute sur ce qu'il allait se passer... et effectivement, Charlie parla la première.

Sa première remarque résumait bien la situation... Mais le contexte était tellement lourd qu'il n'aurait sut si cette reconnaissance du fourvoiement de Charlie était positif et négatif... Sentiment d'inquiétude qui s'accentua d'autant plus quand elle poursuivit son laïus.

Elle avait vu ce soir ses pires côtés... Et c'était clairement de sa faute... Leur décalage était évident, mais il était encore plus évident que l'une souffrait beaucoup plus que l'autre de cette situation. Lui n'avait pas à forcer énormément, et ne devait certainement pas se mettre en danger pour suivre le propre rythme de sa compagne... Le fardeaux qu'il mettait sur les épaules de Charlie, par sa simple existence dans sa vie, était bien plus lourd à porter de ce point de vue... Il en avait parfaitement conscience, et elle allait finir par le haïr pour ça... Chose qu'il pouvait comprendre... Il semblait qu'on en était arrivé à ce point de non retour...

Alors que les larmes commençaient à monter également du côté de Gordon, une dernière supplique vint finallement faire éclater toutes ces prérogatives sombres... Une simple phrase... en totale contradiction avec ce qu'il s'était dit plus haut, et qui acheva d’assommer le blondinet. Ce dernier s'efforçait de rester digne et tournait toujours le dos à sa compagne. Mais son allure chancelante, et les tremblement de sa respirations ne laissait aucun doute pour Charlie. Elle avait tapé juste et fort... Il était ébranlé... Par le bilan de leur situation déjà... Mais surtout par cette pensée qui s'était échappée et flottait à présent dans tout la pièce pour être partagée :

* Je t'aime à la folie... Je t'aime à en mourir... *

Gordon passa alors une main contre son visage, toujours sec heureusement, malgré ses yeux rougis par l'émotion. Il laissa ensuite retomber ses bras, comme s'il n'avait même plus la force de les soulever tandis qu'il levait la tête en direction du plafond. Il n'arrivait plus à répondre, et instinctivement il prit cette position pour tenter de sortir ce qui restait coincer au fond de sa gorge.

Il prit une profonde inspiration, ferma les yeux, et laissa enfin s'envoler une chose prisonnière en lui depuis si longtemps...

" ... M**** " Il se retourna alors " ... Je m'appelle... M**** Gordon... C'est mon véritable prénom... "

Curieuse réponse à un "je t'aime..." mais Charlie savait que c'était infiniment plus qu'un simple mot qu'il venait de lui offrir...

Sur ces mots, il baissa la tête définitivement groggy, et reprit sa marche pénible en direction de la salle de bain. Où il espérait trouver la trousse à pharmacie et de quoi se recoudre.

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Charlie Dickens
Humain
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mer 19 Mar 2014 - 3:42

Charlie ne s’attendait pas nécessairement à une réponse, elle voulait simplement que les choses soient claires, ou du moins, elle avait eu le besoin de relâcher un peu la pression. La réponse qu’il lui fut donné la prit franchement au dépourvu. Toujours dos à Gordon, elle avait simplement tourné la tête quelque peu, comme pour mieux entendre, pas certaine de si elle venait de rêver ou si tout cela se passait bien dans la réalité.

Interdite, elle répétait le prénom mentalement dans sa tête, se mordant la lèvre inférieure, retenant un mélange assez hétérogène de sentiments. Lui n’ajouta strictement rien… Il passait à côté d’elle sans un regard en se dirigeant vers la salle de bain du rez-de-chaussée. Charlie fronça les sourcils, la colère reprenait le dessus sur la peine, le désarroi et l’amour qu’elle ressentait. Comment osait-il lui balancer un truc pareil puis la planter là, comme ça, sans rien ajouter !? Sous le coup de l’émotion, impulsive, elle attrapa l’un des talons qu’elle avait porté lors de la soirée pour le lui  lancer dans le dos sans ménagement.

-Tu me balances ça et tu crois t’en sortir aussi facilement ?!

Lâchant un soupir rageur, elle n’attendit pas son reste et le planta là, se dirigeant vers l’escalier pour le monter quatre par quatre. Elle lui en voulait terriblement, mais était tellement soulagée également. Tout était si intense, elle n’arrivait pas à réfléchir correctement, les émotions se succédant et se bousculaient ne lui laissant pas la chance de se contrôler. Une fois dans la salle de bain du premier, elle se dirigea vers la pharmacie, devinant ce que Gordon allait probablement faire au rez-de-chaussée. Seulement il n’y trouverait guère de quoi s’occuper de sa vilaine blessure. Ouvrant la porte miroir et attrapant de l’antiseptique et des bandages, c’est en refermant la porte que Charlie croisa sa tête. Cette tête toute échevelée, abîmée par tant de trouble, épuisée, une sale tête en résumé. Soupirant, elle baissa le regard et tout le matériel en main, alla faire une pause en s’asseyant sur le rebord de son bain. Il fallait faire le point.

Ruminant et essayant de mettre le doigt sur ce qu’elle ressentait réellement, la blonde se frottait le front et les tempes, l’exercice n’était pas si simple. Elle devait se calmer, focuser. Elle venait de dire à Gordon qu’elle l’aimait, plus que tout, ça c’était franchement pas prévu. Et sa réponse à lui non plus d’ailleurs.

Sa réponse… son prénom… Tout ce que cela impliquait…

Et elle, elle lui avait balancé une chaussure dessus. Elle lui en voulait, encore d’ailleurs, mais… elle n’avait qu’une envie maintenant, c’était de courir le rejoindre.

Se levant, elle allait redescendre avec de quoi l’aider à soigner sa fichue blessure. En sortant de sa chambre, elle revint sur ses pas rapidement, ayant une pensée rapide. Fouillant dans l’un de ses tiroirs, elle en sortie une bobine de fil dans laquelle était plantée une aiguille. Savait-on jamais s’il en aurait besoin. Dans les films ils en avaient toujours besoin et sa vie était vraiment digne d’un mauvais film d’action/horreur ces derniers temps, alors aussi bien ramené tout le bazar en bas.

Il avait fini par atteindre la salle de bain. Elle se rapprocha, mais ne dépassa pas le cadrage de la porte, déposant ce qu’elle avait dans les bras sur le comptoir de la vanité.

-Tiens. Fut tout ce qu’elle prononça.

Croisant les bras et s’appuyant contre le cadrage, elle releva un sourcil, mais son visage était toutefois un peu plus détendu. Elle posait son regard clair sur lui, perdu dans ses diverse pensées,  le regardant faire sa magie de mec qui savait se soigner tout seul comme Rambo.
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Gordon
Humain
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mer 19 Mar 2014 - 22:59

Un talon rebondit contre son dos, sans qu'il ne daigne broncher. Gordon n'avait pas attendu Charlie... Pas par indélicatesse mais par nécessité. Alors qu'il y avait encore tant à dire... Ou à ne pas dire.

Se dirigeant directement vers la salle de bain, il fouilla tous les tiroirs, mais ne trouva rien de probant. Tant pis... Il enleva la plupart de ses vêtements pour rester simplement en pantalon. Il fit couler l'eau du lavabo et lava ses mains maculées de sang séché, puis enleva le pansement de fortune recouvrant son pied. Il remonta sa jambe de pantalon et tenta tant bien que mal de faire couler de l'eau sur sa blessure et d'effectuer un premier nettoyage. Le sang mélangé à l'eau, se vidant dans l'évacuation, lui donnait l'impression de souiller à jamais cette demeure. Cela l'attrista d'avantage.

Mais le principal problème pour l'heure, c'était que l'exercice auquel il se pliait était plutôt périlleux, sans soutient, encore à moitié habillé et surtout par la douleur de manipuler ainsi une plaie encore ouverte. Bon en fait la tâche était carrément impossible...

Mettant de l'eau et du savon partout, il finit par glisser et bascula en arrière, ce qui lui arracha une flopée de juron, assis sur le postérieur et jetant le savon à travers la pièce. Le premier nettoyage s'arrêterait là... Heureusement que Charlie ne tarda pas a revenir -tandis que lui même se relevait péniblement- avec le matériel qui lui manquait. Ou presque... Sa mésaventure de la douche avait eu le mérite de lui rappeler que sa plaie était bien mal située pour qu'il puisse se débrouiller seul.

Tout le problème était se savoir si sa compagne était dans de meilleure disposition pour lui venir en aide. En fait il n'allait pas vraiment lui laisser le choix.

" Merci... Mais... Je crois que je ne vais pas m'en sortir tout seul..."

S'efforçant de poser le moins possible son pied blessé au sol, pour ne pas maculer la pièce de son propre sang, il se dirigea vers la blonde, sur qui il finit par s'appuyer, manquant d'équilibre. Cela eut le mérite de lui arracher au moins un sourire amusé au vu de la situation toujours tendue entre les deux personnages.

Pardon... Mais je crois qu'en plus, il va falloir que tu m'aide...
Est-ce que tu peux m'apporter un grand bol et mettre des serviettes sur le canapé s'il te plais ? Je ne vais pas pouvoir faire ça ici..."


Il relâcha alors son étreinte involontaire pour poser des compresse de gaz des deux côtés de son pied, qu'il fit ensuite tenir avec du ruban adhésif médical, le temps pour Charlie de s’exécuter.

Elle vint ensuite le rejoindre pour l'aider à se rendre au salon avec le matériel. Gordon rapprocha une chaise du canapé, sur lequel il posa le bol qu'il remplit d'alcool, avant d'y tremper le fil et l'aiguille. Il s'étendit ensuite, prenant appuis contre l'un des côté du divan, pour allonger sa jambe le long des coussins. S'il pouvait penser, le pauvre canapé devait certainement se demander ce qu'il avait bien put faire au blondinet pour mériter un tel acharnement...

Tournant à nouveau les yeux vers sa compagne, il ajouta alors, visiblement gêné par la requête qu'il s'apprêtait à lui faire.

" Charlie pardonnes moi mais... Le pire est encore à venir... La plaie est mal située... je n'arriverai pas à la recoudre correctement tout seul..."

Il ne laissait aucun doute quant à ce qu'il sous entendait par là. Mais il n'avait aucun doute quand au fait que la blondinette avait les tripes suffisamment accrochée pour se livrer à cet exercice. C'était également une manière de lui montrer qu'elle était capable de plus qu'elle ne le pensait elle même. Et puis soyons sérieux... des deux, c'était certainement lui qui allait le plus morfler.
Afin de la convaincre, il ajoute enfin.

" On pourrait faire venir un médecin... Mais... Je crois que ça pourrait être utile que tu apprennes à faire ce genre de chose toi même...

Je te guiderai..."

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Jeu 20 Mar 2014 - 3:04

gnéh:
 

Fronçant les sourcils, elle avait bien envie de lui dire de se débrouiller tout seul, après tout, c’est lui qui était allé jouer à câliner le monstre pas beau.

La blonde se retint néanmoins, le regardant se dandiner pour aller dans sa direction. Manquant d’équilibre il s’appuya sur elle, elle faillit bien ficher le camp par terre, ne c’était pas attendu à la réception d’un mec de 90 kilos, appuyée toujours contre l’embrasure de la porte. En plus, elle n’avait pas envie qu’il la touche, elle était dans une sale humeur, combattant son instinct premier qui lui disait de s’écarter et de le laisser se débrouiller tout seul.

En plus il souriait… Lui,  ne lui arracherait pas un sourire aussi facilement par contre.

M’enfin, implicitement, elle accepta, même si elle n’avait pas trop le choix. Charlie s’exécuta lorsqu’il lui dicta quoi aller chercher et quoi préparer. Elle l’aida aussi à se rendre dans le salon et à s’installer sur le canapé.  Alors qu’il allait commencer à se charcuter tout seul, la jeune femme elle se levait pour s’éloigner, n’étant pas très friande de ce genre de spectacle, mais encore une fois, Gordon lui demanda de l’aide.

-Tu rigoles ?!

Évidemment que non, en tout cas, pas vu la tête qu’il tirait. Malheureusement pour Charlie, elle allait apparemment, en plus de toute cette soirée de merde, devoir jouer au petit chirurgien en herbe. Loin de la ravir, la perspective de recoudre de la chaire et de la peau la glaçait au plus haut point. Elle resta de longues secondes à le regarder, ahurie et alors qu’il reprenait la parole parlant de médecin et de l’aspect pratique qu’elle aurait à apprendre à recoudre des plaies, Charlie posa ses deux mains sur son visage, cachant une grimace frustrée et anxieuse.

-Au diable ta saleté de médecin, sérieux… et dit moi quoi faire qu’on en finisse merde…

Laissant tomber ses poings de part et d’autre de son corps, elle posa un regard froid sur son éclopé de petit copain. La blondinette avait encore une fois envie de le planter là et de lui dire de se débrouiller, mais bon, apparemment il avait besoin d’aide et elle, elle ne se le pardonnerait pas de l’abandonner à son point de croix.

S’asseyant sans ménagement sur le canapé, Charlie regarda de plus près la plaie de Gordon. C’était pas joli, mais au fait depuis quand c’était jolie des plaies ? M’enfin… elle avait une drôle de sensation au pied juste de la regarder, comme un engourdissement pas agréable du tout. Bon sang ! Ça devait pas être si compliqué, non ? Faudrait juste qu’elle se calme…

Il lui expliqua comment faire, son cœur battait la chamade, prêt à sortir de sa poitrine et à se sauver. Elle entra une première fois l’aiguille, lentement et un haut le cœur l’a pris immédiatement. Retirant rapidement ses mains tremblantes, Charlie ferma les yeux, prenant quelques grandes respirations et lâchant tout autant de jurons que Gordon. Maintenant, fallait repasser l’aiguille de l’autre côté de la plaie pour réduire l’ouverture. Attrapant de nouveau l’aiguille, tremblante, Charlie tâchait de faire rapidement sans faire trop de dégât, sous les directives très précises de Gordon.

Ce ne fut pas assez, car près d’avoir terminé, elle voulut accélérer un peu, pressée d’en finir et piqua trop profondément. Gordon réagi évidemment au quart de tour, lui lâchant un truc du genre ‘’Mais pas comme ça putain !’’ ou quelque chose s’en rapprochant, suivit d’un flot d’injures et de jurons. Cela plut très moyennement à la demoiselle qui en avait maintenant plein le cul, pour bien parler, et décida que s’en était assez. Appuya fortement avec son pouce sur la blessure, les dents serrées, elle siffla quelques injures également, tout en regardant son compagnon droit dans les yeux.

-Non, mais tu vas la fermer que je termine ?!

Déjà qu’il était super directif, qui pouvait lui en vouloir après tout, mais de se faire prendre la tête en plus comme ça avec plein de jurons et que son canapé se fasse tabasser de la sorte sous le coup de la douleur. Non, là vraiment pour le coup, elle n’avait plus trop de compassion, la blonde était fortement irritée, c’était tant mieux et il le méritait. C’était égoïste, mais pour l’heure, Charlie n’avait pas envie de penser autrement, plus envie d’être logique. C’était de la pure et simple vengeance complètement enfantine.

Elle desserra cependant sa prise et se remit au travail sans un mot, fit un nœud et coupa le fil avant de  balancer les surplus ainsi que les ciseaux brusquement sur la table à café.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Ven 21 Mar 2014 - 16:47

A peine eut-il demandé à Charlie de se charger elle même de l'opération, que Gordon commença à très sérieusement regretter sa décision. Et pour cause, malgré des instructions plutôt précises sur la manière de procéder, Charlie se montrait extrêmement maladroite. Résultat, ce qui ne devait prendre qu'un essai, en prenait bien souvent trois ou quatre, provoquant chez le blondinet des réactions plutôt explosives sous le coup de la douleur et de ses nerfs qui commençaient à être sérieusement éprouvés par la soirée.

Ce n'était pourtant pas la volonté qui manquait de son côté pour essayer de rester le plus calme et raisonnable possible... Mais bien souvent les choses se déroulaient de la manière suivante :

" Bon c'est pas grave... on reprends... A présents tu pinces entre tes deux doigts, et tu plante l'aiguille... AAAAAAAAAAAAAAH !!!! MAIS PUTAIN QU'EST-CE QUE TU FOUS !!!"

Bon... autant l'avouer, Gordon était également un patient insupportable, autoritaire, et dirigiste... Inutile de préciser que la blonde n'appréciait pas forcément de se faire parler de la sorte, si bien que sa maladresse se commua assez rapidement en mauvaise volonté et en torture délibérée. La demoiselle commençait effectivement à prendre de l'assurance malgré toute la mauvaise foi de son compagnon, et n'hésitait pas à se rebeller. Plaquant le pied blessé de Gordon, inondant sa plaie ouverte d'alcool à 90°, et se révélant une escrimeuse hors pair en matière d'aiguille, elle ne manqua aucune occasion de le faire taire à partir du moment ou celui-ci commençait à parler un peu trop fort.

Ne pouvant se permettre de frapper Charlie, ce fut le canapé qui fit les frais des soubresauts douloureux d'un Gordon, à coups de poings et de tête. Verbalement, il y avait eu assez de "PUTAIN !", lâché par les deux parties, pour remplir une maison close...

Le mercenaire en venait même à maudire intérieurement le Lycan qui l'avait mit dans cet état. Si ce dernier avait été foutu de mieux planter sa griffes, cette dernière aurait pu lui trancher des veines, une artère, des tendons important. Là, la blessure aurait dépassé ses compétences et il aurait été contraint et forcé de se rendre à l’hôpital... Il aurait été soigné par des gens compétents et aurait échappé à ce supplice... Il serait tombé sur Stasi qui aurait pu le reconnaître, se serait transformé et l'aurait mâchouillé lentement pour le plaisir... Mmmmf... bon en fait il valait mieux là situation dans laquelle il se trouvait.

Cette réalité le fit se calmer un peu, quand la blonde eut enfin terminé. Là il lui adressa un "merci..." de mauvaise volonté, avant de lever les yeux au ciel, plaqué contre le dossier du divan et haleter comme s'il venait de courir un marathon. Charlie n'était pas dans une meilleur état de fatigue nerveuse. Brusquement et sans reprendre son souffle, il se redressa alors pour finir rapidement le travail avec des compresses à gaz et un solide strapping pour faire tenir le tout. Il s'assit enfin et posa son pied au sol pour éprouver la solidité de l'ensemble... c'était terminé, enfin...

Il tourna alors la tête pour jeter un regard noir à la responsable de ses tourments, prêt à lui exprimer toute sa mauvaise humeur et son exaspération d'une soirée totalement gachée. Mais rien ne sortit de sa bouche. Il s'était figé, le souffle court, avec un regard de défiance envers Charlie qui le lui rendait bien.

C'est à cet instant que le fil de ses pensées s'arrêta net, comme si une coupure généralisé était venu tout éteindre pour ne plus laisser parler que l'instinct et le langage corporel. Il se jeta littéralement sur elle.

Une première main la plaquant contre l'accoudoir du divan, et l'autre empoignant rageusement le tissu de sa robe pour ne pas lui permettre de s'enfuir, il l'embrassa comme il ne l'avait jamais embrassée. Un baiser, mêlant amour et colère, exprimant tous les sentiments contradictoires qui débordaient en lui à ce moment.[/color]

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 24 Mar 2014 - 21:01

Alors qu’il la remerciait avec toute la mauvaise foi du monde, Charlie lui adressa un sourire tout aussi faux, ajoutant d’un ton à la foi également aussi discutable que celle du grand blessé :

-Tout le plaisir était pour moi, franchement.

Il aurait été faux de dire qu’à un moment, au très fond d’elle-même, Charlie n’avait pas apprécié de lui boucler le bec, même si les moyens pour y arriver avaient été un peu drastiques. C’était apparemment un côté d’elle que la jeune femme n’avait jamais exploré et n’avait même jamais eu conscience de. Quoi qu’il en soit, toujours dans une humeur de chien, elle s’appuya rageusement sur le dossier du canapé, croisant les bras, louchant vers l’horloge la plus près, espérant que l’heure serait assez avancée pour aller au lit et tout oublié de cette soirée bousillée.

Elle sentie alors un regard noir se poser sur elle, regard qu’elle se dépêcha à rendre tout en soupirant. Il avait juste à aller à l’hôpital la prochaine fois ! Elle avait rien demandé, même, si elle avait pu, elle l’aurait anesthésié pour avoir la paix pendant les travaux forcés de petit chirurgien en herbe. Elle se serait sans doute mieux débrouillée si ça se trouvait !

Avant de pouvoir continuer plus longtemps à se remontrer contre son compagnon toute seule, Charlie se fit littéralement sauter dessus. Évidemment n’ayant pas de réflexes à tout casser, elle ne vit rien venir. Seulement, limite elle se serait plus attendu à se faire taper dessus qu’embrasser de la sorte. Elle se débattue au début, mordant aux baisers, le griffant. Mais alors qu’elle tentait de se libérer, griffant son visage d’une main pendant que l’autre tirait ses vêtements vers l’arrière, sa poigne de raffermie soudainement sur la mâchoire de son assaillant. Poigne qui au lieu de l’éloigner, le forçait finalement à rester, les morsures disparaissant et laissant place à des baisers tout aussi enflammés.

Elle cédait, n’ayant plus la force de bouder, n’ayant plus la force de réfléchir, n’ayant tout simplement plus la force d’entretenir cette distance entre eux.
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