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 Le Théâtre

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Esprit des Fondateurs
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MessageSujet: Le Théâtre   Sam 21 Avr 2012 - 11:31


La salle de théâtre a été rénovée en respectant les codes du théâtre ancien: sièges en velours pourpre, boiseries sombres contrastant avec les éclatantes dorures, grands rideaux rouges venant séparer le public de la scène...

La programmation quant à elle respecte ce côté vintage en ne proposant que des grands classiques.


Programmation


  • Avril - Shakespeare : Le Roi Lear
  • Mai - John Ford : La Sorcière d'Edmonton
  • Juin - David Garrick : Harlequin's Invasion
  • Juillet - John Galsworthy : The skin game

_________________
Je suis l'esprit de la cité, celui qui hante ses murs, qui se trouve dans chaque souffle de vent et dans chaque goutte de pluie...
Inutile donc de m'adresser des MPs, je ne risque pas de répondre!
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Professeur J. M.
Humain
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Mar 10 Juil 2012 - 18:33

Le professeur n’était pas présent dans cette ville depuis longtemps, et déjà il avait eu confirmation de ce qu’on lui avait dit à Londres. Les lycanthropes existaient bien… Du moins les autochtones de cette citée en étaient intimement convaincus.

Comme le disait l’adage il n’y avait pas de fumée sans feu. Quelque chose de pas net se déroulait dans cette ville, mais il était encore trop tôt pour savoir ce qu’il se passait exactement.
Le professeur voulait en avoir le cœur net, il voulait en voir un de ses propres yeux. Pour lui c'était l'unique condition pour croire en leurs existences, et à partir de ce moment là, uniquement à cet instant précis il commencerait à réfléchir à un moyen de les exterminer…

Mais voilà, comment faire pour en voir un. Se balader seul le soir de pleine lune n’était pas une idée des plus judicieuses, si ces monstres existaient réellement James ne donnerait pas cher de sa peau s'il en croisait un.
Il lui fallait donc un moyen plus subtil de découvrir la vérité. Pour cela le professeur avait décidé d’utiliser un des points faibles réputés de cette espèce, l’argent.

Pour sa petite expérience James devait donc mettre en contact un grand nombres d’individus avec de l’argent. Plus l’échantillonnage était important, plus la chances d’avoir un résultat positif était grande. Mais comment réussir cet exploit sans attirer l’attention ?
James devait donc trouver un moyen d’être discret et efficace. Il devait trouver un moyen de réunir une grande quantité d’individus dans le même lieu et de les mettre en contact avec de l’argent sans être soupçonné.

Après quelques jours de recherche il avait finis par trouver la solution.

Dans un premier temps il avait recherché le lieu idéal et avait finis par trouver. Le Dark Theater, serait le lieu parfait.
Il s’était ensuite rendu à la mairie pour exposer son projet. Le professeur proposa d’organiser une série de conférences. Cela permettrait de faire de la publicité pour ce lieu qui avait ouvert assez récemment. Etant Zoologue, le thème de ses conférences était l’évolution et l’adaptation des animaux durant ces derniers siècles. Et pour la première de ces conférences le professeur avait suggéré de parler des… Loups !
L’idée avait bien entendu été adoptée à l’unanimité, la première étape de son plan et aussi la plus dure s’était donc déroulée sans encombre. Ensuite il s’était lancé dans de savant calcul en fonction du volume de la salle, et du système d’aération, de la volatilité de certains produits, de leurs effets toxiques sur les humains…

Plusieurs semaines s’étaient écoulées, et ce soir c’était la grande première. Le professeur était nerveux, impatient de savoir si ce soir il aurait un résultat positif.

La salle commença à se remplir, et comme d’habitude la conférence débuta avec 15 minutes de retard, le temps que les retardataires s’installent. Les lumières se coupèrent, et après s’être présenté James alluma le vidéo projecteur et commença à parler de l’origine des loups, de leurs ancêtre connus… Image à l’appuie.

Au bout de dix minutes, sans s’interrompre le professeur sortit discrètement une télécommande de sa poche et appuya sur un petit bouton. Le système d’aération se mit alors en route. Sauf que James avait fais quelques modifications dessus, et de très faibles quantités d’argents en poudre commencèrent à se diffuser dans la pièce. La quantité d’argent était très faible, ainsi seul un individus particulièrement sensible à ce métal réagirait à sa petite manipulation…
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Kelly
Lycanthrope
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Mer 11 Juil 2012 - 20:47

Levé du lit matelas à 20h, Kelly se rendait vers la grande roue, chaussées de ses patins Winnie l'ourson dont le jaune avait subit l'épreuve de la poussière, empruntant machinalement l'itinéraire qui la conduirait à ne pas se faire arracher un membre par ses propres pièges. Vêtue d'un simple T-shirt de taille adulte qui faisait office de robe - sans doute devait-il appartenir à quelconque mécanicien au vu des traces de cambouis qui le décoraient -, elle marchait comme un zombie, pas encore totalement réveillée qu'elle était, et tenait dans sa main une tasse souvenir Zombillenium remplit de thé au gingembre dans une main, dont l'étiquette pendouillait au rythme de la marche et un sachet en plastique dans l'autre.

Une fois arrivée en haut, elle profita de la vue, sensible au coucher de soleil, elle s'imaginait tout les suceurs de sang sortir de leur tanière, dégustant son thé. Elle n'avait pas perdue cette habitude de se lever tard pour la simple et bonne raison que les choses les plus intéressantes se passaient la nuit. Posant sa tasse sur le panneau de commande qu'elle avait confectionné, elle déballa son attirail du sachet. C'était une coloration couleur blond doré (pour une chevelure angélique) dont elle avait aussi enduit ses sourcils. Autant faire les choses jusqu'au bout non ?

Quoi de beau au programme aujourd'hui ? Une conférence sur les loups au sein du règne animal et le contexte évolutionniste du XXe siècle. Elle était portée par un prestigieux professeur de l'Université de Dublin, spécialiste en zoologie. Un homme de grande stature et de grande influence et, de ce qu'elle en savait, membre d'une sorte de loge maçonnique dont elle ignorait les tenants et aboutissants. Assez intéressant pour la persuader de faire un petit break dans ses miss-carnageries. Une conférence à 23 h 30 ; inutile d'être un expert en sciences occultes pour deviner à quel type de publique s'adressait le maître-conférencier. Peut être était-ce en fait un séminaire de formation pour vampires : "Comment tuer facilement un lycan ?". Peut être. Pour l'instant, il était presque 22 heures et le ciel commençait à se draper d'un voile d'or ; et c'était beau.

Vers 22 h 15, lorsqu'elle eut fini son thé, Kelly se rendit dans sa base et sortit de sa panoplie de costumes un uniforme de l'University Road de Galway avant d'aller se rincer les cheveux et de s'admirer un temps devant la glace. Sous son petit uniforme de parfaite écolière assidu et obéissante, elle n'avait pas dérogé à l'habitude : scalpels, seringues et toujours une noisette de C4 (comme pour faire un gâteau : "juste une noisette, voilà.") qu'elle conservait au cas où. La vie à Galway lui avait apprit que les 'cas où' étaient parfois nombreux. Pour l'occasion, elle avait même un petit cartable en cuire, pas de quoi mettre plus que quelques livres, mais accessoire indispensable pour compléter le tableau. Cinq minutes plus tard, elle était partit.

Elle marchait tranquillement dans les ruelles et finit par prendre un bus parce qu'elle était presque à l'autre bout de la ville et que le Dark Theater n'était pas non plus la porte à côté, ce qui ne correspondait pas exactement avec ses contraintes de temps. Lorsqu'elle se présenta dans la salle, près d'une cinquantaine de personnes étaient déjà présentes et pourtant il restait encore dix minutes avant le début de la conférence. Dix minutes plus tard, l'afflux de gens n'avait pas décru et il avait été convenu de laisser les portes ouvertes un quart d'heure de plus. La salle était presque pleine, de toute évidence, l'évènement était très attendu. En bas de l'amphithéâtre, caché sur les côtés se trouvaient même deux ou trois journalistes. On comptait pas loin d'un dictaphone par rangée certains avaient prit de quoi écrire. D'autres étaient venu avec leur femme (qui, pour certaines, ne s'intéressait pas le moins du monde à ce qui se préparait mais venaient sans doute pour confirmer leurs soupçons selon lesquels leur mari avait des passions bien ennuyeuses) comme pour parader, d'autre venaient seulement pour se sentir bourgeois ou intellectualisés.

Enfin, le professeur entra dans la salle par la porte du bas, accédant ainsi directement à l'estrade ainsi qu'au long et massif plan en bois qui avait été installé pour l'occasion. Kelly fut surprise de la renommée du professeur dans le milieu universitaire en constatant qu'il fut accueillit à force d'applaudissements. Elle ne pouvait que constater le charisme savant qui se dégageait de cette homme. Du moindre centimètre carré de peau de ce dernier émanait la certitude indéniable d'une intelligence hors du commun et - elle le pressentait - d'une volonté inflexible. Bien sûr, elle n'y était en rien sensible, c'était bien là son handicap, même si (elle ne le savait pas encore) cela allait ce révéler être formidablement utile pour elle, pour sa survie.

Le professeur remercia la salle pour son accueil avec une courtoisie élégante et commença son exposé. On voyait là un savoir-faire, une expérience de longue haleine en la matière. Il savait parfaitement comment captivé son publique. Comment l'amener à porter son intérêt sur des choses qui paraissaient anodines mais qui en réalité étaient de grande importance dans la logique de sa présentation. Il donnait des analogies pertinentes et parfois amusantes, des anecdotes qui arrachait à la salle des rires enthousiastes et qui les attendrissait. Kelly, elle même, était captivé. Non par la mise en scène et la pédagogie sans faille du professeur, mais par la structure incroyable de ses idées, par la façon aussi étonnante que futé dont il greffait aux dernières théories comme aux anciennes ses propres avancées dans le domaine, qui paraissaient à chaque fois donner en plein dans le mille, faire montre d'une intuition conférant au génie.

Mais, au bout d'un certain temps, ses yeux commençaient à lui piquer, de plus en plus. Ce fut à tel point que c'en devenait désagréable et l'empêchait de se concentrer. Elle pensa tout d'abord qu'elle avait attrapée quelque chose dans son repère. C'est vrai quoi : elle avait beau aimer son chez-elle, on ne pouvait pas dire qu'elle respectait minutieusement les normes d'hygiène. Elle se retournait alors discrètement pour regarder autour d'elle comment sortir de façon à ne pas trop faire de vagues pour aller localiser et déloger l'éventuelle poussière ou je-ne-sais-quoi qui la gênait à la faveur d'une glace dans les toilettes. C'est alors qu'elle s'aperçut de la chose : quelqu'un était en train de se moucher, quelqu'un d'autre se frottait également les yeux, qui semblaient devenir tout rouges (malgré que les lumières ne fut éteintes) et un autre encore se grattait comme un junky. Elle commençait à penser qu'il y avait quelque chose de louche. Elle était évidemment encore bien loin de soupçonner le professeur qui discourait joyeusement sur l'adaptation du loup européen à son environnement durant l'air industrielle, mais elle avait comprit que la situation était anormale.

De son côté, le professeur continuait de parler et l'auditoire n'en était pas moins captivé comme des enfants pendant un spectacle de marionnettes. Pistache, elle, ne savait pas encore que le monsieur aux airs sympathiques allaient devenir son ennemi le plus redoutable... Et vice-versa.

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Professeur J. M.
Humain
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Jeu 12 Juil 2012 - 13:31

Le professeur continuait son exposé tout en observant attentivement son « publique ». Depuis qu’il avait actionné le système de ventilation une personne avait commencée à réagir, puis deux, puis trois… En fait il y bien une dizaine d’individus qui se sentaient mal à l’aise.
Le professeur n’en revenait pas. Soit il avait pas de chance et tous les allergiques à l’argent de la ville c’étaient réunis ce soir pour sa conférence, soit les lycanthropes existaient vraiment et il avait dans la salle une dizaine de monstre potentiels.

La situation était telle, que le professeur ne savait pas réellement quelle action adopter. Il continuait son exposé, automatiquement, tout en réfléchissant à une ligne de conduite à prendre. Alors qu’il commençait à aborder le chapitre sur les mythes autours du loup, commençant par la célèbre bête du Gévaudan, il aperçut une enfant qui semblait aussi gênée par l’argent.

L’espace d’un instant, le professeur se demanda s’il ne rêvait pas. Que faisait une si jeune fille, qui apparemment devait encore être au collège, à une conférence réservée à des zoologistes ? Elle était trop jeune pour comprendre le dixième des notions qu’il avait évoqué. Mais alors que faisait-elle ici ?

Pour le professeur ça ne pouvait être une coïncidence, une fille si jeune dans sa conférence, qui semblait décidément bien mal réagir à l’argent. La situation était trop étrange pour James. Aussi il décida que cette jeune fille serait son cobaye. Après tout c’était bien la personne la plus étrange de la salle.

James coupa le système de ventilation. Il n’était plus nécessaire de continuer ce petit test, et d’indisposer tout le monde. Il se concentra alors sur sa conférence et attendit d’avoir finis pour passer à l’action.

Une fois sa conclusion terminée, après les applaudissements d’usage, James se dirigea vers la jeune fille, s’excusant lorsqu’une personne tentait de l’interpeller. James ne voulait pas la laisser s’échapper. Lorsqu’il arriva enfin à coté d’elle il l’interpella.

« Excusez moi mademoiselle, je vous ai remarqué dans la salle, et j’admet avoir été assez surpris, c’est la première fois qu’une de mes conférences intéresse une si jeune personne. D’habitude les personnes de votre âge on tendance à fuir ce genre d’ennuyeuse conférence. Me feriez vous l’honneur de rester quelques instants ? J’aimerais m’entretenir avec vous. »

En disant ces quelques mots il joua machinalement avec le pommeau de sa canne donc le pommeau était en argent…
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Kelly
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Ven 13 Juil 2012 - 12:39

La conférence n'en finissait pas de la ravir. Enfin donc ; même les diapositives étaient conçues intelligemment : de belles grandes photographies et illustrations, projetés en haute définition sur le rideau secondaire géant du théâtre (qui était blanc, le rideau principal étant rouge). Et ils avaient droit à la panoplie : regard pénétrant du loup blanc s'adressant directement l'objectif, rumba des petits jouant la chamaille sur leurs deux pattes, juxtapositions de planches anatomiques anciennes façon "Prenez l'embranchement à droite au niveau de la myocarde systolique puis, troisième sortie au giratoire après valves auriculo-ventriculaires." et schémas et autres organigrammes localisant le canis lupus et ses confrères au sein de ce monde compliqué et plein de surprises qu'était le règne animal. De sacrés arbrisseaux ces schémas soit dit en passant. Ils semblaient vouloir remonter jusqu'à des ancêtres tellement ancestraux qu'ils ne ressemblaient plus en rien à des loups, genres de planctons aux formes insolites qui devaient plus d'une fois avoir inspirés des designers de jeux vidéos et de sextoys.

Il n'empêche, l'auditoire avait été captivé jusqu'à la fin, excepté - peut être - un pauvre bougre carminé par la fièvre, qui partit juste à temps pour ne pas gâcher la fête : à peine passé les doubles portes ouvragées du théâtre, il s'était effondré d'une permutation cérébrale ; et sa femme de paniquer qu'il fut mort. La sécurité appela tout de même une ambulance, plus pour rassurer l'épouse hystérique qu'autre chose. Les applaudissements furent fournis et mérités, l'enthousiasme se sentait. Et le professeur qui avait conclu le spectacle (car, à ce niveau, on était à la limite de l'Art) par une formule efficace et fédératrice qui revenait à dire "Mais nous on les aime bien ces loups là !", en plus savant et spirituel, laissant le grand monde repartir sous fond d'une ultime image mignonne - un louveteau tout emmitouflé parmi ses frères et sœurs, formant un océan de boules de poils attendrissantes, qui ne manqua pas de fendre le cœur de ceux qui jetèrent un coup d’œil par dessus leur épaule. En terme de meilleur pour la fin, le professeur semblait avoir au moins autant de ressources sinon plus qu'un strip-teaseur.

Mais, alors qu'elle se levait de son siège - lequel était très confortable au demeurant - Kelly se rendit compte à quel point elle se sentait toute raplapla (elle aurait par ailleurs bien rajouté deux ou trois 'pla' au mot pour signifier à quel point elle l'était). Sur le point de partir, ou plutôt d'attendre que ceux qui voulaient partir devant elle n'attendent que ceux qui voulaient partir devant eux n'attendent que... Enfin vous avez compris, elle aperçut le professeur Matthew qui remontait en sa direction, jouant des pieds, des coudes, d'excuses polies et autres manœuvres pour refuser décemment d'accorder de son attention à tel ou tel individu ainsi que le faisaient les grands universitaires bien éduqués. Cependant, elle ne s'attendait aucunement à ce qu'il s'adresse directement à elle et, apparemment, les autres non plus.

"- Excusez moi mademoiselle, je vous ai remarqué dans la salle, et j’admet avoir été assez surpris, c’est la première fois qu’une de mes conférences intéresse une si jeune personne. D’habitude les personnes de votre âge on tendance à fuir ce genre d’ennuyeuse conférence.
- Oui j'aime bien les loups, ils sont mignons et très intelligents. Lui répondit-elle avec son plus beau sourire à fossettes (elle avait envie de cacher son jeu et puis, ça n'était pas totalement faux).
- Me feriez vous l’honneur de rester quelques instants ? J’aimerais m’entretenir avec vous.
- Euh oui, pas de problème. Mais je crois qu'il y a plein de gens qui veulent vous parler, je peux attendre un petit peu, vous inquiétez pas.
"

Elle se dirigea d'un pas songeur vers l'estrade, admirant l'architecture proprement impeccable du théâtre. C'était vraiment beau. Aussi beau que la canne épée du professeur, tiens ! Pommeau en argent, garde à cran ; sans aucun doute d'une valeur inestimable. Et le signe de l'ordre du loup, dont elle ne savait rien et brûlait d'envie de savoir le moindre détail. Elle se voyait assez bien pactiser avec les membres, couché par terre tandis que l'on déposait des chandeliers autour d'elle dans la disposition la plus fidèle des sérphira cabalistiques. Une belle œuvre cette arme, une belle œuvre, à n'en point douter. Mais, par rapport au monsieur, elle était - dans sa petite tenu toute proprette - suréquipée.

Alors qu'elle attendait en sifflotant un air qu'elle avait entendu récemment, elle écoutait les journalistes lui poser quelques questions ridicules pour le journal local. Ça n'était même pas vraiment des questions, plutôt des phrases superficielles avec un point d'interrogation à la fin ; comme s'ils demandaient confirmation à un truisme ("Vous êtes content d'avoir fait cette conférence ? - Nan, je déteste mon boulot et cette ville c'est de la merde, écrivez le bien dans votre torchon."). Heureusement que la connerie était défiscalisé, le gouverneur aurait put s'offrir une Bentley avec habitacle en finissions bois d’acajou et distributeur de marshmallows intégré dans le cas contraire.

Au bout d'un quart d'heure environ, il réussi à se déloger comme l'on se déloge d'une étreinte d'un amour à sens unique, avec force politesse et embarras, caché le mieux possible. Lorsqu'il se dirigea vers elle, Pistache ressentit soudain cette urgence de quand quelque chose l'intriguait. Elle était pressé de savoir pourquoi il l'avait sollicité. Tout en prenant un air innocent (ou plutôt en le conservant), elle réfléchissait au nom qu'elle allait se donner ? Méléna ? Mélasma ? Ciguatera ? Alexie1 ? Hum... Elle décida de faire dans le simple et l'efficace. Elle s'appellerait Mathilde.



1. Tous des noms de maladies ou symptômes.

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Professeur J. M.
Humain
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Lun 16 Juil 2012 - 18:10

L’adolescente se trompait, elle était justement la personne avec qui il cherchait à s’entretenir depuis qu’il était arrivé en ville. Il était vrai qu’à en voir la tête des autres personnes les entourant, tous semblaient être du même avis que la jeune fille. Aussi le professeur parla à voie basse afin de ne pas se faire entendre.

« Des vieux croulants comme moi, qui ont passé leurs vies sur les chaises de différentes université, je passe ma vie à discuter avec eux à la fin de chaque conférence… Alors qu’une demoiselle comme toi, c’est la première fois, je vais donc profiter de cette occasion en or. »

Il lui adressa un petit sourire amusé, pas vraiment faux, car en y réfléchissant le professeur ne mentait pas. Jamais il n’avait rencontré une fille aussi jeune assister à l’une de ses conférence. En plus une fille réagissant étrangement à l’argent… Non c’était vraiment une occasion unique pour le professeur et il était impatient d’enfin pouvoir se retrouver seul et en face à face avec cette jeune fille.

Aussi il prit son mal en patience, serra quelque main et aida les gens à quitter le théâtre. Une fois la salle enfin vide, le professeur rejoignit la jeune fille sur l’estrade.
Il éteignit son ordinateur ce qui automatiquement coupa l’image du vidéo projecteur. En faisant ces quelques gestes il réfléchissait à un moyen de mettre de nouveau la jeune fille en contact avec de l’argent. La canne n’était pas le moyen le plus judicieux. La dernière fois qu’il s’en était servit, ça n’avait pas forcement tourné à son avantage.
Heureusement le professeur avait d’autres cordes à son arc, et il avait pu s’équiper. Il avait remplis la petite fiole de sa canne avec du nitrate d’argent, en cas de confrontation. Il avait aussi des stylos en argents, des bijoux en argent et plein d’autres objets qu’il avait plaqué avec ce précieux métal. Ainsi son bureau était un véritable piège à lycan. Il ne lui restait plus qu’a trouver le moyen de mettre la jeune fille en contact avec l’un de ces objets.

Une fois l’ordi coupé il se retourna et commença à discuter avec elle, souriant.

« Enfin seul, j’avoue que je suis étonné, qu’une personne de ton âge vienne assisté à mes conférences. Que la curiosité t’ai amené ici je peux le comprendre, mais que tu sois resté durant toute la conférence j’avoue être impressionné. »

Il marqua une petite pause.

« Tu m’as donné une idée, je pense rendre mes conférences plus intéressantes, ou alors les rendre plus accessibles. J’ai donc besoin de ton avis à savoir ce que ut as aimé, et ce qui ne t’a pas plu durant ces dernières heures. »

Le professeur voulait d’abord savoir si la jeune fille avait réellement suivi la conférence. Il l’avait regardé de temps en temps et elle ne semblait pas s’être assoupie durant son discours.
Ensuite en fonction de sa réponse il avait trouvé le moyen idéal de la mettre en contact avec de l’argent et d’enfin connaître la vérité…
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Kelly
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Mar 17 Juil 2012 - 3:06

"Enfin seul, j’avoue que je suis étonné, qu’une personne de ton âge vienne assisté à mes conférences. Que la curiosité t’ai amené ici je peux le comprendre, mais que tu sois resté durant toute la conférence j’avoue être impressionné."

Pourquoi est ce que Kelly avait l'impression que quelque chose clochait ? Son petit cerveau passait en revu les informations dont elle disposait et organisait ses suppositions par ordre croissant de probabilité. La salle avait été pleine à craquer, une personne - tout au plus - aurait put faire un malaise à cause d'une température légèrement au dessus de la moyenne courante dans ce genre d'endroit. Toutefois, un théâtre était équipé pour ce type de situation (pourquoi concevrait-on un édifice en prévoyant qu'il ne remplisse pas son rôle, à savoir être complet de visiteurs, oubliant ainsi de lui fournir ce qu'il faut le cas échéant ?) et le système d'aération avait parfaitement fait son travail. Il avait rafraîchit les gens avec assez de discrétion pour qu'ils ne s'en sentent pas incommodés et assez d'efficacité pour que la thèse du malaise ne tienne pas la route.

De plus, Kelly avait remarqué que, parmi les symptômes présents s'étaient manifestés brûlures aux yeux, démangeaisons et nez qui coule ; sommes toutes assez loin d'un malaise dût à la température. Alors quoi ? Une maladie ? Il n'y avait que peu de cas de figure envisageable. Des personnes qui étaient tombés malades s'étaient réunies dans la salle et le hasard des choses voulut que la concentration de personnes atteintes était assez fort pour un si petit échantillon d'habitants. Les malades n'avaient non seulement aucun intérêt à venir à une conférence (si encore elle portait sur la façon de traiter quelques maux, mais non) mais en plus la probabilité que cette idée s'avère juste était si infinitésimale que Pistache décida de l'écarter. De plus, elle même avait sentit l'arrivée des symptômes et ne les avait remarqué sur personne lorsque la conférence venait de commencé. Ce quelque chose qu'elle recherchait mentalement se trouvait donc, en principe, dans la salle.

"Oh merci, mais j'vous crois capable d'aller jusqu'au bout d'un conte illustré sans vous endormir. Hihi !"
Un trait d'esprit qu'elle avait camouflé sous l'habit de la jeunesse. Elle préférait continuer à jouer le rôle de la petite fille lambda, avec, certes, des passe-temps un peu hors du commun. Après tout, c'était le rôle qu'elle endossait presque constamment pour couvrir ses arrières. Et comme elle n'avait aucun ego, se rabaisser pour passer inaperçu n'avait rien de frustrant pour elle, elle trouvait même ça rigolo.
"En fait on doit faire un exposé pour notre cours de sciences. Je me suis dis que si j'allai à votre conférence, je découvrirait plein de trucs nouveaux et en plus j'aurai une bonne note. En plus, comme ma mère finit son travail que dans une heure, le gardien il a dit qu'il voulait bien me faire visité et moi j'aime bien parce que c'est beau."

Et voilà. Comment se donner des excuses bidons mais pourtant tout à fait vraisemblables. Cela dit, Kelly ne s'intéressait pas plus que ça à la façon dont elle était censé conserver son identité secrète... Secrète. Ce qui comptait pour elle s'était les choses qui allaient de travers. Les choses qui, dans l'esprit de Kelly, impliquaient un manque d'information d'où il résultait une situation apparemment illogique et qu'elle avait l'intention de clarifier.

C'est alors que la réponse lui vint sans même qu'elle ait besoin spéculer. Le bureau temporaire, assez vaste, sur lequel le professeur avait posé ses notes (dont il n'avait pas semblé avoir réellement besoin outre mesure) se trouvait multitude d'objets en argent. Même des bijoux - qui n'avaient rien à faire sur un bureau lors d'une conférence, et quelque autres objets dont la présence était aussi un mystère. A ce moment, elle comprit, bien tard il est vrai, ce qui c'était passé. Elle se souvint, en même temps, du développement du professeur sur les loups-garous. Elle se souvint aussi avoir pensée que le système d'aération avait parfaitement fait son boulot et que c'était pour cette raison que les malaises dût à la chaleur étaient à exclure.
Discrets et efficaces.

Quelqu'un, de toute évidence le professeur lui même, avait propagé de l'argent dans les conduits d'aération. Tout en parlant, et en prenant un air aussi candide qu'impressionné par les lieux, Kelly fit le tour du bureau, comme pour savoir ce qu'avait bien put ressentir le maître conférencier. Sauf qu'il n'en était rien. Elle inspectait de brefs coup d’œils furtifs le dessous du bureau, pour voir si un dispositif émetteur n'aurait pas servit d'activation. Il pouvait tout aussi bien se servir de quelque chose qui se trouvait sur lui (après tout, il avait mit les mains dans ses poches à plusieurs reprises), cependant, Kelly optait plutôt pour le minuteur, plus sûr. En imaginant la façon dont elle pensait qu'il avait procédé, elle fut passablement enthousiaste à l'idée de l'étendue potentielle de l'intelligence du monsieur ; c'était tellement excitant ! Alors, voyons, pensa t-elle. Sachant parfaitement qu'il allait faire salle comble, il aurait put tout à fait prévoir un délais d'un quart d'heure dans l'horloge interne du dispositif afin qu'il ne s'active qu'un peu avant qu'il passe les diapositives les plus claires et ceci afin que, malgré l'obscurité, il s’aperçoive des personnes qui semblaient réagir et dénicher les lycans, la salle étant plus lumineuse lorsque les diapositives claires passent.

Elle réfléchit plus avant : il savait aussi que la plupart des gens présentes dans la salle, même lycanthropes, seraient de bonne société, avec une place confortable, une grande intelligence et, pour certains, du pouvoir. S'il avait voulut tuer les lycans présents dans cette salle, Kelly ne doutât pas qu'il eût trouvé un stratagème plus efficace. Son petit jeu n'avait donc pour objectif que le dépistage de la lycanthropie des spectateurs. L'idée la plus logique fut alors qu'il cherchait à étendre l'empire de son ordre, l'Ordre Des Loups, et que pour cela il avait besoin d'alliés puissants. C'était une façon tout à fait ingénieuse de s'y prendre, mais quelque chose noircissait le tableau. Elle.

"Enfin seul, j’avoue que je suis étonné, qu’une personne de ton âge vienne assisté à mes conférences. Que la curiosité t’ai amené ici je peux le comprendre, mais que tu sois resté durant toute la conférence j’avoue être impressionné."

Le fait qu'elle ait assisté à la conférence, même jusqu'au bout, et qu'elle était une lycane, chose que le professeur avait de toute évidence deviné d'après elle, ne suffisait pas à en faire le centre des intérêts. Combien de personnes potentiellement importantes avait-il snobé pour arrivé jusqu'à elle ? S'il cherchait bien à recruter du sang neuf pour sa secte, ça n'était pas logique. Elle repensait aux fois où, depuis son arrivée à Galway, on s'était intéressé à son cas. Le professeur avait-il flairé un gros potentiel chez elle et avait, comme les autres, un plan en tête pour en tirer profit ? Afin d'en avoir le cœur net, elle décida de répondre à sa question en tenant des propos assez intrigants pour exacerber sa curiosité et ainsi le pousser à commettre une erreur ; et assez banaux pour ne pas trop s'avancer et oublier la possibilité qu'il n'en sache moins sur elle qu'elle le croyait, auquel cas son imprudence et ses présomption auraient joués en sa défaveur.

"Et bah la partie avec les loups-garous je l'ai trouvé trop coooool ! Et puis comme vous expliquez bien, et bah même moi j'ai compris ! Enfin je crois (petite moue gêné). Y a un truc dont vous avez parlé : l'évolution... concentrique je crois1. En fait c'est quand y a deux animaux différents qui évolues pareils alors qu'ils sont différents parce que l'endroit où ils vivent est pareil c'est ça ? Et après vous avez dit que les loups-garous, s'ils existaient, c'était pas vraiment des loups mes des hommes qu'avaient évolués et tout alors moi j'me disais : comment ça ce fait alors, que dans les légendes partout dans le monde, les loups-garous y sont toujours en forme de loups et y sont tous pareils alors que les différents endroits du monde le sont pas eux ? Donc du coup les loups-garous ça pourrait pas être de l'évolution concentrique hein ? Hihi."

Elle avait fini par un rire gêné de celle qui s'était rendu compte qu'elle avait un peu trop parlé mais elle ne l'était pas du tout. Elle savait parfaitement que ses propos intéressaient le professeur et malgré le ton naïf, les maladresses de formulation et la logique de son argumentation qu'elle avait volontairement voulut bancale - pour avoir l'air d'une fille très intelligente sans être surdouée ou étrange -, elle pensait vraiment ce qu'elle avait dit. Elle était intrigué sur ce point de la thèse du professeur et savait que son intelligence saurait dégager l'idée général du babillage ascientifique qu'elle avait énoncé pour lui restituer une explication simple, sans arguments compliqués et donc moins précise, mais toutefois compréhensible pour une gamine de 14 ans, aussi intelligente fût-elle. Inversement, elle pensait être capable d'interpréter l'explication simplifié du professeur et d'en déduire lesdits arguments compliqués, qui formaient toute la substance de l'argumentation dont elle voulait prendre connaissance et analyser.

Mais le plus important n'était pas là. Le plus important était de savoir comment le professeur allait réagir à cette remarque et ce qu'il avait en tête. Rendre les conférences plus amusantes, ben voyons. Pour un peu, elle croyait que ce manque de subtilité était volontaire et, comme elle venait de le faire, une stratégie pour l'inciter à trop se découvrir. Elle n'avait toutefois pas fait mine de témoigner trop d'intérêt pour la réaction du professeur - disséminant ses coups d’œil seulement lorsqu'il semblait avoir un comportement, un tique ou même un tout petit spasme, de nature intéressante, envoyant, le reste du temps, ses regards émerveillés partout dans la salle.



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Professeur J. M.
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Dim 22 Juil 2012 - 11:22

Le professeur observait une certaine attention la jeune fille. Difficile de dire pourquoi mais quelque chose clochait. Ses réponses était totalement en adéquation avec une fille de son âge, curieuse innocente caractéristique d’un esprit en plein éveil, et pourtant ils étaient en train de parler d’une conférence normalement destiné aux zoologiste passionné, avec déjà une connaissance très avancé dans la matière.
A un moment le professeur avait pensé faire face à une génie, une enfant avec un quotient intellectuel extraordinaire. Il avait cependant très rapidement éludé cette hypothèse car ce genre de personne avait tendance à faire étalage de son savoir. Alors qu’au contraire son interlocutrice semblait faire le contraire. On ne tentait pas de dissimuler une intelligence remarquable dans ce monde, sauf si cette capacité était étroitement liée avec un secret bien plus sombre…
La conversation avait quelque chose de surréelle, et pour couronner le tout, la jeune felle semblait réagir à l’argent. Alors qu’il continuait de l’écouter, une multitude d’interrogations se bousculaient dans son cerveau. La lycanthropie avait-elle un impact sur les capacités intellectuelles ou sur le vieillissement? Etait-ce le moyen pour ces créatures de passer inaperçu dans le monde actuel? Après tout si les légendes avaient un fond de vérité, les lycanthropes étaient des créatures monstrueuses, des prédateurs assoiffé de sang, n’obéissant qu’au chaos et à l’appel de la chair fraiche… Pas évident de cacher ce genre de personnalité, même si elle ne s’exprimait qu’un peu plus d’une dizaine de fois par an.

Une chose était sure, cette petite fille semblait extrêmement maligne, il devait donc faire preuve d’une extrême prudence s’il voulait vraiment découvrir ses origines. S’il ne maitrisait pas la conversation, leurs rencontres avait des chances de se terminer soit en confrontation, soit en une fuite de la jeune fille, n’appréciant pas l’idée d’être traquée. Deux hypothèse peux avantageuse pour James. Vu le peu d’informations qu’il détenait une confrontation avec une telle créature serait des plus complexes. Certes il avait mis une solution de nitrate d’argent dans la petite fiole de sa canne, mais cela lui serait-il suffisant pour prendre l’avantage ? Trop d’incertitude pour tenter l’expérience. Dans l’autre cas, il se retrouverait de nouveau au même point qu’avant, avec en plus un avantage pour ses adversaires, maintenant au courant de sa traque.

Lorsque la jeune fille dirigea la conversation vers les lycanthropes, pour le professeur cela signifiait qu’elle lançait les hostilités.
La partie était aussi serrée qu’excitante, et le professeur se faisait une joie de l’entamer. Il devait cependant ne pas succomber à son impatience et jouer avec stratégie.

« Les loups garous, c’est vrai que cette partie de l’exposé est intéressante, peut être devrais-je plus la développer. »

James tendit une chaise à la jeune fille, et s’adossa sur le bureau, passant sa main dans sa barbe, un signe qu’il était en pleine réflexion.

« Vois-tu pour les lycanthropes, leurs existence serait crédible. L’homme étant l’espèce dominante sur cette planète, ils auraient sans doute évolué afin de pouvoir survivre. Nous sommes une espèce assez agressive, voir même invasive. Finalement beaucoup d’espèces ont été exterminé, les loups n’ont pas été épargnés. Il est donc fortement possible que pour s’adapter, une branche de cette espèce ait finalement évolué. Dans le monde animal, le mimétisme reste l’arme de défense idéale, alors pourquoi pas ? Le loup garou serrait l’exemple le plus prodigieux, les plus extraordinaire tour de force de la nature pour survivre. »

Il marqua une petite pause observant avec attention la réaction de al jeune fille avant de reprendre.

« Et toi, qu’en penses-tu ? Les loups garous existent-ils selon toi ? »

James avait pour l’instant abandonné l’idée de la mettre de nouveau en contact avec de l’argent. Il avait peur que cela mette un terme à leurs échanges. Pour la première fois le professeur n’avait pas qu’envi d’exterminer cette espèce, il avait aussi envi de les étudier. De les disséquer, de les faire passer sous sa lame comme sous son microscope.
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Kelly
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Jeu 26 Juil 2012 - 12:58

Les loups garous, c’est vrai que cette partie de l’exposé est intéressante, peut être devrais-je plus la développer."

Il continuait de jouer les professeurs innocents, tout comme elle. C'était tellement drôle de voir qu'ils entretenaient une conversation des plus banale à laquelle pouvait assister n'importe quelle personne. En fait, il aurait très bien put la faire monter sur l'estrade en pleine conférence que ça n'aurait pas changer grand chose. Le problème est qu'il n'iraient pas très loin comme ça. Oh, bien sûr, Kelly pouvait parler évolution toute la nuit si elle voulait. En fait, la biologie était un des rares domaines dans lesquels elle pourrait éventuellement à long terme converser avec quelqu'un. En réalité, les gens ne parlaient de sujets intellectuels, et qui plus est de sujets scientifiques, que pour imposer l'étendue de leur savoir et ainsi se positionner socialement dans un groupe d'individu. C'est pour cette raison que, bien souvent, la première rencontre de quelques gens se solde souvent par un dialogue couvrant une multitude de sujets, le plus large possible : car cela permet immédiatement de situer l'interlocuteur par rapport à nous. Pas seulement en terme d'opinions et de goûts mais aussi et surtout socialement et intellectuellement. Mais comme Kelly ne possédait aucune disposition aux aspirations sociales, elle ne tenait discourt que pour passer inaperçu ou pour entendre toujours plus de nouvelles choses sur les sujets qu'elle aimait bien, en bref, pour faire parler l'autre et non pour parler elle même.

Mais contre toute attente, il prit les devant en lui tendant un piège, assez grotesque il fallait l'avouer : "Vois-tu pour les lycanthropes, leurs existence serait crédible. L’homme étant l’espèce dominante sur cette planète, ils auraient sans doute évolué afin de pouvoir survivre. Nous sommes une espèce assez agressive, voir même invasive. Finalement beaucoup d’espèces ont été exterminé, les loups n’ont pas été épargnés. Il est donc fortement possible que pour s’adapter, une branche de cette espèce ait finalement évolué. Dans le monde animal, le mimétisme reste l’arme de défense idéale, alors pourquoi pas ? Le loup garou serrait l’exemple le plus prodigieux, les plus extraordinaire tour de force de la nature pour survivre."

Il venait de lui proposer une thèse digne du créationnisme. Les loups auraient, une poignée de centaine de millier d'années, évolués, contrains par l'Homme qui menaçait leur existence. De toute évidence, cet argument qui n'en était pas vraiment un mais plutôt une réponse évasive du genre de celles que l'on fait aux enfants qui ne comprenaient pas avait pour but d'énerver Kelly ou tout du moins à la pousser à se découvrir plus avant en lui faisant dire en quoi cela était impossible. Mais elle ne se laissa pas démonter pour autant. D'autant qu'il lui était maintenant évident que le professeur la testait. Mais laquelle de ses caractéristiques testait-il au juste ? La lycanthropie, il l'avait déjà fait et se semblait être l'intelligence dont il s'agissait à présent. Mais quel intérêt ? En dépit de toute méfiance, les circonstances forçaient Pistache à favoriser l'hypothèse selon laquelle il cherchait bien de nouveaux membre pour sa secte maçonnique. Et cela l'intriguait, elle avait envie de savoir ce qu'il pouvait bien avoir derrière la tête. Aussi tenta t-elle une approche lorsque, après l'avoir invité à s'assoir (et qu'elle eut bien vérifier le plus discrètement possible qu'il n'y avait pas d'argent sur une quelconque partie du siège), il lui répondit :
"- Et toi, qu’en penses-tu ? Les loups garous existent-ils selon toi ?
- Bah je sais pas. Ça m'étonnerait parce que sinon on en aurait forcément entendu parlé. Mais d'un côté y a pas longtemps, un énorme chien m'a mordu et bah pendant un moment j'étais bien persuadée que c'était un loup. Mais maintenant que le choc est passé je suis plus trop sûre.
"

Toujours mettre son adversaire sur de fausses pistes. S'il croyait vraiment aux lycanthropes, il penserait qu'elle n'en saurait rien. Peut être la prendrait-il en pitié : pauvre victime, mordue dans la fleur de l'âge. Et dans tout les cas, il s'intéresserait au sien. Le but de la phrase avait été de le mettre dans une telle situation de responsabilisation qu'il ne puisse plus continuer à faire l'ignorant et le force à s'impliquer d'avantage et à éventuellement lui révélé le motif profond de cet entretient.



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Professeur J. M.
Humain
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Sam 28 Juil 2012 - 14:39

Difficile de déterminer ce qu’était vraiment cette enfant. Une lycanthrope ? Une petite génie ? Le professeur nageait dans un épais brouillard. Mais il comptait bien avoir le dernier mot de l’histoire. Il devait savoir ce qu’il en était réellement. Plus la conversation avançait, moins le professeur ne se persuadait du coté « petit génie » de l’enfant. Il avait tendu de nombreuses perches sur les principes d’évolution les plus basique et la jeune fille n’en n’avait saisie aucunes. Elle n’avait aucun intérêt de le laisser affirmer ce genre de chose sans réagir si elle avait était une simple surdouée.
Pour James c’était évident qu’elle avait quelque chose à cacher. Mais voilà si elle était bien ce qu’il soupçonnait qu’elle soit, cela n’allait pas être évident d’en avoir la preuve. Le professeur allait devoir se montrer plus malin qu’elle, chose pas si évidente que ça.

Comment la coincer ? Il n’avait que de vague suspicion, aucune preuve de ses hypothèses, juste l’intime conviction qu’elle n’était plus une humaine. Cependant le parti était osé, il n’avait même pas le preuve de l’existence des lycanthrope, alors affirmer que la petite fille qui était face à lui en était une. C’était risqué, très risqué surtout que si cela n’était pas le cas il perdrait toute crédibilité, et sa carrière ne pourrait supporter ce genre de publicité…

Il devait agir avec finesse, avec stratégie continuait son double jeu, cette discussion qui en apparence était anodine mais qui prise au second degré avait une tout autre signification…

Le professeur décida donc de passer à l’offensive.

« Un gros loup ? Hé bien on peut dire dans un sens que tu as de la chance, il est rare de se sortir indemne d’une attaque de loup. Mais pour ce qui est des loups-garous, je ne pense pas qu’il y ait de quoi s’inquiéter, ce ne sont que des hypothèses. De toute façon comme tu l’as dit, une évolution aussi abrupte et impressionnante pourrait difficilement passer inaperçu. »

Le professeur rigola, puis ne montrant la table il rajouta.

« En plus d’après ce qui est dit, cette espèce est extrêmement sensible à l’argent. Cela n’a rien d’une évolution réussie, difficile de passer inaperçu avec un tel handicape. Par exemple regarde se bureau, la majorité des objets posés dessus sont fait de ce métal. »

James se saisit d’un stylo plume de marque luxueuse réalisé tout en argent.

« Bijoux, objet de décoration, objets de luxe, l’argent est un métal très utilisé. Tiens regarde ce stylo par exemple. »

Avec un large sourire le professeur lui tendit l’objet. Le moment de vérité était là. Soit elle tenterait d’esquiver tout contact avec le stylo, soit elle le prendrait a pleine main et effectivement sont corps réagirait au métal, soit ce n’était pas une lycanthrope. Quelque soit la suite des évènements James serait bientôt fixé.
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Kelly
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Lun 30 Juil 2012 - 12:28

Il lui avait tendu l'objet en question avec une satisfaction sadique mais, étrangement, elle se sentait à son avantage dans cette situation. De toute évidence, il ne semblait pas maîtriser le sujet. Après tout, il n'était à Galway que depuis peu s'il elle en croyait les dates affichées concernant les conférences et en dehors de la ville, il y avait toutes les chances du monde pour que l'existence des lycans lui soit un mystère. Mais une intuition, ou plutôt une réflexion fugace et pourtant tenace (car elle était incapable d'intuition), s'empara d'elle. L'ordre des loups, l'idée qu'elle se faisait sur la situation lui semblait inadéquate avec les indices qui parvenaient jusqu'à elle. Mentalement, il ne lui fallut qu'une demi seconde pour faire l'inventaire, réfléchir et agir en conséquence, c'était le gain d'un cerveau ordinateur ultra-productif et ultra-performant.

Elle avait déjà entendu parlé de l'ordre des loups il y a de cela bien longtemps. Elle n'était même pas encore de cette ville et il n'était pas impossible qu'il n'existât avant même qu'elle ne soit de ce monde. Alors pourquoi 'l'Ordre Des Loups' ? Oui, c'est vrai, pourquoi les loups ? Le professeur n'était peut être pas le seul représentant de cet ordre en qualité de zoologiste mais il y avait de grandes chance pour qu'il soit le seul qui fut spécialiser dans les canis et même si cela n'était pas le cas, il y avait une telle diversité - tout du moins de ce qu'elle en savait - au sein de cette loge, qu'elle ne pouvait écarter la piste d'un choix personnel. Dans ce cas, il y avait de fortes chances pour que l'homme n'ait déjà été en contact avec un spécimen de lycanthrope.

Cependant, son piège assez flagrant des objets en argent et la prudence dont il faisait preuve trahissaient sont manque d'expérience : il connaissait les créatures de la nuit depuis peu. Peut être avait-il été en contact bref avec un lycan, peut être était il venu en quête de vérité ? Peut être, doutait-il de toutes ces histoires et voulait confirmer ou infirmer, par le biais de cette petite expérience avec elle, cette existence dont il doutait ? Même si elle n'affirmait aucune corrélation, elle pensait qu'il était peu probable que le nom de cet ordre et les agissements du professeur ainsi que sa présence en ville n'aient aucun lien et que leur coïncidences ne soient que le fruit du hasard.

Seulement, si cela était bien le cas, il était quelque chose à laquelle Kelly devait se préparer. Elle était premièrement partit sur la piste d'un recrutement parce qu'à deux reprises, on avait procédé avec elle de la sorte. La Milice, l'Undertown ; toutes les deux faisaient partie de Galway et elle devait penser différemment en ce qui concernait le professeur Matthew. D'ordre général, les loges maçonniques et autres ordres secrets possédaient une liste de critères auxquels il fallait répondre s'il l'on voulait en faire partie. Et elle doutait fortement que la lycanthropie faisait partie des condition sine qua non d'admission à l'Ordre Des Loups. Ce devait être même plutôt l'inverse. Dans cette optique, deux possibilités - ou plutôt deux variantes d'un possibilité - s'offraient à elle : soit c'était réellement une audition en tant que membre et elle était sur le point de se faire recalé, soit il s'agissait d'une audition en tant qu'ennemie, et là, il s'agissait d'une autre paire de manches.

Aussi, lorsqu'il lui tandis l'objet, elle décida d'attaquer de front et le prit à pleine main. Pour avoir manipulé des fers à souder, des liquides de refroidissement et autres joyeusetés avec la grâce d'un gorille de combat, elle connaissait le genre de douleurs peu réjouissantes qui étaient le lot de toute manipulation de l'argent pour ceux de son espèce. Mais elle ne tiqua pas, conversant son air intéressé et juvénile, elle examina le stylo et le reposa, sans trop se presser, sans trop traîner, pour ne pas avoir l'air suspecte d'avoir mal ni de vouloir prouver quoique ce soit. Heureusement l'argent n'était pas non plus du magma et elle n'aurait que quelques petites cloques, qui apparaîtraient sans doutes au bout d'une ou deux minutes. Pour l'instant, ses doigts étaient rouges là où ils avaient touchés le métal, ce qui était dissimulable - bien qu'un sens de l'observation tel que devaient en posséder les gens comme le professeur rendait la manipulation de Kelly insuffisante. Outre ce détail, Pistache pensait que la meilleur défense était l'attaque.

"Vous savez, d'un côté, je pense que si ça existait, ils auraient aussi l'instinct et tout alors du coup ils seraient vachement malins. Peut être même qu'il y en a qui ont beaucoup de pouvoir. En fait si je m'intéresse à ça, c'est parce que j'ai une amie - c'est celle avec qui je fais l'exposé (mais elle a pas put venir parce que sa maman voulait pas) - qui y croit à fond ! Elle m'a dit qu'ils pouvaient genre se mêler aux hommes et qu'il y en avait qui étaient style potes avec le président et tout. Elle a appelé ça l'Ordre Des Loups ou un truc dans l'genre."

Elle savait que l'évocation de son ordre serait perturbant. Il soupçonnait forcément son double jeu et elle n'avait pas cédé après le petit tour du stylo en argent, pour montrer à quel point pouvait confiner sa perfidie. Si elle avait prit un air sérieux et qu'elle lui avait expliqué jusqu'où elle était prête à aller ou lui avait tout simplement fait peur en lui parlant des lycans, cela l'aurait évidemment intimidé, mais il en aurait aussi tiré une victoire personnelle, il aurait sentit qu'il avait atteint son objectif. Et le fait d'impliquer l'Ordre Des Loups dans son discourt signifiait qu'elle en savait long - même si ça n'était pas le cas. En plus, pour ne pas arranger les choses, elle sous entendait carrément qu'un ou plusieurs membres de son ordre auraient put l'avoir trahit, ce qui était toujours bon à prendre.

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Professeur J. M.
Humain
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Mar 31 Juil 2012 - 19:38

Il avait été surpris alors que la jeune fille s’était saisit du stylo avec autant d’entrain, le serrant fort dans ses mains. L’espace d’un instant cela avait déstabilisé le professeur. Il ne s’attendait vraiment pas à une telle attitude. Mais ce moment d’égarement disparut rapidement alors qu’il l’observait serrer le stylo de toute ses forces, cachant avec une habileté certaines ses mains aux yeux du professeur.
Même si c’était anodin, pour le professeur cela ne paraissait pas naturel, comme la conversation, comme sa présence… En fait rien de ce qu’il se passait depuis qu’il avait croisé cette jeune fille n’était naturel. Et pour le professeur il y avait bien trop de coïncidences et il ne lui en fallait pas plus pour en tirer pas mal de conclusions.

Mais alors que ses yeux brillaient, rendant évident l’excitation que le submergeait d’être face à une de ces créatures de légendes, le professeur fut de nouveau surpris par sa dernière phrase.
Il jeta un bref coup d’œil au pommeau de sa canne, réfléchissant à la véritable signification des mots qu’avait énoncé la jeune fille. L’idée qu’une enfant de son âge faisait parti de son ordre était bien entendu totalement aberrant, celui ci étant composé uniquement de gratte papier, certes puissant et influant, mais surtout d’un certain âge. Par contre pour ce qui était de l’allusion à un président… Mais que savait-elle au juste, et surtout que désirait-elle ?
L’espace d’un instant James se demanda qui était en train de piéger l’autre. Le jeux était décidément peu évident, et peut être c’était-il vu comme vainqueur un peu trop rapidement.
Cette situation… l’excitait énormément, la partie était loin d’être joué, et la jeune fille avait dévoilé une carte qu’il n’avait pas prévu… Et parler de son ordre le contrariait passablement. James se demandait d'où elle tenait ce genre d'information...

« L’ordre des loups ? Voilà un nom bien étrange, qui plus est en adéquation total avec la passion que semble avoir votre ami. C’est vraiment dommage que ça maman n’ait pas voulu qu’elle vienne, je suis sur qu’elle aurait aimé l’exposé. Après je suis assez sceptique quand à l’existence d’un tel ordre… Je pense jeune fille que c’est aussi improbable que l’existence des loups garous… Malheureusement… »

En disant cela il tendit la main afin de récupérer le stylo un grand sourire dessiné sur son visage. C’était donnant donnant, si la jeune fille voulait avoir certaines informations, elle devrait elle aussi se montrer bavarde… James était impatient d’écouter sa réponse.
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Kelly
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Ven 3 Aoû 2012 - 12:16

Trop facile. Le vieille homme tournait autour du pot, il voulait lui faire perdre patience. Il voulait savoir ce qu'elle avait dans la tête, mais c'était lui qui était venu à elle, elle qui n'avait - au final - fait qu'assister à une conférence pour se détendre comme un docker se rendrait au pub en fin de journée. Un intérêt somme toute sain et innocent, comme Kelly en avait souvent malgré sa sociopathologie. Aussi, elle n'avait aucune information à récupérer à cette homme, aucune qui ne lui soit indispensable en tout cas. C'est pourquoi elle opta pour une solution radicale. C'était lui qui voulait quelque chose d'elle, c'était lui qui quémanderait, Pistache était - derrière ses petits airs - intraitable en affaire.

Elle se leva de son siège, avec un sourire dénué de quelque ironie que ce soit.
"Ouais c'est vrai, je lui dis tout le temps qu'elle prend ses rêves pour des réalités, mais bon, y en a bien qui sont fana d'OVNI, on peut pas leur enlever ça de la tête. Ma maman doit être en train de m'attendre à l'heure qu'il est, je ferai mieux d'y aller sinon on va encore m'engueuler. En tout cas c'était cool de discuter avec vous, et votre conférence elle est vachement bien ! Bonne soirée à vous !"
Elle ponctua sa remarque d'un petit rire amusé (Ouais ma mère se prend trop la tête des fois, oh la la !), sur quoi elle tourna les talons et se dirigea purement et simplement vers la sortie.



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Professeur J. M.
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Sam 4 Aoû 2012 - 13:27

Le professeur fut quelque peu décontenancé par le changement radical d’attitude de l’enfant. Quelques secondes auparavant elle semblait jouer un jeu avec lui abattant ses cartes avec stratégie, tentant d’attiser sa curiosité, et là d’un coup elle coupa court à toute discussion, se leva et se dirigea vers la sortie.

James ne savait pas ce que cherchait réellement la jeune fille. En tous cas sa raison de quitter les lieux si abruptement pouvait signifier deux choses. Soit durant la discussion, le professeur avait mal jugé et l’avait effrayé par l’une de ses allusions. Soit la jeune fille était encore plus stratège qu’il ne l’avait pensé et c’était un coup de bluff afin de savoir ce qu’il en était vraiment.

De toute façon quelque soit les hypothèses décrite le professeur n’avait pas le choix. Si effectivement elle fuyait leurs discussions, alors la retenir ne servait à rien. Et si elle cherchait à en savoir plus sur son ordre le professeur devrait se montrer extrêmement prudent, car la jeune fille semblait très douée pour obtenir des informations. Elle en connaissait déjà trop d’après les sous-entendus qu’elle lui avait adressés. Il ne donnerait donc aucune autre information sur son ordre avant d’en savoir plus sur ses intentions.

Aussi le professeur se sentait pieds et poings lié, et même s’il avait beau réfléchir il ne voyait aucun moyen de la retenir sans paraitre louche ou donné trop d’information.

« J’ai moi aussi passé un moment très plaisant et je suis sur que nous nous recroiserons vu ta passion pour les loups… »

James avait comme une impression, l’étrange sensation qu’il n’en avait pas finis avec elle. Cela permis d’un peu mieux affronter sa grande déception, car une fois encore il n’avait pas la preuve lui permettant d’affirmer avec certitude que oui les lycanthropes existaient bien et que oui maintenant qu’il en avait la preuve il allait les exterminer jusqu’au dernier…

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Lady Velvet
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Lun 25 Nov 2013 - 19:16

From...

La foule était plus dense que la vampire ne l'aurait cru au premier abord durant la représentation. Elle avait beau être plus qu'habituée à l'obscurité, la taille de la salle était trompeuse et, au final, la pièce avait visiblement fait salle comble. La sortie s'était donc faite un rien ardue, ballotés qu'ils étaient au milieu de la masse de gens dont certains leur lançaient tout de même des regards curieux, comme si leur inconscient les prévenait d'un danger potentiel non loin.

Velvet avait gardé les lèvres serrées et sa mine froide habituelle lorsqu'elle était face à pareille foule à qui elle n'avait strictement rien à dire, se tenant à proximité du commissaire sans même l'effleurer. Une fois franchie la porte du théâtre, elle fit quelques mètres avant de s'arrêter, bras croisés avec cette mine peu abordable qui était la sienne lorsqu'elle le voulait bien. Les minutes passèrent, certainement très longues pour toute personne peu habituée à la situation et, lorsque la foule se dissipa enfin, la vampire décroisa les bras avant de poser une main sur l'épaule de Kieran, son visage se fendant d'un sourire contrastant violemment avec la mine qu'elle arborait à peine quelques secondes plus tôt.

"Nous être enfin un peu tranquilles. Alors, vous avoir pensé quoi de la pièce ?"

Elle avait volontairement occulté la fin de leur discussion avant d'entrer au théâtre, préférant attendre la suite de la soirée pour relancer leurs sujets de conversation qui semblaient ne jamais se tarir, à son propre étonnement. Tous deux continuaient de camper sur leurs positions et pourtant, ils trouvaient moyen de dialoguer malgré tout, même si les piques ne manquaient pas entre eux.

Fermant les yeux un instant comme pour mieux apprécier l'air de la nuit, elle souffla alors, d'une voix tranquille.

"Je ne pas connaître du tout l'Irlande. Je être arrivée ici il y a quelques mois pour le travail et je n'avoir pas vraiment sorti le nez de mon bureau. A part pour des excursions dans le parc ou des soirées mondaines. Mais je bien imaginer que votre Irlande être aussi belle que vous la décrivez."

Un temps, puis, avec un sourire amusé.

"Vous vraiment aimer ce pays. Je l'avoir déjà compris la dernière fois que nous nous sommes vus, mais c'est être assez impressionnant."

Pour quelqu'un qui avait quitté la mère patrie sans un regard en arrière ni un regret, la chose était assez curieuse à observer. Pourtant, elle avait lutté et elle était morte pour la Russie, mais, encore une fois, l'absence de nostalgie de la vampire tranchait probablement avec l'attachement qu'avait Kieran face à son ancienne existence.

"Marchons un peu voulez vous ?"

Sans attendre de réponse, elle amorça le mouvement, ne doutant pas qu'il la suivrait.
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Lun 2 Déc 2013 - 15:35

Il ne s'était pas aperçu que Velvet détestait la foule, pas avant d'être en plein centre du flot en tout cas. Kieran était du genre patient, aussi ne fit-il aucune remarque pendant qu'elle arborait cet air sévère et peu amène. L'espace d'un instant, il avait pensé que la pièce lui avait fortement déplue. C'était probable, les tragédies grecques étaient certes, un classique, mais sanglant et avec une fin aussi amère que sa morale.

Il fut donc presque étonné de la voir se détendre, encore plus de la voir sourire et de le toucher si naturellement. Il s'était habitué à son apparente froideur et son besoin de marquer les distances... C'était comme le jour et la nuit. Aussi ne trouva t-il rien à répondre avant plusieurs secondes, autant à son geste qu'à ses paroles, comme s'il sortait de sa rêverie.
"J'aime bien quand ça se finit mal, et vous ?" Un sourire complice s'étira alors qu'il reprenait : "Entre la Justice des Hommes et la Justice des Dieux, je trouve que cette pièce offre un beau dilemme, mais j'avoue l'avoir choisi plus selon ma propre approche. Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Vous étiez l'invitée après tout."

Enfin au dehors, le réflexe fut plus fort que ses propres pensées. Le vampire sortit une cigarette et l'alluma d'un geste mécanique qu'il avait déjà reproduit des dizaines de milliers de fois dans le passé. Si le feu dérangeait toujours les vampires, les simples flammèches l'indifféraient totalement. Il laissa le silence s'installer, le temps d'une bouffée ou deux.

"Je pourrais vous montrer les grandes étendues, les paysages inoubliables... Mais il faudrait une nuit complète loin de vos obligations. Ca ne me dérange pas, je n'ai quasiment jamais pris un seul de mes jours de congé depuis quatre ans, ce serait une occasion... A vous de voir."
Un sourire d'une étrange sinécirté se dépeignit sur ses traits, les adoucissant d'une façon frappante, quand elle souligna à quel point il chérissait ce pays. Il n'y avait pas de mot pour le dire. Il avait donné sa vie à l'Irlande, et même sa non-vie. Il avait beau partir au loin, parfois de très longues années, il revenait toujours sur ses pas, incapable de partir définitivement. Il ne lui tenait pas autant à coeur de faire respecter la Justice en dehors de son pays. C'était très certainement lié et il faisait partie de ces vampires qui n'aimaient pas être déracinés, oubliant leurs origines.

Sans un mot, il lui emboîta le pas, profitant de la fraicheur de la nuit... Pour respirer la fumée de sa cigarette.
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Lady Velvet
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Sam 7 Déc 2013 - 19:09

Le bain de foule terminé, Velvet arborait cette mine qu'elle n'avait qu'avec ses proches, sans se rendre compte que c'était probablement la première fois que le vampire voyait le changement de façon aussi flagrante. Le silence qui flotta entre eux durant quelques secondes lui fit réaliser la situation et son sourire s'accentua, la russe étant presque amusée de voir à quel point il pouvait être troublé.

Pourtant il ne fit aucune remarque et aborda le sujet de la pièce de façon tout à fait naturelle, comme si rien ne l'avait perturbé. Hochant la tête comme pour approuver son attitude, Velvet lâcha d'un ton tout aussi complice que son sourire.

"Et bien, les fins heureuses être toujours d'un ennui mortel. Rien de mieux qu'un drame pour pimenter un peu les choses. J'aime aussi quand les situations être particulièrement complexes sans réelle solution. Vous aussi on dirait non ?"

Un temps puis, d'une voix plus neutre.

"La pièce avoir été très bien jouée en tout cas. Je ne pouvoir qu'approuver votre choix. A voir si la prochaine fois vous être aussi fort pour trouver quelque chose d'aussi intéressant."

Le geste du vampire la fit sourire. Il était rare de voir quelqu'un de leur race accro à une habitude tout à fait humaine. Mais, après tout, elle avait fini par comprendre que Kieran se raccrochait encore et toujours à cette part d'humanité qui lui restait, aussi ténue soit-elle. Ce n'était pas pour lui déplaire, cela le rendait même particulièrement intriguant et atypique pour un vampire. Sans un mot, elle fit quelques pas avant de lui répondre enfin.

"Cela ressembler à une nouvelle invitation non ? Si c'est être le cas, le programme a l'air pour le moins sympathique et cela devoir être dans mes possibilités. J'avoir la chance de choisir comment je gère mon emploi du temps et, après avoir été particulièrement occupée ces derniers moi, les choses devoir se tasser un peu. Alors, ma foi, pourquoi pas."

Sans la moindre transition, elle reprit, d'une voix tranquille, même si son ton était assuré, comme si elle ne souhaitait pas entendre le moindre refus.

"D'ailleurs, nous faire l'inauguration du centre commercial la semaine prochaine. C'est être un projet qui nous avoir pris beaucoup de temps et j'aimerais beaucoup vous y inviter. Si vous  n'avoir rien de mieux de prévu bien entendu."
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Lun 16 Déc 2013 - 15:20

"Les affaires de police réellement intéressantes sont chargées de situations complexes sans réelles solutions. Ca n'a aucune saveur quand ça tombe tout cru dans le bec et, contrairement aux apparences, je n'ai jamais vraiment aimé ce qui était manichéen."
S'il attachait une réelle importance à suivre ses principes à la lettre, tout était rarement tout blanc ou tout noir sur ce tableau. Il n'avait rien du bon samaritain ou du vampire dit végétarien, il suffisait simplement d'être du bon côté de la lame. Velvet avait cette chance, même si son affiliation à la SteelCorp lui suffisait pour lui laisser le doute et présager une fin à cette relation aussi peu enviable que celle d'Antigone.

"Nous voilà un point commun, ils commencent à se faire plus nombreux que je ne l'espérais. Je suis ravi de voir que vous avez apprécié."
Il lui emboîta le pas sans même y songer, savourant l'air de l'extérieur autant que sa propre cigarette. C'était une soirée calme, dénotant beaucoup avec les précédentes qui s'étaient toute révélées mouvementées. Il ne savait pas combien de temps il tiendrait encore à ce rythme, mais Velvet lui permet de faire une pause appréciable. Il se surprenait à apprécier réellement ses sorties, à les attendre pour se vider la tête. Si ça continuait, il risquait d'en finir aussi accro qu'à sa cigarette.

"Je vous avais dis que j'arriverais à vous étonner et vous faire oublier le commun des hommes, c'est un avant-goût que j'espère satisfaisant."
Il eut un sourire amusé, presque charmeur pour la vampire. Il n'avait pas oublié leur conversation sur le sujet et l'air désabusé qu'affichait habituellement la vampire, bien trop habituée à faire tomber les hommes dans ses filets. En était-il maintenant aussi victime ? Parfois, il se le demandait. Dans l'immédiat, il s'en moquait.
"Parfait. Vous me direz simplement quand et nous fendrons l'horizon l'instant suivant."

Il ne s'était pas vraiment attendu à ce qu'elles prennent les devants et lui propose une invitatione en retour, le fait étant suffisamment rare pour qu'il ne songe pas un instant à refuser. D'autant plus que, pour des raisons professionnelles, il devrait s'y rendre. Autant joindre l'utile à l'agréable.
"J'ai entendu parler de l'inauguration du centre commercial, j'y serais. Oh, et pendant que j'y pense, si vous pouviez me rendre mon arme de fonction à l'occasion, elle commence à me manquer ... En plus d'avoir une valeur symbolique non négligeable."
Il n'en dit pas plus, mais il était convaincu que Velvet comprendrait. S'il avait passé du temps avec cette arme et en était familiarisé... Désormais, elle représentait surtout le signe de leur rencontre.
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Lady Velvet
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Dim 12 Jan 2014 - 12:21

Aux propos de Kieran, la vampire laissa filer un silence accompagné d'un sourire amusé avant qu'elle ne se décide à lâcher, d'une voix tranquille.

"Moi qui croyait que les policiers aimer trouver les solutions à leurs enquêtes. Vous être définitivement hors normes monsieur le policier."

Elle passa sous silence l'évocation de leurs points communs, attendant de voir si l'avenir lui donnerait raison ou pas. Pour l'heure, elle se contentait d'apprécier la fin de cette soirée et la compagnie déconcertante de ce vampire qu'elle se surprenait à vouloir connaitre contrairement à ses habitudes.

Au sourire amusé qu'il afficha, la vampire le fixa un instant, le regard cryptique avant de répondre, d'une voix hautaine démentie par le regard pétillant qu'elle lui adressa.

"Et bien attention à vous. Je n'aime pas les déceptions et j'attendre de grandes choses de votre part maintenant."

A la dernière question du vampire, le sourire de Velvet se fit plus mutin tandis qu'elle ouvrait son petit sac à main et en sortait un objet entouré d'un tissu pourpre. Le fixant quelques instants, elle finit par le tendre en direction de Kieran avec un haussement d'épaules.

"J'y avoir songé voyez-vous. Mais heureusement que vous me l'avoir rappelé, sinon nous aurions encore été contraints d'utiliser cette excuse pour nous revoir. Maintenant, il falloir en trouver une nouvelle."

Frottant ses mains l'une contre l'autre, elle jeta alors un dernier regard aux alentours avant d'ajouter, d'un ton d'où ne perçait aucune incertitude.

"Et bien, nous nous verrons à l'inauguration. Ce sera un plaisir mon cher. Il être temps de rentrer maintenant."

Elle effleura la joue du vampire d'un revers de la main et ajouta, alors qu'elle commençait à s'éloigner.

"Au plaisir monsieur le policier."
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