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 Les bureaux

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Winnifred
Humain


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MessageSujet: Re: Les bureaux   Jeu 19 Avr 2012 - 22:31

*Les agents de la police formés aux techniques de base ? LOL !* pensa la jeune fille tout en esquissant un sourire en coin. Si la police de Galway avait longtemps été réputée pour être la police la plus inefficace d’Irlande, ce n’était pas pour rien. Enfin elle décida de ne pas se montrer grossière vis-à-vis de son désormais patron, aussi elle se contenta de répondre :

Pour moi c’est parfait, je reviendrais demain pour vous montrer de quoi je suis capable ! Je vais voir avec les personnes de l’accueil pour laisser mon nom et mes coordonnées, histoire que vous puissiez me contacter en cas d’empêchement…

Elle se releva alors de sa chaise et se dirigea pour serrer la main de son futur collègue vampire ainsi que du commissaire, qui lui parut étrangement froide, sans doute une réminiscence de la froideur de la sangsue…

Au plaisir, qui sait, peut-être qu’on se reverra à l’entraînement, comme ça je pourrais vous enseigner comment vous attaquer vous-même ? fit-elle en guise de salutation au moustachu avant qu’il ne quitte le bureau et de quitter le bureau à son tour.

Après avoir réglé les histoires de paperasse, elle rentra chez elle en chantonnant après avoir fait un détour pour acheter une bouteille de bon whisky : ce soir elle avait quelque chose de bien à fêter avec sa famille, un travail ! Encore mieux, un travail de fonctionnaire…
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mer 18 Juil 2012 - 20:41

Dan Lucchese

"L'enfoiré !!!"
Silence de mort.
Rectification : silence de mort entrecoupé d'inspirations et d'expirations d'une personne qui avait prit la fâcheuse tendance à être presque comme le silence qu'elle rompait, mais pas tout à fait ; et qui maintenant ne l'était plus du tout.
Ça existait aussi en version trois mots : Dan était réveillé.

Réveillé, conscient, en pleine possession de ses moyens, ses mouvement, maître de son corps, maître de son moi intérieur, son Ki, son quoi et son quand, appelez ça comme vous voudrez.
Son quand...

Oui ! Quand était-il déjà ? Enfin, non pas quelle heure, mais quand. Malgré son esprit encore légèrement embué, Dan avait parfaitement comprit ce qu'il se passait, ou plutôt où cela ce passait-il. Hosto, coin pas beau, robe vertes chiottes et vilains bobos. La question de savoir quand il se trouvait était une autre histoire : environ trois ans après le jour où son front avait fait gagner dans les 300 € à Carglass, plus exactement environ trois ans après ce moment.

Mais Dan n'était pas rancunier. Il s'était contenté de mettre son museau dans à peu prêt toutes les administrations possibles et imaginables afin d'expérimenter le douzième travail d'Asterix (à tel point qu'il en était venu à penser qu'il ne serait peut être pas une si mauvaise idée que ça de retrouver son chauffeur du dimanche pour remettre ça) et à retrouver une identité. C'était comme sentir le goût d'un repas oublié après avoir roté. C'était désagréable, aussi désagréable que puisse l'être une existence faite de papiers, de données et de paragraphes 5 alinéa 2 portant sur [insérez un terme latin ici].

Et puis, les choses apparurent sous un meilleur jour. Non seulement il avait constaté à quel point la mode actuelle était aussi dénué d'intérêt que celle d'il y avait trois ans, ce qui lui permit de ne rien changer à sa garde robe, mais en plus, il avait obtenu un rendez vous avec le commissaire... Nealson ? Un nouveau, ce qu'il l'inquiétait un peu. Il espérait qu'ils ne lui mettrait pas de bâtons dans les roues et qu'il serait réglo. En rentrant dans le commissariat qui ne semblait pas s'être encombré de notions aussi futiles que 'budget d'entretien-rénovation des locaux', il se rendit compte que peu de têtes lui disaient quelque chose et que les seules qui le reconnaissaient, constatant que le regard perdu propre à tout bon ex-comateux qui se respecte laissait place à une expression un peu hardie et chargée sur la face de Dan, se débrouillait pour faire abstraction de sa présence et se persuadaient qu'ils n'allaient pas vraiment devoir avoir à faire à cet individu désagréable.

Arrivé devant la porte, il toqua.
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Sam 21 Juil 2012 - 18:40

« ‘Fais chier. »
Voilà les premiers mots du Commissaire quand il regagna enfin son bureau, après une affaire pour le moins éreintante. Non pas qu’elle avait été difficile, mais particulièrement fastidieuse. Il avait attendu des heures pour rien, strictement rien puisque les informations étaient erronées. A croire qu’on ne pouvait faire confiance à personne ici pour bien faire son travail. Il était reparti au bout de quelques heures, alors qu’il commençait à tourner comme un tigre en cage, à en effrayer les policiers qui l’avaient accompagnés sur les lieux.
Pour tout dire, s’il était resté une heure de plus, il en aurait vidé un de son sang tellement il était sur les nerfs. La faim ? Ca devait beaucoup jouer. Ca devenait sérieusement handicapant, depuis sa promotion. Et lui qui avait espéré compenser en renouant avec quelques missions sur le terrain …
Maintenant, de longues heures de fouille attentive l’attendaient, et non plus sur le terrain, mais au sein de son service afin de trouver qui était le maillon faible qui les avait induits en erreur sur le regroupement potentiel des contrebandiers et vendeurs de drogues qu’ils recherchaient. Celui-là allait passer un sale quart d’heure quand il aurait mis la main dessus.

En attendant, c’était sa tête qu’il avait pris à deux mains, assis face à son bureau. Une migraine qui tapait sacrément, quelques vertiges … Depuis quand les vampires étaient sensibles à une quelconque maladie ? Il s’avachit dans le fauteuil, croisant les mains sur son ventre, fixant le plafond d’un air perplexe… Puis tiqua. Mauvaise irrigation du cerveau. C’était le premier stade du légume. Le voilà en parfait état pour accueillir la potentielle recrue.

« Entrez. » Asséna t-il, alors que l’humain venait tout juste d’apposer son poing contre le bois. Autant lui annoncer la couleur.

Kieran ne bougea pas, restant dans cette position détendue. On pouvait le croire ainsi nonchalant, peu concerné ou encore rêveur … En vérité, il ne préférait pas fixer l’humain. Il entendait déjà toutes les pulsations avec une rare netteté. Une teinte de stress ? Sans doute. Avant même qu'il ne se mette à parler, le Commissaire le devança.

« Dan Lucchese, le Miraculé. »

Il avait fait ses recherches et était tombé sur des informations pour le moins croustillantes, et des dossiers pas si vieux … Le comateux avait vu sa carrière prendre une mauvaise tournure moins d’un an avant l’arrivée de Kieran dans la Police de Galway. Si on ne l’avait pas fait miroiter autant, en rechignant à l’idée d’intégrer un vampire, peut-être même auraient-ils exercés ensemble.

Le vampire sourit d’un air étrange, peut-être un rien inquiétant, d’autant qu’il continuait de fixer le mur. « Alors … Bien dormi ? »
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Dim 22 Juil 2012 - 2:44

Dan Lucchese
On lui dit d'entrer, il entra, aussi simple que ça. Mais quelle entrée ! Enfin pas celle de Dan dans la salle, plutôt celle de la salle autour de Dan. Il s'arrêta net, croyant un instant à une blague. Un vampire ? Sérieusement ? Ils avaient vraiment fait ça ? Et commissaire qui plus est ? L'idée de se retrouver sous les ordres d'un suceur de sang ne lui plaisait, mais alors pas du tout. En fait, il serait un euphémisme de dire qu'il fut tenter d'aller coller un pain dans la gueule au commissaire général pour avoir fait une telle chose. Ce fut donc assez ironique qu'il pensa - sur fond de cynisme - qu'ils avaient certainement mit un lycan à la tête du commissariat, alors qu'en réalité il s'agissait également d'un vampire. Mais ça, il ne pouvait pas le savoir. Aussi aberrant que cela puisse paraître, Dan n'avait, au long de sa carrière à Galway, jamais croisé le commissaire général, ni même ne l'avait vu. Les gens qui parlaient de lui parmi ce qui lui faisait office de collègues y mettaient toujours une touche de crainte mais il s'était dit qu'il s'agissait là d'une réaction naturelle à la tyrannie que tout bon commissaire général se devait d'observer.

Il n'avait jamais voulut croire ce petit bout de conversation qu'il avait capté. Son premier réflex avait été de penser qu'il s'agissait là d'un trait d'humour qui était parfois commun à Galway. Et peut être que même dans d'autres parties du monde on faisait également ce genre de blague. Mais dans cette ville, ça avait une connotation... Discriminante. Alors que partout ailleurs on traitait
les économes de juifs et les ivrognes de russes, ici bas, les femmes vénales étaient qualifiés de vampires et les individus à sang chaud de lycans. Aussi, lorsque Dans avait entendu que ce "foutu vampire de commissaire leur avait passé un savon", il n'avait pas jugé sérieux le qualificatif du lieutenant qui l'avait employé. Mais là, de toute évidence, il avait à faire à un de leurs spécimens. Un teint aussi pâle, ça ne s'attrapait pas, même chez un enfant anorexique en chambre de stérilisation. Oh, bien sûr il exagérait, mais il n'en était pas moins prêt à mettre sa main au feu qu'il s'agissait bel et bien là d'un quenotteux.

Non pas qu'il fit preuve d'un certain racisme envers les créatures de la nuit. En réalité, il avait bien des préjugés contre les vampires et lycans. Mais il en avait tout autant pour certaines catégories sociales d'humains et cela n'était dût qu'à son expérience de flic. Cependant, et c'était pour cette raison qu'il voyait d'un très mauvais œil le fait qu'un vampire ait été affecté au poste de commissaire, il soupçonnait pour beaucoup les choses d'avoir changés radicalement pendant son 'absence'. Plus particulièrement, il soupçonnait un certain pouvoir hiérarchique supérieur au sien d'avoir fait ça par pur goût des pots de vin. Les vampires fortunés étaient nombreux à Galway et il fallait bien qu'un jour ou l'autre, une des huiles de la ville ne se fasse corrompre jusqu'au trognon. Il eut alors comme l'impression que son poste ne durerait pas longtemps, encore moins longtemps qu'il n'avait duré jusqu'à ce qu'il fasse connaissance avec les postulats de la physique de manière bien peu flatteuse. En effet, il était pour lui hors de question d'obéir à des ordres foireux venu d'un vampire ayant pour objectifs de faire capoter quelques enquêtes un peu trop sensibles concernant les vampires ou tout simplement un malfrat au porte-feuille grossit. Pour Dan, un criminel était un criminel, fut-il riche et puissant, aussi décida t-il qu'il briserait la mâchoire en plusieurs points du premier connard qu'il prendrait à renverser accidentellement du café sur des empreintes ou à égarer une quelconque autre preuve.

Cela dit, il était là pour sa réintégration et non pour juger de l'intégrité de son homologue - ce qu'il avait l'intention de faire tout de même. Il avança d'un pas mais ne rentra pas dans la pièce à proprement parler. Une étape du processus communément admit comme étant l'action 'd'entrer' dans une salle n'avait pas été respecté. Dan tenait effectivement encore la poignée dans sa main et semblait ne pas vouloir avancer plus que ça - la porte toujours entrebâillé -, ce qui était le cas.

"Dan Lucchese, le Miraculé."

Il avait vu, durant cette journée, plus de médecins, de psychologues et de notaires qu'il ne lui en fallait et avait bien l'intention de ne pas rester longtemps devant un énième fonctionnaire qui l'encouragerait à prendre des vacances le temps de se 'refaire'. Peut être tenteraient-ils aussi de le muter dans une autre ville, plus tranquille, voire à l'étranger, que cela ne serait pas étonnant. Mais il refuserait, tout du moins jusqu'à ce qu'on le menace de le virer. Il était peut être borné et agressif lorsqu'il s'agissait de ne pas se laisser faire, mais il aimait trop son travail pour ça. Il comptait profiter du fait que le vampire ne lui portait pas plus d'intérêt que ça pour lui suggérer de le laisser tranquille et de mettre fin à cette mascarade sur le champ.

"- Alors … Bien dormi ?
- Rien qu'un petite sieste d'après casse croûte... Bon, je vais pas vous faire perdre votre temps, mon dossier est sur votre bureau à moins que la secrétaire n'ait de secrétaire que les lunettes, alors je pense qu'une signature suffira à me faire reprendre du service. Après une sieste de trois ans on a une pêche d'enfer et vous devez très certainement savoir vous servir d'un stylo. Sur ce, je reviens demain à sept heures et vous souhaite une excellent journée.
"

Aussitôt qu'il eut fini sa phrase, il tourna les talons, sur le point de partir...
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Lun 30 Juil 2012 - 21:48

Il devait être effrayant, à n’en point douter, puisque l’humain refusait catégoriquement de pénétrer dans la pièce. Le vampire n’eut aucun mal à en comprendre la raison profonde, les bruits de couloir courraient bien vite… Quelle autre raison ? Ce n’était pas un de ces blancs-becs qui venaient toquer à sa porte en pensant devenir policier sans même savoir à quoi ils s’engageaient. Dan Lucchese était un vieil habitué. Certainement pas autant que lui, mais il était difficile de rivaliser avec quelqu’un qui disposait de l’éternité devant lui.
Sa tête bascula sur le côté, son regard restant fixé sur l’humain qui avait décidé de faire demi-tour après lui avoir envoyé un speech bien senti. Il ne souriait plus vraiment, regagnant son sérieux à mesure. Parfois, c’était lassant de devoir cracher des ordres pour que les choses se passent comme il était convenu.

« Dan Lucchese, vous passez la porte d’entrée, vous ne remettrez plus un pied dans ce commissariat en tant qu’agent de police. Est-ce clair ? Que vos conseillers et médecins m’aient supplié de vous réintégrer dans les meilleures conditions pour vous permettre de réintégrer la vie active sans encombre … Ne change rien à ce fait. D’ailleurs, ils m’ont déjà suffisamment fait perdre mon temps sur votre cas pour que vous ne preniez pas la peine de vous assoir. »

Un soupir las passa les lèvres du Commissaire. Il souleva un tas de paperasse, puis un autre, et encore un autre. Enfin, il remit la main sur cette évaluation qu’il laissa retomber lourdement face à son bureau avant d’y déposer délicatement le stylo en question.

« C’est votre examen d’entrée, appelez ça une validation des acquis de l’expérience. C’est indispensable que vous passiez ce test pour être réintégré. Je vous laisse trois heures. Vous rendrez ensuite vos travaux au secrétaire, qui n’a pas de lunettes, soit dit en passant, et me rejoindre dans la salle d’entraînement pour vérifier votre … Condition physique. Et pour bien faire les choses … »

Cette fois-ci, ce fut deux lourds tomes qu’il posa à côté, libérant de la place pour que les ouvrages soient consultables. Nul besoin de le dire … Les fameux codes civils et codes pénaux.
Kieran se levait déjà, sortant une cigarette de sa poche, prêt à laisser la quiétude de son bureau à l’ancien policier. Lui avait bien besoin d’une pause ou il allait finir par perdre patience…
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Ven 3 Aoû 2012 - 13:30

Dan Lucchese
"Dan Lucchese, vous passez la porte d’entrée, vous ne remettrez plus un pied dans ce commissariat en tant qu’agent de police. Est-ce clair ? Que vos conseillers et médecins m’aient supplié de vous réintégrer dans les meilleures conditions pour vous permettre de réintégrer la vie active sans encombre … Ne change rien à ce fait. D’ailleurs, ils m’ont déjà suffisamment fait perdre mon temps sur votre cas pour que vous ne preniez pas la peine de vous assoir."
Bu-reau-crate à la con.

Dés le premier mot, Dan avait décidé qu'il n'aimait pas ce type. En fait, c'était très mal le connaître, mais c'était comme ça. A partir du moment où il était contrarié, il répondait à ses affects par de l'agressivité tacite. Rien qui ne soit insurmontable cependant. Il ferma la porte, la laissant claquer sans délicatesse aucune et alla s'assoir sur une des deux chaises face au bureau.

"- C’est votre examen d’entrée, appelez ça une validation des acquis de l’expérience.
- J'appelle ça une fumisterie hypocrite.
"
Il feuilleta les page. Rien d'autre qu'un des multiples questionnaires complétement débiles auxquels il avait eut droit pendant ses classes, en légèrement plus difficile. Test de culture G, questionnaire psychologique, analyse de cas, une promenade, mais une promenade gonflante.
"-C’est indispensable que vous passiez ce test pour être réintégré. Je vous laisse trois heures. Vous rendrez ensuite vos travaux au secrétaire, qui n’a pas de lunettes, soit dit en passant, et me rejoindre dans la salle d’entraînement pour vérifier votre … Condition physique. Et pour bien faire les choses…
- 'Kay.
"

Le patron s'éclipsa, sans doute pour casser la croûte, il avait manifestement l'air sur les nerfs ; et Dan se pencha un peu plus sur ces questionnaire. Il remplit le premier sans grande conviction. La plupart des questions portaient sur des hommes d’État mais il n'était pas resté assez longtemps dans le coma pour les voir changer, il eut donc une chance relative. Quant aux questionnaire psychologique, on n'avait plus qu'à souhaiter bonne chance à celui qui l'exploiterait. Enfin les analyses de cas : qu'auriez vous fait ? Quelle erreur a commit cet agent de police ? Comment faut-il réagir dans cette situation. Les réponses du futur inspecteur étaient, l'une après l'autre, doctement consignées, comme s'il avait été le meilleur des élèves. Mais il n'en pensait bien évidemment pas un mot. Inutile, cependant, d'en informer le commissaire, nan ?

Ce n'est qu'au bout d'une petite demi-heure qu'il quitta la pièce, dossier à la main, pour le remettre à la secrétaire, sans lunette mais tout de même très sexy. Dan reconnut le goût du commissaire mais ne s'empêcha pas de noter qu'elle devait tout de même être compétente dans son rôle : lorsque les trombones étaient rangés par couleur, c'est que la névrose l'avait conduite à de grandes facilités pour son job. Et aussi pour obtenir des antidépresseurs par boîte de dix.

Il sortit une Red Apple de son paquet qu'il alluma et descendit à pas d'ours reposé dans la salle d'entraînement.
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Lun 6 Aoû 2012 - 20:40

Voilà qu’il se montrait enfin raisonnable. Enfin, à un détail près que sa porte venait de faire les frais de sa mauvaise humeur et qu’il se permettait certaines remarques bien senties. Kieran préféra passer au-dessus et ne pas les noter. Il n’avait plus la tête à ça, dans les deux sens du terme.

Une poignée d’heures à vaquer entre les bureaux et au dehors, enchaîner les pauses cigarettes dans cette fraiche fin de soirée lui fit le plus grand bien. A l’heure convenue, ni plus ni moins, le Commissaire arriva en vue de la salle d’entraînement. Les lieux étaient grands, espacés, mais internes. A y regarder de plus près, cela ressemblait vaguement à un petit gymnase… Les fenêtres se trouvant exactement à la même hauteur, la lumière sans doute aussi diffuse en journée. Comme attendu, de nombreux exercices étaient possibles dans cette salle, mais notamment la zone de tirs qui était plus à l’écart, insonorisée.
Kieran adressa un simple signe de tête à l’ancien policier en guise de salutations, tout autant que pour l’inviter à le suivre. Il entra dans la fameuse pièce qui comportait un certain nombre de cibles dont la difficulté était croissante, chacune alignées dans des rangées différentes afin de laisser le soin de s’entraîner sans déranger l’autre.
Le Commissaire ne s’arrêta pas aux premières cibles, se dirigeant droit vers le fond de la pièce où on pouvait clairement voir des exercices plutôt corsés. Que ce soit des cibles mouvantes anormalement rapides ou des cibles plutôt éloignées, certaines dont le centre était difficile à repérer… Il n’y avait que l’embarras du choix.

« On va commencer par là. Si tu veux réintégrer l’unité spéciale chargée du contrôle des créatures de la nuit, et bien… Tu n’as plus qu’à reprendre le coup de main. »

Le vampire lui enfourna un casque sur les oreilles sans aucune élégance, lui tendant ensuite un pistolet des plus basiques, qui avait au moins le mérite d’être équilibré et facile d’utilisation.

« Si c’est trop dur pour toi, nous reverrons nos exigences plus bas. Précision et rapidité, comme toujours. Car tes adversaires le seront d’autant plus, eux. Bonne chance, Dan Lucchese. Tu as dix minutes devant toi pour m’abattre au moins vingt cibles. Si tu n’arrives pas à ce quota, j’estimerais que tu ne sauras pas tenir la cadence à terme. »

Doté du même casque sur les oreilles, Kieran se positionna en retrait, contre le mur du fond. Les bras croisés, il se tenait exactement derrière l’humain pour mieux voir sa façon d’ajuster son tir.

« Impressionne-nous. »
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Jeu 9 Aoû 2012 - 14:42

Dan Lucchese
Dan attendait en fumant dans la salle d'entrainement. Il était censé y retrouver son supérieur, mais force était de constater que ce dernier avait décidé de prendre son temps. Cela dit, il s'en fichait comme d'une guigne, le commissaire pouvait prendre le temps qu'il voulait, si ça pouvait lui permettre d'être le plus en retard possible à ses rendez-vous auprès de la caisse sociale.

La vampire ne tarda pas à arriver, visiblement moins blasé, crispé tout du moins. Il l'emmena devant des cibles qui, alors qu'il actionnait un interrupteur, se mirent en mouvement avec une grande rapidité. Pour sûr, ça ne faisait pas partie de l'entraînement de base d'un agent des forces de l'ordre, mais plutôt ce que l'on pouvait trouver comme programme dans les unités de corps spéciaux. Il cogita un moment, ce pouvait-il qu'ils l'aient prit en pitié ? Ou que, sous la pression politique, ils se soit décidé à l'ériger en sorte de héros martyr et à lui donner l'occasion d'intégrer l'équipe qu'il n'avait pas put intégrer auparavant, à cause de sa nationalité ? Fallait-il se prendre un pare-choc dans la gueule pour faire entendre ses compétences ? Serait-il devenu agent de la sécurité d’État si c'était une limousine qui l'avait renversé ? Que de questions. Et Dan qui ne portait son intérêt que sur les cibles. On dirait que le commissaire avait l'air plus détendu en présence d'arme. Il doutait qu'il s'agisse d'un peureux. Un peureux n'aurait pas inspiré tant de terreur chez ses sous-fifres, à moins d'être un avocat. La conclusion de Dan fut que le vampire devait être un homme d'action ; bureau anxiogène, stand de tir anxiolytique. C'était compréhensible.

Il ajusta le casque que venait de lui mettre le commissaire et le regarda avec des yeux volontairement inexpressifs lorsque ce dernier lui parla. Il ne savait pas lire sur les lèvres et ce casque réduisait considérablement le bruit, de sorte que ses instructions lui échappèrent. Mais Dan s'en foutait un peu, il connaissait la chanson : il fallait faire péter les petits bonshommes, un point c'est tout.

Il commença par vérifier son arme. Toujours vérifier son arme, paranoïa militaire, utile parfois, rarement, mais parfois tout de même. Puis il porta son regard sur les cibles ; elles bougeaient très vite. Il laissa quelques secondes s'écouler sans rien faire, juste à regarder. On était loin de la situation de tir instinctif, mais il se mettait en jambe, c'était comme ça. Il prit une profonde inspiration puis, levant son arme d'un coup, il tira. Ça n'était pas exactement la méthode qu'on apprenait aux flics, pas du tout même. Son sergent instructeur était un redoutable tireur et un excellent pédagogue, si on faisait abstraction de son syndrome de la Tourette. Le fait était que Dan n'avait pas perdu la main. Il se sentait légèrement dépassé par la situation, à voir toutes ces formes bouger super vite, mais son instinct avait fait mouche : la toile était percée au niveau de l'omoplate gauche. Il analysa un instant le mouvement des autres cibles, attendit encore, plus longtemps cette fois, puis ses bras bougèrent avec lenteur, comme portés par un courant invisible, un rythme mental.

Il tira trois coups dans trois cibles différentes, tout trois en plein dedans. Mais il ne s'arrêta pas là, son bras continuait de se mouvoir tranquillement et toutes les cinq secondes, trois tirs retentissaient dans l'espace acoustique de la salle, que même le casque n'arrivait à rendre doux, chaque fois sur trois cibles différentes. Certaines fois, l'impact touchait le blanc de la toile, en dehors de la silhouette humaine délimité. Quelques fois même, à trois reprise pour être plus exacte, il loupa son tir. Mais la plupart du temps, il visait juste. Le gros des balles atterrissait au niveau du thorax, certaines au niveau du ventre, et plus rarement en pleine tête. Quatre cibles furent touchées à la gorge et quelques une aux épaules.

Au terme de sept minutes, il avait tiré au moins une fois sur chacune des cibles qui étaient présentes sur cette portion de la salle d'entraînement, aussi entreprit-il de faire feu sur celles qu'il avait loupé. Deux minutes plus tard, toutes les cibles avaient définitivement du plomb dans l'aile et Dan jugea que l'exercice devait certainement être fini. Il déchargea son arme, la rangea dans le compartiment approprié et retira son casque en se retournant vers le commissaire, la tête bourdonnant un peu de tout ces coups de feu.
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Dim 19 Aoû 2012 - 15:15

Peut-être avait-il revu ses exigences trop à la baisse ou peut-être que le miraculé avait véritablement du talent avec les armes à feu. Dans les deux cas, toutes les cibles avaient été atteintes et une minute restait encore présente au compteur. Il n’avait pas fait d’erreurs qui pourraient être blâmées. Les éternelles mécaniques de vérification et d’ajustement avaient été reprises et l’humain avait tiré, à chaque fois, avec un sang-froid exemplaire. Ce n’était peut-être que des cibles, mais c’était bon signe pour l’avenir.
Kieran retira son casque avec lenteur, le laissant à son cou. Il détaillait les cibles avec un air si neutre et détaché qu’il était difficile de dire ce qu’il pensait vraiment de sa prestation. Le vampire se mit tranquillement en marche, parcourant la salle d’entraînement dont la tranquillité se révélait à nouveau intact.

« Belle performance, pour une sortie de sieste. Tu as respecté les consignes et rempli l’objectif dans le temps imparti. Le test est donc réussi. J’espère que tu auras autant brillé au test écrit, mais en attendant d’en avoir les résultats … »

Il se stoppa net pour lui faire face, les mains derrière le dos et un air plus militaire qu’il ne l’aurait voulu.

« Je ne doute pas de tes motivations, puisque c’est ton ancien poste que tu vises. Mais le temps est passé, depuis, et ce qui nous pose le plus de problèmes à l’heure actuelle sont bien les créatures de la nuit. Les forces de police ont des difficultés à faire face à ce type de menaces qui sort de l’ordinaire et nous avons besoin d’agents surentraînés, et qui ont l’habitude de les côtoyer. Tu sembles fait pour ce poste, j’espère que tu sauras te montrer aussi audacieux que tu as semblé prétentieux, car il te faudra des trippes pour exercer. »

Ou alors elles risquent de gicler à la moindre occasion à l’extérieur… Savoir tirer n’était pas suffisant, malheureusement, il l’avait appris à ses dépends le jour où il avait succombé à une attaque de vampire. Dan Lucchese avait pourtant assez mauvais caractère pour survivre dans la pire des situations. Il en avait la presque certitude.

« Demain, 9 heures. Ce ne sera pas moi qui t’accueillerais. Tu iras voir la secrétaire pour lui réclamer tes résultats. Si c’est concluant, tu lui demanderas ton badge et à rencontrer une certaine Winnifred, une gamine étrange aux cheveux noirs et violets. C’est une formatrice spécialisée contre les créatures de la nuit. Elle s’occupera de ta remise à niveau. Et inutile de discuter avec elle ou de tourner les talons parce que ça ne te convient pas. C’est elle qui décidera si ta réintégration peut se faire dans des conditions optimales, à l’issue de deux semaines. Donc pas d’avis favorable et… Tu devines la suite. A toute fin utile, le salaire est très bon et tu peux toucher des primes de risque assez élevées. Mais si tu as peur de réduire ton espérance de vie, vois plutôt pour un poste de bureaucrate. Ceux qui acceptent connaissent les risques. »

Il avait tendu la main pour réclamer l’arme autant que le casque, les deux n’étant que des emprunts temporaires. Ca ne serait qu’à l’issue des deux semaines d’entraînement qu’il pourrait recevoir définitivement ses grades et son arme. Il ne lui restait plus qu’à faire ses preuves et se montrer aussi vindicatif en paroles qu’en actes, car ce n’était pas avec des belles paroles qu’il réussirait ce test. La pensée du Commissaire fut amusée pour Winnifred… Elle lui donnerait du fil à retordre, à n’en pas douter, mais ils apprendraient sans doute autant de l’un que de l’autre. S’il arrivait à mettre son orgueil de côté pour suivre les indications de la gamine…

« Pour l’administratif, considère que ton papier est signé. Des questions ? »

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MessageSujet: Re: Les bureaux   Lun 20 Aoû 2012 - 16:12

Dan Lucchese
Le commissaire était, selon ses dires, satisfait de sa prestation. En vérité, le fait que Dan sortait d'une hibernation prolongé n'influait en rien celle-ci. En effet, il avait l'impression de n'être resté inconscient qu'une poignée de secondes et n'avais rien oublié de sa vie d'avant, ce qui était d'autant plus déstabilisant pour quelqu'un qui apprend avoir fait un bon de deux ans dans le futur. Cela dit, ça n'était pas comme s'il devait apprendre à se servir d'un pistolet laser. En deux années, les armes et les protocoles, techniques et autres n'avaient pas changées. Cela s'expliquait aisément par le fait que le commissariat de Galway était à l'instar de la ville : millénaire, traditionnel. On ne changeait pas une équipe qui gagne et, de toute évidence, on ne changeait pas non plus un équipe qui perd. Ainsi, les policiers sommaient les gens au nom de la Loi de la même manière, méprisaient les mémés victimes de vol à l'arrachée de la même manière, apposaient le tampon de la maison sur la facture de réapprovisionnement de la machine à café de la même manière et - pour beaucoup - étaient incompétents et prétentieux de la même manière.

Mais le commissaire, lui, faisait tâche. Il faisait tâche par son silence, par son côté spartiate et surtout par le manque de degrés Celsius dans son corps. En dépit de ce qui paraissait être un compliment, il ne tiquait pas le moins du monde ; impossible de savoir s'il pensait ce qu'il disait. Dan le croyait tout droit sortit d'un laboratoire génétique.
Commissaire Nealson, créé pour tuer. Plus rapide, plus fort, plus efficace.
C'était marrant.

Il lui remit l'arme et le casque, bien content de se débarrasser d'une telle formalité. C'était bien beau de tirer sur une cible, mais s'il y avait bien un truc qui faisait planer le futur inspecteur Lucchese, c'était de voir la tronche que faisait une pourriture notoire quand elle comprenait qu'elle allait passer une grosse partie de sa vie (sinon sa vie entière) dernière les barreaux. Aucune arme à feu ne procurait cette sensation, même quand on visait les couilles.

"- Tu sembles fait pour ce poste, j’espère que tu sauras te montrer aussi audacieux que tu as semblé prétentieux, car il te faudra des trippes pour exercer.
- J'avais cru comprendre qu'il fallait plutôt des compétences.
" Dit-il, sans désapprouver son supérieur.

Ensuite on lui expliqua qu'il s'engageait sur un chemin dangereux, ce qui n'eut d'autre effet que de le ravir, et qu'il allait devoir se soumettre à un autre test à la con, une 'remise à niveau' comme ils disaient - se persuadant eux mêmes que, non, ça n'avait rien à voir avec le genre d'euphémismes dont on usait en qualifiant de 'maison de repos' un asile de fou ou une maison de retraite insalubre, le tout épaulé par - je cite - "une gamine étrange aux cheveux noirs et violets", ce qui eut pour effet d'annuler concrètement son ravissement précédent et de lui faire se demander, en gros, ce que c'était que ce bordel. En Australie, il dirigeait une cellule spéciale de technique de traque de créature de la nuit, apprenant notamment comment chasser un lycan métamorphosé avec un jerrycan d'essence vide et un tuyau d'arrosage1. Sérieux ; une remise à niveau ?

D'un côté, il était curieux. Quelqu'un d'autre que lui s'y connaissait en zigouillage de bestioles du mal et il était pressé de confronter ses données avec les siennes. Si en plus il pouvait apprendre deux ou trois trucs qu'il ne connaissait pas avant, c'était parfait. Cette mise à niveau lui apparut alors comme soudainement moins morose et il espéra que les choses se passerait comme il l'imaginait, ce qui avait peu de chances d'être le cas et qui le rendrait encore désagréable, une fois de plus.

"- Pour l’administratif, considère que ton papier est signé. Des questions ?
- Aucune qui n'implique pas d'insulter les fonctionnaires.
"
Il fit un signe de tête au commissaire et prit congé. Lorsqu'il fut arrivé au niveau de la porte - sur le point de sortir -, il dit sans s'arrêter :
"L'espérance de vie, c'est un truc vachement surfait."




1. Non, même moi je ne sais pas comment il faisait ça.
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Lady Velvet
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Sam 27 Oct 2012 - 19:50

La nuit était tombée depuis plusieurs heures déjà et Velvet faisait les cent pas, la mine à la fois décidé et agacée devant le bureau du commissaire Nealson. Elle avait passé de nombreuses heures à essayer de retrouver le fameux policier depuis cette nuit agitée et avait été loin de se douter qu'il était pas qu'un simple membre de la police de Galway.

Si l'idée lui avait parue sympathique au premier abord, elle l'avait sérieusement énervée lorsque la note du pressing et la lettre qui l'accompagnait lui étaient revenues sans même avoir été ouvertes. Après tout, c'était à lui de payer, c'est lui qui, après leur avoir fait tout un couplet peu crédible sur la meilleure façon de garder son sang froid, s'était jeté d'une façon on ne peut plus bestiale sur cette boule de poils et avait aspergé sa tenue, manquant de la gâcher irrémédiablement.

Fort heureusement pour lui, l'employé du pressing avait fait des miracles, visiblement effrayé par cette jeune femme au teint pâle et à la mine tellement assurée qu'il ne fallait surtout pas la contrarier. Mais la note avait été des plus salées et il était hors de question qu'elle paie pour ça, même le plus petit centime.

A défaut d'avoir des nouvelles, elle avait fini par se rendre d'elle-même au commissariat et s'était heurtée au mur du "ah non pas de rendez-vous, pas possible de voir le commissaire ma petite dame." Bien qu'elle ait lâché un grognement peu amène, le policier chargé de l'accueil n'avait pas bronché, visiblement habitué à la nature de son interlocutrice. Elle pouvait toujours attendre ou laisser un message, elle faisait comme elle le voulait mais rien ne garantissait qu'il aurait le temps de la voir, il avait visiblement mieux à faire que s'occuper d'une parfaite inconnue, quelle que soit son élégance ou son statut au sein de la ville.

Mais elle avait décidé de faire le pied de grue. Après tout, s'il était rentré, il allait bien sortir un jour et elle serait là pour l'accueillir. A mesure qu'elle attendait, elle sentait son agacement augmenter et elle avait de plus en plus soif. Peut-être était-ce simplement le fait de sentir tous ces humains circuler autour d'elle, humer le sang qui se dégageait de certaines victimes venues porter plainte. Toujours est-il qu'elle avait de plus en plus envie de planter ses dents dans le cou de la première personne qui oserait la contrarier.

Alors qu'elle commençait vraiment à perdre patience, la porte finit par s'ouvrir et, si ce ne fut pas le commissaire qui en sortit, elle devina sa silhouette derrière un large bureau à demi plongé dans l'obscurité.

Avant même que quelqu'un ait eu le temps de réagir, elle se faufila à l'intérieur et se campa devant le bureau, une main sur les hanches et une autre pointée sur Kieran.
Dans sa main se tenait la fameuse note de pressing qu'elle agita sous son nez.

"Vous ne jamais répondre aux messages qu'on vous envoie ? Je vous savoir peu porté sur la politesse mais là, vous être très fort."

Elle avait au départ songé à une entrée en matière moins brusque, mais l'attente devant le bureau avait tout fait partir en fumée. Elle n'avait même pas pris la peine de le saluer et le fixait, le regard plissé et la mine sans équivoque. Velvet était furieuse.
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Ven 16 Nov 2012 - 21:27

Dix jours qu’il était absent. Dix longues journées de souffrance, qu’il avait passé exclusivement à dormir, sous les soins vigilants d’un médecin qui constatait autant les prouesses de régénération vampirique que leur désavantage. Même des jours après, le mauvais souvenir de Kain s’était amèrement rappelé à lui, alors qu’il peinait à marcher, sa blessure pourtant quasiment refermée. Une inspection avait révélé des bouts d’os qui s’étaient détachés, et ne s’étaient pas ressoudés en l’état, la chair guérissant bien plus vite autour. Qu’il avait ri jaune, quand lui avait annoncé devoir lui charcuter la jambe pour retirer ces fragments… Et que dire de ses longues lacérations du lycanthrope, qui partait du cou jusqu’à la mâchoire ? Elles étaient encore présentes sur son visage, traçant des sillages plus blancs que blanc sur sa peau de marbre. Elles guérissaient bien trop lentement, mais cette manie constante qu’il avait d’y toucher ne devait pas aider, en plus de la perte de sang qu’elles avaient engendrée.

Quand il avait enfin pu se lever pour gagner son travail, le personnel du commissariat l’avait détaillé d’un regard ahuri, comme un revenant (ce qu’il était, quelque part). A y repenser, un être humain normal serait certainement mort avec de telles blessures … Devait-il s’estimer chanceux ?
Il s’était bien vite isolé dans son bureau, pour constater que la paperasse, elle, était toujours plus importante. De très longues heures de travail l’attendaient, mais les sollicitations s’enchaînaient si bien et si vite qu’il n’avait pas eu le temps de soulever le moindre papier. Il venait tout juste de renvoyer un policier qui se montrait bien trop insistant sur des sujets qu’il n’avait, décidément, aucune envie d’aborder. Rare qu’il montre les crocs, mais cette fois-ci, il l’avait congédié avec pertes et fracas, si bien que les autres qui attendaient à la porte s’était momentanément éclipsé. Opportunité idéale, semble t-il, pour qu’une souris se glisse dans son bureau sans personne pour la retenir. Lui qui se croyait débarrasser pour la journée de toute entrevue … En voilà une aussi agaçante que séduisante.

Aux accusations de Lady Velvet retentit le silence. Kieran se passa une main lasse sur le visage, avant, d’encore une fois, s’arrêter sur ces sillages dérangeants. Il lui fallut une bonne minute avant de se remettre de cette intrusion qui lui laissait une impression mitigée. C’aurait pu être pire… D’autres pouvaient se rappeler à lui avec bien plus de mauvais souvenirs. Mais il aurait tout de même préféré que cette soirée ne se rappelle jamais à lui. « Lady Velvet. » Lâcha t-il finalement, sur un ton où tranchait politesse et froideur. Il lui prit la fameuse note des mains pour la détailler, un sourcil haussé, avant de reprendre.
« Je suppose que cette lettre a fini dans cette boîte ? » Tout en désignant un casier où s’entassait un ensemble de publicités diverses et quelques lettres éparses dignes d’anecdotes : Tant d’insultes de mécontents, et là, une ou deux touches plus rosées et révélatrices. « J’aurais dû vous donner mon adresse personnel, j’en conviens, mais voyez-vous … Je ne vous sentais pas très apte à la discussion avec mon arme en main. D’ailleurs, l’avez-vous apporté ? Car si vous désirez vraiment votre redevance, parlons en échange de bons procédés. Je suppose que c’est moi que vous êtes venue voir plus naturellement par ce fait, non ? »

A moins qu’il s’agissait de son insigne de policier, assez explicite. Il n’était pas contre lui payer sa note de pressing, mais il n’en était pas le seul à devoir en être tenu pour responsable. Retournant derrière son bureau, il posa la note devant lui et lui désigna le fauteuil qui lui faisait face. « Je vous aurais bien servi un verre pour compenser, mais je n’ai pas ce qui intéresserait une dame comme vous. » Face au regard flamboyant et la mine colérique de Velvet, il n’opposa aucune résistance palpable. Rien que cet habituel froid polaire qui le caractérisait habituellement.
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Keith
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MessageSujet: keith rencontre le chef   Mar 20 Nov 2012 - 16:50

Keith gare sa Jaguar devant le commissariat et descend de son véhicule tout en regardant la façade du poste de police.

- Aller une nouvelle aventure commence, il faut que je me mette dans le personnage. Inspire expire. *il joint la parole au geste et ferme en même temps les yeux* Sentir les uniformes, la sueur, l'ordre, la hiérarchie, les armes et le chaos...

Keith ré-ouvre les yeux avec un sourire satisfait. Il est maintenant l'inspecteur Milligan. Que les voleurs et les truands se planquent, le voici arrivé dans la ville de Galway.

Il monte les marches quatre à quatre d'un pas décidé et sûr. Il rentre dans le poste, regarde rapidement aux alentours et repaire l'accueil avec son fameux policier en uniforme un peu bedonnant qui s'ennuie à moitié tout en indiquant aux personnes ce qu'elles doivent faire et où elles doivent aller.
*Le plus important, c'est d'avoir l'autorité dans la voix et être sur de soi, en avant inspecteur*

- hep mon gars, ouais, agent Brian je vois Keith regarde la plaque de l'agent. Je dois voir le commissaire générale Giacometti. C'est le gouverneur qui m'envoie. Je suis le nouvel inspecteur. Son bureau est par là ? le tout avec une voie forte et autoritaire
- Heu... comment... le gouverneur ? *trop d'information d'un coup, il est perdu*
- Ouais c'est ça. Le bureau de Giacometti... par là. Keith montre du doigt la direction de tous les bureaux.
- Oui, Inspecteur ! ? Le dernier bureau au fond à droite.
- Merci agent. Bon travail et courage. Tout en saluant le policier
L'agent de faction lui rend son salut.

*Un peu de familiarité, des encouragements comme si on était des collègues. Facile de berner de simple gens pris dans leur travail*

Keith, toujours d'un pas ferme et assuré s'engage entre les bureaux sans prêter attention aux alentours, comme s'il connaissait les lieux pour que l'on ne lui pose pas de question il ne faut pas en demander.

Il arrive devant le bureau du commissaire principale. Il tape deux fois à la porte. Un "entrez" se fait entendre et il rentre. *Attention c'est le chef, il faut redevenir normal*

- Bonsoir Commissaire Giacometti. Je me présente Keith Milligan. Vampire de mon état. Je me suis permis de me présenter à votre soeur le gouverneur. En effet, je pense qu'il était de mon devoir que d'informer les autorités de ma venue. En discutant un peu avec le gouverneur, il est venu que je pourrais peut-être convenir pour un poste dans vos forces de police. Peut-être vous a-t-elle appelé dans ce sens ?

Keith réajuste ses boutons de manchette pour laisser le temps au commissaire de digérer les informations du nouvel arrivant.

- Pour faire court, je fus chasseur de prime pendant 60 ans aux Etats-Unis et je suis un très bon tireur. Et j'ai un nez hors norme. Je veux dire bien plus efficace encore que ceux de notre race.

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Keith MILLIGAN

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Andrea Giacometti
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mar 20 Nov 2012 - 22:05

Ce dont Andrea avait le plus ne horreur, c’était d’être dérangé dans son bureau, surtout après tous les événements qui s’étaient produits ces derniers mois à Galway. La perte d’un de ses infiltré, la petite Kelly, et ce vampire suffisamment fort pour résister à sa lance. Tous cela ne lui plaisait pas mais alors pas du tous, il était donc risquer de venir le déranger dans son bureau.

Ce fut donc avec un regard assez froid, que le commissaire général accueillit le petit nouveau.
Subtilement sa main se déplaça avec sa lance, encore enroulé dans le tissu et posé en équilibre contre son bureau. Le vampire qui venait de débarquer avait intérêt à trouver une sacrée bonne excuse s’il voulait ne pas essuyer la colère d’Andrea.
Mais une chose lui fit stoppé son mouvement. Son nom. Il lui était familier, et c’est quand ce fameux Keith évoqua le nom du gouverneur que le vampire se souvint.

« … Keith, oui Keith… »

Le vampire se contre-balança de son fauteuil pour saisir une petite enveloppe avec le nom de Keith Milligan écris dessus. Il ne l’avait pas ouverte mais avait reconnu l’écriture. C’était celle de sa très chère sœur.

Andrea sourit en posant l’enveloppe sur son bureau. Le CV de Keith étaient intéressant, et le commissaire général avait franchement besoin de type comme lui.

« Si c’est ma très chère sœur qui t’envoies tu as toute mon attention. Donc tu veux rejoindre nos forces ? Voilà qui est intéressant, mais dis moi Keith, pourquoi la police ? Vu ton pédigrées tu pourrais travailler en freelance facilement. »

Généralement les chasseurs de primes ne sont pas très copain avec les forces de l’ordre, alors Andrea était curieux, il voulait connaître les motivations qui poussaient ce vampire à venir se présenter face à lui.

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Keith
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mer 21 Nov 2012 - 12:24

*Et bien, si je m'attendais. Un vampire. La soeur est une Lycanne et le frère un vampire. Ca c'est une famille intéressante. Mais pas commode le petit frère. Classique des gens qui ont des responsabilités et apprennent de mauvaises nouvelles. Il va falloir manoeuvrer avec délicatesse.*

Le ton de la voix de Keith s'ajuste pour devenir moins enjoué et plus dure. Une adaptation avec son interlocuteur s'impose.

- Oui, la question est légitime pourquoi ne pas travailler en freelance ? Premièrement je ne connais pas la ville. Est-ce qu'un chasseur de prime serait utile ? Ou bien un détective privé ? Je ne sais pas. Deuxièmement, je ne travaille pas tout seul, même en temps que chasseur de prime j'avais beaucoup de contact avec les forces de l'ordre et j'avais une partenaire. Pour terminer, les forces de l'ordre que je connaissais n'avais pas de créatures de la nuit dans leur rang. C'est je pense ici, le seul endroit au monde où ce genre de particularité peut apparaître.

Keith réajuste ses boutons de manchette et réfléchit à la suite à donner à la conversation.

- Donc je propose mes services à cette ville. Y a-t-il un poste que je puis avoir ? Je pense bien qu'un vampire, qui vient proposer son aide comme ça, puisse soulever des questions et des inquiétudes. J'accepterais volontiers un partenaire. Pour me surveiller dans un premier temps et qui pourra me montrer la ville avec ses us et coutumes pour pouvoir m'y adapter. Un partenaire Lycan ou bien vampire serait peut-être le mieux mais c'est à vous de juger.

Keith attend patiemment la réponse du commissaire. Il reste droit sur sa chaise, assuré. Il fixe le vampire et attend les réactions.

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Lady Velvet
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mer 21 Nov 2012 - 19:25

Alors qu'elle continuait de fixer Kieran sans se départir de sa mine furieuse, la vampire réalisa petit à petit qu'il était vraiment dans un sale état. Elle se demanda l'espace d'un instant s'il y avait un lien avec la soirée qu'ils avaient passé tous ensemble. Dans ses souvenirs, il n'en était pas sorti si amoché que cela et cela faisait déjà plusieurs jours que l'incident s'était passé. Largement de quoi soigner les petits bobos que leur démonstration ridicule de virilité avait pu occasionné.

Non, il devait certainement lui être autre chose et, l'espace d'un instant, la colère de Velvet se teinta d'une pointe de curiosité. Elle se demandait qui pouvait avoir osé porter ainsi la main sur un vampire et surtout, faire autant de dégâts. Suivant du regard le tas de courrier amoncelé elle se contenta de lâcher un
"humpf" des plus significatifs avant de répondre, d'un ton froid.

"Vous être un commissaire très occupé on dirait. Vous devriez passer plus de temps derrière votre bureau et moins d'heures à vous faire… réduire en miettes. Vous n'avoir vraiment pas l'air en forme."

Nulle trace de sollicitude dans sa voix, elle s'était contentée de constater un fait en mettant tout de même l'accent sur le mot "commissaire", détail qu'il s'était bien gardé de souligner lors de leur rencontre.

"Donc, selon vous, je pouvoir discuter ou avoir une arme, pas les deux en même temps. Pour un commissaire, je trouve le raisonnement un peu étrange non ?Ou alors, vous avoir encore une vision toute révolutionnaire de votre poste. Je serais curieuse de savoir comment un vampire peut devenir commissaire tout de même. Pour ce qui être de l'échange de bons procédés. Peut-être que j'avoir ce que vous cherchez oui. Mais je ne vous le rendrais comme ça. Ce serait trop simple n'est-ce pas ?"

Posant une main gantée sur le fauteuil qu'il lui avait désigné mais sans s'assoir, elle laissa alors échapper un sourire, sa physionomie se transformant radicalement. Pour ceux qui ne la connaissaient pas, elle aurait pu passer pour une jeune femme tout à fait charmante voire inoffensive mais elle savait le vampire pas assez dupe pour croire quoi que ce soit de cet acabit.

"Et bien, si vous n'avoir rien à m'offrir ici, vous pouvoir essayer de me prouver que vous être un gentleman et m'inviter à boire ailleurs. Un peu d'air frais vous fera du bien je pense."

A moins qu'il ne tombe comme une mouche une fois debout, allez savoir.
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Jeu 22 Nov 2012 - 22:07

Il sentit le regard pesant de Velvet sur lui, et lui rendit avec neutralité. Contrairement à ce qu’il aurait pensé, ce regard n’était pas hostile, mais l’empathie lui était un sentiment trop étranger pour qu’il arrive à l’identifier dans les prunelles de la vampire. Ses mains jointes sous son menton, Kieran se contentait de l’observer passivement. N’étant plus maintenant en situation de danger, il s’offrait le luxe de la patience face à la colère à peine voilée de celle qui lui faisait face. Dans les locaux de la police, il jouissait d’une sécurité imperméable et Velvet devait bien le savoir, sauf si c’étaient ses manières qui la retenaient de se montrer plus virulente.

« Des conseils avisés. Mais voyez-vous, avant d’être commissaire, j’étais un homme de terrain. Et hormis la législation et les procédures qui m’importent, la paperasse n’est qu’une perte sèche de temps. »
Il n’avait pas voulu sous-entendre, par la même, que son papier l’importait peu. Ceci dit, rester enfermé dans son bureau toute la nuit lui était insupportable. A la rigueur, quand le travail se faisait trop intensif, il lui arrivait bien de le faire toute une journée… Mais la présence pas si éloignée des rayons du soleil sous les stores fermés le mettaient toujours en très mauvaise condition.
« Et pour votre information, je n’étais pas en service au moment des faits. Je me serais bien passé de "me faire réduire en miettes" durant cette soirée. » Il passa à nouveau une main machinale dans son cou quand elle signala sa forme toute relative. « De sérieuses complications, qu’il m’aurait été bien plus aisées de neutraliser sans la présence de… Kain, mais il faut savoir faire avec ce qu’on a. » A la froideur de Velvet répondait la sienne, égale. Sans plus dans le feu de l’action, il était parfaitement lucide et se rappelait aussi bien ses écarts que ceux des autres. Mais les siens n’étaient pas préjudiciables auprès de la Loi, contrairement à d’autres qui devraient se trouver sous les barreaux en cet instant…

Un sourire mauvais passa sur ses lèvres, douloureux. « Vous pouvez discuter avec une arme en main, au contraire, mais c’est loin d’être agréable pour votre interlocuteur. Surtout que vous avez montré une certaine adresse avec cette arme … Contrairement à ce que vous pensez, il est rare de devoir sortir les armes et souvent mal avisé. Contre les lycans par contre… Il n’existe pas d’autres moyens pour neutraliser ces bêtes enragés, vous en conviendrez, non ? »
Voyant qu’elle ne prenait pas la peine de s’asseoir à sa sollicitation, il se contenta de ranger quelques dossiers en attente qu’il avait sorti peu avant, puis se relever pour faire le tour de son bureau. Il n’était plus qu’à une longueur de bras d’elle, et même s’il paraissait tendu, ce n’était rien de plus que son attitude habituelle.
« Comment un vampire peut-il devenir commissaire ? Je ne sais pas. Vous pourrez en parler avec le haut-commissaire, il sera plus à même de vous répondre. Quant à ce qu’il m’a valu plus spécifiquement cette promotion, je n’ai pas à vous le communiquer. »
Elle voulait lui donner du fil à retordre ? Il ne comptait pas non plus lui simplifier la tâche. Mais il ne pouvait nier que Velvet était pleine de surprise, et une femme de défi. Elle changeait drastiquement des autres vampires qu’il avait eu l’occasion de croiser. Et il était tellement rare pour lui de pouvoir entretenir une conversation plus de cinq minutes avec l’un de ses congénères …
« Je suppose que ce serait justice rendue pour l’attente ? Je vais faire un effort colossal et vous emmener dans un lieu approprié… Même si j’exècre cet endroit. Vous me suivez ? »

Où pouvait-il l’emmener d’autres qu’au Bloody Valentine ? Il était hors de question de retourner à l’Eventreur Insomniaque après tout ce qui s’y était passé, et il bénéficiait de certains avantages au Bloody dont il n’avait pas encore profité, après cette mésaventure étrange et hilarante en compagnie de cette prostituée fan de vampires. S’y rendre en compagnie de Lady Velvet sonnait tout de même mieux à ses oreilles …
Il quitta son bureau d’une démarche assez raide, où un œil averti aurait pu remarquer que sa jambe droite boitait encore un peu. Pas en forme, c’était certain, mais contrairement à ce que pensait Velvet, encore tout à fait apte à se lever. Il ferma derrière elle, fit une ronde coutumière avant de glisser quelques consignes au policier à l’entrée et se glissa à l’extérieur. La nuit venait à peine de commencer et l’activité était encore forte à cette heure. Il surprit quelques regards amusés, parfois envieux vers Velvet et lui, mais jugea bon de les ignorer. Au moins avait-elle bien plus de manières que cette Raven qui avait fait de son travail un calvaire durant un certain temps … L'agréant de rumeurs fausses et d'une réputation totalement usurpées, mais soit.

« Vous préférez profiter de la nuit fraiche ou je vous emmène en voiture ? Mais pas bien discrète, ma voiture de fonction, je vous préviens. »

[---> Suite au Bloody Valentine]


Dernière édition par Kieran Nealson le Dim 25 Nov 2012 - 19:53, édité 1 fois
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Andrea Giacometti
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Sam 24 Nov 2012 - 23:34

Le commissaire écoutait la réponse de ce fameux Keith. La demande était censé et légitime, il avait apparemment bien réfléchit à la question, et si ce qu’il disait était vrai, il avait une bonne expérience des combats. Bref une recrue idéale, sa sœur avait bien fait de le diriger dans le commissariat, ce vampire lui serait sans doute très utile.

« Bien tu as l’air décidé et semble avoir pas mal d’expérience, mais cette ville est particulière, et ce n’est pas en venant avec un joli CV que j’aurais la garantis d’une recrue efficace. Je t’explique, ici les méchants ne sont pas des Junkies à moitié zombifiés recherchant leurs doses, il s’agit de tueurs avec plusieurs années voire centaines d’années d’expérience dans la boucherie, il s’agit de monstre, de machine de guerre déchiquetant tous sur leurs passages. Le moindre faux pas et soit tu crèves soit ton coéquipier crève. La sélection pour faire partie de ma petite équipe est donc rude. »

Les yeux du vampire brillaient. Keith serait peut être une bonne recrue, après tout avec Kieran il commençait à avoir enfin des gars digne d’intérêt dans el commissariat, cependant il restait à savoir ce qu’il avait dans le ventre.

« Donc afin de voir si tu as vraiment le bide pour faire partie de mon équipe je te propose un petit test… »

Andréa retira le tissu qui entouré sa lance, la dévoilant complètement, tout en se levant. Il sera alors la garde de l’arme et la pierre rouge situé en son extrémité se mit a briller intensément. L’espace d’un instant le temps autour de lui se mit à ralentir, enfin c’était l’impression qu’il avait, car en réalité c’est que le commissaire était maintenant rapide, beaucoup plus rapide…
Le temps d’un clignement de paupière, et sans que Keith puisse suivre ses mouvements Andréa se plaça juste derrière lui.

« … C’est simple, tous les coups son permis, montre moi ce que tu vaux VRAIMENT ! »


En hurlant ce dernier mot Andréa donna un violent coup de pied sur la chaise ou était assis le vampire, la brisant et projetant les morceaux dans le bureau.

Andréa se demandait comment réagirait le vampire face à une situation aussi déstabilisante. Si Keith avait au moins le réflexe de se protéger, s’il réagissait alors il serait digne d’intérêt pour le commissaire. Mais si au contraire le vampire ne réagissait pas, pétrifié sous l’effet de surpris alors il n’avait pas le potentiel pour intégrer son équipe.

Pas de soucis si la bagarre dégénérait, les collègue du commissaire général avaient l’habitude de ses « recrutements » aussi Andréa savait qu’ils ne seraient pas dérangés.


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Keith
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MessageSujet: on passe à l'action   Lun 26 Nov 2012 - 13:05

Keith reste de marbre face aux explications des "méchants" de Galway. Il se rend compte que la traque dans ce milieu hostile va être plus compliquée que ce qu'il a fait jusqu'ici. Parfait. Un challenge à sa portée.

*Sélection. Il faut prendre les meilleurs. Il veut faire un test ? Pas de problème. Mais où, le test ? Là. Maintenant ?!*

Keith regarde la lance qui est sortie de son tissu, avec cette pierre rouge au milieu. Keith sent alors l'odeur de sang sur la lame. Malgré le fait qu'elle soit parfaitement propre à l'oeil nu, ses sens lui permettent de sentir que cette arme n'est pas faite que pour la décoration. Un vampire intéressant que ce commissaire. Il est évident que les armes conventionnelles ne servent pas à grand-chose contre les créatures de la nuit. Mais quant on a la dextérité de Keith aux armes à feux, on peut se permettre de les utiliser. Une balle dans la tête fait toujours pas mal de dégâts qui servent à neutraliser son adversaire de manière définitive parfois. Et si ce n'est pas le cas, ce genre de dégât peut servir à trouver un autre moyen d'en finir ou bien encore à fuir.

*Une lance ? Il veut se battre avec une lance ? Et ici dans le bureau ? Il n'est pas fini ce commissaire. On va tout détruire dans ce bureau.*

Keith prend son automatique à l'intérieur de sa veste. Tout en faisant ça, le commissaire disparaît de ça vu. Le temps de se demander pourquoi, il essaye de se relever et entends la voix de Giacometti derrière lui. Puis la chaise vole en éclat. Plus le temps de parler, il faut agir.

*Une lance versus un flingue. En combat à distance, dans cette pièce, avec sa vitesse, je suis mort. Il faut que je réduise son champ d'action et surtout que je l'empêche d'utiliser sa vitesse extraordinaire. Pas le choix, il faut que je rentre dans sa garde et que je le plaque au sol. Avec un pistolet sur la tête, je devrais avoir le dessus.*

Les canines sorties, Keith essaye de plaquer le commissaire en se jetant tel un rugbyman sur son adversaire.


Spoiler:
 


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Andrea Giacometti
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Sam 8 Déc 2012 - 13:22

Premier bon point, celui qui se disait mercenaire était doté d’excellents réflexes. Et plutôt que de se laisser impressionné par la situation, il réagit immédiatement et contre attaqua.
Avec une certaine aisance il se réceptionna alors que le vampire avait cassé la chaise et tenta directement de l’agresser.
Le vampire esquiva son attaque sans mal, grâce aux particularités de la lance, et Keith finissant son impulsion se plaça à une distance raisonnable d’Andrea, le menaçant avec ses armes.

Andréa sourit, plaisant le petit nouveau, une recrue sans doute assez intéressante.

« Et je suppose que ces armes sont équipées de munitions… spéciales n’est ce pas ? »

Andrea le fixait attentivement. Pour être franc il aurait bien aimé continuer ce petit jeu, l’adversaire semblait de taille à se frotter à lui mais il était commissaire général et surtout dans un commissariat. Autant un petit affrontement avec arme blanche aurait été marrant, autant commencer à tirer dans l’enceinte de l’établissement…

« Au moins tu as été franc, tu as d’excellent réflexe et tu sais te battre. Par contre on va arrêter le test maintenant, je n’ai pas envie que tu fasses des trous dans le mur, je suis pas contre ce genre de déco, mais je ne pense pas que les gens ayant des doléances apprécient. »

Il rigola, et en signe de bonne fois il retourna se placer à l’arrière de son bureau.

« Parlons affaire maintenant que tu m’as convaincu. Alors tu voudrais quoi comme poste exactement ? »

Andrea posa la lance en équilibre, contre son fauteuil, proche de sa main, juste au cas où.


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Keith
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Dim 9 Déc 2012 - 11:27

- Et non. Il n'y a pas de munitions spéciales.

Keith range une de ses armes et prend une chaise qui est dans le fond du bureau et s'assoit en face du commissaire.

- Vous voyez. Il tira le canon en arrière pour éjecter une balle qui rattrapa en vol. Des dum-dum classiques. Pour faire beaucoup de dégâts. Je n'ai trouvé personne pour me faire des balles en argent et des balles bénites... disons que cela me gène d'avoir sur moi une arme capable de me tuer. Donc des balles qui font beaucoup de dégâts me permettent, jusqu'à présent, de m'en sortir.

*Drôle de recrutement. Mais c'est un test efficace et rapide qui permet de jauger la personne rapidement. Ce Giacometti me plait.*
Keith range alors sa deuxième arme et joue négligemment avec la balle.

- Pour le poste ! Et bien tant qu'à choisir je me verrais bien agent de la circulation avec le képi, le costume et le petit bâton à la taille... ha ha ha. Je plaisante bien entendu. Inspecteur. oui, inspecteur est un poste qui me conviendrait. Mais par contre je n'aurais de compte à rendre qu'à vous et à mon partenaire, si vous décidez de m'en donnez un. Je pense que vous pensez comme moi que nous nous occuperons que des affaires qui sortent un peu de l'ordinaire et qui implique des créatures spéciales. Si cela vous convient, je suis votre homme. Et si par le plus grand des hasards vous avez des balles en argent, je suis preneur.

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Keith MILLIGAN

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Andrea Giacometti
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Dim 16 Déc 2012 - 13:14

Andrea écoutait attentivement les paroles du vampire. Oui il avait brillé à son petit test, mais le grade d’inspecteur se méritait, pour l’obtenir il lui faudrait au moins un fait d’arme.

« Le grade d’inspecteur… Malheureusement non je ne peux accéder à ta requête, du moins pour le moment. Je t’explique, tu m’as prouvé que tu étais doué pour les confrontations, m’assurant que si tu intégrais mon service tu ne te ferais pas éliminer lors de ta première patrouille. Cependant je ne sais rien de tes aptitudes d’enquêteur, il est donc encore trop tôt pour te donner ce grade. »


Le vampire regarda sur son bureau. Et commença à écarter une pile de documents. Ou avait-il pu bien mettre ce dossier ?
Finalement il tira d’une pile de document un dossier. Il l’ouvrit afin de vérifier s’il s’agissait bien de celui la puis souriant il lui tendit le document.

« Je veux d’abord déterminer tes qualités d’enquêteur. Il y a eu un meurtre au Monster Park la nuit dernière, tous les détails sont sur ce papier. Je veux que tu mènes ta petite enquête, mais attention je ne veux pas d’action, tu dois te faire le plus discret possible et me faire un compte rendu une fois que tu auras terminé ton investigation. »

Rien ne valait un peu de travaux pratiques, Keith lui avait prouvé qu’il était bon en combat, maintenant le vampire voulait savoir s’il était également un bon enquêteur. Une fois fixé il pourrait alors aviser et le nommer inspecteur.

« Disons que pour ce premier boulot tu bosses pour moi ne tant que stagiaire. »

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Keith
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Dim 16 Déc 2012 - 20:33

Sans dire un mot, Keith prend le dossier et lit attentivement.

*Le chef semble satisfait mais... il faut plus. Une enquête pour commencer, sans action. Pour obtenir mon grade. Pas de problème, il va falloir être pertinent et rapide. Très rapide.*

- D'après ce que je vois, il semblerait que ce soit un vampire. Il a laissé le corps négligemment derrière une statue. Bien. Il continue à lire le dossier. Hum... difficile comme traque. Il claque le dossier. J'adore. Mais il me faut quelqu'un avec moi, je ne peux pas errer dans la ville comme ça. J'ai besoin d'un excellent guide qui connaisse bien la ville mais aussi les gens. je ne me suis pas encore fais connaitre donc il me faut quelqu'un qui m'ouvre les portes plus vite. Il se lève. Je vais éplucher le dossier un peu plus précisément et j'ai vu une carte de la ville dans l'entrée, je vais essayer de la mémoriser un peu et de me repérer dans la ville. Si vous avez un homme pour m'aider je l'attendrais là, sinon je partirais dans une demi-heure. Keith se dirige vers la sortie. Le stagiaire Keith entre en scène chef.


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Keith MILLIGAN

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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mar 9 Avr 2013 - 23:10

ChangoChango venait juste de terminer le renforcement d’une nouvelle galerie avec l’aide de cinq autres lycans quand les cris chevrotants et essoufflés d’un adolescent approchèrent dans une des galeries adjacente à celle où ils se tenaient. D’abord circonspect et amusé par l’affolement fébrile du jeune lycan qui accourait vers lui, Chango donna un petit coup de coude à l’un de ses frères adultes pour attirer son attention sur le spectacle qui allait suivre. Puis sentant que quelque chose de grave venait de se produire, l’expression de son visage passa du sourire en coin à celui d’un sérieux obséquieux et inquiétant. Le jeune Undercasts à bout de souffle resta plié en deux, les mains en appuis sur ses genoux pour tenter de reprendre son souffle. Chango fronça les sourcils.

« Parle !... qu’est ce qui t’arrive ? »

Sentant qu’il ne devait pas faire patienter plus longtemps son chef, le jeune déglutit et commença à bégayer :

« C’est M... Moussa, il s’est fait ch... choper par les flics ! »

Chango écarquilla ses yeux clairs et sentit monter en lui une boule de colère mêlée à de l’inquiétude.

« Comment ça chopé par les flics ? Où ça ? Pourquoi ? »

Le jeune homme hésita un instant. La vérité lui brulait les lèvres mais la dire lui promettrait à coups sûrs de sérieux ennuis. Chango attrapa l’ado par le col de son vêtement et le souleva de terre pour le coller contre la paroi de la galerie.

« Qu’est ce que vous avez encore fait tout les deux ? Hum ?! Réponds !! »

La peur au ventre le jeunot finit par cracher le morceau aux bords des larmes :

« Il a voulut piquer une montre chez un broc’ mais le gars l’a vu et lui a mit la main dessus. Moi j’ai réussie à filer mais Moussa n’a pas pu lui faire lâcher prise. Je suis resté au coin de la rue pour l’attendre mais il est ressortit que quand les flics lui ont passé les menottes après ils l’ont mit dans leur bagnole et ils sont partis… je suis revenu aussitôt…  j’te jure que je voulais pas moi, c’est Moussa qui la voulait cette putain de montre !!! »

Chango fulmina en serrant les dents et projeta l’ado contre l’autre pan de mur rocheux. Les autres lycans attendirent que leur chef s’éloigne de quelques pas puis il vinrent relever le garçon qui était visiblement étourdi par le choc. Quand Chango repassa dans la galerie, il pointa du doigt le jeune homme et dit sur un ton plein de courroux à ses frères lycans :

« Gardez moi celui la au chaud, je vais chercher Moussa !!! »

************

20 minutes plus tard. Commissariat principal de la ville.

Chango s’était arrêté quelques minutes devant le bâtiment pour tenter d’apaiser ses nerfs et retrouver son calme. Il avait enragé tout le long du chemin jusqu’ici. Les veines de ses tempes tambourinaient. Il était clairement inutile qu’il fasse un scandale en faisant irruption comme une boule de bowling dans le commissariat s’il voulait démêler cette histoire dans les meilleures conditions. Inspirant profondément, il poussa la double porte qui faisait l’entrée et pénétra dans la « maison poulaga ». Parcourant le hall du bureau de police derrière ses lunettes noires, Chango situa assez vite le pupitre ou un agent griffonnait un papier en tirant le bout de la langue tellement il était concentré sur cet exercice. Il parcourut les quelques mètres qui l’en séparaient en trois enjambé et vint se planter devant le pupitre avant de toussoter pour attirer l’attention de l’agent. Celui-ci ne réagit visiblement pas au premier appel et Chango dut réitérer sa supplique avec cette fois-ci une insistance teinté d’irritation. L’homme en uniforme bleu nuit et képi étoilé redressa enfin la tête pour afficher un visage aussi benêt que surpris de voir un homme noir aussi bien sapé.

« Oui c’est pour quoi ? »

« Vous avez arrêté un jeune homme du nom de Moussa Doukouré cet après-midi, je viens pour le chercher. »

L’agent de police esquissa un sourire narquois que Chango interpréta comme  *évidement si c’est un vol, c’est un noir*. Le policier inspira et expira calmement en sortant le registre des admissions et en parcourra les lignes avec le doigt avant d’en tapoter l’une d’elle en souriant.

« Oui il est bien ici, si vous voulez bien me suivre »

Chango emboita le pas au représentant des forces de l’ordre. Il s’attendait à être directement mené auprès de Moussa. Mais c’est vers les marches menant à l’étage du bâtiment, puis devant une porte vitrée où était collé en petites lettres d’imprimerie le nom « Kieran Nielson » que l’agent le planta avant de toquer lui-même à la porte. Une voix masculine répondit « entrez » et Chango poussa la porte.
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Ven 12 Avr 2013 - 22:27

La soirée débutait à peine, et en théorie, c’est le moment de la journée où chaque bon père de famille rentre chez soi après une harassante journée de travail. En pratique, à Galway, la police ne dort jamais. D’autant plus quand ses principaux responsables sont deux vampires… Une particularité dont certains se sont accommodés, d’autres ont préféré l’ignorer pour leur propre confort. Mais la force de l’habitude leur ont fait comprendre que le Commissaire ne se pointait jamais avant que le crépuscule ne disparaisse à l’horizon.
Il fumait tranquillement sa première cigarette de la soirée à l’extérieur du bâtiment, d’une humeur neutre qui leur laissait tous présager un instant de répit. Une voiture de police débarqua sur le parking, deux policiers en extrayant un gamin qui ne devait pas avoir plus de seize ans. Kieran les regarda passer avec une certaine nostalgie, celles des patrouilles, lui était souvent cantonné à la paperasse désormais. Dans cette nuit froide, il ressentit particulièrement bien le passage des trois à ses côtés, mais un détail l’interpella et, sans s’en rendre compte, il avait posé la main sur l’épaule d’un des policiers pour l’arrêter. Celui-ci dévisageait son supérieur sans comprendre, jugea bon finalement de lui expliquer la situation sans qu’il n’ait à poser la question. Brave type.

- Il s’est fait chopper la main dans le sac, à tenter de voler une montre de bonne facture. En attendant de prendre les dépositions et savoir si la victime compte porter plainte, on le met en garde à vue.
- Non.
Le policier cilla, sans comprendre, rendant un regard perplexe à son collègue. Le gamin, lui, sembla devenir plus nerveux. Il pigeait vite… Pour son âge. Il avait juste mis un peu plus de temps que lui à détecter la menace, sans peut-être savoir exactement à quoi s’attendre.
- Vous l’emmenez au sous-sol. On a déjà eu assez de problèmes comme ça avec ceux de son espèce.
L’attitude des deux policiers changea du tout au tout. Le sous-sol, ça voulait dire qu’ils tenaient entre leurs mains une créature surnaturelle. Ce qui faisait du gamin à leurs yeux un danger bien plus important qu’ils ne l’avaient escompté. Malgré la dureté des propos de Kieran, ils s’exécutèrent. Les geôles en argent, voilà ce qui se trouvaient là-bas, afin de contenir toute menace… Car il n’était pas rare en Galway de croiser un vampire ou un lycanthrope, et malheureusement ce n’était pas qu’une question de stéréotype, une trop grosse part des contrevenants faisait partie de cette catégorie. C'était bien plus oppressant qu'une simple cage, mais aussi, il l'espérait, assez dissuasif.

~~~~


Il était assis tranquillement à son bureau, griffonnant sur quelques papiers aussi rébarbatifs qu’inutiles à ses yeux, les sourcils froncés sous la concentration autant que l’agacement. C’était la partie la plus laborieuse de ce poste qu’il assumait toujours en rechignant. Mais il l’assumait, au moins. Il n’était pas sûr qu’Andrea Giacometti y mette une seule fois le nez dans l’année…
Un agent venait de lui signaler que quelqu’un était venu pour chercher le jeune Moussa, sans prendre son nom, l’idiot. Aussi quand il releva la tête vers la personne qui venait de franchir le seuil de son bureau, il en savait aussi peu que quiconque. Vu son âge, il devait plus sûrement s’agir du tuteur que du père. Une silhouette haute et une forte carrure, sans parler de la peau d’ébène. Un fameux contraste avec son interlocuteur. Kieran se leva, ce qu’il prenait rarement la peine de faire mais il n’appréciait pas vraiment être pris de haut même involontairement.

« On a oublié de me mentionner votre nom, vous êtes ? »
Lui ne prit pas la peine de se présenter, ce n’était pas comme si c’était affiché sur la porte, n’est-ce pas ? Il enchaîna aussi vite sur un ton qui se voulait neutre mais où pointait une once de sarcasme. « La garde à vue dure 24 heures. Vous arrivez un peu tôt pour chercher votre… Qui êtes-vous pour le jeune Moussa, en vérité ? »
Il s’était à moitié assis sur le coin du bureau. Il était curieux de savoir s’il avait aussi affaire à un lycanthrope, mais pas assez pour se rapprocher et lui serrer la main. Non, pas assez pour vouloir lui-même dévoiler sa nature.
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Sam 13 Avr 2013 - 11:25

ChangoD'un regard périphérique derrière ses lunettes noires, Chango parcourra le bureau.  Puis faisant un pas vers l'avant, il vit la pâle silhouette d'un homme blanc, vraiment très blanc qui venait de se lever pour l'accueillir. L'espace d'une seconde, son attention se suspendit sur la pigmentation diaphane de cet agent de police. Certes le climat de l'Irlande n'offrait pas énormément de jours d'ensoleillement optimales pour permettre à ses habitants d'avoir un bronzage à l'africaine. Mais cette pâleur-ci avait une teinte exceptionnelle bien particulière. Les narines de Chango se dilatèrent la seconde d'après, humant les remugles froids de l'odeur du tabac qui émanaient de celui qui se tenait devant lui. Il y avait néanmoins, émanant de lui en fond, une odeur caractéristique qui ne trompait pas. Chango comme tout ceux de son espèce, avait un odorat particulièrement développé et chaque individu avait sa signature olfactive propre. Celle de ce Kieran ne sentait pas la chair chaude et frémissante d'un humain lambda. Il ne sentait pas non plus cette odeur humide typique des ondins. Chango n'en avait rencontré que quelques uns a Galway. mais c'est une fragrance que l'on ne peut oublier. Non celui-là sentait le cadavre. Ho non pas qu'il empeste comme un corps en décomposition, mais bien la subtile et inégalable odeur de la mort. Le doute fut alors levé. Chango était en présence d'un vampire.

Il n'avait pas de préjugé sur ceux de sa race. Après tout son roi lui-même en était un. Mais quand il s'agissait d'être confronté à la flicaille, peu importe l'appartenance ethnique, Chango se méfiait.

En entendant la légitime question que venait de lui poser le policier, le lycan esquissa un petit sourire ironique qui s'adressait mentalement à celui qui l'avait accueilli en bas

*les incapables sont légions*

Puis il se racla la gorge afin d'éclaircir sa voix et répondit:

"Je suis Mr.Kotoko, je suis l'oncle de Moussa"

A l'évocation de la durée minimal d'une garde a vue, la première pensée de Chango fut pour le jeune garçon qui devait croupir dans une cellule quelquepart dans ce commissariat. L'Alpha de la meute réservait à son jeune frère une correction qui lui ferait presque regretter d'en sortir. Chango détestait devoir être confronté aux services de l'ordre qui pouvait mettre en péril l'omerta qui régnait pour le moment sur leur société souterraine. Il y avait néanmoins en lui une pointe de compassion pour le l'adolescent qui allait passer là son baptême carcéral. En un sens se dit-il ça lui servira peut être de leçon. La prochaine fois il ira prendre des cours de rapine avec Djibril au lieu de se faire choper comme un bleu.

Chango hocha la tête en signe d'approbation.

"24h ... je comprends. Mais comprenez mon inquiétude, Moussa n'est encore qu'un gamin. Et c'est la première fois qu'il va passer la nuit en cellule."

De toute manière Moussa étant mineur, et citoyen français, il ne serait pas inquiété judiciairement pour une broutille de cette envergure. Mais il allait falloir là jouer fine pour qu'il en sorte sans attirer l'attention des forces de l'ordres sur les membres de l'Undertown.

"Mais dites moi inspecteur, qu'a bien put faire Moussa de si grave pour mériter d'embarrasser l'une de vos cellules?"
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mer 17 Avr 2013 - 9:22

Malgré les lunettes noires de son interlocuteur, Kieran n'avait pas le moindre de doute... En cet instant, il le jaugeait. Comment l'en blâmer, alors qu'il en faisait de même ? Il s'était toujours montré vigilent et observateur, même envers les humains. Mais quand on flairait un lycanthrope, de fortes chances que d'autres se trouvaient dans les parages... Il avait lui-même appris à ses dépends qu'ils agissaient toujours en meute organisée. Quand les vampires était d'un naturel solitaire, cette cohésion en devenait dangereuse. Tout du moins elle l'était, à cette époque lointaine, mais en tant que policier ça ne changeait rien, strictement rien tant qu'ils ne se montraient pas agressifs envers ses hommes. L'homme qui se tenait en face de lui dégageait la même chaleur caractéristique, si éloignée de celle des humains.
Son expression resta neutre, même s'il peinait à fixer quelqu'un dont les yeux restaient constamment dissimulés. Il s'était retenu de grimacer, se souvenant avec amertume de son dernier combat contre un lycanthrope, mais celui-ci semblait plus raisonnable que d'autres de sa connaissance... Pour encore combien de temps ?

"Monsieur Kotoko... Vous avez votre carte d'identité ? Je peux vous emmener voir Moussa, mais il vous faudra une petite signature."
Ca pouvait paraître protocolaire, et pourtant, il fallait constamment signaler les passages au sous-sol. Ce qui risquait d'attirer les soupçons du lycanthrope, étant donné qu'une personne en simple garde à vue ne bénéficiait pas d'un régime aussi strict. Ils y venaient d'ailleurs...
"Ce n'est peut-être qu'un gamin, mais c'est un lycanthrope. Nous avons déjà eu des cas de transformation sans que les circonstances réelles ne soient définies. Par mesure de sécurité, tous les lycanthropes sont enfermés dans des cellules adaptées à leur condition... Même pour des gardes à vue. Vous comprenez que je ne prends jamais le risque qu'un policier soit blessé si je peux l'éviter."

Il délaissa son bureau, juste le temps de s'emparer de clefs accrochées au mur, lui posant un papier en évidence face au siège qui lui faisait face. S'il pouvait l'éviter, il aurait demandé à un autre policier le remplacer pour cette visite de courtoisie... Mais mieux valait qu'il reste s'il avait affaire à un lycanthrope. Il avait déjà eu assez de mauvaises surprises à cause de ceux de son espèce et sa méfiance en devenait maladive. Qu'il prouve sa bonne volonté et peut-être changerait-il d'avis, mais jusqu'à maintenant, les sautes d'humeur des lycanthropes lui avaient toujours valu de mauvaises surprises...
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