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 Les bureaux

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MessageSujet: Re: Les bureaux   Sam 13 Avr 2013 - 11:25

ChangoD'un regard périphérique derrière ses lunettes noires, Chango parcourra le bureau.  Puis faisant un pas vers l'avant, il vit la pâle silhouette d'un homme blanc, vraiment très blanc qui venait de se lever pour l'accueillir. L'espace d'une seconde, son attention se suspendit sur la pigmentation diaphane de cet agent de police. Certes le climat de l'Irlande n'offrait pas énormément de jours d'ensoleillement optimales pour permettre à ses habitants d'avoir un bronzage à l'africaine. Mais cette pâleur-ci avait une teinte exceptionnelle bien particulière. Les narines de Chango se dilatèrent la seconde d'après, humant les remugles froids de l'odeur du tabac qui émanaient de celui qui se tenait devant lui. Il y avait néanmoins, émanant de lui en fond, une odeur caractéristique qui ne trompait pas. Chango comme tout ceux de son espèce, avait un odorat particulièrement développé et chaque individu avait sa signature olfactive propre. Celle de ce Kieran ne sentait pas la chair chaude et frémissante d'un humain lambda. Il ne sentait pas non plus cette odeur humide typique des ondins. Chango n'en avait rencontré que quelques uns a Galway. mais c'est une fragrance que l'on ne peut oublier. Non celui-là sentait le cadavre. Ho non pas qu'il empeste comme un corps en décomposition, mais bien la subtile et inégalable odeur de la mort. Le doute fut alors levé. Chango était en présence d'un vampire.

Il n'avait pas de préjugé sur ceux de sa race. Après tout son roi lui-même en était un. Mais quand il s'agissait d'être confronté à la flicaille, peu importe l'appartenance ethnique, Chango se méfiait.

En entendant la légitime question que venait de lui poser le policier, le lycan esquissa un petit sourire ironique qui s'adressait mentalement à celui qui l'avait accueilli en bas

*les incapables sont légions*

Puis il se racla la gorge afin d'éclaircir sa voix et répondit:

"Je suis Mr.Kotoko, je suis l'oncle de Moussa"

A l'évocation de la durée minimal d'une garde a vue, la première pensée de Chango fut pour le jeune garçon qui devait croupir dans une cellule quelquepart dans ce commissariat. L'Alpha de la meute réservait à son jeune frère une correction qui lui ferait presque regretter d'en sortir. Chango détestait devoir être confronté aux services de l'ordre qui pouvait mettre en péril l'omerta qui régnait pour le moment sur leur société souterraine. Il y avait néanmoins en lui une pointe de compassion pour le l'adolescent qui allait passer là son baptême carcéral. En un sens se dit-il ça lui servira peut être de leçon. La prochaine fois il ira prendre des cours de rapine avec Djibril au lieu de se faire choper comme un bleu.

Chango hocha la tête en signe d'approbation.

"24h ... je comprends. Mais comprenez mon inquiétude, Moussa n'est encore qu'un gamin. Et c'est la première fois qu'il va passer la nuit en cellule."

De toute manière Moussa étant mineur, et citoyen français, il ne serait pas inquiété judiciairement pour une broutille de cette envergure. Mais il allait falloir là jouer fine pour qu'il en sorte sans attirer l'attention des forces de l'ordres sur les membres de l'Undertown.

"Mais dites moi inspecteur, qu'a bien put faire Moussa de si grave pour mériter d'embarrasser l'une de vos cellules?"
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mer 17 Avr 2013 - 9:22

Malgré les lunettes noires de son interlocuteur, Kieran n'avait pas le moindre de doute... En cet instant, il le jaugeait. Comment l'en blâmer, alors qu'il en faisait de même ? Il s'était toujours montré vigilent et observateur, même envers les humains. Mais quand on flairait un lycanthrope, de fortes chances que d'autres se trouvaient dans les parages... Il avait lui-même appris à ses dépends qu'ils agissaient toujours en meute organisée. Quand les vampires était d'un naturel solitaire, cette cohésion en devenait dangereuse. Tout du moins elle l'était, à cette époque lointaine, mais en tant que policier ça ne changeait rien, strictement rien tant qu'ils ne se montraient pas agressifs envers ses hommes. L'homme qui se tenait en face de lui dégageait la même chaleur caractéristique, si éloignée de celle des humains.
Son expression resta neutre, même s'il peinait à fixer quelqu'un dont les yeux restaient constamment dissimulés. Il s'était retenu de grimacer, se souvenant avec amertume de son dernier combat contre un lycanthrope, mais celui-ci semblait plus raisonnable que d'autres de sa connaissance... Pour encore combien de temps ?

"Monsieur Kotoko... Vous avez votre carte d'identité ? Je peux vous emmener voir Moussa, mais il vous faudra une petite signature."
Ca pouvait paraître protocolaire, et pourtant, il fallait constamment signaler les passages au sous-sol. Ce qui risquait d'attirer les soupçons du lycanthrope, étant donné qu'une personne en simple garde à vue ne bénéficiait pas d'un régime aussi strict. Ils y venaient d'ailleurs...
"Ce n'est peut-être qu'un gamin, mais c'est un lycanthrope. Nous avons déjà eu des cas de transformation sans que les circonstances réelles ne soient définies. Par mesure de sécurité, tous les lycanthropes sont enfermés dans des cellules adaptées à leur condition... Même pour des gardes à vue. Vous comprenez que je ne prends jamais le risque qu'un policier soit blessé si je peux l'éviter."

Il délaissa son bureau, juste le temps de s'emparer de clefs accrochées au mur, lui posant un papier en évidence face au siège qui lui faisait face. S'il pouvait l'éviter, il aurait demandé à un autre policier le remplacer pour cette visite de courtoisie... Mais mieux valait qu'il reste s'il avait affaire à un lycanthrope. Il avait déjà eu assez de mauvaises surprises à cause de ceux de son espèce et sa méfiance en devenait maladive. Qu'il prouve sa bonne volonté et peut-être changerait-il d'avis, mais jusqu'à maintenant, les sautes d'humeur des lycanthropes lui avaient toujours valu de mauvaises surprises...
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Jeu 18 Avr 2013 - 14:04

ChangoChango s'attendait à ce que le vampire juridiquement assermenté lui dresse une explication de la raison de cette garde a vue. Car bien qu'il en connaisse parfaitement la cause, il était bon d'offrir aux représentants de la loi la possibilité de justifier leurs actes. Cela, en général, assoyait leur sensation de les avoirs commis en toute bonne cause. Et acquiesçant en ce sens, s'attirer leur sympathie sinon leur mansuétude. Mais l'inspecteur n'en fit rien ce qui agaça Chango. Il détestait poser des questions auxquelles l’intéressé n'apportait aucun élément de réponse.

Au lieu de cela, le poulet lui demanda sa carte d'identité pour attesté de celle-ci. Chango porta la main a sa veste et en sortit un porte-feuille de cuir sombre quelques peu élimé. Il avait que les flics étaient tout ce qu'il y a de procédurier. Il leur fallait des preuves écrites, des justificatifs signés et des attestations en bonne et dues forme pour à peu pres tout et n'importe quoi. Alors se présenter pour demander quoi que se soit sans avoir une pièce d'identité revenait a devoir faire un aller retour supplémentaire.Il extrait de ce porte-feuille une carte d'identité française, reçue a l'époque de son extradition et de sa naturalisation sur le territoire de l’hexagone.

Tandis qu'il la posait sur le bureau où le vampire lui avait soumis le document légale des visites de garde a vue, il se pencha sur celui-ci pour en examiné l'entête et le contenu afin d'être sûr de bien signer une missive de visite et non pas quoi que se soit qui s'avérerait être une duperie qui pourrait se retourner contre lui par la suite. Chango savait que les flics peut importe leurs nationalités ou leurs appartenances ethniques, avaient parfois recours a de bien condamnables procédés pour extorquer des avoeux complets et des validations de déposition.
Non là c'était bel et bien le document annoncé et Chango y apposa sa signature avant de se redresser en déposant le stylo sur le bureau.

Ils descendirent ensuite les marches qui menaient au hall d’accueil avant de prendre la direction de ce que le lycan espérait cette fois-ci être l'endroit où son "petit neveux" était détenu. La précision qu'avait fait le vampire sur les précautions a prendre avec les lycanthropes pendant les gardes a vue ne manqua pas d'intriguer Chango. Et il était toujours très intéressant  de pouvoir ausculter discrètement une cellule et ses points faibles depuis l'extérieur de celle-ci. On ne sait jamais si l'on n'allait pas devoir un jour en faire le détail depuis l'intérieur. Et là, c'est une autre histoire. Chango profita d'ailleurs du passage dans le hall pour faire quelques photos mentales des lieux. le nombre de bureaux, l'agencement générale du bâtiment. Les systèmes de sécurité visibles et le nombre approximatif d'agent en fonction la nuit dans le commissariat. Aucune information n'était a négliger. Il fallait profiter de chaque occasion pour en apprendre un peu plus sur ceux qui pouvaient un jour devenir une menace pour la société souterraine.

Tout en suivant son guide dans les locaux de la police, Chango réitéra sa question sur l'objet de la garde a vue. Il voulait a terme savoir si le brocanteur comptait porter plainte et si payer cash la dite montre pouvait apaiser le courroux du commerçant.

"Vous ne m'avez toujours pas dis pourquoi il avait été arrêté inspecteur?"

Il poussèrent une dernière porte et entrèrent dans le sous-sol du commissariat.
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mar 23 Avr 2013 - 20:39

Brave gars. Le lycanthrope n’avait pas pris la peine de discuter ses ordres, tendant sa carte d’identité et signant le papier sans faire d’esclandre. Il était suffisamment rare qu’une personne ne proteste pas contre la paperasse juridique pour que Kieran le note. Contrairement à tout ceux de son espèce qu’il avait eu l’occasion de rencontrer, celui-ci faisait preuve d’une patience et d’un sang-froid exemplaire. Pourtant pas une raison pour se relâcher…

Les clefs en main, il quitta son bureau pour descendre dans les étages inférieurs sans être inquiété d’interruption indésirable par les agents de la police. D’habitude, dès qu’il franchissait le seuil de la porte, au moins deux personnes venaient l’harceler de questions qui ne demandaient pas spécialement son attention. Peut-être l’oncle Kotoko n’y était pas étranger. Pour accéder aux cellules souterraines, il leur fallut bien traverser d’interminables couloirs sans la moindre fenêtre et dont l’issue semblait unique, valider une fois son badge et ouvrir une porte avec le trousseau de clef avant de descendre l’escalier dans une pénombre oppressante.
Peut-être avait-il omis un détail, finalement, car son interlocuteur lui reposa une question qui était passé à la trappe. Pour lui, c’était une évidence… Et il n’aimait pas parler pour ne rien dire. Mais puisqu’il insistait, c’était de son devoir de lui répondre.
« Tentative de vol d’une montre de bonne facture chez un brocanteur. Votre neveu n’a pas réussi à filer à temps avec le butin. Apparemment, ils étaient deux sur place… La victime n’a pas encore décidé si elle portait plainte, mais ça risque bien d’arriver. Il était assez remonté, et agacé, de n’avoir mis la main que sur un des deux fauteurs de trouble pour vouloir faire payer le double à celui qu'il avait attrapé. »

En poussant la dernière porte, le Commissaire révéla une salle relativement petite, les cellules alignées n’étant qu’au nombre de six. D’autres identiques se trouvaient-elles ailleurs ? Il ne prendrait certainement pas la peine de le renseigner à ce niveau. Une lumière blafarde éclairait la pièce, dépourvue de fenêtres, dont les murs semblaient particulièrement solides. Les barreaux, eux, ressemblaient en tout point à s’y méprendre à ceux de cellules normales. Sauf que sur le côté droit, ils luisaient à la lumière, et sur le gauche, un œil averti aurait deviné qu’ils étaient au minimum plaqués argent. Le jeune Moussa se trouvait dans l’une d’elle, le dos calé contre le mur du fond, le seul côté de sa cage qui restait inoffensif pour lui. Toutes les autres cellules étaient vides, mais ça n’empêchait pas deux policiers de faction de se trouver plus loin, en plus des éternelles caméras de surveillance.

« Moussa, ton oncle est arrivé. »
Il attendit une réaction des deux côtés, toujours calme et placide, même s’il restait aux aguets.
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mer 24 Avr 2013 - 12:00

ChangoTandis qu'il emboîtait les pas du flic vampire Chango écouta les raisons de la détention de son jeune "neveu". L'explication, qu'il connaissait déjà, lui soutira néanmoins un long soupire d'agacement qui appelait son courroux. Quand il arrivèrent dans les geôles a proprement parler, Chango observa avec intérêt chaque détails. Des barreaux en argent, des caméras de surveillance, des gardiens, et des murs épais ... de toute évidence la police de la ville n'avait pas lésiné sur les moyen de rendre ce lieu de détention efficace. Mais c'est dans un sourire intérieur qu'il se dit que toute prison avait ses failles et celle-ci comme les autres n'était pas une forteresse imprenable. En l’occurrence, le point faible ici était probablement le mur du fond des cellules qui bien qu'épais ne pourrait résister bien longtemps aux assauts des griffes des lycans-fouisseurs. des lycanthropes conventionnels se trouveraient fort dépourvus face à un tel mur ... mais pas des spécialistes des excavations comme Chango et ses frères. Mais pour l'heure il n'était pas question de sortir le jeune Moussa de là par la force. Chango comptait bien se servir de cette occasion pour faire d'une pierre deux coup: Donner une bonne leçon au jeune lycan et visiter "librement" les cellules du poste de police.

"Moussa ton oncle est arrivé"

L'annonce eut tôt fait de faire relever vers eux la mine piteuse du jeune homme qui dans un premier réflexe sourit a son leader tant il était soulagé de voir un visage connut. Mais ce sourire se changea bien vite en une moue honteuse alors qu'il rebaissait de nouveau les yeux vers ses chaussures. Chango venait de poser, derrière ses lunettes noir, un regard sombre et désapprobateur sur le garçon. Moussa déglutit nerveusement. Il savait que ce qu'il venait de faire ne serait pas sans conséquence et que son chef ne se priverait pas de le punir pour la faute commise. Et c'est bien ce qu'il redoutait le plus. La détention provisoire en comparaison était une sinécure. Il se redressa et s'approcha des barreaux en prenant bien soin de ne pas les toucher. Il en avait fait l'expérience dans les premières minutes de son incarcération et la brûlure qu'il ressentit aux mains lui intimait la prudence de ne pas retenter le coup. Chango de l'autre coté des barreaux argenté le regarda d'un air froid en grognant quelques peu et dit dans un dialecte Tchadien que seul lui et le jeune homme pouvait comprendre:

Wewe kijana wangu utakuwa majuto kwako hawakupata. Mimi kuhakikisha kwamba kama ujinga wako huleta matatizo kwa pakiti na miradi yake, itabidi kuishia katika shimo na hakuna mapenzi majuto!(Toi mon garçon tu vas regretter de t'être fait prendre. Je te garantie que si ta bêtise apporte des problèmes à la meute et à ses projets, tu finiras dans un trou et personne ne te pleurera !!)

Le garçon enfonça la tête dans ses épaules et commença à laisser couler quelques larmes sur ses joues. Puis Chango reprit dans un idiome que le policier pourrait comprendre:

"Que ça te serve de leçon, tu purgeras ta peine en prison, faisant la honte de toute ta famille!!"

Il regarda l'inspecteur Kieran en secouant la tête de gauche a droite, signe sincère d'affliction et preuve du fait qu'il était désolé de ce qui se tramait là. Puis il prit l'inspecteur en apparté pour lui dire a voix basse:

"Inspecteur, je comprends tout a fait que le brocanteur l'ait mauvaise, mais il y a certainement moyen de s'arranger. Il serait vraiment ridicule de lancer une procédure judiciaire pour un délit si bénin. Ne pensez vous pas que si on lui achète cette montre et qu'on lui donne un petit supplément, il passera l'éponge et que tout le monde repartira satisfait de son coté?"
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mer 1 Mai 2013 - 8:20

Chango ne s’encombrait pas de paroles inutiles, ne cherchait pas à discuter les versions des faits pour appuyer son neveu. Une réaction des plus agréables aux oreilles du vampire qui avait pris, bien malgré lui, l’habitude d’entendre les piailleries des accusés comme de leur famille. Comme s’ils croyaient que ça le ferait céder et que le jugement final dépendait de lui. Certes, peut-être la détention provisoire, mais certainement pas le jugement qui tomberait derrière…
Son interlocuteur s’attardait à détailler les lieux de détention pour les créatures surnaturelles avant même de s’intéresser au jeune homme. Il ne s’en formalisa pas. Quand on faisait partie de la catégorie susceptible de se retrouver dans ces cages-là… On ne pouvait que rester perplexe face aux moyens déployés. Kieran s’était placé naturellement derrière le grand noir pour garder un œil sur le captif autant que l’invité. Une mesure qui aurait paru inutile dans bien des cas, mais il avait eu trop de mésaventures avec les lycanthropes pour les prendre à la légère. Et si celui-ci était le plus raisonnable qu’il ait eu à connaître à ce jour, il n’en oubliait pas les puissants coups de sang de certains autres.

Il existe généralement deux écoles quand l’accusé se retrouve confronter à un membre de sa famille : Soit celui-ci le défend et le rassure, accusant la police à tord, soit il passe un mauvais quart d’heure… Ce qui devait être le cas du jeune Moussa, même si Kieran n’y comprenait strictement pas un mot. Il avait beau maîtriser plusieurs langues étrangères grâce au siècle écoulé, il s’était cantonné aux langues latines. Pourtant, nul besoin de comprendre les mots pour en saisir le sens. La colère sourde de l’oncle et la honte du neveu était assez explicite en soi.

« Commissaire… » Souligna t-il, à l’entente du titre erroné, ce qui laissait plus aisément sous-entendre sa nature psychorigide. Il secoua lentement la tête, comme pour désapprouver les paroles de son interlocuteur, mais ses paroles contredisaient son attitude générale :
« Aucun délit n’est bénin, monsieur Kotoko. Si ça ne tenait qu'à moi, il resterait encore ici quelques temps pour apprendre la leçon. Enfin, les arrangements à l’amiable sont monnaie courante mais c’est à la victime de décider si elle préfère engager une procédure ou se contenter de votre proposition. Il est encore au Commissariat, si vous désirez le voir, et si vous en avez fini ici. »

Il désigna du menton son neveu, avant de s’écarter pour se rapprocher de la sortie, clef en main. Il attendait, prêt à regagner les bureaux pour le conduire à la personne indiquée. Si ça avait été lui, jamais il n’aurait accepté un tel arrangement et aurait déposé plainte aussitôt. Mais il est parfois plus simple de toucher un dédommagement immédiatement plutôt que d’attendre plusieurs mois de procédures laborieuses… Surtout qu’il devait le savoir, les tribunaux pour enfants ne lui feraient certainement pas décrocher un bon pactole pour une affaire pareille. Et même s’il ne le savait pas, peut-être serait-ce plus raisonnable que de se mettre potentiellement une poignée de lycanthropes à dos…
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mer 1 Mai 2013 - 19:38

ChangoChango soupira lassivement en écoutant la réponse du commissaire. Puisque c'était bien ce titre là et celui d'inspecteur qu'il fallait utiliser pour le grade de ce flic. Le lycan n'avait que faire de la hiérarchie des forces de l'ordre. Même si de son coté, et pour ce qui concernait sa propre race, le respect de l'ordre pyramidale était primordiale, celle des forces de l'ordre étaient pour lui tout a fait obsolète. un flic c'est flic, qu'il donne des ordres ou qu'il les éxécute.

La proposition de rencontrer la victime du larcin allait dans les sens des espérance du lycan. S'il voulait regler cette affaire au plus vite, c'est bien une "confrontation" directe qui lui permettrait de mettre les choses à plat. Il emboîta le pas du commissaire Nielson en lançant un dernier regard furibond à l'adresse de Moussa qui ne pipa pas un mot de plus craignant d'aggraver sa situation auprès du courroux de son leader. Il retourna s'agenouiller dos au mur et enfouit sa tête honteuse entre ses bras repliés sur ses genoux.

Chango prit alors la parole:


"Je pense qu'il serait effectivement bon de faire amende honorable auprès de ce commerçant. Je gage qu'entre personne civilisées, nous puissions trouver un terrain d'entente."

Il remontèrent tout deux au rez-de-chaussée et se dirigèrent vers un autre bureau où l'antiquaire était entendu pour faire enregistrer sa déposition. Chango situé derrière Kieran attendit calmement derrière ses lunettes noires tandis que celui-ci toquait a la porte du bureau et annonçait la requête d'entrevue. Le lycan put alors entendre successivement la voix de l'autre agent de police et celle du commerçant qui  venait juste de finir de signer sa déposition. Chango fit un pas de coté et s'avança dans l'encadrement de la porte pour s'adresser à l'antiquaire:

"Bonjour Monsieur, je comprends la légitimité de votre plainte, mais vous serait il possible de m'accorder un entretien l'espace de quelques minutes"

Il doubla Kieran et avança la main tendu vers le gros bonhomme assis sur l'un des fauteuils désuet qui faisaient face au bureau de l'agent. Chango prenait sur lui pour ne pas littéralement foncé sur le commerçant et le rouer de coup sans autre forme de procès. Mais il fallait sauver les apparence. Il y avait un publique qui ne verrait certainement pas d'un très bon oeil que le lycan use de la force pour faire ceder le porteur de plainte.

"Je me présente, je suis Mr. Kotoko, je suis l'oncle de Moussa."

Il lui prit la main et la serra juste assez pour que l'humain sente qu'il n'était pas en position de soumission dans le débat qui allait suivre.

"Je sais que ce que mon neveux est mal, et je ne conteste pas que vous soyez en droit de demander réparation. Mais puis je me permettre d'attirer votre attention sur le fait qu'il est mineur et que par conséquent ses actes son sous ma responsabilité."

Il marqua un temps d'arrêt pour donner a l'humain la possibilité de comprendre a qui il avait a faire.

"J'aimerai que nus puissions trouver une issue favorable et rapide a cette histoire fort gênante. c'est pourquoi je tenait a vous proposer une sorte de marché, enfin ... un compromis. De toute manière un geste de ma part qui vous permettrait de trouver cette péripétie moins grave et que vous puissiez repartir avec la conviction que vous n'avez pas été lésé ni spolié dans vos droits"

Chango porta la main à l'intérieur de sa veste et en sortit son porte-monnaie.

"Dites combien coute la montre que mon neveux à voulut vous dérobé, et je vous en donne le double. Avouez que c'est un bon compromis ?"

De toute manière il était dans l’intérêt du commerçant d'accepter ce marché. Car et d'une le jugement de l'affaire, si plainte conservé il y avait, predrait des mois pour aboutir et l'issue n'en serait pas garantie. Moussa étant mineur et possédant un casier vierge, le juge pourrait faire aisément preuve de clémence a son encontre. Et d'autre part, mais ça seul Chango le savait. S'il s'entêtait a vouloir faire aboutir la procédure pénale, il serait mit en tête de liste des personnes susceptible d'avoir un regrettable accident dans les semaines ou mois qui suivraient.
Chango voulut appuyer la bonne fois de son propos en prenant a partie les deux inspecteur qui assistaient à la scène.


"c'est plutôt "réglo", vous ne trouvez pas messieurs?"
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Kieran Nealson
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mer 8 Mai 2013 - 10:25

Le sourire de Kieran avait tout de moqueur et d’inquiétant, mais il eut la décence de ne pas rire à la remarque du lycanthrope. Des personnes civilisées, ceux de son espèce ? Ils lui prouvaient chaque jour l’inverse, accumulant les délits comme des médailles. Ca n’était pas dans son genre de ménager ses interlocuteurs, mais il préférait ne pas provoquer la bête inutilement. Car, après tout, jusqu’ici il n’avait rien eu à dire sur son comportement.
« Si vous pouviez m’épargner davantage de paperasse, ça ne me dérange pas non plus. »

Ils franchirent le seuil d’un autre bureau où se tenait l’un des gradés de la police prenant la déposition de la victime qui semblait répéter pour la troisième fois les mêmes faits. Ses mouvements étaient amples, son débit de parole rapide, ce qui laissait présager un certain agacement. Pour autant, Kieran fut agréablement surpris de l’attitude calme et posée de son collègue. Ce n’était même pas qu’il cachait son manque de patience, il n’en faisait tout simplement pas preuve.
Il releva la tête à l’ouverture de la porte, se redressant de toute sa hauteur pour rejoindre son supérieur et laisser les deux hommes s’expliquer. Ainsi positionnés tout deux à l’encadrement de la porte dans un silence royal, ils ressemblaient à deux videurs de boîtes plus qu’à des policiers.

Le brocanteur se montra décontenancé par ce soudain changement d’interlocuteur. Il serra la main du nouvel arrivant avec un regard assassin qui laissait lire sur son visage « et vous êtes qui, vous ? » avant de se radoucir devant la politesse dont faisait preuve l’oncle du garnement.
« Et comment ! Il va vraiment falloir l’éduquer ce gosse, que ça ne se reproduise plus ! C’est justement parce qu’ils sont mineurs qu’ils se croient tout permis et au-dessus des Lois. Je compte sur vous pour lui faire comprendre son erreur et ne plus le revoir traîner dans mes pattes ! » Son visage était encore rouge de colère, mais une pointe d’hésitation passa dans ses yeux dès qu’on lui parla d’argent. Il risqua un regard vers les deux policiers, comme s’ils pouvaient lui être d’un précieux conseil mais ils n’étaient plus que deux statues de marbre. Kieran se garda bien de formuler sa pensée toute haute, les hommes sont si corruptibles… Il n’avait plus de doutes que l’antiquaire accepterait l’offre. Aurait-il changé d’avis si on l’avait renseigné sur la nature du gamin ? Des chances, peut-être, s’il croyait au surnaturel tout du moins. Mais il n’avait aucune raison de prolonger le supplice, si ce n’est qu’il préférait les lycanthropes sous verrou qu’en liberté dehors.
« Oui, un très bon compromis oui… Cette montre, hm… Elle valait 500€. » Il semblait maintenant regarder le noir avec une once d’espoir, ou peut-être de cupidité ? Kieran comprit subitement pourquoi l’antiquaire avait pris la peine d’aviser leur réaction. S’il espérait qu’il ne réagisse pas à ça, il se fourrait le doigt dans l’œil.
Il tourna la tête sur le côté dans un soupir lourd quand on lui demanda si c’était réglo’. Son collègue était prêt à hocher la tête mais se ravisa, en jetant un regard de biais vers son supérieur. Le brave gars savait qu’il était mauvais de contredire son patron en public.
« 379,95€. » Rectifia t-il, le gros homme virant au blanc auprès le rouge. « C’est le prix exact de la marchandise volée. » Il ne fit pas d’autres commentaires. Peu importe le préjudice et les concernés, on ne commettrait pas un vol sous ses yeux. D’autant plus quand on parlait de réparation pour vol… Quelle ironie.
« Oui, évidemment. Le prix m’avait échappé… » Se justifia maigrement la victime.
« Evidemment. » Répéta le vampire, d’un ton plus sec et autoritaire qu’il ne le voulait. Les Lois n’étaient pas à sens unique, mais il préféra garder cette réflexion pour lui, ayant assez envenimé la situation comme ça. « Si cet arrangement vous convient, monsieur a tout le loisir de retirer sa plainte et d’en rester là. Nous ferons sortir Moussa après les 24 heures imparties, comme convenu. »
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Dim 26 Mai 2013 - 9:40

ChangoChango resta de marbre  en écoutant les conseils d'éducations que lui distillait le commerçant avec son visage rubicond de colère. Il lui semblait que cet humain avait un truc coincé quelque part mais le lycan se garda bien de vouloir en savoir plus. Se faire détrousser était , il le concevait, une vrai raison d'être dans l'état qu'il affichait, mais la compassion s'arrêtait là. Ce n'était certainement pas a un humain de lui expliquer comment il devait "éduquer" un jeune de sa meute.

Chango esquissa un sourire en coin et un "humf" désabusé en entendant le policier corriger le prix exacte de l'objet volé. il gratifia le vendeur d'un haussement de sourcil dubitatif quand il se rétracta de confusion sur ce sujet. Puis il hocha la tête en se redressant.


"Très bien, je suis heureux que nous ayons trouvé un terrain d'entente pour résoudre ce problème. Je viendrai déposer la sommes demain en récupérant Moussa. Je remettrai a un agent la somme exacte dans une enveloppe à votre nom. En vous priant une fois encore d'accepter mes excuses au nom de mon neveux."

Au final c'était certainement plus le fait de devoir lui présenter des excuses, plutôt que de payer le double du prix qui lui coûtait véritablement. Mais Chango parvint a prendre sur lui pour qu'aucun esclandre n'aggrave la situation. Il se tourna ensuite vers les deux représentant de la loi et leur adressa un sourire simple.

"Maintenant si vous le permettez messieurs je dois vous quitter. Je vous remercie pour votre patience et votre professionnalisme."

Chango offrit une dernière poignée de main a chacun des protagonistes et se dirigea vers la sortie. Tout en quittant le poste de police, il rumina la punition exemplaire qu'il réservait a Moussa pour le coup pendable qu'il venait de faire. Une chose était sûre, le jeune Lycan allait devoir trimer un sacré bout de temps pour payer la dette qu'il avait envers son Alpha.
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