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 Les grandes avenues

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MessageSujet: Les grandes avenues   Dim 11 Sep 2011 - 21:57



De longues rues pavés, des façades claires en pierre brossée... De quoi vous changer des coupe-gorges!
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 23 Nov 2011 - 20:30

Yelena ValloneGalway… Charmante terre d’Irlande… Connerie ! Enfin, pour Yelena du moins. Pas de quoi se réjouir de s’être rendu compte qu’on avait atterrit dans une ville où il y avait des vampires, au moins quatre puisque les sœurs Fall sont quatre. Non, vraiment pas de quoi se réjouir sans compter qu’elle n’avait pas l’argent pour loger au Bloody Valentine dont le nom ne lui laissait pas vraiment de doute. Pas la peine de mettre les pieds à l’Éventreur Insomniaque puisqu’il était tenu par les sœurs Fall. Bilan… plus assez d’argent pour quitter Galway, pas de job et pas de toit au dessus de la tête. Peut-être aurait-elle mieux fait d’accepter l’offre du garagiste mais il était trop tard. Dieu la mettait à l’épreuve, du moins, c’est ainsi qu’elle voyait la chose pour le moment. Elle surmonterait donc cette épreuve.

Bon, en réalité, elle avait un toi au dessus de la tête. Un squatte pour être précis. Les maisons abandonnées n’étaient pas choses rares et elle avait utilisé la bonne vieille technique qui avait fait ses preuves. Il restait à trouver un job et quoi de mieux pour en trouver que de parcourir la ville de long en large ? Seul hic dans ce fabuleux plan, il faisait déjà nuit et elle avait trop tardé à retrouver l’abri de son squatte adoré.

Crucifix en évidence et gants bien relevé. On ne voyait pas grand-chose d’elle mis à part ses yeux et le haut de son nez. Il faisait un peu froid et puis au moins, si vampire elle croisait, il aurait du mal à trouver où mordre. Pour tout dire, moins les vampires en savaient au sujet de son don, mieux c’était. Il faudrait franchement qu’elle pense à passer par l’église, sait-on jamais, le prêtre pourrait accepter de la laisser dormir quelque part sans que ça ne gêne les fidèles.
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 23 Nov 2011 - 22:37

Juan El Hidalgo CarlosJuan Carlos venait juste de sortir de l'immeuble où il avait trouvé de quoi se loger. Les déménageurs avaient mis en place tout son mobilier et il était resté de longues minutes dans son nouveau chez soi, à remettre une babiole à sa place ou changer de place une meuble.

Vêtu d'un long manteau noir il avait décidé de profiter de la nuit fraîche pour fumer un de ses cigares préférés, un Montecristo. Il sortit le cigare de son étui et en huma le parfum. D'un air satisfait (les cigares peuvent mal voyager), il le mordit à l'extrémité et le mit à la bouche. Juan décida de marcher un peu avant de l'allumer.

Dieu que ce pays était froid, pensa-t-il. Les prochains mois allaient être durs c'est sûr. Malgré ses nombreuses pérégrinations, l'Andalou n'était jamais venu en Irlande. Lorsqu'il avait appris son nouveau statut de "nouvelle Mecque" des créatures de la nuit de tout poil et de tout crocs il y avait vu une opportunité. Se rendre utile et faire enfin quelque chose de sa non-vie. Il devait aller au commissariat et à l'église (malgré son statut il restait un croyant et un pratiquant).

Et c'est à ce moment, perdu dans ses pensées, qu'il décida d'allumer son cigare. Il chercha dans ses poches mais point d'allumette, point de briquet.


Hijo de puta de su maricon... souffla-t-il.

Il soupira bruyament. Il avisa une jeune femme qui se déplaçait dans sa direction et s'approcha tranquillement.

Excusez moi mademoiselle... Auriez du feu par hasard? Pour qu'un vieil homme tête en l'air puisse savourer son cigare... fit-il en souriant.

Juan remarqua alors le crucifix. Il rit, tel un grand-père amusé et touché par la naïveté d'un de ses petits enfants. Cela n'avait rien d'un rire méchant. Il fit un signe, signe qui voulait signifier "alors ce feu?" .
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Jeu 24 Nov 2011 - 13:09

Yelena ValloneComme c’était partit, Yelena voulait simplement rentrer jusqu’à son squatte, s’enfouir sous les couvertures et ne rien faire à part fouiller les petites annonces pour trouver un travail. Cela dit, il fallait reconnaître qu’un peu d’air frais lui faisait plus que du bien. Ça faisait combien de temps qu’elle était à Galway ? Quelques semaines ? C’était compliqué pour elle, ça l’avait toujours été de toute façon.

Elle marchait tranquillement quand elle fut interrompue dans ses réflexions par un homme. Du feu ? Elle daigna relever les yeux vers lui et fouilla ses poches. Trop froid pour fumer et retirer son écharpe de son nez.

- Je dois avoir ça quelque part en effet.

Un cigare ? Il n’y avait rien qui puait plus que ça en matière de fumée, enfin si mais soit. Elle sortit son briquet et le lui tendit sans préciser qu’il s’appelait retour. Ça allait de soi évidement. En fait, tant qu’elle y était, elle bougea son écharpe pour pouvoir fumer une cigarette elle aussi.

- Nom de Dieu, ça pèle !

Blasphème mais là, rien à cirer. De nos jours, de toutes manières, tout le monde y aller de son commentaire. Plus personne ne faisait attention à son langage, elle y comprit. Après tout, quand on traînait dans les rues et les hôtels bas de gamme voir des squattes, on avait pas vraiment les meilleures influences en matière de vocabulaire.

Elle attendit que son vis-à-vis lui rende son briquet pour en faire autant et allumer sa cigarette.
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Jeu 24 Nov 2011 - 20:28

Juan El Hidalgo CarlosJuan prit le briquet et alluma son cigare tranquillement, prenant le temps de prendre de grandes bouffées. Il aurait préféré des allumettes (question de classe). Il avait tiqué lors du léger sacrilège de la jeune femme mais constata que c'était principalement par énervement. Cela attisa légèrement sa curiosité.

Tenez... Gracias. fit-il en lui rendant son briquet.

Juan Carlos la regarda pendant qu'elle allumait sa propre cigarette. Jeune, plutôt jolie, mais qui le serait encore plus avec des vêtements plus... Enfin disons des vêtements repassés. Depuis son arrivée au port de Galway il avait vu pas mal de personnes dans son style : un peu apeurée, seule et surtout dans le besoin. Juan détestait voir la misère. Il savait pertinemment que c'était utopique que d'essayer de l'endiguer à chaque rencontre mais cela le mettait toujours mal à l'aise. Sans doute son côté paternel et d'ancien Don.


Loin de moi l'idée de vous importuner davantage mais... Disons que je suis nouvel arrivant dans cette belle ville... Vous pourriez m'indiquer un endroit où boire un verre avec un peu de musique? Et par musique j'entends de la vraie musique avec un être de chair au bout d'un instrument. Et pas cette musique de barbare électronique...
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Sam 26 Nov 2011 - 23:44

Yelena ValloneTranquillement, patiemment, Yelena attendit le retour de son briquet. Loin d’elle l’idée que les allumettes étaient bien mieux pour allumer un cigare. Ceci dit, ça n’aurait rien changé puisque même en l’ayant su, elle n’aurait pas pu faire apparaître une boîte d’allumettes.

Récupérant son briquet, elle s’allume donc sa cigarette en prenant soin de ne pas foutre le feu à ses gants et son écharpe ce qui aurait été passablement fâcheux.

- Je vous en prie.

Elle était polie malgré tout… Enfin, la plupart du temps serait le terme plus exact. Quoi qu’à l’instant, elle aurait bien juré dans toutes les langues connues son agacement au froid. Fatalité, on n’échappait pas au temps pourris d’hiver. Curieusement, invariablement, cette saison revenait. Bon, d’accord, elle était bien plus énervée qu’elle ne l’avait cru.

Une chose était presque certaine, si elle avait pu être dans la tête de son vis-à-vis, là, maintenant… Elle l’aurait sans doute regardé comme on regarde un pavé descellé d’un trottoir, l’œil prudent mais ravi d’avoir éviter la chausse trappe. Pourquoi ? La raison est simple, elle était seule, dans le besoin mais pas vraiment apeurée. Tout ça l’aurait profondément agacée, la fierté est souvent une chose mal placée.

Elle réfléchit un instant, pour le peu qu’elle connaissait de cette ville…

- Je dirais le Bloody Valentine. J’ai l’impression que c’est un endroit qui pourrait vous plaire. Évitez l’Éventreur Insomniaque, quartier pourris, commerce mal tenu et par… Elle hésita mais sourit finalement, pourquoi se priver de méchanceté de temps en temps ? Et tenu par des gens pas clairs qui vendraient bien votre sang ou vos reins au marché noir.

Certes, pas très subtil quand on parle à un vampire mais quand on en sait rien… C’est pardonnable. Chacun sa façon de soulager ses nerfs mis à mal par des rencontres peu propices à la détente.
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Lun 28 Nov 2011 - 23:40

Juan El Hidalgo CarlosLe Bloody Valentine... Hum ça sonne plutôt... Accueillant. Mon sang et mes reins ne valent plus grand chose vous savez! Un vieil homme comme moi ne doit pas bien attirer la cupidité de ce genre de personnes...

Juan s'interrompit le temps de prendre une bonne bouffée de son cigare. Dieu que celui-ci était bon! Les Montecristo faits à la Havane étaient les meilleurs cigares qu'il avait jamais connu. Juan Carlos scruta les alentours : les avenues étaient plutôt calmes et un léger brouillard rendait les choses invisibles à 150m. Les lampes d'un style ancien donnait un certain charme à l'endroit, tout à fait ce qui l'avait séduit dans ce quartier en fait.

Il se retourna vers son interlocutrice. Juan avait noté l'énervement latent dans le ton de celle-ci mais il décida de s'abstenir de faire la moindre remarque. Il crut même distinguer une pointe de soulagement dans son regard. Il revint sur son jugement : ce qu'il avait pris pour de la peur était juste de la lassitude. Là encore sa curiosité fût piquer mais Juan en avait assez de faire de l'introspection.

Il prit donc la décision d'une approche plus directe et tendit sa main droite vers la jeune femme.


Je m'appelle Juan Carlos Montigo, récemment arrivé dans votre belle ville.

Je m'excuse à l'avance pour ma demande quelque peu cavalière mais voudriez vous marcher un peu avec moi? Le temps que j'arrive à ce charmant troquet qu'est le Bloody Valentine...

Vous me parlerez de vous et de cette ville... Et surtout des bonnes raisons pour rester!


Il lui sourit alors franchement. Bouche fermée, afin d'éviter que sa dentition particulière ne se fasse remarquer. Il savait que ce genre de sourire avenant lui donnait un air de papi mais sur le coup il n'en avait cure. Le sourire est parfois la meilleure des façons de gagner un peu la confiance de quelqu'un.
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mar 29 Nov 2011 - 22:57

Yelena ValloneAccueillant… Mouais, elle avait vaguement eut cette réflexion aussi quand elle avait eut les charmants noms des endroits utiles.

- Quelque chose me dit que l’âge est un facteur qui ne compte pas mais faite comme vous voulez. Après tout, ça ne me regarde pas.

Bon, ça faisait un peu paranoïaque mais tant pis. Elle assumait totalement ce genre de petits travers. Elle avait tout un tas de bonnes raisons pour ça.

En l’état, ça n’était pas le brouillard qui l’ennuyait, ni même le froid bien que c’était un rouage majeur dans son agacement. Pour le charme des lieux, pour le moment, à ses yeux, il n’y en avait pas. Pas encore du moins.

Il était très sage de la part de son vis-à-vis de se taire. Elle n’était pas vraiment du genre à s’emporter mais elle n’était pas non plus d’un calme olympien. Elle n’était pas sujette aux sautes d’humeur non plus mais vu les circonstances de son squatte actuel… Il ne valait mieux pas parier sur les façons dont elle pouvait réagir.

Elle regarda la main de Juan et ne la saisit pas. Elle n’en donnerait pas la raison mais même au travers des gants, il risquait de sentir un petit picotement inhabituel et elle aussi.

- Yelena Vallone, pas depuis bien longtemps en ville non plus. Mais je suis d’accord pour vous accompagner. On ne passe que par les grands axes, les petites rues sont mal éclairées.

Elle hésita un instant pourtant. Elle n’avait pas très envie de parler d’elle, de toute façon, rien ne l’obligerait à parler si elle n’en avait pas envie.

- Pas dit que je réponde.

Elle ne se laissait plus adoucir par les sourires ou mines agréables. Elle en avait vu d’autres, bien d’autres pour ne pas se laisser avoir par ça. Elle tira sur sa cigarette et indiqua le chemin à suivre.

- C’est pas là.
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 30 Nov 2011 - 20:00

Juan El Hidalgo CarlosJuan Carlos retira sa main, essayant de rester le plus impassible possible. Yelena (au moins il savait comment elle s’appelait maintenant !) avait refusé le contact, preuve qu’elle était encore sur ses gardes. Madre mia, pensa-t-il, je suis tombé sur la moins loquace et la plus prudente des femmes de cette partie du globe. Au moins elle avait accepté sa présence, c’était déjà ça. Juan n’était en rien affecté par ce petit manège, sa condition de vampire et de voyageur l’avait amené à rencontrer de nombreuses personnes mais très peu de ces rencontres perduraient (le temps qui passe, voire la mort, la distance…). Ce qui faisait de Juan un homme plutôt solitaire, situation qu’il détestait, lui qui avait vécu au sein d’une famille et d’une communauté soudée.

C’est pourquoi chaque rencontre était toujours porteuse d’espoirs pour lui. L’espoir, ce sentiment trop humain, voilà ce qui le rattachait encore à ce monde. Certes, cela mettait à mal sa fierté d’être ainsi toujours en attente mais basta il avait le temps pour ça ! De plus, cette « Yelena »… On eût dit un animal évoluant dans un environnement qu’il lui sait hostile. Ça expliquerait donc en partie son comportement en adéquation avec l’air ambiant…


Yelena… Jolie prénom. Origine grecque, si mes souvenirs sont bons… Quelque chose par rapport au soleil… Soleil qui nous fait grandement défaut en ce moment ! De là d’où je viens, ce genre de temps est synonyme de sanction divine.

Juan avait prononcé cette dernière phrase sur un ton légèrement enjoué. D’un signe du bras il invita sa nouvelle… amie ? compagne de route ? Pas facile de savoir, on verrait plus tard. Il l’invita donc à prendre la direction qu’elle lui avait indiqué. Il lui aurait bien proposé son bras pour l’accompagner mais son précédent refus lui fit penser qu’il en essuierait un nouveau.

Les grands axes ? Pas de souci senora : vous êtes ma guide après tout.

Il attendit qu’il eurent faits quelques dizaines de mètres pour se remettre à parler. Le froid les recouvrait telle une couverture trop lourde, le sujet était donc tout choisi. Tout en fumant sur son cigare (il prenait soin d’expulser la fumée de telle manière qu’elle ne la dérange pas) il s’exclama :


Por dios… Je ne sais pas vous mais moi j’espère que ça n’est pas comme ça toute l’année…

Entrée en matière des plus ringardes certes mais parler de la pluie et du beau temps ne lui avait jamais semblé aussi approprié pour faire la connaissance de quelqu’un.
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 30 Nov 2011 - 20:45

Yelena ValloneIl ne pouvait comprendre la raison de son refus mais après la mésaventure dans les ruelles avec l’une des propriétaires de l’Éventreur… Elle avait retenu la leçon. Grands axes et pas de contact, bien qu’elle n’avait aucunement cherché le contact lors de cette rencontre. Que ça lui déplaise ou non, c’était la même chose. Elle garderait ses règles établies et les utiliseraient que cela soit poli ou pas.
Elle avait déjà accepté de l’accompagné mais elle ne rentrerait pas dans le resto-bar-hôtel. Elle n’avait pas l’argent et sa fierté lui ferait sans doute refuser une invitation.

Elle pourrait mettre sa galère sur le dos des vampires, sur la faute à pas de chance, en vouloir à Dieu ou à la terre entière… De toute manière, ça ne changerait au fait qu’elle était dans cette situation. Finalement, sans l’accepter, elle ne se plaignait pas, du moins, elle ne se plaignait pas tout haut.

Si Juan espérait toujours des nouvelles rencontres, Yelena en attendait nettement moins. Il fallait être réaliste, elle n’était souvent que de passage. Il lui arrivait assez rarement de nouer des liens quelque part. Peut-être serait-ce différent à Galway, peut-être pas. Pour l’heure, elle accueillit le compliment avec un sourire poli qui ne signifié que ça mais qui n’était pas non plus forcé. Cette réflexion était pourtant bateau.

- Aucune idée, un nom n’est qu’un nom. C’est juste le mien.

Elle ne s’était jamais vraiment préoccupée de l’origine de son prénom ni de son nom. Elle avait déjà des difficultés à propos des racines. On pouvait dire que c’était une des rares choses fixes dans sa vie bien qu’il lui arrivait de mentir à ce sujet.

Pour le temps, elle ne savait pas trop, Galway n’avait pas toujours été aussi froide et pluvieuse, c’était un endroit au climat affirmé, rien de plus. Chaque pays jouissait d’un climat stéréotypé après tout. Elle haussa les épaules et prit le chemin indiqué.
Quand Juan parla de nouveau, sa cigarette était consumée, elle l’avait jetée dans un caniveau et avait replacé son écharpe de façon à ce qu’elle lui protège le visage.

- Je ne pense pas. C’est l’hiver après tout, il ne faut pas s’attendre à mieux. Je ne sui pas là depuis assez longtemps que pour connaître la météo du coin. Je pense qu’il faudra vous contenter de scruter la météo avant de sortir. À chaque endroit son climat de toute façon. Il faut faire avec.

Entrée un peu ringarde mais elle répondait poliment et sincèrement sans réelle agressivité. Rien qu’un peu de méfiance qui resterait là quoi qu’il puisse dire ou faire.
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 30 Nov 2011 - 22:18

Juan El Hidalgo CarlosBien que dénué de toute agressivité, les réponses de Yelenna ne transpiraient pas la joie de vivre (euphémisme qui plus est!). La remarque sur son prénom n'avait pas fait mouche mais Juan ne put s'empêcher de rebondir.

Vous vous trompez d'après moi, chère Yelenna... Un nom a la force qu'on veut bien lui insuffler... Vos parents, que dios les piden en su santa guardia, vous ont sûrement pris pour le rayon de soleil de leurs vies.


Il rit de son ton trop sérieux et tira une longue bouffée de son cigare.


Ha pardonnez moi... Il m'arrive parfois de sortir des phrases toutes faites de cet acabit.

Juan était heureux de parler à quelqu'un. Les nouvelles rencontres le revivifiait toujours. Cette jeune femme l'intriguait et le lui rappelait sa propre progéniture. Juan avait eu une fille, renfermée et fière comme elle. Il s'abstint de s'aventurer sur ce terrain qu'il savait ô combien glissant : cela le rendait nostalgique, voire dépressif. De manière générale, il trouvait toujours un petit quelque chose de son ancienne vie chez les gens qu'il rencontrait. Tantôt il se comportait trop paternaliste voire trop convivial. Yelenna semblait vouloir de la tranquillité et il décida d'espacer ces interventions. Un peu pour lui laisser l'initiative.

Même si vous êtes arrivée il y a peu vous aussi, vous êtes déjà plus ancienne que moi. Vous pourriez me donner deux trois petites indications?

Histoire que personne ne vende mes reins et mon sang! fit il en riant.

Il prit également le temps d'observer les alentours. Le simple fait de vouloir prendre les grandes rues et éviter les ruelles : voilà quelque chose qu'il lui en apprenait pas mal sur la nuit à Galway.

Son regard revint sur Yelenna et il se demanda intérieurement ce qui allait se passer quand ils auraient atteints le "bar". Sa galanterie d'une autre époque le forcerait à l'inviter, mais au vu de son attitude il y avait peu de chances qu'elle accepte. Elle partirait et il ne la reverrait peut être pas. Dios mio... Revoilà que je pense comme un dépréssif... La vida es una puta, pensa-t-il.
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Ven 2 Déc 2011 - 16:34

Yelena ValloneYelena aurait été plus loquace si sa seconde rencontre à Galway s’était mieux passée mais sachant qu’il y avait des vampires en ville. Ça la rendait nettement moins loquace. Ceci dit, elle restait polie tout en gardant une bonne distance. Qu’il rebondisse sur son nom ne lui fit ni chaud ni froid. Elle croyait en Dieu mais certainement pas au pouvoir d’un nom.

Le fait qu’il parle de ses parents lui plu nettement moins et mauvaise comédienne, elle eut une moue désapprobatrice. Ses parents s’étaient battus pour savoir ce qu’elle allait faire, où ils iraient, comment l’appeler. Elle avait aimé ses parents mais le terme rayon de soleil de leur vie la renvoyait aussi à son propre pouvoir.

- Je préfère ne pas rebondir là-dessus je vous avoue.

Les phrases toutes faites. Elle haussa les épaules en marchant sans répondre au début.

- Rien de grave.

Ça n’était pas tout à fait vrai mais elle avait l’habitude que ses moindres tics nerveux, expressions ou autres soient lisibles facilement. Parler ne la gênait pas mais elle ne révèlerait pas grand-chose sur elle, c’était une habitude. La seule personne qui avait su quoi que ce soit, n’était autre que celui qu’elle avait été à mourir. Dans le fond, c’était assez paradoxale, mais il se prétendait sans âme même si elle avait eut bien du mal à y croire.

- Comme je vous l’ai dis, il faut selon moi éviter l’Éventreur insomniaque. Le Bloody Valentine semble bien. Pour le moment, je ne peux pas dire grand-chose de plus sur la ville si ce n’est que beaucoup de commerces ouvrent également la nuit. J’ai entendu quelques conversations et certains prétendent qu’il faut éviter les forêts les soirs de pleine lune.

Elle était sceptique mais si les vampires existaient, elle se méfiait pour les autres mythes. C’était plus fort qu’elle. Elle espérait pourtant sincèrement qu’elle n’était pas tombée dans une foire aux monstres. Encore une fois, elle n’avait pas les moyens de tirer d’ici avant longtemps.

- Franchement, je ne sais pas quoi vous dire d’autres. Ça dépend ce que vous cherchez dans cette ville.
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Lun 5 Déc 2011 - 0:07

Juan El Hidalgo CarlosLes commerces qui ouvrent la nuit? Voilà qui est singulier...

Et pratique... pensa-t-il intérieurement.

Juan Carlos se demandait dans combien de temps ils allaient arriver au bar. Non seulement il avait envie d'un endroit chaud et sec mais en plus la perspective d'un verre d'alcool fort ne lui déplaisait pas du tout. Bien sûr, s'il avait sûr de pouvoir y aller accompagné cela aurait été préférable... Philosophe, Juan pensa que ça n'était déjà pas si mal que de tomber sur quelqu'un prêt à vous indiquer et à vous accompagner sur le chemin.

D'ailleurs, parler dans la nuit en se dirigeant vers un bar, voilà quelque chose qui n'était pas sans lui rappeler l'Espagne!

Juan en avait assez de réfléchir sur le pourquoi de l'extrême prudence de la jeune femme. Il n'était pas complètement dupe : si lui avait entendu parler de Galway, nouveau lieu de résidence des créatures noctambules, alors qu'est ce que Yelena, déjà arrivée, avait dû apprendre? Manifestement il était arrivé quelque chose à Yelena et Juan Carlos comprenait alors mieux son attitude. La jeune femme ne se dévoilerait pas plus le premier soir (en espérant qu'il la recroiserait) et cela il pouvait le comprendre.

La réflexion sur les nuits de pleine lune le fit sourire. Il avait déjà rencontré des lycans et effectivement les rencontres lunaires n'étaient pas recommandées pour qui ne s'y était pas préparé. Les gens comme elle qui avait la chance de ne pas être maudit pouvait être les premières victimes des créatures comme lui.

Intérieurement Juan se demanda comment Yelena réagirait sil elle apprenait qu'il n'était rien de plus qu'un vampire lui aussi.

Cette pensée le rendit soucieux quelques instants. Son cigare était presque fini.

Il avait vraiment envie de boire.
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 7 Déc 2011 - 21:34

Yelena Vallone- Oui, certains commerces ouvrent la nuit. Je ne sais pas exactement lesquelles mais il y en a pas mal.

C’était certainement très pratique pour les vampires et pour les insomniaques mais elle n’était pas folle. Elle éviterait de trop sortir la nuit. Déjà là, c’était risqué pour elle. Le retour le serait d’autant plus qu’elle serait seule. Un jour, il faudrait vraiment qu’elle pense à acheter de quoi se défendre. Le problème, c’était qu’il y avait toujours un risque de blesser un être humain.
Le monopole de la cruauté n’était pas réservé aux vampires, certes… Certains humains pouvaient se montrer passablement monstrueux mais voilà… Il y a toujours un risque de blesser involontairement. Les vampires qui l’attaquaient se faisaient mal seuls et c’était suffisamment. Elle avait un peu du martyr finalement…

Le Bloody Valentine n’était plus si loin. Aussi, le reste du chemin, elle ne dit pas grand-chose. Méfiante quoi que parfois naïve et très maladroite, elle restait et resterait polie. Cependant, elle continuerait de se méfier. Rien à faire, savoir qu’il y avait au moins quatre vampires en ville la rendait nerveuse. Pour les lycans, c’était autre chose. Ils restaient des mythes, une sorte de légende qu’elle avait beaucoup de mal à concevoir.
Elle croyait en Dieu mais elle était un peu comme Saint Thomas par certain aspect de sa personnalité.

Rompant le silence, elle annonça une simple phrase.

- Nous y sommes presque.

Ça tombait à pique. En tournant au coin de la rue, il y était effectivement.

- Vous voilà au Bloody Valentine monsieur. J’espère que l’endroit vous conviendra. Cela dit, faites attention quand même. On ne sait jamais. Il y a des échos vraiment bizarres sur cette ville.
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Ven 9 Déc 2011 - 15:57

Juan El Hidalgo CarlosJuan Carlos écrasa son mégot du talon, assez méticuleusement. Il soupira un instant et se demanda si la question fatidique méritait la peine d’être posée. Il prit le parti d’essayer malgré tout en éternel optimiste qu’il était. Il eût la désagréable, quoique passagère, sensation de se retrouver en son jeune temps quand il venait à commencer à connaître les femmes.

Je vous remercie pour votre compagnie et votre amabilité. Voulez vous venir boire un verre avec moi, histoire de nous réchauffer?

Il ne se faisait guère d’illusions bien sûr mais au fond de lui un espoir coupable persistait. L’établissement semblait prometteur. Peut être deviendrait-il un lieu habituel pour lui?

Avant que Yelena ait pu répondre, il sortit un calepin noir et écrivit sur une des pages. Il l’arracha d’un coup sec et la tendit à la jeune femme.

Tenez, senorita… L’adresse où je réside actuellement. Non loin de là où nous nous sommes rencontrés. Si jamais vous avez besoin de quoique ce soit : un toit, de l’aide ou juste une oreille attentive. N’hésitez pas.

Un peu soulagé (il ne savait pas vraiment pourquoi), il regarda à nouveau le Bloody Valentine et songea à sa future commande. Juan adorait la vodka et un Screw Driver serait le bienvenu.
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Ven 9 Déc 2011 - 17:21

Yelena ValloneDe son côté, Yelena réfléchissait un peu à tout. Ce qu’elle allait faire, quels commerces elle comptait aller voir. Jusqu’à maintenant, elle avait repérer sans se lancer mais il faudrait bien qu’elle le fasse. Le squatte lui allait très bien évidement. Du moins, pour l’instant. Elle avait eut la chance d’en trouver un où les fenêtres étaient en états et bien closes.

La question qu’il posa ne la surpris pas franchement. Elle s’y attendait comme elle s’était attendue à avoir l’aide qu’il proposa via son petit papier. Ni agacée, ni en colère, elle avait juste l’habitude. Sa réaction ne fut donc ni enthousiaste ni particulièrement mauvaise non plus.

- Merci.

Un simple mot, rapide et clair. Ça n’était certainement pas très engageant. La raison en était simple. Elle détestait qu’on la prenne en pitié et elle voyait un peu ça comme ça. Ça se voyait sans doute légèrement sur son visage mais qu’à cela ne tienne.

- Navrée mais je préfère éviter. Merci quand même. Passez une bonne soirée.

Elle le salua et s’en fut. Il avait sans doute espéré malgré tout mais elle ne pouvait pas. C’était ainsi. Tant qu’elle ne connaîtrait pas cette ville sur le bout des ongles, elle ne risquait pas de suivre qui que ce soit. Il fallait bien avouer que ça n’était pas la meilleure façon de rencontrer du monde mais avant les gens, connaître les lieux.
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Lun 12 Déc 2011 - 21:47

Juan El Hidalgo CarlosJuan Carlos la regarda partir sans un mot.

Un coup de vent violent le fit frissonner et le força à entrer rapidement dans le bar. Quelques verres ne seraient pas de trop pour le réchauffer. L'ambiance était détendue, et le style plutôt classe de l'établissement lui plût. Il s'installa dans un fauteil, après s'être débarassé de son manteau.

La plupart des clients étaient plutôt jeunes et cela lui rappela sa rencontre (la première à Galway). Il évita de trop penser à Yelena. En son for intérieur il espérait la recroiser mais voulait absolument éviter de se donner de faux espoirs. Clairement Yelena voulait qu'on lui fiche la paix. Perpétuellement sur la défensive mais également fière d'elle, Juan se dit alors qu'il n'avait pas choisi un défi bien facile.

La serveuse lui apporta son Screwdriver. Il goûta rapidement son verre. La vodka n'était pas de mauvaise qualité et le jus d'orange véritable pas désagréable.

En bon espagnol de la vieille école, boire un verre en solitaire le rendit malgré tout un peu mélancolique. Il se mit à réfléchir à ce qu'il avait à faire : aller au commissariat, ranger son appartement, contacter sa banque et son notaire en ce qui concerne la gestion de ses affaires...

Au fond de lui il espérait ne pas avoir besoin de recourir à ce genre de stratagème trop souvent. S'occuper l'esprit avec les tâches quotidiennes ça n'était qu'un pis aller.

Il but une autre gorgée.


A ta santé... Senorita Yelena.
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Milicent
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 18 Jan 2012 - 15:31

Milicent marchait d'un bon pas sur le trottoir pavé, le talon de ses bottines résonnant sur les dalles, tandis qu'elle regardait droit devant elle, comme si les lieux lui appartenaient. Il faut dire qu'elle ne déviait pas le moins du monde de sa route lorsqu'elle croisait quelqu'un qui devait indubitablement descendre sur la route et la laisser passer, à moins de vouloir une confrontation brutale.

Et, au vu de la mine boudeuse de la jeune femme, toute altercation risquait de mal tourner. Il faut dire que la journée avait, d'après ses critères très personnels, particulièrement mal commencé. Elle n'avait pas trouvé le jupon qu'elle voulait pour aller avec son splendide corset jaune vif et avait du se contenter d'une jupe vert bouteille un peu terne avant de remarquer que cette dernière avait un accroc particulièrement disgracieux au niveau de son arrière train rebondi.

Les choses n'auraient, d'après elle, pas pu aller plus mal, lorsqu'elle se rendit compte qu'elle avait cassé un lacet de ses bottines favorites et avait du se contenter d'une vieille paire qui trainait par là. Une paire non cirée vous imaginez le drame ?

Décidément, il ne restait qu'une seule chose à faire dans la mesure où la maison était vide et qu'aucun client ne risquait de faire son apparition avant la fin de la journée : aller faire du shopping pour compenser ce qui ne pouvait être qu'une affreuse malédiction vaudoue lancée par une concurrente frustrée et jalouse.

C'est ainsi qu'elle se retrouva dans les rues de Galway, les bras chargés de paquets et lançant des regards de défi à toutes celles qui oseraient croiser son chemin et qui pourraient être l'affreuse instigatrice de la malédiction. Sa mauvaise humeur ne s'était pas envolée à mesure que ses bras se remplissaient de babioles et que son porte monnaie se vidait mais elle se sentait tout de même déjà un peu mieux. Il ne fallait pourtant quand même pas provoquer le destin, le karma ou tout autre divinité supérieure dans le même genre et elle envisageait vaguement de rentrer à la maison, d'autant plus qu'il n'allait pas tarder à faire nuit.

Milie leva alors les yeux et s'arrêta brusquement au beau milieu du trottoir. Bien évidemment, elle était partie dans la mauvaise direction et elle allait devoir encore parcourir nombre de miles avant de prétendre à ce bain chaud et moussant dont elle avait commencé à rêver pour détendre ses petits muscles endoloris.

La journée semblait continuer aussi mal qu'elle avait commencé. Elle se demanda vaguement ce qui risquait de lui tomber sur le coin de nez et hésita à se précipiter dans la pâtisserie la plus proche pour faire le plein de sucre et de bien-être avant que les choses n'empirent encore ou si elle devait se fier enfin à la chance et se dire qu'elle allait croiser quelqu'un qui pourrait illuminer cette triste fin d'après midi.


"Quelle journée mes aïeux, quelle journée... ohlalala..."



Dernière édition par Milicent le Jeu 28 Fév 2013 - 18:20, édité 1 fois
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Derek
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 18 Jan 2012 - 22:59

C'etait la fin de l’après midi, un jour comme tant d'autre à Galway.
Derek était dans la rue. Derek était aussi à la rue. En effet avec l'incendie du Zombillenium, le serveur qui l’hébergeait avait aussi cramé. Alors certes Derek avait retrouvé la liberté, mais pouvoir surfer sur la Toile c'est cool aussi. Mais bon, maintenant que le hardware lui fait défaut, Derek devait se trouver au plus prêt d'un spot wifi pour percevoir le signal. Signal qui n'est qu'un grésillement sans une machine pour l’interpréter, et Derek ne peux pas porter un ordinateur ou même un téléphone en permanence, trop de concentration. Il aurait pus squatter n'importe quel terminal relié au Net mais cela serait un tel manque de classe. On ne traverse pas 800 ans d'histoire sans un minimum de fierté pour habiller l'égo.

C'est donc en courant d'air et désœuvré que Derek déambulait en ville et il n'y avait pas grand monde. Il faut dire que la nuit n'allait pas tarder à tomber et peux etre même de la pluie. Rien de tout cela ne pourrait affecter Derek, mais il préférait éviter d'ajouter une couche de déprime à son monde qui manque déjà cruellement de couleur. De la couleur, oui, c'est de ça que Derek avait envie maintenant, et quoi de mieux que les vitrines des magasins pour cela ? teintées de nouveautés et d’émotions laissées par tout ceux qui se sont attardé devant plus d'un instant ?

Derek passait d’échoppes en devantures au hasard jusqu’à une pâtisserie. Pâtisserie qui ne sortait de l'ordinaire non pas par ces produits (que Derek ne pourrait jamais gouter de toute façon) mais parce qu'il y avait une personne particulièrement vive et à l'humeur contrastée. La curiosité piquée, Derek fit l'effort de se tempérer de faire une entrée conventionnelle, avec ouverture de porte et bruit de ses pas

Bonsoir

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Milicent
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Jeu 19 Jan 2012 - 14:15

Milie était installée devant la vitrine de la pâtisserie, les mains derrière le dos, ayant soigneusement oublié les paquets entassés dans un coin du magasin. Elle faisait la moue, n'arrivant pas à se décider entre ce magnifique muffin à la myrtille ou cet adorable cupcake au glaçage si brillant.

Et puis zut après tout. Pourquoi se décider ? Avec cette journée des plus difficiles, elle avait bien le droit de se faire non un, mais deux petits plaisirs non ? La gourmandise était décidément son péché préféré, l'un de ceux qu'elle le prenait le plus de plaisir à assouvir dès que l'envie lui en prenait. Un léger signe à la vendeuse qui attendait patiemment derrière son comptoir et elle tendit un billet soigneusement replié, se reculant de nouveau pour l'observer emballer ses gourmandises.

Notre jeune héroïne bientôt rassasiée sentit alors un léger courant d'air et le tintement de clochette de la porte qui s'ouvrait sur... à dire vrai, elle ne savait pas trop sur quoi et elle resta un instant interdite, la bouche légèrement entrouverte tandis qu'elle observait le nouvel arrivant avec une curiosité non dissimulée. Elle jeta un bref regard autour d'elle, s'assurant qu'il n'y avait pas d'autre interlocuteur possible et se para de son plus beau sourire avant de décocher un :


"Bien le bonjour à vous également !" chantant et aussi doux que les gourmandises qu'elle tenait dans sa main.

Elle entendit alors un coup de tonnerre et leva les yeux, réprimant un soupir. La pluie s'était mise à tomber, décidément il ne manquait plus que ça pour conclure cette journée d'autant plus qu'elle n'avait bien sur pas prévu de parapluie, toute chamboulée qu'elle était lors de son départ de la Maison.
Enfin, il y avait au moins un point positif, elle n'était pas seule avec la vendeuse, qui s'était empressée de retourner dans l'arrière boutique. Et, après tout, à bien y regarder, le nouveau venu avait l'air plutôt charmant, quelque que soit sa "nature" et ne manquerait pas à ses devoirs de gentleman en lui tenant un peu compagnie au moins le temps de faire un peu connaissance... ou que le déluge soit passé.


"Et bien... je crois qu'on est coincés là pour un petit moment, monsieur... ?"

Tout en parlant, elle désigna l'une des petites tables qui devaient faire office de salon de thé où elle s'installa, le sourire toujours aux lèvres.
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Derek
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Sam 21 Jan 2012 - 0:09

Je me nomme Derek mademoiselle, le monsieur est bien superflu. Et c'est un plaisir de vous rencontrer.

Derek suivit Milicent jusqu'à la table et s'y assit après cette dernière. Le cadre est plaisant, aucun impératif ne le pressait, tout ce qu'on peut espérer pour passer un moment en bonne compagnie. Que la vendeuse se soit retirée dans l’arrière boutique paraissait étrange à Derek, on ne laisse pas son magasin sans surveillance. Enfin, ce n'est pas si important que ça. Rien n'avait d'importance en fait quand on y réfléchit, du point de vue de Derek bien entendu. Il faut donc en profiter tant que possible.

Derke observa la demoiselle d'un peu plus prêt et sourit. Elle a l'air jeune, mais cette époque désabuse vite les gens. La vitesse des informations fait qu'ils sont plus tot exposé à plus d'atrocités en provenance des 4 coins de ce monde malade. C'est donc d'autant plus rare de rencontrer quelqu'un qui ne soit pas morose ou inquiet pour l'avenir. On le serait pour moins.

*Assez d'introspection ! Démarrons la conversation. tient ? ça rime bien*


Dure journée ? je ne pense pas que la pluie à elle seule justifie deux pâtisseries

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Milicent
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Lun 23 Jan 2012 - 20:23

Un sourire joyeux, dépassant largement les simples convenances, illumina le visage de Milie. Comme à son habitude, elle passait d'une humeur à l'autre et cette fois-ci, la perspective de passer un peu de temps avec ce qu'elle pensait être un jeune homme plein de bonnes manières lui rendait sa joie de vivre habituelle.

Elle s'installa tranquillement, dépliant soigneusement son petit paquet de pâtisseries avec une application toute enfantine, s'appliquant à ne pas déchirer ni le papier ni le scotch qui avait servi à protéger les délices du jour.

Reportant de nouveau son attention sur Derek, elle l'observa de nouveau, légèrement pensive. Il avait un je ne sais quoi de bizarre, pourtant elle était incapable de définir de quoi il s'agissait. Peut-être que sa simple présence ici, alors qu'elle avait justement envie et besoin de compagnie était-elle déjà assez mystérieuse sans qu'elle se pose plus de questions.


"Oh la journée a été... catastrophique ! Vous avez déjà eu cette impression au réveil que tout se passera de travers ? Et bien c'est exactement ce qui m'est arrivé mon cher ! Et je pense que dans de telles circonstances il faut parfois déroger à ses propres règles et profiter non pas d'une mais de deux pâtisseries ! D'autant plus qu'elles ont l'air délicieuses vous ne trouvez pas ? Tiens d'ailleurs... vous n'en prenez pas ?"

Elle tendit alors les doigts en direction de Derek, sa petite main recouverte d'une mitaine en dentelle attendant dans le vide qu'il vienne la serrer.

"Oh, j'ai failli oublier. Je m'appelle Milicent, ravie de faire votre connaissance."
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Derek
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 25 Jan 2012 - 22:27

Derek regarda la main avec une petite appréhension. Devait il se faire découvrir par soucis de politesse, ou rester dans le vague mais risquer de l’offenser ? Ce n’était pas la première fois qu'il était confronté à ce dilemme et il n'y a pas de solution marchant à tout les coup, car il y a tellement de facteurs à prendre en compte, surtout la personnalité de l'interlocuteur. Bon, essayons la franchise se dit il. Derek tenta de faire bonne figure avec un sourire chaleureux quoique légèrement crispé

Je m'appelle Derek, et je ne suis pas très porté sur le sucre

Derek tendit la main pour serrer celle de Milicent, mais cette dernière ne senti aucune pression, et plutôt une impression de froid. Derek ne s'attarde pas non plus et retire sa main rapidement. Si Derek avait put il aurait eu un frisson dans le dos, attendant la réaction de la jeune femme.

Je ne suis pas porté sur à peu prêt tout ce qui est matériel à vrai dire. Ravi de faire votre connaissance également mademoiselle

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Milicent
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Jeu 26 Jan 2012 - 20:37

Milie resta un instant perplexe, fixant son interlocuteur. Il mettait tout de même un temps certain à venir lui serrer la main et elle se demanda l'espace d'un instant si elle avait fait quelque chose de travers… peut-être qu'il ne serrait pas la main aux femmes comme elle… au femmes tout court qui sait. Pourtant il avait l'air tellement charmant, ce serait dommage d'être tombée sur le dernier des goujats !

Et oui, elle était capable d'avoir toutes ces pensées en un laps de temps très court, que voulez vous les femmes sont très douées pour se faire des films toutes seules. Secouant la tête, elle répondit avec son plus beau sourire.


"Derek ? J'avoue que je n'ai pas souvent entendu ce prénom… Jamais à bien y réfléchir mais je ne connais pas non plus énormément de monde… C'est de quelle origine ? Et vous savez pas ce que vous ratez ! Les sucreries c'est la vie mon cher !"

Toujours est-il qu'il finit par tendre sa main et par… ne pas la toucher. Elle resta interdite, se demandant comme il avait pu faire pour rater sa main avant de réaliser que la sensation de froid passagère était justement sensée faire office de poignée de main. Les quelques paroles sybillines ne firent qu'accentuer cette impression d'avoir raté quelque chose et elle le fixa de nouveau, plissant des yeux comme pour mieux le voir.

"Euh… c'est euh… normal ? Enfin votre main tout ça… j'ai euh… pas tout compris…"

Nulle trace de panique dans sa voix, plutôt un mélange de curiosité et d'interrogation.
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Derek
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Jeu 26 Jan 2012 - 22:50

Pas de panique dans le voix, pas de fuite éperdue ni de paralysie catatonique ? c'est plutôt encourageant. Derek se doutait qu'il lui faudrait fournir des explications sur sa nature.

Je suis natif de Galway, je suppose donc que c'est du cru. Quand à vous répondre pour la suite, disons que c'est normal pour quelqu'un de ma condition. J’espère ne pas vous choquer, mais la vérité est que vous avez tout a fait raison en disant que le sucre c'est la vie. Et comme je ne suis plus vivant depuis un temps certains, ce n'est pas pour moi. Mais je parle je parle je digresse ... En un mot comme en cent, je suis un défunt qui hante cette ville que j'adore.

Derek sourit et regarde Milicent dans les yeux. C'est le meilleur moyen pour jauger sa réaction, et lui laisser le temps de digérer l'information. Il est vraiment heureux que la vendeuse ce soit replié dans l’arrière boutique finalement. Qui sait comment elle aurait réagit elle. Le problème avec la panique c'est son caractère contagieux. Pour le moment Milicent semble bien le prendre, ou tout du moins calmement. Étonnant pour quelqu'un de si jeune. Derek allait devoir réviser son opinion sur les jeunes filles adeptes des sucreries, Celle si en tout cas semble capable de plus de profondeur de jugement que bien des gens qui s'autoproclament "comme il faut"

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