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 Les grandes avenues

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Ysaline Aendril
Vampire


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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Jeu 24 Oct 2013 - 22:48

[RP Maïka]

Des rues, des maisons, un soleil... non, pas de soleil, une nuit noire éclairer par la seule lumière émise des réverbères. Les nuages obscurcissent le ciel, voilant les astres. Galway semble plonger dans une torpeur silencieuse à cette heure avancée. Un bruit inquiétant romps tout de fois ce calme nocturne. Une fréquence régulière de pas sur le bitume froid. Une femme brune erre.

Toujours vêtue d'une robe élégante, de ses talons aiguilles aussi aiguisé que ses canines afin de faire d'elle une tueuse potentielle. Que fait-elle si tard en ville ?
Ysaline, la vampire soumise à l'avarice cherche une propriété mise en vente sur l'une de ses avenues. Ne pouvant consulter d'agence immobilière de jour, elle s'était résolue à marcher de nuit pour explorer cette ville quelle connaissait encore si mal.

Son séjour n'étant que passager à l'origine, elle refusait de rester plus longtemps dans un de ces hôtels, bien décidée à dépenser intelligemment son pécule amasser à travers les ans pour investir dans une demeure lui permettant de revenir aussi souvent qu'il lui plairait.

Toutefois, aucun des bâtisse qu'elle n'avait croisée étaient assez chic pour convenir à ses goûts. Il lui fallait toujours plus, plus grand, plus beau, plus de jardin... La seule maison qui l'intéressait vraiment n'était pas à vendre. Peut-être qu'une visite chez les propriétaires, et quelques gouttes de sang versée lui permettrait d'acquérir ce bien ?

Elle comptait ouvrir le portail de la bâtisse et s'infiltrer dans la cours, lorsqu'elle sentie une présence. Passer pour une voleuse ou un cambrioleur ne l'arrangeait pas. C'était indigne de sa personne d'être rabaissée à se point, elle allait probablement tuer et manger, mais pas voler, puisqu'elle se ferait propriétaire !
Plutôt que d'agir dans le précipitation, Ysaline ralentie le pas afin de laisser venir l'inconnu à elle. Elle envisagerait les options possibles entre vider cette personne de son sang, la laisser partir, ou faire accuser cette personne du meurtre.
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Maïka Amnell
Humain


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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Ven 25 Oct 2013 - 0:15

Le noir, la nuit, encore et toujours... Elle avait beau faire des efforts, mais elle n'aimait toujours pas être dehors la nuit, même si elle n'avait plus autant peur du noir. Heureusement, sa rue était plus ou moins éclairée et elle allait enfin découvrir la maison que ses parents venaient d'acheter et cela la rendait heureuse, d'ENFIN pouvoir quitter l'hôtel. D'autant plus que ses parents s'étaient assurés qu'elle puisse avoir une énorme chambre, plus un atelier dans lequel elle pourrait confectionner ses bijoux, qui étaient son passe-temps. Elle avait également une pièce entière pour les ranger, avec un accès séparé, car la pièce faisait aussi boutique de bijoux et il y avait une petite cloche à la porte, reliée à un bracelet qu'elle portait, ce qui lui permettait de toujours savoir quand quelqu'un entrait, seulement si la jeune fille était chez elle.
Elle avait vu ou se trouvait la maison, mais rien de plus. En marchant dans la rue, elle remarque une femme devant chez ses voisins et s'en approche*

Hum...Est-ce que tout va bien?

La jeune fille regarde la femme face à elle, remarquant au bout d'un moment, qu'il s'agissait d'une vampire, grâce à son teint. Elle sourit à la vampire avant de s'asseoir un moment sur la clôture de la maison.
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Ysaline Aendril
Vampire
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Ven 25 Oct 2013 - 17:18

Ainsi donc c'était une fillette, physiquement la différence d'âge entre Ysaline et elle n'était pas de beaucoup, mais il s'agissait d'une humaine à coup sûre, et les années passées sous sa forme vampirique avait permit à Ysaline d'accumuler de l'expérience. Elle pourrait en faire son casse-croûte tout de suite !

Mais c'est que ça parle en plus ces choses là ! Bon, Pour cette fois elle allait causer avec le gibier. A cette heure la jeune femme ne devait pas habiter bien loin et elle pourrait peut-être la renseigner un peu, se sera son unique chance de prouver sa valeur.

- Pardon ? Oh oui, je ne faisais que regarder cette magnifique maison. La nuit est fraîche, mais c'est dans ses occasion là qu'on est le plus inspirée.
*La fraîcheur concerne surtout les aliments à vrai dire.*
Pensa t-elle.

Puis sans se justifier d'avantage, elle posa une question.
- Je me suis un peu égarer en marchant, vous connaissez bien le quartier ? Est-ce que les gens d'ici vendent des maisons dans le même style ?

C'était sommaire, et ceci ne justifiais en rien sa présence dans la rue aussi tard. Mais pourquoi une vampire comme elle aurait des comptes à rendre à une frêle humaine après tout ?
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Maïka Amnell
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Sam 26 Oct 2013 - 21:27

Je souris un peu, je ne connaissais pas tellement le quartier, puisque je venais d'arriver...

Je la regarde un moment.

Désolée... je ne connais pas vraiment le quartier...Même si habitué juste à côté, je viens de déménager ici, en fait...

Je ris un peu, elle n'allait surement pas tarder elle aussi à me poser la même question que tout le monde. Qu'était la marque que j'avais au bras? Mais dans ce cas-ci... cela sera sans doute quelque chose comme...comment cela est-il possible que je suis encore en vie...ou quelque chose de semblable à cela. Mais je me pose pourtant la même question.

Une autre chose qui allait sans doute l'intriguer, c'est le petit foulard que je porte au cou, pour mieux cacher les morsures que j'avais dans le cou.

Maintenant que j'y repense, cela faisais même plusieurs jours...enfin soirs, que je n'avais pas croisé de vampires... je trouvais cela étrange, mais peut-être était-ce simplement moi qui ne me baladais pas aux bons endroits...
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Ysaline Aendril
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Dim 27 Oct 2013 - 14:30

Quelle sotte ! Cette stupide humaine était donc arrivée depuis peu ici et n'avait aucune information intéressante. Puisqu'il en était ainsi, elle allait au moins être utile sur un plan gustatif.

Ysaline s'avança un peu plus vers elle cherchant quel coin serait le plus simple pour la mordre. Elle remarqua un foulard autour de son cou... La température justifiait peut-être qu'on se protège du froid, mais ça n'allait pas être pratique pour y planter ses crocs.

Elle chercha au niveau du poignet et vis une marque étrange. Enfin elle reconnu qu'il s'agissait d'une morsure. Étrange cette petite. Et si le foulard cachait autre chose ? Curieuse pour curieuse, elle continua la conversation :

- Ah, vous êtes ici depuis peu, si le quartier me plait, il vous plaira aussi. Vous semblez moins apprécier le climat que moi en revanche, ravissant le foulard.

Elle lui tendit la main pour se saluer et observa plus attentivement la blessure.
- Ysaline Aendril, probablement votre future voisine. Ouhla, vilaine blessure, le chien qui vous à fait ça ne devait être inoffensif...

Ysaline tenta de rester subtile et de comprendre se qui pouvait bien clocher chez cette fille pour avoir été mordue et continuer à errer seule la nuit. Au moins à son contact elle su qu'elle était véritablement humaine. Mais alors pourquoi se mettre autant en danger ?
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Maïka Amnell
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 30 Oct 2013 - 0:47

Quand la vampire se mit à parler du foulard, Maïka souris, mais moins que quand elle lui dit qu'elles allaient peut-être être voisines...Lorsqu'elle lui tendit la main, Maïka savait que la femme avait remarqué la marque sur son bras et souris à sa question...

"Je crois que vous savez aussi bien que moi que ce n'est pas un chien qui a fait ça...Normalement je la cache, mais je ne sais pas pourquoi, je n'y ai pas pensé, ce matin.."

La jeune fille souris à celle qui était, en toute logique, son aînée et probablement de loin...

"Le foulard ne me sers pas seulement à me protéger du froid, mais plutôt... des questions indiscrètes... Je sais ce que vous êtes...vous n'êtes pas du tout la première que je rencontre...j'ai fini par reconnaître quand je vois des gens comme vous..."

Malgré ce qu'elle venait de dire, il était vrai que la jeune fille commençait à avoir froid, mais... elle ne savait jamais pourquoi, mais elle n'avait jamais envie de s'éloigner des vampires...celle-ci n'y faisais pas exception...
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Ysaline Aendril
Vampire
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Dim 3 Nov 2013 - 15:57

Décidément, cette petite était agaçante. Si Ysaline avait voulu être subtile, la petite nouvelle la déstabilisait de par sa franchise et sa perspicacité !
Elle n'avait pas froid aux yeux, et pas à la gorge non plus d'après ce qu'elle disait.
Jusqu'où pouvait bien aller son courage ? Etait-elle à ce point insouciante du danger ou avait-elle déjà vécu pire au point de ne plus être effrayée ?
Tant de question qu'Ysaline se posait et pourtant, s'intéresser à autre chose qu'à l'argent n'était pas chose courante pour elle. Pourquoi est-ce que le destin avait décider de mettre sur sa route une telle personne ?

-Vous savez donc ce que je suis, dit-elle en sortant les canines, mais vous n'avez aucune idée de QUI je suis.Accentua t'elle.

Elle se rapprocha d'avantage de la fille dans le but de lui faire prendre conscience qu'elles n'étaient du même monde. Elle était maintenant si proche qu'Ysaline pouvait entendre le sang dans la carotide de sa proie. Et lentement à son oreille, elle lui murmura :
- Je suis Ysaline Aendril, ravie de ne pas avoir à vous croquer cette nuit.

Effectivement, elle était revenue sur sa décision, trouvant intriguant qu'une humaine connaisse les vampire, de toute son existence, nul part en Bulgarie les gens qui en entendaient parler, restaient suffisamment longtemps en vie pour le répéter.
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Jon Clark
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Lun 11 Nov 2013 - 15:41

Visiblement le remède est efficace. La rousse ouvre les yeux dans un hocquet qui fait gicler une myriade de bulles par ses oreilles. Victoire !

Les deux soeur pleurent et s'embrassent tendrement. Quel merveilleux et touchant amour fraternel... Si c'est bien comme ça qu'on doit l'exprimer ? Il verra si Gordon apprécie de se faire prendre par derrière la prochaine fois qu'il le recroise.

La scène l'amuse. Il ignore si c'est les bulles qui se dégagent des oreilles d'Emmy, ou si c'est le fait de voir la nuisette d'Amy rouler une pelle à celle de sa soeur, mais il s'éclate. Il a parfaitement conscience d'être en plein délire. Il ignore si c'est le cas des filles et il s'en moque.

Il pousse un rire. D'abord retenu et presque inaudible, avant d'éclater en long rire dément. Il est aussitôt suivi de ses deux compagnes de soirées.

Il lève la tête, affichant de grands yeux écarquillés et un large sourire sadique. Sur un balcon, un chat noir l'observe et s'adresse à lui avec la voix de Barry White.

" Hey mec ! On dirait bien que tu viens d'attraper deux petites chattes!"

Et comment ! Si les deux son félines, lui est reptile. Un serpent qui hypnotise et dont les paroles sont du poison, qui se répand peu à peu dans les veines de ses victimes. Mais pas question de dévorer ce soir ses deux compagnes d'une nuit... Le plaisir de savoir les envoûter est tellement plus délectable.

Il se relève et invite les deux jeunes femmes à en faire de même. Quitte à se perdre dans un monde d'illusion, autant partager le même.

" Regardez ! Ces rues qui se colorent, ce ciel qui s'illumine ! Ces singes qui volent ! Ne les voyez vous pas ? Des bulles et encore des bulles ! ouiiiiiiiiiiii nous sommes au pays d'Oz !"

Il éclate à nouveau de rire, et commence à danser dans ce paysage bucolique, tournant, pirouettant, et invitant les jumelles à le suivre.

" Oh mon dieu ! Suivons ce chemin brique jaunes ! Il nous mènera jusqu'au château magique ! " Dit-il en désignant la ruelle blafarde.

"Mais ce n'est amusant... Que si on le fait en sautillant ! "

Visiblement joueur, il attrape chacune des filles par la taille, et les entraînent a sautiller en rythme avec lui. Une musique répétitive et interminable se fait entendre. Jon pousse la chansonnette en boucle jusqu'à arriver à leur destination.

Devant eux un immense château blanc nacré s'élève, et des feux d'artifleur sont tiré juste pour les accueillir. C'est comme des feux d'artifice, sauf que c'est des fleurs qui explosent... Des milliers de pétales tombent sur eux.

Du moins c'est ce qu'il croit distinguer quand il s'arrêtent devant la porte d'une résidence, sous un orage et une pluie torrentielle qui commence à tomber sur le trio.

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Amy & Emmy
Humain
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Sam 30 Nov 2013 - 22:25

Partout où le regard se portait, partout la beauté. L’insoupçonnable, l’indétrônable. Partout la réalité s’altérait, s’étiolait, laissait place à de nouvelles dynasties sensorielles. Partout, et nulle part à la fois, c’était le nouveau foyer des trois hères ; une sorte de terrain de jeu autant qu’un refuge. On avait beau s’efforcer à croire en notre monde, en notre terre, en notre mer, en notre air. Les chemins ouvrent la voie aux géographies non euclidiennes.
Et les jumelles s’envolent.

C’était une ville neuve telle qu’on en ravageait les aïeules. C’était des Babylones tombées sur lesquelles on recousait distraitement des bribes d’utopies. Une greffe de merveille. C’était le jaune, le bleu, le vert, le do, le ré, le mi, le doux, le sucré, le frais, le caressant, chatouillant, virevoltant…
Des murs neufs, des fenêtres neuves, ciel neuf, lune neuve. Un drôle de vent, un lampadaire amical, un pavé généreux.

Alors Emmy était heureuse, et Amy était heureuse, et sans doute, Jon était-il heureux, lui aussi. Il n’y avait plus aucun problème à présent. On confronte d’un simple affront d’indifférence la gravité monotone d’un vieux souvenir de songe, et cet éden fait à présent office d’asile. Où un autel, où un rituel. Les sœurs dansaient à présent, tandis que leur chevalier servant discutait avec un chat. D’ici, le chat avait tout d’un ange. Normal, il en était un. Les jumelles dansaient, tendant les bras, tournant sur elles-mêmes, entre elles-mêmes - harmonie des sphères - et elles riaient en un agréable repos. Elles ne riaient de rien, rien à quoi elles n’eût dues rendre compte. Car le monde leur appartenait de nouveau.

Elles riaient et dansaient et chaque fois qu’elles avaient tournés sur elles-mêmes, leurs regards se croisaient avec la synchronisation mystique d’une païenne Providence. Là, au milieu de ces sombres bigarrures, en cet instant infinitésimale de contemplation, leur visage, un seul visage, cette chevelure noir de jais, ces flammes des enfers, cette soie de l’anathème. C’était se voir et voir l’autre simultanément. Les deux ailes d’un même démon, les deux côtés d’un seul tranchant ; portés aux promesses les plus infectées.

Regardez ! Ces rues qui se colorent, ce ciel qui s'illumine ! Ces singes qui volent ! Ne les voyez vous pas ? Des bulles et encore des bulles ! ouiiiiiiiiiiii nous sommes au pays d'Oz !

Et c’était vrai. Oui. Pays d’Oz. De sorcier. De magiciens. De charmes et de visages.

Oh mon dieu ! Suivons ce chemin brique jaunes ! Il nous mènera jusqu'au château magique ! Mais ce n'est amusant... Que si on le fait en sautillant !

Un seul rire lui fit écho. Les jumelles, tant qu’elles seraient prises dans cette danse pyrrhique, ne seraient capables de mots. Seulement de rires. Heureusement, Jon se fit cavalier de ces demoiselles, et les conduisit vaillamment vers quelque lieu inconnu de l’homme où elles reconnurent une grande maison de magicien, un château, un jardin. Lui chantait, elles riaient.

- E : Je comprend le français ! C’est l’einsatzgruppen de Liepaja.
- A : Oh regardez, on sera à l’abri de la pluie ici.
” En désignant la maison de maître qui se profilait à travers le déluge soudain.

Sans vraiment s’en inquiéter, elles avaient senties la pluie et avaient comprit : tiens, c’est la pluie. Car il pleuvait dans ce monde là aussi. Mais de ce côté du miroir elle n’était pas désagréable, la pluie ; elle était vanillée, et quelque peu électrique. Massant autant que revigorant. Une pluie sur une partition d’émotions.

La blancheur de l’édifice leur était apparut faste. C’était une invitation évidente. Se laissant reposer contre ce qui était en réalité une baie vitrée, elles se délectèrent de son contact ; comme il était agréable d’être soutenu par une surface verticale. Verticale et très gentille. Toutefois que Jon s’amusait à forcer l’entrée de quelque manière que ce fut, elle roulaient sur cette surface, et lorsque, naturellement arrivées jusqu’à la porte - ouverte - il n’y eut plus  qu’un vide, elle se laissèrent couler à l’intérieur, avec grâce, comme si elles avaient déjà apprivoisés leur état de transe pour s’en faire les reines.

L’entrée était vaste, un lustre aux proportions cosmiques le couronnait. Elles admiraient les deux escaliers circulaires qui menaient à l’étage supérieur ; des propos confus concernant les systèmes de sécurité leurs parvenaient alors qu’elles dégouttaient, admiratives, sur la marbre du sol. Même le QS n’était pas aussi beau. Elle avaient bien participé à des réceptions de clients importants et ce dans des lieux au moins aussi fastueux que celui-ci, mais ce que leurs yeux ne voyaient, leur sang le leur montrait.

Main dans la main, elles marchaient, pieds nus, vers la cuisine qui se trouvait sur la gauche. Elles ne savaient pas où elles se rendaient, et cela ne leur importait pas le moins du monde. Leur nuisette blanche, imbibée d’essence de ciel, n’était plus qu’une gaze de bacchantes. Leur corps frêle ne se dessinait pas, il apparaissait clairement dans son plus simple appareil. Arrivées dans la cuisine, les deux reines du miroir pillaient le réfrigérateur sans même sans soucier. C’était glace à la cerise, pâtisseries de choix, c’était la saveur autant que la couleur. Emmy se pencha. A côté se trouvait un cellier ; elle y sortît trois décennies de vin.

- E : Et tu m’as pas dis comment s’appelait notre prince charmant, au fait.
- A : Je suis plus très sûre. Je crois qu’il a dit qu’il s’appelait docteur Clark.
- E : Clark, tu veux dire comme Clark Kent ?
- A : Oui.
- E : Tu veux dire qu’il vient d’un autre monde ?
- A : Je sais pas... Clark, mon prince, raconte nous ton histoire. Comment es-tu devenus prince ?


Emmy, par une magie qui ne s’expliquait pas, avait trouvé des verres à pieds dans lesquels elle versait le vin, dont la bouteille était ouverte.

E : Oui racontes nous l’histoire de ta vie, et on te racontera la notre. Il y a plein de choses que tu dois apprendre sur la façon de verser un vin.

Les jumelles écoutaient Jon. Elles se figuraient que tout ce qu’il leur racontait était pur vérité, et cela le paraissait tout à fait logique.

- E : On doit toujours utiliser le plus petit verre pour le vin.
- A : Seulement en restaurant, c’est une règle de l’usage.


Au fur et à mesure qu’il leur expliquait qui il était, elle avaient l’impression de comprendre pourquoi il était. Comme si sa présence en cet instant était nécessaire et commandée par le destin. Elles s’estimaient chanceuses de l’avoir rencontrés. Amy mangeait de la glace à la cerise à même le pot avec un couvert qui ressemblait à une cuillère à soupe, en plus oblongue. Elle était accoudée sur le plan de travail de la cuisine. C’était un vrai plan de travail en acier inoxydable. Les yeux rond et la mine concentrée, elle écoutait Jon qui, de l’autre côté, discourait.

- E : Il faut aligner les verre côte à côte.
- A : Côte à côté.
- E : C’est un très vieux vin, tu vois ? On ne peut pas le servir comme ça. A force de reposer, le vin, comment dire… Se sépare ? Il forme un dépôt. Le problème, c’est qu’on ne peut pas le remélanger non plus. Tu imagines ? Mélanger un vin ? Un comme ça en plus ? Ce serait monstrueux.


Amy s’étendît de tout son long sur le plan de travail pour atteindre la bouche de Jon avec sa cuillère - sur laquelle reposait une cerise entière, déraciné de son terreau de glace. Elle en reprit ensuite et laissa la cuillère dans sa bouche le temps de disposer les verres. Les mathématiques n’étant plus ce qu’elles étaient, les verres étaient au nombre de cinq.

- E : Pour servir un vieux vin, il faut lui imprimer un très léger mouvement de va et vient lorsque la bouteille est penchée à environ 45° pour soulever le dépôt du fond et l'amener vers le goulot. Voilà.
Comme ça, la surface et le dépôt se mélangent naturellement, au moment même où le vin est versé. Il faut servir le verre immédiatement après qu’il soit remplit. Amy, tu peux lui donner s’il-te-plaît ? Merci Amy.


Amy s'attaquait aux éclairs à la vanille. En peu de temps, il n'en resta plus rien, le goût le justifiait. Lorsque sa petite sœur lui tendit son verre, elle se léchait les doigts pour récolté le sucre glacé.


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Jon Clark
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Sam 21 Déc 2013 - 17:15

Même la véritable douche froide à laquelle ils s'exposent ne parvient à les ramener à une réalité à peu prêt tangible. Ils sont dehors, et il veulent rentrer dedans... mmmh comment faire ? Quand on prétends au titre d'Arsène Lupin des temps modernes, il faut savoir faire preuve de délicatesse et de doigté ! Mais au fait... c'est qui déjà Arsène Lupin ?

Une porte solide et une serrure le bloque ? Pas de problème... Il sort son colt !

Il a beau savoir que tirer sur les serrures ne marche que dans les films, à quoi sert-il de se promener avec un tel substitut phallique si c'est pour ne pas s'en servir après tout ?

Heureusement pour le groupe, le pauvre Jon a beau s'acharner sur la gâchette de son arme, aucune détonation ne résonne dans la ruelle sombre.

" Enrayé ? ... bon."

Foutu flingue qui veux jouer le castrateur,
Tu m'oblige à devenir cambrioleur !

Et en alexandrin s'il vous plait ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué après tout ? il sort de sa veste deux petites tiges qui feront tout aussi bien son affaire.

Pour les jumelles, il n'y aura donc pas duperie sur la marchandise. Le Prince charmant se transformant alors en prince des voleurs l'espace d'un instant, pour leur ouvrir la lourde porte d'entrée de leur château, par un habile crochetage dont il a le secret.

Il ouvre, et effectue quelques pas de danse avant de s'incliner bien bas pour faire entrer ses deux princesses. Aucune alarme ne se fait entendre, pas plus que ne se profile l'ombre d'une caméra... Pardon... Du point de vue de Jon complètement défoncé ça donne plutôt ça :

" Quoi ?! Point de troubadours et de sentinelles de défense ? Voila qui est pour le moins déroutant ! Ce château ne serait-il point l'écrin que l'on mérite pour célébrer notre ennoblissement ? "

Pourtant la baraque est luxueuse ! Du moins, autant que peux le permettre une hallucination au cœur d'une banale petite résidence de quartier... Si, si, je vous assure, sous acide, même le plus pourri des taudis prends des allures de palace ! Du moins, à en croire le nombre de junkie qui les squattes !

Il laisse les jumelles à leur exploration. Lui se met en quête des mystérieux habitants du château magique. Etrange demeure que celle-ci. L'escalier qu'il grimpe semble s'allonger à chacun de ses pas... Il a le sentiment de monter à n'en plus finir... En fait il fait du surplace, n'arrivant même pas à lever les pieds assez haut pour gravir une marche.

C'est loooong... Sa perception du temps est altérée. Bientôt il arrive à hauteur d'une petite grenouille qui l'attends bien sagement entre deux marches.

" Hey c***ard fait gaffe où tu mets les pieds, tu te crôa où ? Ne sais tu donc pas que tu gravis les marches du paradis ? "

Bon... Après le pays d'oz, la pluie de fleurs et les singes volants, maintenant une grenouille qui parle... Une seule explication logique à tout ce micmac.

" J'ai compriiiiis ! Nous sommes dans le château du Père Noël !!! Dans ce cas...
Il faut à tout prix le sauver !!! "


"Crooooa ! C'est ton hallu' mon pote, t'en fais ce que t'en veux... Puisque c'est comme ça, moi je m'en tape les cuisses ! "

Au diable cette grenouille de bénitier, un collapsus global se prépare et lui seul peut intervenir. Il sort à nouveau son arme, la remet en état et fait tourner le barillet avec un sourire sadique.

Il tends l'oreille, une merveilleuse mélopée vient l'encourager dans son entreprise. Battant la mesure de sa main libre sur un opéra imaginaire, il se met en marche le sourire au lèvre. Cette fois l'escalier semble retrouver son état normal.

" E**oirés de Lutins ! Vous avez pas pu vous en empêcher ! J'aurais vôtre peau à tous !! "

En cet instant, il n'est plus un prince, il est "Clint Estwood contre les lutins de noëls". Il défonce chaque porte de la demeure à grand coup de pieds, il danse sautille dans les couloirs, prit par le rythme entraînant de sa mélodie. Il prends le temps de vérifier chaque pièce, déjà prêt à ne pas faire de cadeau à tout malandrin qui s'y trouve.

" UNE DINDE !! OH P**AIN UNE DINDE ! "

Il croit percevoir l'affreux volatile qui disparaît au détour d'un couloir. Il se lance aussitôt à sa poursuite pour tomber nez à nez avec un esturgeon volant qui fonce droit sur lui en le bombardant de ses œufs. Il fuit dans l'autre direction.

" NOOOOOOON !!!!  PERE NOOOEEEEEEEEL !!!!!"

Ça commence à sentir le sapin pour lui et cette situations lui fout grave les boules. Paniqué, il court en direction des escaliers. Il doit sortir les filles de cet enfer !! Descendant les marches quatre à quatre, il ne peut cependant empêcher son pied de glisser et ... C'est la chute...

Quand il émerge enfin, il constate qu'il se retrouve allongé dans le petit hall d'entrée d'une demeure modeste, et dont les murs tanguent atrocement. Il n'y a personne qui l'attends en haut... En vérité, toute la maison semblait temporairement inoccupée pour la soirée...

Tentant tant bien que mal de se remettre du bad trip de sa vie, il parvient malgré tout à se relever, pour rejoindre la petite cuisine sur la gauche d'où émanaient deux voix familières.

Là il retrouve Amy et Emmy qui s'affairaient aux préparatifs d'un petit réveillon... En grande conversation avec... lui même semblait-il... Elle n'avaient même pas remarquée son absence...

Il s'avance alors en leur directions et en se frottant encore l'arrière du crâne. Il a prit un sacré coup en tombant et s'accorderait bien accordé une petite lichette de vin également pour se remettre... Dommage qu' Amy ne soit pas du tout en train de le servir lui.

" J'peux savoir pourquoi vous parlez à la lampe halogène ? ... Tout ça m'a l'air délicieux dites moi ! "

Il s'avance alors, avant de répondre tant bien que mal à la question qu'elles durent lui reposer pour le coup. Savourant le grand cru classé, qui désigne en vérité un picrate infâme trouvé dans un placard, il répond tant bien que mal aux interrogations des deux demoiselles, sans trop en dévoiler pour le moment.

A savoir qu'il n'est qu'un aventurier sans scrupules, qui a décidé de s'installer dans une nouvelle ville pour y monter de nouvelles affaires pas très légales, et en profiter pour passer dire un petit coucou à son frère qui semble également s'être installé ici.

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Amy & Emmy
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Lun 23 Déc 2013 - 19:21

Jon leur racontant son histoire, elles s’afféraient à d’autres tâches, polyvalentes qu’elles étaient. Amy s’occupa de sortir du réfrigérateur des aliments de haute qualité, préparatifs d’une sauterie kaléidoscopique. Lorsque le saumon était retiré de son emballage discount, il venait de quelque mer au nom asiatique, était péché à main nue par des bodybuildeurs et avait été fumé au boit d’un sapin nord-américain quadricentenaire ; le tarama devenait une portée d’esturgeons en devenir, languissant dans une coupe en cristal taillé ; la bûche au beurre prenait les dimensions de la pièce montée d’un mariage en haute société indienne. Il n’y avait pas jusqu’au poulet qui ne devint une dinde pur-sang élevé sur une île paradisiaque ou au steak haché qui ne se transforma en bœuf de Kobe.

On l’aura comprit : les heureux délinquants festoyaient gaiement sur les réserves d’un réveillon à venir, et chaque chair, chaque produit laitier fermenté, centilitre d’alcool ou de sauce, chaque petite lichette du banquet était sublimée par l’ennoblissement neuro-chimique d’une tempête des sens et de la raison qui balayait les trois humains ; trop humains.
Duperie que la raison humaine ! Cadeau empoisonné ! Un champignon, et il n'y a plus d'humain.

- J'peux savoir pourquoi vous parlez à la lampe halogène ? ... Tout ça m'a l'air délicieux dites moi !
- A : C’toi l’collapsus.
- E : Hey ! On attend que ça soit cuit.
” Fit Emmy en donnant une tape sur la main de Jon, c’est à dire sur un pot de miel.

Que le son rendu par l’éclatement dudit pot fut tangible avait quelque chose de beau ; et même, c’était agréable. Le bruit, d’ordinaire agressif au point d’en être castrateur, fascnait les jumelles, qui tartinant du foie gras sur le meuble, qui récoltant une nouvelle boule de glace.

Quand soudain, comme si cet éclair avait provoqué un écho dans sa tête, Amy s’exclama :
Le dragon !

Tous les châteaux ont un dragon !


Et les deux sœurs de voler vers une autre pièce du château en emportant le Docteur Clark.
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Jon Clark
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Dim 16 Fév 2014 - 14:52

Il commence à descendre... C'est vrai qu'il est plus habitué à l'usage de ces produits que ses consœurs princesses, perdu en ce château miteux. Elles continuent à s'adresser à divers objets de la pièce, se faisant l'illusion de sa présence. Il ne sait pas pourquoi, mais il trouve ça un peu vexant... Mais il a un excellent moyen d'effacer ce genre de sentiment.

Il sort à nouveau sa boite à merveille et en sort une pilule verte et jaune. Un petit hallucinogène léger. Juste de quoi remonter son euphorie, et lui permettre de rester au juste niveau de bien être en compagnie de ses deux compagnes d'un soir. Il la place en bouche et un mouvement d'épaule accompagne le craquement de la gélule entre ses molaires.

Il laisse le frisson grisant parcourir son corps, avant de revenir à Amy qui commence enfin a se préoccuper du vrai problème des château. Le dragon.

Repoussant ses cheveux en arrière et attrapant la bouteille de champagne qui avait été ouverte, il s'approche de la plantureuse blonde, un sourire au lèvres.

" Je n'ai vu qu'un esturgeon volant à l'étage, mais je crois qu'il est reparti au pôle Nord...

Quand au dragon du château..."


Il se plaque contre elle et laisse entrevoir des yeux prédateurs, derrière la mèche rebelle de sa coiffure qui est déjà retombée.

" Il n'y a pas de soucis à ce faire. Vous êtes en compagnie d'un noble et vertueux paladin qui vous protège."

Par jeu, il lève la bouteille qu'il tient en main, et commence à verser, un mince filet de son contenu froid, contre le haut de la poitrine de la jeune femme.

" Et par la lumière qui nous illumine, je te bénie ma très chère sœur !

On va le chasser ce Dragon ? "

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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Ven 21 Fév 2014 - 21:56

Arrêtées dans leur élan par Jon qui restait immobile, les deux sœurs avaient complètement oublié dans changer de pièce. Ce dragon n’allait pas être chassé de sitôt. Elles ne comprenaient rien, déformaient tout, mais s’amusaient comme jamais.

Je n'ai vu qu'un esturgeon volant à l'étage, mais je crois qu'il est reparti au pôle Nord… Quand au dragon du château…

Ce genre de procédé de drague, à coup de champagne, était un poncif toujours aussi efficace, surtout en cas d’ivresse. Néanmoins, elles étaient plongées dans quelque chose de beaucoup plus puissant qu’une simple ivresse. Quelque chose qu’elle n’avaient encore jamais testé et à laquelle elles n’étaient absolument pas préparées. Elles ne comprirent donc pas la manœuvre de leur paladin.

En temps normal, elles n’auraient jamais fait le moindre pas vers la drogue. Elles étaient des filles sages, voilà tout. Des catins, vénales, sans morales, incestueuses, mais des filles sages. Certaines choses, qui leur avaient étés interdites dés leur plus tendre enfance, ne représentaient ni un tabou, ni même une tentation. Elles étaient tout simplement inenvisageables, impossibles. Mais la situation était exceptionnelle. C’est comme si le seul cas de figure imaginable leur était tombé dessus. La drogue était descendue de sont inatteignable irréalité pour les toucher directement, de sa propre initiative, comme une personnification intelligible, et les avait sauvé.

Ce qui était arrivé aux jumelles était la définition même du deus ex machina. Sauf qu’ici, le dieu était infernal, maléfique. Jon en était-il l’instrument ou le symbole ? Les deux peut être. Les destins sont parfois liés pour le pire. Le leur l’était.

Amy, sans avoir comprise qu’il s’agissait de champagne, se tourna vers sa cadette, éclatant de rire.

A : Oups, je sais plus c’est quoi un esturgeon !
Emmy l’accompagne, rires, écho de rire, bienheureuse décadence.

Mais Jon savait captiver la foule, et lorsqu’il proposa d’aller chasser le dragon, leurs yeux s’illuminèrent comme deux perles d’enfant, elle furent suspendues à ses lèvres.

- E : Manh ! Oui, le dragon ! Allons le pourfen… Le… Le pourcentage !
- A : Est-ce qu’on prend en compte le taux d’intérêt ?
- E : Amy chérie, on est des princesses maintenant. Les princesse ne payent pas de taux d’intérêt. Surtout avec un paladin.
- A : C’est vrai. Jon, si tu es paladin, je suppose que tu as un tapis volant ? Parce que je n’ai pas vraiment envie de faire un trop long voyage à pieds. J’ai les jambes fatiguées.
- E : Tu as des jambes, toi ?
- A : C’est vrai ? Ah oui ! Ohlala, elles sont débout, comme dans les films !
- E : Moi j’ai bien aimé Eternal Sunshine. Il a un beau message d’espoir.
- A : L’espoir fait vivre !
- E : Tu crois qu’on est vivante ?
- A : C’est possible. On devrait se renseigner, un de ces quatre.


Entre temps, elles étaient arrivées là où Jon les avaient emmenées. C’est à dire, de leur point de vue, dans un joyeux nulle part, qui devait se trouver un peu partout à la fois.

A : Bon, maintenant : le dragon. Et faites attention aux Lego qui traînent par terre.

La quête finale pouvait commencer.
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Jon Clark
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Dim 20 Avr 2014 - 21:37

1967... la colline de Tien-puh au Vietnam... les courageux restes d'un escadron de G.I's américain, est piégé dans un enfer de verdure, et de napalm. Le capitaine Clark, secondé de ses deux infirmières, Amy et Emmy s'efforce de tenir une position des plus précaires. Seulement armé d'un colt python modèle 357, le courageux capitaine Clark compte les minutes, en scrutant la jungle qui leur fait face... Ce n'est qu'une question de temps avant que ces fu**ing Vietkongs ne lancent l'assaut final...

C'est l'histoire de trois courageux soldat pour qui les mots "honneurs", "sacrifice", et surtout "AMERIQUE" ont un sens... Et cette narration... ne raconte pas leur histoire.

En effet, puisqu'en fait les trois larrons ne se retrouvent absolument pas en pleine guerre du Vietnam, pour aller se faire tuer à la gloire du président Nixon. Mais en fait, dans un chateau merveilleux, peuplé de fées, de père Noëls et d'esturgeons volants, à chasser le dragon qui a pris possession des lieux.

Le grand Paladin Jonathan Clark, armé de sa fidèle épée Excalibur-magnum-357, arpente les couloirs du château à la recherche du gros reptile sensé garder les lieux. Suivit de près par les deux princesses Amy et Emmy, il commence à se demander si ce n'est pas un peu faiblard comme équipe de héros.

" Il manque un magicien pédophile, un Elfe gay, un rodeur pouilleux, et un nain poilu pour parfaire notre équipe... Il va falloir jouer serrer...

Vous entendez ce grognement ? ..."


Le couloir semble soudainement s'étendre à l'infini sous ses yeux, comme avec le Père Noêl... Une magie maléfique hante ces lieux, il n'y à plus aucun doute possible. Avant que l'esturgeon volant ne se pointe, il doit réagir au plus vite.

A grand coup de pied, il défonce la porte la plus proche d'eux et... horreur. Le dragon se trouve juste derrière, dans tout se puissance. Plus le temps de tergiverser il se jette dessus en parvenant à aggriper son long cou. Et grâce à sa force herculéenne, parvient à le sortir de la pièce.

Mais la lutte ne fait que commencer. Ce dragon doit avoir des gènes de serpent ou d'hydre. Déja son cou s'enroule autour des jambes et des bras de Jon Clark. Ce dernier à beau se débattre et se rouler au sol, sa prise ne s'en fait que plus ferme. Un fil mystérieux jaillit de son arrière train et l'emmêle d'avantage. Aurait-il également copulé avec une araignée ? quel vicelard ce reptile...

Mais l'heure n'est pas à ces interrogations malsaines. Complètement empêtré dans l'aspirateur le dragon, Jon n'a plus que deux personnes sur qui compter.

" Amy ! Emmy ! Aaaargh... Aidez moi ! "


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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 23 Avr 2014 - 12:23

- Il manque un magicien pédophile, un Elfe gay, un rôdeur pouilleux, et un nain poilu pour parfaire notre équipe... Il va falloir jouer serrer…
- E : Hé ! Mais on peut faire les gays si tu veux, on sait bien faire ça.
- A : Je dirai même plus, on peut…

- Vous entendez ce grognement ?


Les deux femmes se tenaient parfaitement immobiles. Plus immobiles qu’elle ne l’auraient pu être si elles avaient été sobres. Elles écoutaient le grognement. Elles essayaient d’en entendre un et l’imaginaient à défaut. N’étant pas vraiment certaines de l’attitude à adopter, elles tentaient tout de même de sonder le couloir du regard, des fois qu’elles trouvent le grognement avec leurs yeux. Sait-on jamais.

Mais c’est alors que Sir Jon se fit brutalement attaqué par un dragon hurleur. Ça, pour hurler, il hurlait. Mais Jon était en difficulté. Que faire ? Que faire face à cette créature qui aspirait les cheveux, avait le corps brûlant et sentait le renfermé ? La panique était à son comble, comment gérer cette situation ? Comment vaincre ce monstre ? Pourquoi ce château était-il hanté ? Pourquoi les oeufs d'esturgeons coûtait-ils si cher ?

- A : Hi ! C’est un dragon girafe !
- E : Ou l’hydre de Lerne, mais avec une seule tête !
- A : Ou un dragon !
- E : Ou un dragon ! Coupe lui la tête !
- A : Non ! Faut lui mettre du sel sur le museau ! Trouvons du sel !

- Amy ! Emmy ! Aaaargh... Aidez moi !
- ASPIRATEUR : TWUUUU !

- E : (en courant partout) J’ai pas de sel !
- A : (brandissant une serpillière) Je viens de trouver Excalibur ! Avec des algues dessus. Sir Jon !

- ASPIRATEUR : TWHUUUU !


En se précipitant vers Jon, Amy trébucha sur le fil du dragon qui devait avoir été préalablement branché par le propriétaire - le débranchant au passage - et renversa le seau d’eau qui n’avait même pas été vidé ! La serpillière - encore mouillée semblait-il - atterrie en plein sur le visage du preux ; et l’eau du seau éclaboussa en grande partie le dragon, s’infiltrant à l’intérieur, juste avant qu’il ne s’éteigne. Une petite explosion retentit et de la fumée commençait à émaner de sa carcasse. L’odeur du plastique brûlé se faisait de plus en plus forte.

E : Ça y est ! Du sel !” Pépia bravement Emmy en exhibant un carton de lessive en poudre dont elle jetait de pleines poignées sur le dragon agonisant. Celui-ci, à chaque attaque de sel magique, toussotait de vraies flammes ; de vraies flammes qui commençaient à lécher la tapisserie.

Amy, à terre, chose étrange, produisait de l’écume avec sa bouche. Elle entamait la très secrète danse du séisme. Celle qui consistait en une crise de spasmophilie inquiétante.
Du sang coulait de son nez.
Du sang coulait de ses oreilles.
Du sang coulait.

Du sang.
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Jon Clark
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Lun 28 Avr 2014 - 14:44

La bête est furieuse et Jon sent déjà sa première heure arriver, a moins que ce ne soit sa dernière... Bref, il est autour de la demi. Heureusement l'intervention miraculeuse des filles ne se fait pas attendre, et un sceau d'eau vient refroidir les ardeurs du dragon.

Vaincu, seul une masse fumante et crépitante subsiste... Elle n'est pas morte, qu'à cela ne tienne, c'est justement l'excuse qu'il lui faut pour laisser libre cours à sa colère.

Une fois debout il sort son arme et tire avec frénésie sur l'aspirateur des enfers !

"AAAAAAAH !!!! SALOPERIE DE FILS DE P*** DE LEZARD !!!!!"

L'appareil vole sous le coups des impacts de balle, répandant d'autant plus ses étincelles et ses flammes sur tout ce qui est combustible dans le couloir.

Quelques flammes commencent déjà à apparaître... Une ultime traîtrise du monstre gardien des lieux... et il s'en fout totalement.

Son regard se porte plutôt sur Amy qui est prise de spasme et dont du sang commence à couler de tous ses orifices encéphaliques.

" C'est ce qui s'appelle : Bien avoir les règles en tête ! "

Jeu de mot parfaitement pourri... Hey oh... En fait elle est en train de crever ! Secoue toi Jon Clark !!!

" Ça va, ça va !!! Y'a pas le feu non plus !"

Si justement...

" Oh... Merde..."

Jon semble soudain frappé d'un éclair de lucidité dans sa folie et se précipite sur la jeune femme qui se convulse toujours.

" Amy !! Ma princesse !!! Faut te secouer là ! "

Pas de réponse... Il faut agir vite là... Il adresse un regard ferme à Emmy, tandis qu'il soulève la blonde.

" Tous à l'écurie !!!"

Les flammes commencent à se faire de plus en plus importantes, et portant son fardeau humain comme un sac de pomme de terre sur son épaules, il entraîne la sœur encore consciente dans les méandres de la maison, pour atteindre enfin la sortie.

Une fois dehors, pas d'écurie... Mais des tas de montures sublimes ont été abandonnées dans la rue... bizarre... Mais pas le temps de réfléchir à la question.

Il se dirige vers la première qu'il trouve, sans se rendre compte que lui et son frère ont en commun un gout certain pour choisir les moyens de transport...



Il casse la vitre du cheval à coup de crosse, ouvre les portières, et jette sans ménagement Amy sur la selle arrière. Emmy s'assoit a côté de lui, tandis qu'il fait sauter la protection plastique de la colonne de direction avec une lame et commence à dénuder quelques fils. Heureusement, ce canasson est un vieux modèle... Le démarrer ne lui pose aucune difficulté.

Il démarre alors en trombe... du moins aussi vite que le permet la poubelle tunée qu'il a trouvé... Direction l'hospice local.

La situation est critique. Amy est à l'Ouest, mais lui ne perds pas le Nord... Il demande à la rousse.

" Une petite gâterie pendant le trajet ? "

En espérant qu'elle ne confonde pas avec le levier de vitesse...

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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Lun 28 Avr 2014 - 16:03

Le vent fouettait la visage d’Emmy qui dépassait de la fenêtre latérale. Elle ne savait pas trop ce qui se passait. Tout était confus depuis qu’elle avait prit des cachets avant de dormir. Elle ne se rappelait pas desquels il s’agissait. Et puis elle s’était retrouvé dans un endroit qu’elle ne connaissait pas. Elle n’avait pas ressentie d’inquiétude, mais elle avait éprouvé un certain malaise. Et maintenant, il était certain qu’elle éprouvait un malaise.
E : J’ai pas les idées en place, mais s’il arrive quelque chose à Amy, j’en mourrai. Aussi sûr que je respire.

Elle avait sorti ça d’un souffle mélancolique, presque détaché, sans paraître pour le moins du monde inquiète, mais à l’intérieur, son esprit était en train d’analyser la situation pour savoir si tout allait bien, ou s’il assisterait à la fin du monde.

Sur la banquette arrière, respirant difficilement, la fin du monde.

A présent que son sang se tassait, Emmy se rendait compte que personne, dans cette monture, n’était dans son état normal, prise de conscience qui était en soit un grand pas. En fait, elle se rendait compte que son paladin Jon était défoncé et qu’il roulait à toute allure dans… Est-ce que cette monture leur appartenait ? Voiture. Est-ce que cette voiture leur appartenait ?

- Une petite gâterie pendant le trajet ?
- Sauve ma sœur, sir, et t’auras plus une goutte de foutre dans tes bourses pendant une semaine.
” Dit-elle en le regardant dans les yeux d’un air à la fois désespéré et téméraire. Après tout, lorsqu’il s’agissait d’une question de vie ou de mort, une réponse de vie ou de mort s’imposait. Il fallait dire que la dernière fois que...  Depuis combien de temps se regardaient-ils dans les yeux déjà ?

ATTENTION !
La voix était sortie de nulle part. C’était un effet Doppler de soixante ans. On aurait juré avoir sentit un choc, comme si le cheval avait fait un bon. Et part ailleurs, un son persistait. Que pouvait-ce bien être ? Une sirène de monture de police ? Un électrocardiogramme ? Emmy tendit l’oreille.

- Kaï kaï kaï !
- Poupiii !


Un petit coup d’œil dans le rétroviseur n’eut pas de mal à la renseigner sur la situation : Flottant au vent, une petite créature poilue de type canin pendait au bout d’une laisse bleu turquoise. Ses yeux étaient exorbités à tel point que l’on était en droit de se demander si ça n’était pas la race qui voulait cela ; son poil était un champ de blé fouetté pas les rafales de l’été ; sa langue une manche à air prise d’une crise similaire à celle dont Amy venait de sortir quelques minutes auparavant ; ses petites pattes placées dans une position si inhabituelle qu’on les aurait jurés collées au mauvais endroit ; le tout donnait l’impression d’une pelote de terreur passive et le sentiment que la nature avait créé des créatures tout spécialement pour leur faire du mal.

Emmy regardait le chien et le chien regardait Emmy.
Kaï kaï kaï !” Couinait le chien.
...” Disait Emmy.

Elle se remit assise bien confortablement dans son siège, ayant l’esprit bien clair. Elle referma la vitre car elle n’aimait pas quand de l’oxygène hurlait dans ses oreilles. L’on pouvait voir l’hôpital d’où ils étaient ; l’on approchait. Il ne fallait pas perdre une seconde. Amy dormait comme un bébé. En tout cas, voir ce chien se faire traîner comme un cerf-volant lui avait apprit quelque chose : plus c’est petit, plus c’est moche.

Se disant que, finalement, elle n’avait peut être pas l’esprit si clair que ça, elle vérifiait qu’Amy ne s’étouffe pas dans son sang ou son vomi… Ou tout autre liquide importun qui aurait eut envie de faire du tord à sa sœur chérie. Enfin ils arrivèrent devant la clinique de Galway et Jon freina brusquement. Emmy avait heureusement pensé à mettre sa ceinture, mais son aînée tomba sur le planché. Quelque chose les dépassa à toute vitesse et on entendit du bruit et de l’agitation.
En espérant qu’il n’y avait pas trop de monde, elle n'avait pas envie de faire la queue pendant qu'une partie d'elle mourrait.

Plus loin devant eux, une porte vitrée était brisée et des aides soignants aidaient quelqu’un qui avait prit une masse poilue sur la tête.

To


Dernière édition par Amy & Emmy le Dim 1 Juin 2014 - 14:13, édité 2 fois
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Whoever
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mar 6 Mai 2014 - 1:15

A cause de la panique générale, certains avaient été emportés plus ou moins malgré eux en direction des grandes avenues. En effet, en sortant de la place de la ville, tout le monde essayait de se disperser ; on en pouvait voir entrer dans des bâtiments proches ou disparaître dans des ruelles un peu plus petites pour se cacher. En définitif, qu’ils aient voulu poursuivre le groupe de barghests qui se profilait au loin ou non, Gordon, Kieran, Meluxine, Milicent, Sally et Winnifred s’étaient retrouvés dans les grandes allées des quartiers chics : Newcastle.

Sans doute du fait de la foule en délire, la plupart des conducteurs avaient pris peur et les jambes à leur cou, laissant leur automobile sans savoir de quoi il retournait. Il fallait dire que, à Galway, lorsque quelque chose de très grave semblait vous arriver sur le coin du museau comme un ras-de-marée, mieux valait ne pas faire de chichi. Certains trottaient encore entre les voitures et l’on pouvait  voir des petits malins en profiter y pour chercher quelque butin honnêtement gagné. Perdaient pas le nord, les gars.

Cependant, avant que quiconque ait put digérer tous ces événements, un autre se produisit : un grand fracas retentit, avant que, plus loin, l’origine ne s’en dévoila. Il s’agissait d’un accident. Et par n’importe quel genre d’accident ! Deux camions s’étant percutés, l’un, avait presque volé pour écraser une voiture garée. L’engin barrait complètement une voie du carrefour et avait fauché quelques hydrans au passage, laissant s’échapper des geysers d’eau qui ajoutaient à la confusion générale. Il chevauchait le second véhicule - avec lequel il était entré en collision, si bien que sa cabine se trouvait surélevée d’environ cinq mètres par rapport au sol. Le second véhicule, quant à lui, était une camionnette qui transportait des pochettes de sang à destination de la clinique. Lors de l’impact, les portières arrières avaient volées en éclat et éparpillées le contenu sur une bonne dizaine de mètres partout dans ledit carrefour. Certaines s’étaient bien entendu percées, si bien qu’en se mélangeant à l'eau, le sang donnait l'impression d'inonder la rue.

Là se trouvaient cinq barghests, les cinq autres s’étant dirigés vers l’hôtel de ville. Ils semaient la terreur, jouaient avec les jets d’eau, mordaient quiconque les approchait et parfois même se battaient entre eux. Il avaient l’air aussi perdu qu’épanoui. Lorsqu’ils virent arriver nos très chers compères, ils furent soudains inspirés de méfiance et se dirigèrent vers le camion. Deux montèrent dessus et parvinrent jusqu’à la cabine qui flottait en l’air. Les trois autres restèrent à patauger dans l’eau ensanglantée en faisant face, toutes babines retroussées, à leurs adversaires. L’on pouvait voir que l’un des barghests qui se trouvait sur la cabine avait quelque chose dans la gueule, mais quoi ? Un poisson ? Un morceau d'humain ? Une fiole ?

Spoiler:
 

Mais, soudain, alors que les deux groupes (bipèdes et quadripèdes) allaient en arriver aux hostilités, un hurlement - une fois n’est pas coutume - retentit. Derrière nos aventuriers de fortune, d’où émanait le cri à faire froid dans le dos, une forme rose et convulsée s’agitait, grimpant sur les voitures, faisant d’impressionnants bonds.
Oui, c’était bien le super cochon - l’affreux cochon devrait-on dire - qui se précipitait à toute allure vers les bipèdes pour en faire son quatre heure, poussant de monstrueux grouinements. De toute évidence, il semblait avoir très mal vécu la captivité, ainsi que son régime en poissons.

Spoiler:
 
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Meluxine
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Ven 9 Mai 2014 - 21:52

Ça promettait d’être une soirée tranquille, un buffet gratuit, un tas de monde présent, une couverture policière en conséquence... non vraiment tout les ingrédients pour que ça se passe bien était là. Et évidement tout a tourné en eau de boudin les catastrophe qui ont une chance sur un million d'arriver se produisent neuf fois sur dix. Si Méluxine était un tant soit peu tournée vert le spirituel, elle pourrais penser que l'univers ne nous est pas indifférent mais qu'il nous est activement hostile.

Le mouvement de foule l'avait conduite dans les quartiers chic avec Winnifred. une bonne chose en soit, la petite avait du cran, la videuse le savait. au file des rencontre avec des connaissances s’était formé. Kieran et Winnifred donc, deux flics donc surement armés ce qui est une très bonne chose. Avec Méluxine ça faisait au moins 3 tireurs. Gordon n’était pas manchot non plus et il savait garder son sang froid. Meluxine ne savait pratiquement rien de Sally donc elle ignorait si elle pouvait s'y fier. Et puis il y avait Milicent, TOUJOURS Milicent ... Enfin au moins Meluxine se disait qu'elle pourrait la protéger si elles étaient ensemble.

Au loin un grand fracas de taules se fait entendre. le temps que le groupe s'y rendent, il y a profusion d'eau, de sang, des passants qui voudraient passer rapidement leurs chemins et cinq barghests en gaugette.
Les amis, je pense qu'il va falloir faire parler la poudre. et sur ces paroles pleines de sagesse Méluxine sortit son beretta 9mm de son sac et l'arma.
Milie, je t'en prie tu reste derrière moi.

C'est a ce moment que le porc mutant montra le bout de son groin dans le dos  des Galwaysiens qui se retrouvaient de facto encerclés.

Ça craint là.

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Milicent
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Dim 11 Mai 2014 - 9:30

Milie n'avait rien compris et, surtout, absolument rien vu venir. Elle était en train de s'empiffrer joyeusement au buffet après avoir salué Kain en se rappelant qu'elle n'était presque plus fâchée avec lui depuis qu'il avait pris un oignon et autres légumes sur la tête à la soirée de la St Patick et que, s'il était gentil, elle pourrait presque lui accorder son pardon contre une partie de jambes en l'air (bah quoi, fallait pas déconner non plus, elle n'était pas une sainte, ça se saurait !), quand soudain, ce fut le drame.

Encore.

Alors que le mouvement de foule l'entrainait on ne sait où, son absence de sens de l'orientation légendaire entrant encore une fois en action lorsqu'il ne fallait pas, elle commençait à se laisser vaguement envahir par la panique, sentiment qui ne fit que s'accentuer lorsque, de fil en aiguille, elle se retrouva trempée et recouverte … et bien oui, de sang. Sa robe était foutue, encore une fois et là ça devenait vraiment n'importe quoi.

C'est alors que la voix de sa collègue se fit entendre tout près d'elle. Pour une fois, elle était contente de l'entendre même si, à force, elle n'allait pas se demander si la patronne ne l'avait pas embauchée que pour veiller sur elle. Pourtant, cette fois, elle secoua vigoureusement la tête aux propos de la lycanne.


"Alors là non ! J'en ai marre de me cacher derrière toi et de pousser des couinements ! C'est toujours la même chose !"

Sourcils froncés, cette fois-ci, elle avait vraiment l'air agacée. Elle jeta un regard aux alentours et avisa ce qui semblait être un pied de biche qui trainait par terre. Ce qu'il faisait là, mystère, coup de bol ou on ne sait quoi, mais toujours est-il que la rouquine l'attrapa et se posta à coté de Meluxine, avant de souffler, à mi-voix.

"Ouais, je sais absolument pas ce que je suis en train de faire et alors ? Mais y a pas moyen que je me laisse approcher par spider cochon, faut pas déconner !"

Ou par les boules de poils qui semblaient trouver de loin leur odeur fort alléchante. Sans parler des vampires qui allaient bientôt débarquer avec tout ce sang, mais ça, Milie n'y avait pas encore songer, chaque problème en son temps.

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Gordon
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Dim 11 Mai 2014 - 16:25

Gordon, en pleine conversation téléphonique entendit soudainement à l'autre bout du fil un brouhaha indescriptible. Que se passait-il encore ? Plus inquiétant encore, Charlie ne semblait plus répondre. Quoi qu'il en soit, ça semblait être la guerre là bas... Il entendait la respiration paniquée de sa compagne à l'autre bout du fil. Lui était-il arrivé quelque chose ? Il n'en savait rien, mais il devait s'en assurer.

Essayant de maitriser l'inquiétude qui montait en lui, il lâcha simplement "je viens te chercher..." à son interlocutrice, avant de se fixer une oreillette micro et de ranger dans une poche refermable, son téléphone toujours allumé.

Une foule paniquée commençait à venir en sa direction. Lui se mit a courir dans le sens inverse des fuyards, en direction de la place. Les explosions et le chaos ambiant lui donnèrent très bientôt l'explication de ce qu'il venait de se produire. Les bestioles de la ménagerie avaient décidées de prendre l'air et c'est toute la ville qui payait désormais les conséquences de la bêtise des organisateurs de l'évènement.

Des créatures dont il ignorait jusqu'au nom étaient derrière lui... Pas le temps de s'en occuper... Les habitants malchanceux de Galway trouveraient toujours moyen d'occuper ces dernières... C'était horrible mais il ne pouvait rien y faire. Plus qu'une seule chose comptait à présent.

" Charlie !!! J'arrive en direction de la place... Tu m'entends ? ... Il va falloir que tu me guide à toi... Charlie ?!! "

Ville de merde, population de merde, destinée de merde !!!

Il s'arrêta devant une vision d'horreur... un genre de cochon de l'apocalypse se dressait désormais sur sa route, lui barrant totalement le passage.

Gordon regarda autour de lui, pour constater que le hasard l'avait placé à côté de dommages collatéraux dont il se préoccupait cette fois...

Milicent, Meluxine, Winnifred... Deux autres personnes qu'il connaissait de vue, mais qui allaient bien devoir vendre chèrement leur peau également.

Il rejoignit immédiatement les deux pensionnaires du Quality Street, Bien qu'il doutait des capacités de combat de Mili', il a cependant eu un aperçu des talents de Mélu.

" Content de vous voir en vie les filles... Ce serait pas mal de réussir à se voir autrement qu'au beau milieu de l'apocalypse."

Tu parles... comme s'il avait la moindre idée de s'il allait pouvoir s'en sortir vivant ou non cette fois... Tandis que tout le monde fuyait, lui cherchait à se rapprocher encore plus du danger.

Il préféra donc directement annoncer la couleur à ses deux nouvelles camarades de jeu. Il n'allait probablement pas pouvoir les accompagner jusqu'à se mettre en lieu sûr.

" Je crois que... Charlie est coincée sur la place... Je n'oblige personne à me suivre, mais il est probable que je n'aille pas dans la même direction que vous...

Je vais essayer de vous aider un maximum avant ça..."


Sur ses mots, il dégaina de sa main droites son Desert Eagle 5.0, tandis que trois griffes jaillissaient de sa main gauche. Il avait peut être intérêt de le faire... Les créatures occupées a mastiquer la populace allaient bien finir par les remarquer.

Avant que cela ne se produise, il tira alors plusieurs balles, dans la vitre en plexiglas de la porte de l'immeuble juste à côté d'eux, cela afin de la fragiliser et la faire voler en éclat quand il cherchera à la traverser à coup de griffe. Quand il semblait ne plus y avoir d'issue, on pouvait toujours essayer d'en créer une...

" Tous à l'intérieur ! On aura l'avantage en milieu confiné... Et on arrivera peut être à ressortir par l'autre côté !"

Tout valait mieux que de rester ainsi exposé de toute manière... Il courut donc en direction de la porte vitrée, et mit en pratique son idée de la faire voler en éclat d'un violent coup de griffe. Une ouverture était faite, il invita alors les gens présents avec lui à s'y engouffrer au plus vite.

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Winnifred
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Dim 11 Mai 2014 - 20:24

Winnifred était restée imperturbable pendant toute la durée de l’évènement : elle avait un peu papoté avec Meluxine, mais elle ne s’était pas approchée du buffet et n’avait pas été faire la folle au concert, conservant avec sérieux sa place d’observatrice.

Le moment tant redouté attendu arriva enfin, celui où la présentatrice allait dévoiler au monde les nouveaux pensionnaires de la ménagerie. Rien qu’à imaginer les horreurs qu’ils avaient pu dénicher, la jeune fille avait des sueurs froides dans le dos.

Le festival commença par les Barghest, sorte de garous perpétuels ironiquement originaires du Yorkshire – Winnie imagina alors quelle tête aurait un York-garou -  et continua avec un immonde escargot à dents de sabres, sorte du cousin diabolique de l’escargot de course de « L’histoire sans fin »,  et se clôtura en  « beauté » avec un croisement de cochon avec une araignée.

La jeune agent en frissonna d’horreur, car en plus d’avoir l’air antipathique ces créatures étaient franchement vilaines ! La Bible racontait que Dieu s’était reposé le 7e jour, mais à en voir ces choses il se remettait vraisemblablement de la suite du samedi où il avait du créer ces choses sous l’emprise d’un alcool puissant ! Et elle espérait qu’il avait eu une sacrée gueule de bois en guise de punition.

On ramena ensuite des saumons, qui comme les Barghest faisaient déjà partie du cheptel de la ménagerie, et Winnifred se demanda alors s’ils rendaient plus intelligents si on les consommait. Déjà que le poisson était réputé bon pour la mémoire, mais avec des bestiaux pareils, ça devait être un pur shoot d’omega trois !

La présentatrice sembla deviner ses pensées, car elle annonça que le gagnant de leur grand concours gagnerait une sorte de concentré de saumon. La jeune fille grimaça à cette idée, car elle ne s’imaginait pas DU TOUT absorber la moindre chose venant de ces créatures maléfiques. Elle resterait peut-être idiote, mais en un seul morceau.

Soudain, Winnie vit se dérouler un de ses pires cauchemars juste sous ses yeux : les bestioles venaient de se faire la malle. Impuissante, elle se fit alors pousser par la foule terrorisée, et se retrouva acculée vers une avenue de Newcastle, et, comme un malheur n’arriva jamais seul, elle put assister à un accident de la circulation – embêtant mais pas surprenant en même temps, voir un essaim de foule en délire se diriger vers vous, ça ferait perdre le contrôle au plus expérimenté des automobilistes – ce qui créa un surplus de panique, et la jeune fille se retrouva projetée à terre.

Réussissant tant bien que mal à se relever, elle aperçut juste après son retour à la verticale que la meute des Barghest avait pris un des camions d’assaut.

Ses compagnons d’infortune commencèrent à parler illico de tirer tous azimuts et de faire une boucherie, ce qui lui semblait être une très mauvaise idée, car s’ils ne les tuaient pas tous d’un seul coup en même temps ils allaient énerver les survivants qui, se sentant menacés, s’en donneraient à cœur joie.

Heu… Les gens, je crois pas que ça soit une bonne idée…

Alors qu’elle commençait seulement à exprimer son point de vue, un cri peu engageant s’éleva derrière eux : un des cochons araignée les avait pris par derrière, le fourbe.

Une meute de loups affamés d’un côté + un porc muni d’au moins 8 jarrets avec option maxi-bacon de l’autre… Son esprit ne fit qu’un tour.

Hey, j’ai un plan qui devrait fonctionner : vu que vous êtes armés, occupez-vous de Mister Jambon, vu comment il est gros il doit y avoir assez de barbaque pour maîtriser les loups…
Les autres, repliez-vous, moi de mon côte je vais essayer d’occuper les Barghest, je fais partie de la brigade cynophile !


C’était vrai en plus, elle avait été promue responsable de la brigade cynophile de Galway et travaillait depuis quelques semaines à l’élaboration de son équipe, la sélection des bêtes et l’entraînement des agents, alors si une meute de canidés de rien du tout échappait à son contrôle, ses collègues allaient se foutre de sa gueule pendant les dix prochaines années à venir !

Winnie farfouilla dans les poches de son baggy, et en sortit son sifflet de dressage – qui émettait des ultrasons extrêmement désagréables pour les canidés – et son taser, au cas où une des bestioles verrait en elle un casse-croûte alléchant, et s’approcha du petit groupe tout en gardant une distance respectueuse, histoire de ne pas les provoquer et de les voir venir en cas d’attaque, ce qui lui permettrait de se défendre ou de prendre une super poudre d’escampette, au choix, pour le moment elle était imbattable au jeu du « tu me vois – tu me vois plus » avec les chiens de la brigade.

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Whoever
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 14 Mai 2014 - 15:39

Les barghests grognaient et montraient les crocs lorsque Meluxine sortit son arme. A ce moment, leur sang ne fit qu’un tour et, d’un bond, il se réfugièrent derrière telle ou telle voiture, laissant apparaître tour à tour un œil et l’autre, observant la suite des événements. De même, le spider cochon de l’enfer opta pour la sécurité moins découverte des pavés de l’avenue. Moins discret, il se faufilait pour sa part entre les véhicules tout en continuant de s’approcher, dandinant son abominable masse porcine comme un forcené.
WHUUU !!! ” Disait-il.

Les barghests avaient bien tenté de s’approcher de leurs adversaires en alternant les couvertures, mais Winnfred les avait tenu en respect avec son terrible sifflet. N’étant pas des rats, les loups se dirent tout de même qu’ils n’allaient tout de même pas commencer à se laisser mener à la baguette par un instrument à vent. Surtout lorsque celui-ci était manié par une jeune femme dont les cheveux avaient une nuance de gris plutôt inquiétante.

Ils semblaient attendre quelque chose. Mais quoi ? La femelle alpha aboya des ordres en langage barghest (composé d’aboiements, si vous m’en croyez), et deux autres la rejoignirent qui s’escrimèrent sur une plaque d’égout. La tâche se serait révélée bien plus compliquée si l’accident n’avait pas un tantinet gondolé la route là où elle se trouvait. Poussant avec leurs pattes postérieures, il faisaient lentement bouger la plaque en fonte.

Et c’est alors que sortis d’un peu partout, des vampires arrivaient en courant, certains le visage dissimulé sous une capuche, d’autres même cagoulés. Les fous se ruaient sur les poches de sang encore intactes s’introduisaient en masse vers la remorque, quelques uns ayant même l’indécence de boire à même les flaques pourpres qui se déversaient continuellement sur le sol, n'ayant pas remarqué les bêtes cachées. Délaissant la plaque d’égout, l’un des trois barghests en profita pour rejoindre ses deux consœurs et slalomer à toute allure entre les pilleurs vers Winnifred et son diabolique sifflet ! Les morts ne les intéressait pas, la viande saignante était bien plus intéressante. Et puis, elle l’avait cherché, votre honneur !
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Sally Callahan
Humain
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Messages : 69
MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 14 Mai 2014 - 17:18

Les soirées qui tournaient au cauchemar, elle connaissait, les imprévus, qui font sursauter, les bestioles pas naturelles et les légendes qui prennent vie aussi. Mais les cochons-araignées et les loups géants en liberté ne faisaient définitivement pas partie du paysage de ses expériences habituelles, et chose plutôt étonnante, elle s’en serait volontiers passée.

Elle avait dû réprimer un frisson de dégoût lorsque les animaux avaient été dévoilés, les barghests encore, pourquoi pas, mais les deux autres rivalisaient aussi bien dans l’horreur que dans le ridicule et elle était partagée entre l’envie de rire et celle de filer d’ici le plus vite possible. Cette dernière impression s’installa d’ailleurs plus durablement lorsque la pagaille commença, mais emportée par la foule et par l’absence de solution convenable, elle finit par se retrouver coincée avec un petit groupe en plein milieu d’une grande rue.
Elle aperçut d’abord les loups, ils avaient l’air de rester dans leur coin, peut-être ne poseraient-ils pas de problèmes, et puis au moins, ils ressemblaient presque à des animaux familiers. Non loin, certaines silhouettes familières semblaient s’organiser. Les choses auraient pu être… Allait-elle penser « pires » ? L’immonde bête à huit pattes approchait en effet de l’autre côté de la rue, coupant non seulement toute retraite, mais rendant celle-ci encore plus désirable.

Fort heureusement, elle n’était pas du genre à paniquer, et aussi inutile qu’elle puisse être en combat, elle se félicita au moins de ne pas être un poids. Les autres paraissaient habitués à réagir à ce genre de situation et surtout, ils étaient armés. Plutôt une bonne nouvelle pour eux, mais elle n’était pas certaine que quelques balles leur permettraient à tous de filer d’ici indemnes, et elle n’avait aucune envie de faire partie des dégâts collatéraux.

Ses yeux se posèrent sur la file de voitures que les conducteurs paniqués avaient abandonnées pour mieux fuir. Eh bien, pourquoi pas, après tout c’était de l’urgence. Filant vers le véhicule le plus proche, dont une des portières béait, elle s’engouffra à l’intérieur sans prendre le temps de refermer. Les clefs n’y étaient plus, y avait-il des gens suffisamment fous pour penser à cela dans une situation pareille ?! Enfin, si au moins il y avait un truc qu’elle connaissait, c’était les bidouillages de moteur. Il faudrait faire vite par contre. Sans chercher à être délicate, elle arracha du cadran ce qui la gênait et se mit à trifouiller dans les fils frénétiquement.
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Meluxine
Lycanthrope
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Lun 19 Mai 2014 - 21:44

Meluxine fut tres surprise par la soudaine bouffée de courage de Milicent, mais ça ne l'inquietait que plus en fait. Taillée comme elle est le corps à corps est de loins la pire option jugeait la videuse.

Tu sais te servir d'un flingue ? Ou ou non on échange, il est hors de question que ses betes t'approche si j'ai mon mots a dire.

Meluxine pris le pied de biche de Milicent pour lui confier son beretta. (Activation du Trefle à 4 feuilles de la st Patrick : Milicent a un don naturel pour les armes à feu, la preuve en image )
Écarte les pieds pour être plus stable, comme ça oui dans l'alignement des épaules. Détends toi un peu les épaules souples, respire calmement. Tu pointe toujours le canon vers ta cible et jamais ailleurs, tu ne la quitte pas des yeux non plus.

concentrée sur sa leçon, Meluxine ne put anticiper le sifflement strident qui lui vrilla les tympans, par salves rapprochées si bien qu'elle finie a genoux. Chacun de ces sifflements lui faisait quelques traits Lupin. Ses ongles s'etaient mue en griffes, sa chevelure était plus épaisse, ses chaussures avaient fini par craquer et c'est a travers ses crocs qu'elle articula vers la policière.

Winnie, je t'aime bien, mais si tu continue avec ce putain de sifflet, je te le fait bouffer, chier et bouffer a nouveau. Putain comment peut tu dire que t'aime les chiens et utiliser une horreur pareil ?
Les quelques centimètres pris en divers endroits ne pouvait que convaincre du sérieux de la menace.

Et pres le petit speech de Gordon, Meluxine approuva son idée de se replier dans un bâtiment, ou il n'y aura qu'un front a défendre. Elle se dirigea vers la vitrine brisée, en invitant Milicent à venir aussi.

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Winnifred
Humain
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MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 21 Mai 2014 - 20:29

Winnie avait beau avoir confiance en ses capacités de dresseuse de clebs, elle n’était pas non plus suicidaire : elle savait reconnaître une situation désespérée quand elle en voyait une, et se faire charger par des barghest dans un décor chaotique au milieu d’un accident de la circulation saupoudré de vampires junkys en était à priori une.

Elle décida donc qu’il était temps d’arrêter de jouer du sifflet et de prendre la poudre d’escampette pour se mettre en sécurité. N’hésitant pas à mettre les turbos grâce à sa capacité d’hypervitesse, la jeune fille chercha le spot le plus proche, et décida d’emboîter le pas à une jeune fille rousse qui se faufilait dans une voiture abandonnée, car le cochon multi-bacon s’était dangereusement rapproché et rendait toute tentative de ralliement au groupe assez hasardeuse.

S’engouffrant sur la banquette arrière quelques secondes après que la rouquine a fait son entrée, Winnie s’empressa de claquer les portières pour dresser une barrière solide entre son popotin et les crocs affamés des bestioles. Ne lui restait plus qu’à prier pour que le véhicule soit de la deutsh qualitate.

T’inquiète pas, je suis pas là pour te bouffer, lança-t-elle à la jeune fille inconnue qui était en train de s’attaquer aux fils du tableau de bord.  Si tu réussis à démarrer la bécane - ben oui, elle était flic, et n'avait donc jamais appris ce genre de bidouillage de voyou - je ne sais pas si tu pourras te frayer un chemin à cause de Babe, mais si tu arrives à appuyer bien fort sur le champignon tu pourrais le percuter suffisamment pour bien l’amocher et le laisser en pâture aux barghests, il y a tellement à bouffer dessus qu’ils ne s’occuperont plus de nous, suggéra-t-elle, se demandant en son for intérieur s’il valait mieux mourir bouffée par un loup ou piétinée par spider cochon. Cruel dilemme.

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Kieran Nealson
Vampire
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Messages : 427
MessageSujet: Re: Les grandes avenues   Mer 21 Mai 2014 - 21:11

"C'est quoi ce bordel ?"
Ce fut sa première réflexion quand il se retrouva en sandwich entre spider-cochon et les barghets. L'accident qui survint peu après ne le prit pas vraiment au dépourvu car il aurait été lui-même bien en peine de conduire avec une telle vision d'horreur sous les yeux. Galway tournait souvent au grand n'importe quoi mais là, ça atteignait des sommets. En tant que commissaire, il aurait dû prendre la situation en main et appliquer la mesure habituelle... Quelle mesure habituelle ? Combattre des lycanthropes et des vampires sortaient déjà de l'ordinaire, alors des barghets et des spider-cochons... Mais dans quel monde vivaient-ils ?

Il resta effaré à observer les initiatives de chacun. Le petit groupe qui s'était formé avait de la suite dans les idées mais rien de bien coordonner. La situation le dépassait totalement et, pour une fois, il ne comptait pas jouer aux héros qui défendent la veuve et l'orphelin. Kieran n'avait pas réalisé qu'il avait son arme en main, amenée là par pur réflexe. Il la braqua sur le barghest qui avait pris Winnifred pour cible et tira à plusieurs reprises pour le dévier de sa trajectoire initiale.

Il ne prit pas la peine de s'attarder plus et courrut se mettre dans l'abri improvisé que Gordon leur avait créé. Leurs ennemis semblaient savoir se cacher pour se protéger des balles, ce qui révélait une intelligence dérangeante et supérieure à la norme animale. On parlait de créatures mythiques après tout... Mais quelque chose d'un peu plus normal dans cet environnement lui aurait bien plu.

"Winni', on se regroupe, allez ! Laisse tomber ton numéro de cirque si tu restes là tu vas y passer !"

On aurait pu se demander où le Commissaire avait planqué son courage... Il n'avait aucune envie de se battre pour une population déjà condamnée. Cette situation était ingérable et le mieux qu'il avait à faire était de sauver sa peau, après celle des autres. Depuis quand sa survie était passée dans ses priorités absolues ? Sans le savoir, il connaissait parfaitement la réponse à cette question existencielle.

Il vida ce qu'il lui restait de balles sur les vampires qui s'amassaient comme des vampires, une expression de profond dégoût marquant ses traits. Ils étaient des cibles faciles, ainsi immobiles... Ce qu'ils faisaient n'étaient peut-être pas interdit par un quelconque code de Lois mais il s'en moquait éperdumment. Il avait envie de les tuer et c'était tout ce qu'il lui importait.

"Si vous avez un plan pour vous débarasser de cette meute, je suis preneur. Toute meute a un alpha, pas vrai ? La lycanthrope en sait peut-être plus que nous ?"
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