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 Chambres dans l'aile 2

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Stasi
Lycanthrope
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MessageSujet: Chambres dans l'aile 2   Mer 9 Jan 2013 - 21:46

En provenance de : http://www.hellsgate.fr/t53p60-le-restaurant#8053

Le doc entra dans la clinique, faisant un petit salut de la main à l’infirmière à l’accueil. Il s’engouffra directement dans un ascenseur avec la jeune femme et lorsque les portes se refermèrent il commença à lui expliquer.

« Cette clinique possède une certaine particularité. De prime abord c’est un établissement normal et relativement bien équipé, cependant il possède trois ailes distinctes. »

Le doc passa sa carte et appuya sur le bouton 2.

« Seule une aile est ouverte à tous le monde, on traitre les cas, disons normaux si je puis m’exprimer ainsi. Les deux ailes sont à accès restreint. Je t’emmène à la deuxième. »

L’ascenseur bîpa et s’ouvrit. Le doc traversa un couloir et passa sa carte sur un autre lecteur ce qui déverrouilla des porte étrangement lourde. Une infirmière le salua puis s'arrêta dévisageant Tamara qui le suivait.

« Ce n’est rien elle est avec moi. »

Il continua de marcher.

« Seule certaines personne ont accès à cette partie de l’hôpital, qui est d’ailleurs verrouillé les soirs de pleine lune… Comment va-t-elle ?»

La deuxième partie de sa phrase était adressée à une deuxième infirmière qui en guise de réponse lui donna un dossier qu’elle tenait dans la main.
Ils arrivèrent alors devant une porte, et pour la troisième fois le doc passa son badge. A peine ouvrit-il la porte que l’on entendit des hurlements. Sans même donner le temps à Tamara il l’a saisit et la poussa dans la pièce, entrant et fermant derrière elle.

Il parla alors plus fort pour couvrir les hurlements.

« Désolé de t’avoir précipité mes les cris stressent les autres patients… et infirmière. »

La pièce était grande et au centre un lit, vissé au sol. Dedans une jeune femme qui hurlait de douleur se courbant à chacun de ses cris. Elle était attachée au lit dont les barreaux étaient anormalement épais. Sur un mur lumineux, aimanté il y avait les radio d’une jambe dont le tibia était brisé en plusieurs morceau. La radio était impressionnante.

La jeune femme avait la jambe droite recouvert d’un pansement rouge sans, et hurlait non stop.

Stasi resta silencieux le temps que Tamara réagisse.



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Dernière édition par Stasi le Lun 18 Fév 2013 - 19:55, édité 2 fois
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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Ven 11 Jan 2013 - 13:10

L'impatience de Tamara avait fait sauter son repas au docteur mais celui-ci avait bien compris sa collègue et lui en tint pas rigueur. Ils arrivèrent rapidement à la clinique où il la conduisit à travers une succession de salles en lui expliquant sa spécificité. Elle se laissa mener, souriant simplement à l'infirmière qui s'interrogea sur sa présence. L'accès était restreint au personnel autorisé et grâce à son passe, Stasi s'y déplaçait sans difficulté. L'anthropologue observa les lieux sans rien dire. En apparence, c'était une clinique normale, au parfum aseptisé. Elle avait hâte de voir les cas "non-normaux" auxquels Stasi faisait référence.

La dernière porte qu'il ouvrit laissa échapper des hurlements de douleur ; ils y pénétrèrent rapidement afin que le médecin les y enferme. Il était vrai que ces cris étaient vraiment forts et elle comprenait qu'ils puisent stresser les autres patients ainsi que le personnel soignant. Cependant, elle ne s'en trouva pas incommodée autant qu'elle l'aurait cru ; mais à la longue, ça devrait être difficile...
Tamara ne s'intéressa pas à la patiente ; les vivants n'avaient pas sa préférence. En revanche, elle se dirigea immédiatement vers la radio. Le tibia avait été fracturé en divers endroits.

" Les fractures multiples sont toujours impressionnantes. Mais ça se répare très bien de nos jours... "

Elle sentait qu'autre chose de cacher derrière cette patiente. Ses hurlements permanents, le fait que son bandage soit ensanglanté... elle présentait que la jeune femme n'avait pas été opérée.
Elle décrocha la radio de son support lumineux pour l'observer avec davantage d'attention. Elle se concentra à l'examen des lignes de fracture pour en définir la cause. Les cris ne semblaient pas la perturber outre mesure, même si son expression était fermée, légèrement crispée.

" Il y a d'autres radios ? " demanda-t-elle. " Ce n'est surement pas pour ça qu'elle est intéressante ou spéciale. Mais il y a quelque chose qui me perturbe... "
La densité osseuse lui paraissait étrange, la fracture également. Si seulement, elle pouvait manipuler le tibia... mais ça ne fait pas sur une personne vivante.

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Stasi
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Dim 13 Jan 2013 - 22:08

Bien entendu la jeune femme se concentra plus sur les radios que sur la patiente, il fallait dire qu’avec sa profession elle était plus à l’aise avec les os qu’avec les chairs. Cependant les radios n’étaient pas exactement ce que voulait lui montrer le doc.

Aussi il s’approcha d’elle pour doucement la saisir par le bras.

« Les radios ne sont là que pour se rendre compte de l’ampleur des dégâts. C’est une morsure particulièrement violente, mais ce que je veux te montrer et ici. »

Il se dirigea alors vers la patiente qui continuait d’hurler de douleur.

« Je sais que tu es plus à l’aise avec les os, mais je pense pas que tu ais besoin de trop de connaissances pour comprendre ce que je vais te montrer. »


La femme continuait d’hurler alors qu’ils s’approchaient. Doucement il vint à son chevet l’air triste, puis reprit.

« Après la morsure la transformation complète peut durer plusieurs jours, en fait tous dépend de la personne, son physique la façon dont il se bat contre cette… Intrusion… »


Il plaça sa main sur le front de la personne souriant, un peu comme pour la rassurer.

« Je me suis rendu compte d’une chose, c’est que plus la morsure à lieu dans une date proche de la pleine lune, plus la transformation est rapide, car plus l’hôte est fort. »

Il enleva le drap de la jeune femme, et observa le bandage ensanglanté qu’il retira doucement tout en continuant de parler.

« La particularité de la lycanthropie, en plus d’une modification totale de la morphologie de l’individu lors des pleines lunes, et d’une allergie à l’argent est… »

Il retira le pansement, et découvrit la plaie ensanglantée.

« Regarde avec attention. »

Lorsque l’on fixait la plaie on pouvait voir que doucement, chacune des déchirures étaient en train de se refermer. Cela n’était pas une régénération instantanée certes mais en observant avec attention on pouvait distinguer les tissus qui se refermaient, chose impossible pour tous médecin qui se respectent.

« Et comme je le disais une régénération quasi immédiate des plaies, enfin lorsque la transformation est totale. »


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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Lun 14 Jan 2013 - 18:08

Tamara se laissa conduire à la patiente, mais elle garda en main la radio. Elle était sure qu'elle pourrait lui être utile.
Au contraire de son collègue, elle n'éprouvait aucune compassion pour la souffrance de la jeune femme. Elle n'avait guère besoin d'empathie dans son travail et ça lui convenait particulièrement. Son détachement vis-à-vis de la personne vivante qui souffrait à deux pas d'elle était fort. Elle comprenait la souffrance, la douleur ; elle lisait bien les spasmes qui secouaient le corps entier de la blessée, les larmes qui coulaient sur ses joues. Elle respectait les cris qu'elle poussait mais elle ne pouvait effectuer aucun geste pour essayer de la calmer ou pour la rassurer. Les morts livraient leurs secrets sans bruit ; ils racontaient leur histoire et leurs souffrances sans paroles.

Stasi lui parla de transformation, d'adaptation du corps à une substance étrangère. Une adaptation douloureuse... mais pour l'anthropologue, les cris de la patiente pouvaient surtout être dus à sa blessure. Effectivement, la morsure était sévère et les dommages importants. Elle avait perçu de nombreux éclats disséminés dans la partie du muscle. Celui-ci était à vif comme elle put l'observer lorsque le médecin retira avec délicatesse drap et pansement.

" Régénération ? " répéta-t-elle pour elle-même. Elle ne jeta d'abord qu'un regard rapide sur la blessure et alla récupérer des gants blancs dans la boite toute proche. Elle les enfila l'un après l'autre, déposant la radio sur le plateau où se trouvaient quelques instruments médicaux. Elle y trouva d'ailleurs une pince dont elle se saisit.

" Les chairs d'accord. Ça saute aux yeux je l'admets. Mais qu'en est-il du reste ?"
Elle se saisit sans cérémonie d'une partie du tibia déchiqueté. Un éclat pendait encore net et propre à cette extrémité fracturée. Elle exerça du bout de la pince un léger grattement à la surface de l'os et récupéra le minuscule morceau avec adresse. Elle profita d'être ainsi placée pour tâter de sa main libre le muscle qui avait subi, outre la morsure en elle-même, les projections de la fracture. Elle ne s'attarda pas davantage dès qu'elle sentit que sa prospection faisait davantage mal à la patiente. Elle eut cependant le temps de sentir les manifestations de la cicatrisation... à une vitesse perceptible.
Elle en resta bouche bée pendant quelques instants, puis se détourna de la table et de l'être vivant qui s'y trouvait pour retourner au plateau et déposer sur une plaque en verre le fragment d'os récupéré. Elle jeta alors ses gants ensanglantés dans la poubelle prévue à cet effet.

" C'est impressionnant. Et j'utilise rarement ce mot. " sourit-elle. " J'aimerais étudier cela et les prochaines radiographies de cette jeune femme, c'est possible ? S'il y a modification de l'organisme, cela touche tous ses aspects, n'est-ce pas ? "

Tamara regarda l'éclat récolté.
" Sait-on comment cela est possible ? " conclut-elle.

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Dernière édition par Tamara Brooke le Dim 11 Aoû 2013 - 20:08, édité 1 fois
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Stasi
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Lun 14 Jan 2013 - 22:12

Le doc observa la jeune femme s’approcher de la patiente. Persuadé qu’elle se contenterait de simplement observer la cicatrisation. Mais bien entendu ce ne fut pas le cas. Après tout c’était une scientifique et elle ne pourrait résister à l’envi d’aller au delà du simple « je touche avec les yeux ».
La chose ne lui plut pas, mais alors pas du tout. Il quitta des yeux Tamara pour observer la jeune femme. Puis se précipita sur l’intraveineuse contenant de la morphine pour en vider le contenu.
Amener une humaine dans une pièce avec une jeune lycanne fraichement mordue, et cela à quelques jours de la pleine lune n’était pas une très bonne idée à la base. Mais si en plus l’humaine s’amuser à faire souffrir la lycanne, même involontairement le Russe n’osait imaginer ce que cela pourrait donner.

La patiente commença à tirer violemment sur ses liens, hurlant avec bien plus d’intensité. Heureusement Tamara sembla en avoir finit avec ses observation et s’éloigna d’elle. Stasi espéra que ça plus la morphine injectée soit suffisante pour stopper la suite tragique des évènements qu’il redoutait. Cependant il était grand temps de terminer cette petite visite, la scientifique ne savait pas à quelle point c’était dangereux, et le doc s’en voulait de ne pas lui avoir dit plus tôt.

Il se dirigea alors vers la jeune femme.

« Sortons Tamara, je t’expliquerais dehors au calme… »

Le doc n’eut pas le temps de finir sa phrase, celle ci fut coupée par un bruit violent et sec. Celui d’un morceau de métal brisé. Il ne fallut que peu de temps au Russe pour comprendre ce qu’il se passait. Déjà la patiente, poussant un hurlement de rage sautait sur Tamara la gueule ouverte…

Ses dents se plantèrent dans la chair de l’avant bras de Stasi, alors que Tamara tombait violement sur le sol. Stasi avait à peine eut le temps de la pousser et n’avait pu se protéger de l’attaque de la lycanne. Et comme si cela ne suffisait pas, la douleur et le sang ne firent qu’accélérer l’inéluctable. Ce ne fut plus des dents qui s’enfonçaient dans l’avant bras du russe mais des crocs.

« Le bouton rouge à l’entrée Tamara… appuie dessus… »

Le craquement de ses os sous la pression de la mâchoire de la patiente vint ponctuer sa phrase et le russe poussa un hurlement de douleur. D’un mouvement ample il lança la lycanne à l’autre bout de la pièce, comme si elle pesait à peine quelques grammes. Il était maintenant dos à Tamara et face à la patiente. Celle ci se redressa rapidement, et se mit à quatre pattes. On pouvait entendre d’atroce bruits, des craquements d’os, de la chair qui se déchirait mais impossible d’en déterminer la provenance.

Un violente douleur parcourait l’ensemble du corps du russe alors qu’il sentait cette incroyable haine, cette envie de sang, cette rage, sortir de ses entrailles.

« Ta…ma…ra… »

Il avait prononcé son nom avec difficulté, la douleur étant bien trop intense. Stasi tourna son visage face à la scientifique

« DÉPÊCHE TOI!! »

Ses pupilles étaient d’or, ses dents crocs, et l’on pouvait voir la chair de ses joues commencer à se déchirer dévoilant le début d’un sombre pelage.
Comme pour répondre à son cri, la patiente se mit également à hurler.

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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Mar 15 Jan 2013 - 18:25

L'anthropologue expérimentait car elle avait besoin de concret. Ainsi elle s'était attaquée au dépeçage d'un daim pour observer de ses yeux les marques faites sur les os par un couteau de chasse ; elle avait placé un faux squelette (à la masse équivalente à un vrai) au cœur d'une tornade pour observer l'action de celle-ci sur un corps sans chair... Les exemples ne manquaient pas pour montrer son implication en son métier. Ce soir, elle avait prouvé une fois de plus que le danger n'avait qu'une prise limitée sur elle. Elle agissait et se posait les questions ensuite.
Sa logique lui avait dit qu'elle pouvait agir si on ne l'en empêchait pas. Or, on ne l'en avait pas empêché. Cela dit, elle n'avait pas remarqué ce qui se déroulait autour d'elle pendant qu'elle opérait. Son intervention eut beau être extrêmement rapide - elle savait parfaitement ce qu'elle faisait et le faisait toujours bien-, elle eut des conséquences qu'elle n'avait évidemment pas prévu. Travailler avec des vivants avait cet inconvénient qu'on ignore toujours comment ils peuvent réagir...

Elle avait fait son petit laïus et alors qu'elle ne reçut pour toute réponse qu'un "Sortons...", elle sortit de sa bulle. Elle releva le regard juste à temps pour entendre un claquement et pour voir la blessée venir étrangement vite vers elle. Une seconde, deux... peut-être davantage... Elle atterrit sur le côté mais par réflexe, elle s'était tournée de manière à ne se cogner que la hanche et l'épaule et non le coude.
Cependant elle ne comprit pas la phrase qui lui était adressée ; elle avait bien entendu des mots mais elle était incapable de leur donner un sens en les assemblant. Le choc et la scène qui s'offrait à elle la déstabilisaient. Les sons également ; des sons oh combien identifiables ; des bruits qui la firent frémir davantage que les manifestations physiques qu'ils accompagnaient. Comment cela pouvait-il se tordre, craquer, se désarticuler de la sorte sans que mort s'en suive ?

Tamara s'était redressée sur son coude, réorganisant comme elle pouvait le fil de ses pensées. Elle avait une incorrigible et inconsciente envie de se lever pour s'avancer vers ce qui était une patiente en souffrance un instant auparavant et qui représentait un mystère immense désormais. Mais elle avait aussi, juste sous ses yeux, un exemple concret de la définition du mot danger et cela endormait toutes ses velléités scientifiques.
La blessée voyait apparaitre son pelage, tandis que de sa jambe/patte blessée, gouttaient des perles de sang. Stasi commençait à se contorsionner de douleur ; l'américaine entendit un nouveau craquement venant du médecin désormais. Il prononça avec difficulté son nom ; elle comprit pourquoi. S'appuyant sur le sol, elle avait entrepris de se lever, sans quitter des yeux le duo. Le visage du russe se tourna alors vers elle, la faisant sursauter : son regard doré s'accompagnait désormais d'une rangée de crocs et d'un désagréable changement d'épiderme . Mais elle ne s'attarda pas à avoir peur ou une de ses émotions qui paralysent bien des gens en pareille situation. Le mot "rouge" résonna à son souvenir dès qu'elle perçut le bouton près de la porte. Elle s'y précipita et aplatit sa paume dessus avec force. Puis elle se plaqua contre le mur, tenant l'accès à la porte libre.
Tamara réalisa alors seulement que son cœur battait plus fort et que son souffle était pressant. Elle réfléchirait ensuite si cet excès d'adrénaline était du à la surprise, à la peur, à la fascination ou à un curieux mélange des trois.

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Stasi
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Mer 16 Jan 2013 - 21:19

La situation lui échappait totalement. La jeune femme était déjà ne train de se transformer, ce qui venait de se passer n’étant sans doute pas étranger à cette accélération. Il devait protéger la scientifique, la moindre morsure pouvant s’avérer dramatique pour Tamara.
Le doc devait à tous pris la protéger… ou pas ! Après tout il s’en fichait, tant qu’il y avait du sang et des os qui se brisaient cela n’avait pas de réelle importance, elle l’avait bien cherché après tout non ?

Le doc hurla alors que des lambeaux de peaux tombaient à même le sol. Non il devait se ressaisir !

La jeune femme sauta de nouveau mais en direction de Stasi cette fois. Le doc bondit en sa direction et les deux corps se percutèrent violement. On entendait des os craquer, il y avait du sang et des lambeaux de chairs qui tombaient sur le sol. Seulement il était difficile de savoir si tous cela provenait du l’affrontement ou de leurs transformations.

Le doc et la jeune femme roulaient dans un chaos, petit à petit les hurlements remplaçaient les cris et les masses grossissaient, grossissaient… Le doc commençait à ne plus ressentir de douleur, en fait il commençait à ne plus rien ressentir, l’obscurité commençant à envahir son champ de vision, doucement il laissait place à la bête qui était tapie au fond de lui…

C’est à ce moment là que trois infirmiers entrèrent dans la pièce. Deux étaient armé, ils avaient des fusils et hurlaient. Le troisième saisit Tamara pour l’écarter, et alors que les deux premiers étaient en train de viser les masses grandissantes toujours en train de rouler en rugissant, il enfonça une aiguille dans le coup de la scientifique lui injectant un profond anesthésiant.

Spoiler:
 

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Stasi
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Lun 18 Fév 2013 - 19:56

Spoiler:
 

Le réveil du doc fut pénible. Il avait la bouche pâteuse, un grand mal de crane, était sensible aux fortes luminosités, cela ne signifiait qu’une chose, le dosage était bon et donc il avait réussis à mettre au point un produit capable de mettre KO un lycan au moins le temps de l’attacher. En fait mettre au point était un bien grand mot, il avait simplement corsé le dosage de différents anesthésiants jusqu’à ce qu’ils finissent par avoir un effet sur les lycans.

Mais le principal c’est que cela fonctionnait, et sa présence dans cette chambre, dans ce lit en était la preuve !
Enfin une bonne nouvelle pensa le russe. Il se redressa douloureusement observant la chambre ou il était. Décidément ses transformations étaient de plus en plus rapprochées plus du tous synchronisé avec la pleine lune. Cela était étrange et assez inquiétant, le doc devait absolument finaliser ses recherches sur la pierre rouge le plus rapidement possible !

Le doc aperçu alors un petit papier qui était posé sur sa table de chevet. Curieux il s’en saisit, le déplia et le lut.
Au fur et à mesure que le lycan parcourait les lignes, un sourire s’afficha sur ses lèvres. Il ne c’était décidément pas trompé sur le compte de cette jeune femme, elle semblait être aussi curieuse et têtue que lui !
Il était également soulagé de voir qu’elle n’avait rien eu, tout était encore confus dans se tête. Mais le doc était certains d’une chose, il recroiserait Tamara !


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Stasi
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Dim 20 Oct 2013 - 22:09

Le réveil avait été brutal, le doc avait mal partout et avait même du mal à bouger. Il ouvrit légèrement les yeux, et n’eut aucun mal à reconnaître une des chambres de la clinique… Encore une fois. Il gémit en se redressant, une vive douleur dans le dos lui rappela ce qu’il c’était passé avant qu’il termine ici.
Il eut un moment de panique, avait-il ? non il n’avait pas blesser Tamara, il était redevenu humain avant ? Tout était si confus…

« Non vous avez blessé personne cette fois ci… Mais on peu dire qu’il y a eu pas mal de dégât… Et puis vous avez une autre créature comme vous, dans la chambre à coté… »

L’infirmier qui était présent parlait avec un certains dégout, sans doute à cause de la nature du doc. Habitué il n’y prêta aucune attention. Se focalisant sur les informations qu’il venait de donner. Un autre lycan, à coté ? Il tenta de se concentrer afin de savoir qui cela pouvait bien être quand d’un coup il eut comme un doute.

Stasi tenta de se redresser, doucement péniblement, grimaçant sous l’effet de la douleur. L’infirmier tenta de le stopper, mais le regard du lycan le convainquit de ne rien faire.
Le doc se traina jusqu’à l’autre chance, en blouse bleu, il entra et sourit en voyant le lit et celle qui l’occupait.

« Bonjour jeune fille, nous nous recroisons encore une fois… Alors comment vous allez ?»

Stasi avait comme une intuition, deux fois il avait rencontré la jeune lycanne. La première fois elle semblait le connaître, la seconde fois la clinique avait été attaqué… Aussi le doc se demandait si elle n’avait pas de chance ou si ses visites n’étaient pas le fruit du hasard…

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Kelly
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Mar 22 Oct 2013 - 7:57

Kelly avait dormit comme un bébé. Assitôt qu’elle se fut jeté dans le lit d’hôpital, le monde extérieur, l’Undertown volant des médicaments, Stasi ravageant, la pluie déversant, tout s’était transformé en brouillon impur et anecdotique.
Il y a des réalités qui comptent plus que d’autres, nous sommes seuls juges.

En laissant ainsi son destin entre les mains d’un établissement de soin à la sécurité discutable, elle prenait bien entendu le risque de tomber sur le commissaire en chef, Monsieur-j’asticotte-ma-lance-de-façon-impudique-pour-avoir-ce-que-je-veux. Combien pouvait-il être puissant sans cette arme ? Certes, c’était un individu dangereux de toute façon.
Elle voulait cet artefact, tout du moins cette pierre rouge, qui semblait la partie la plus importante.

Au réveil, tout était confus. Les réveils médicamenteux font toujours cet effet là. Du sang séché croupissait misérablement au bord de ses narines et sur le coin gauche de sa bouche. Elle replaça une mèche de ses cheveux pour cacher son oreille mutilé. Elle attendait qu’on lui dise gentiment de pouvoir partir.
Elle volerait une dose pour la route ; ça n’était vraiment pas mal ces saloperies.

Il y a une expression très utilisé a Galway. C’est la suivante : “quand on parle du loup...” Et en général les gens tentent d’ajouter un second mouvement original ou comique à la suite.
Stasi entra. Vu son état, les choses avaient dus être compliquées pour lui ces dernières heures.
Les réveils médicamenteux font toujours cet effet là.
Vu son état, les choses avaient dus être compliquées pour lui ces dernières années.

Bonjour jeune fille, nous nous recroisons encore une fois… Alors comment vous allez ?

Bien, très bien, je vous ai électrocuté et c’était très rigolo.

Stasi était manifestement intrigué par la gamine, mais il ne savait rien. Lorsque les gens savaient quelque chose, cela se lisait sur leur visage. Un livre ouvert est généralement moins frappant. Un livre ouvert essaye rarement de vous tuer, cela dit.

Elle eut un sourire tout en dent. Ses yeux fatiguaient trahissaient son récent réveil. Dans un hôpital, on trouvait 24 heures de réveil différentes par jour. La clinique de Galway se distinguait cependant par ses heures de décès et ses attaques de pharmacie. Spécialité locale.

Le lycan avait ce quelque chose d’intrigant qu’elle avait remarqué depuis le début. Il semblait indécrottablement déterminé à perdre. Cela paraissait simple dans les faits, il suffisait de redresser la poitrine et de cracher à la face du destin. Mais le destin était un vent contraire, et les poitrines s’avachissent. Oui, même celles des hommes. Stasi était un forçat du destin, quel atout cela serait de l’avoir à ses côtés. Cela signifiait encore plus d’amusement.
Et le petit être de fomenter des pensées de toutes sortes sur comment jouir égoïstement de sang et de feu.

Et le grand être du la regarder avec cette scrutation tellement altruiste. Comme s’il la trouvait trop fragile pour palper ses blessure ; il le faisait en pensée. La coloration de cet hématome me paraît un peu jaune non ? Et cette marque, une mauvaise cicatrisation ? Elle penche un peu trop la tête à gauche, on devrait lui faire un IRM… Ce regard avait toujours l’air inquiet. Elle ne l’avait pas vu si régulièrement, mais ses extrapolations suffisaient. Peut-être pensait-elle à tord.

Oh, et puis il était le patron de Grace. Cela était suffisant pour le rendre très important. Elle avait oublié qu’elle aurait put l’y croiser. Le réconfort d’avoir réussit à ne pas y penser sombra bien vite devant la sombre idée que cette pensée reprenait à présent ses assauts. Kelly était radieuse en apparences, mélancolique en pensées.
Les réveils médicamenteux font toujours cet effet là.

Nous sommes plus résistants que ça. Vous pouvez reposer votre cerveau un instant.
Bienvenue dans la chambre d’Océane ! Dit-elle en écartant les bras d’un air radieux. Le lieu où tout vos soucis de médecins ne peuvent pas rentrer.


Elle attendit un instant, fouillant dans son sac distraitement, tout en écoutant Stasi. Elle en sortit un petit sachet plastique dans lequel se trouvait ce qui jadis avait dut être des cookies. Elle avait tout de même mal au dos. Ses muscles plus que ses articulations en étaient responsables, mais quelque chose lui disait que le levé serait mémorable. Raison de plus pour rester couché. Elle avait dut resté parfaitement immobile toute la journée... ou la nuit. Ou quelque durée que ce soit. Elle n’arrivait pas à identifier l’heure, dehors était gris, il pouvait s’agir du matin comme du crépuscule. Dans la chambre d’Océane, le temps n’entrait pas plus que le reste.
Les réveils médicamenteux font toujours cet effet là.
Les réveils font toujours cet effet là.
La vie fait toujours cet effet là.

Vous vous posez des questions qui vous dépassent et de loin. Il y a tellement de choses que l’on aimerait comprendre

La gamine avait totalement disparut de la voix, elle demeurait au visage.

Moi aussi j’aimerai comprendre ce qui s’est passé tout à l’... Juste avant.

Avant quoi ? Avant le couché du soleil ? Avant que trois personnes ne meurent par seconde sans que Kelly n’en éprouve le moindre chagrin ? Avant qu’elle ne naisse ? Avant que Grace ne vienne ? Qu’elle ne naisse une seconde fois ? Que Stasi ne vienne ? Avant qu’elle détruise le peu de bien qui subsistait en trois vies par jour ?

Nous avons tous nos petits secrets. Vous êtes curieux, je le sens. Moi aussi.

Kelly aussi était curieuse. Elle avait lu, expérimenté, exploré. Elle avait manipulé un composé chimique capable de redonner vie aux morts ; elle avait exploré les entrailles des gens, les égouts de la ville.

Ils ne vous laisseront jamais trouver un remède à tout ça.

Coup de bluff, expression large, sens ambigu, effet garantit.

La question était : quel concours de circonstances avait conduit Kelly à rencontrer Stasi-le-docteur-lycanthrope dans la chambre d’Océane.
La question était : quel concours de circonstances pourraient éventuellement amener Kelly et Stasi-le-docteur-lycanthrope à retourner la ville comme une charrue géante.
La question était : combien de secrets Stasi-le-docteur-lycanthrope était prêt à supporter.

La question est : jusqu’où êtes vous prêt à aller pour connaître la vérité.

Il y avait un tableau de paysage calme à côté de la télévision éteinte
Kelly tendit le sachet au médecin.
Cookies ?

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Un crayon Titi ça donne du courage, tu t'sens moins seul, ça t'donne envie d'tous les niquer une bonne fois pour toute. Ça t'donne envie d'les trainer dans la boue, à base de crayon Titi !
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Stasi
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Mar 22 Oct 2013 - 21:36

Intrigante… Voilà le terme qui pour le doc était le plus adéquate quand il était confronté à cette jeune fille.
Au début, le Russe avait pensé à une enfant ayant perdu tous bon sens, une enfant ne s’étant jamais remise de son changement d’état. Il avait pensé à une perte de son équilibre psychique sans doute du à sa lycanthropie, une chose bien trop dure à gérer pour une petite fille si jeune.

Mais avec le temps Stasi c’était ravisé. Dans le flot de paroles incohérentes, du moins pour le doc, certains termes, certaines interrogation ou certaines exclamations avaient un sens pour le doc. Coup de chance ? Non Stasi ne pensait pas, ce genre d’impression arrivait un peu trop souvent durant ces discours.

Aussi le doc décida de lui accorder un certains crédit, elle avait réussis a piquer sa curiosité, et pour être franc vu les propos qu’elle avait tenu chez l’apothicaire, le médecin se demandait si elle n’était pas lié avec les évènements qui c’étaient produits à la pharmacie de la clinique.

Stasi décida donc de l’écouter attentivement, de l’observer sans rien dire, sans l’interrompre.
Première chose marquante, sa variation au niveau de son ton de voix. C’était assez déstabilisant finalement, une enfant avec un ton de voie, un discours qui était à l’opposé de son physique… Une intonation a faire froid dans le dos, qui montrait clairement que la prendre pour une simple adolescente était une erreur. Cela confirma la première pensée du russe, il allait devoir se montrer malin et méfiant.

Les questions et les affirmations que donnait la jeune fille étaient vague, Stasi avait donc décidé d’y aller prudemment, hors de question de commettre un impair ici. Il ne connaissait pas bien le véritable propriétaire de la clinique, mais il savait que depuis ce changement les murs avaient des oreilles.

« Doucement jeune fille, une chose à la fois. »

Il lui adressa un petit sourire.

« Mes questions concernant votre santé ne me dépassent pas, heureusement d’ailleurs, car sinon je serais un piètre médecin… Mais au vue de tous ce que vous m’annoncé, et que nous avons un peu de temps devant nous, je vous propose de procéder par étape. »

Les yeux du doc brillaient, il se demandait si le jeu qu’il allait proposer allait lui plaire.

« Chacun notre tour, une question, affirmation, une réponse, commentaire. Cela permettra de rendre la conversation plus fluide, vu que vous avez la aussi curieuse que moi. Et pour vous montrer ma bonne foie, je vais commencer à répondre à l’une des vôtres. »

Le doc se saisit de la chaise à coté du lit et s’assit.

« Rien ni personne ne pourra m’empêcher d’obtenir les réponses et de trouver le remède qui m’importe, simplement parce que je ne compte sur personne mis à part moi pour ça… »

Bien entendu le doc parlait de trouver un remède à la lycanthropie, mais il se demandait si lui et la jeune fille parlaient du même sujet.

« A mon tour, quel âge as-tu… réellement ? »

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Kelly
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Mer 23 Oct 2013 - 18:48

Crcomh cromch, cromch.

- Rien ni personne ne pourra m’empêcher d’obtenir les réponses et de trouver le remède qui m’importe, simplement parce que je ne compte sur personne mis à part moi pour ça…

Mais elle approuvait son idée. Non, pas celle de la lycantrhopie. Celle de l’échange d’information. Rares étaient les informations qui détenaient pour elle la moindre valeur. Elle savait en jouer, les échanger, mais certes pas les considérer en soi et pour soi. L’échange d’informations était comme le reste : un très bon jeu.

Crcomh cromch, cromch.
Oh chouette chouette chouette ! Des négociations d’espions !


Il n’y avait rien de mieux que des négociations d’espions. Tout simplement parce que lorsque Kelly s’y mettait, les gens finissaient toujours par mourir sans qu’elle ait à faire quoi que ce soit. Le plaisir de domination n’avait rien à voir là dedans. En bonne psychopathe qui se respecte, Kelly prenait évidement un plaisir hors du commun à dominer autrui de toute les façons qui soient. Mais dans le cas présent, il s’agissait d’un tout autre type d’amusement. Un brin plus passif. Même si elle en était l’initiatrice, elle se plaisait à savoir que les choses se faisaient d’elles-mêmes. L’enchaînement de vagues est plus éblouissant que la pierre qui tombe. Quiconque est allé au bord d’un lac pourrait le confirmer. On jette des cailloux dans l’eau pour en voir l’onde. La pierre, au fond d’un étang, restera la même pierre ; l’étang, non. Les autistes ont leurs boîtes d’allumettes, les Pistaches ont leurs conflits.

- A mon tour, quel âge as-tu… réellement ?
- Crcomh cromch, cromch. Hé Hinzan ! Crcomh cromch, cromch.


Hinzan dont une petite partie en tant que Hihanhop. C’est pourquoi elle vieillissait plus longtemps.

Une poignée de purée de cookies finit dans l’estomac de Kelly. Cette nourriture avait la particularité de rester bonne quelque soit son unité.

Si vous voulez tout savoir, j’ai été mordu par accident. En fait, il y avait un maître qui avait choppé le virus et avait mordu son chien. Avant de mourir, le chien a eut le temps de me mordre quand je rentrais de l’école. Il formait un environnement assez favorable pour transporter la maladie le temps de la faire passer à quelqu’un d’autre.
Pour information, ceci était un mensonge. Mais la bonne humeur de Kelly transparaissait. Les médecins avaient tendance à considérer cela comme un bon présage.
Mais ceci était quand même un mensonge.
Crcomh cromch, cromch.

Houette hur euh houen houllez ha ? Hé Huper Hon !
N.d.t. : Vous êtes sûr que vous en voulez pas. C’est super bon.
Youpi.

Elle réfléchissait à la question qu’elle allait poser. Bien sûr, il y en avait tellement. L’embarras du choix était toute l’essence de ce petit jeu. Bien sûr, cette réflexion n’avait durée qu’une seconde.

Crcomh cromch, cromch. Gloups.
Alors, à moi ! De quelle manière allez vous pouvoir combattre la lycanthropie alors que vous avez été viré du service de recherche.

Ça, elle le savait car son enquête sur les humains paranormaux avait été infructueuse. Elle était pourtant sûre que le service de recherche tenait un registre très fourni sur ces fascinantes créatures. Elle devait se procurer cette liste, s’il en est, afin de mener ses projets de grandeurs à leur apothéose.

Apparemment, les propriétaires de la clinique avait jugés bon de ne pas laisser ce genre de secret entre les mains d’un individu tel que Stasi. En effet.
On capitonne rarement une cheminée nucléaire avec un filtre à café.
Ce qui était dommage.

C’était dommage car Kelly attendait particulièrement cette situation. Le lycan était seul à même de pouvoir l’aider dans cette voie. La sécurité était bien resserré autour du cercle très hermétique des chercheurs galwegians. Heureusement, tout était lié, il suffisait de tirer la bonne ficelle pour hisser la bonne personne. Quelle belle machinerie que cette Galway.
Stasi devait avoir une promotion.

Y en aura bientôt pluuus !
Crcomh cromch, cromch.
Un peu plus de Pistache fourrée au cookie.

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Stasi
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Mer 23 Oct 2013 - 20:00

La jeune fille n’avait pas finis d’impressionner le doc, elle alternait les phase gamine avec les réflexions ou encore le ton de voix percutant, quand il n’était pas mélangé avec les miettes du gâteau quelle mangeait.

En plus de lui donner les renseignement qu’il avait demandé, elle lui accordait un bonus en lui racontant une partie de sa vie.

Cela signifiait qu’elle acceptait le jeu, tant mieux, cependant aucun sourire n’apparut sur le visage du doc, tant la jeune fille était difficile à cerner. Quand elle lui proposa un morceau le doc refusa poliment préférant se concentrer sur la conversation.

Dur de ne pas être déstabilisé, l’adolescente lui donnait froid dans le dos. Elle venait de lui raconter sa transformation, comme l’on racontait la fin d’une dessin animé pour enfant. Elle souriait même en lui répondant! Mais d’un coup le doc eut comme un éclair une chose évidente qu’il avait faillit loupé tellement pris par le jeu de la lycane.

Il esquissa un petit sourire, pensant à une petite insulte en russe. La sale gamine, elle était maligne le doc allait donc devoir faire très attention.

Vraiment très attention, au vue des dernières paroles qu’elle venait de lui sortir. Son étonnement fut tel, que cela se vit dans son regard.

Comment savait-elle pour la section recherche? Comment en savait-elle autant à son sujet? Qu’il soit médecin était une chose, mais qu’il ait été viré de la section recherche ça par contre ce n’était pas une information qu’une gamine de 15 ans connaisse, sauf si elle avait enquêté sur lui… Alors soit il avait affaire à une adolescente fan qui avait fait une fixation sur lui, soit… Soit il avait affaire à quelque chose qui pour l’instant le dépassait…


Et pendant ce temps, avec une innocence enfantine, la jeune fille continuait de manger ses cookies, se plaignant même de ne plus en avoir assez.

Le doc allait devoir être malin, la jouer fine face à une gamine qui pourrait être sa fille, la situation était assez déstabilisante.

« En fait, je n’ai plus besoin du centre de recherche car j’ai trouvé comment maitriser sa transformation… il faut… arrêter les cookies et manger plus d’épinards! »

Elle lui avait mentit, il en faisait de même. Après avoir esquissé un petit sourire le lycan reprit, plus sérieusement.

« Ce petit jeu est donnant donnant, si tu me mens je te mentirais également. Je suis spécialisé en lycanthropie et j’en connais assez pour savoir que la transmission ne se fait qu’entre humain, en aucun cas un chien peut porter la maladie, pas même un porteur sain… »

Il continuait d’observer avec attention le moindre comportement de la jeune fille.

« Comme tu m’as dit la vérité sur ton âge, je vais faire un effort. Pour ta question je dirais que je n’ai plus besoin du centre de recherche ayant ma solution étant également mon fléau, je suis moi même ce que j’étudie, cela rend la résolution du problème plus mobile. »

Hors de question de parler de l’entrepôt pour l’instant, il n’en savait pas encore assez pour parler ouvertement d’un laboratoire secret qu’il avait mis en place clandestinement.

« A mon tour, et tache d’être plus franche. Depuis quand tu m’espionnes, depuis quand tu suis mes activités? »

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Kelly
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Dim 27 Oct 2013 - 15:26

Cromch Cromch hic !
Un morceau de cookie lui restait coincé au travers de la gorge. Kelly toussait mais rien n’y faisait, elle avait l’impression d’être sur le point d’étouffer. Pourtant, impossible de s’arrêter de rire.
Des épinards !

Manifestement, Stasi n’en avait pas fini. Il avait quelque chose à dire. Il savait pour le chien. Après tout, il était docteur dans la clinique de Galway, c’était amplement suffisant.
Mais sacré bon dieu, des épinards ! C’était du pur géni.

Même en poudre, l’oesophage empêchait la nourriture de passer. Du chocolat, de la bicarbonate alimentaire, des oeufs. Le cookie mâchonné voulait  descendre, mais chaque fois, un spasme musculaire faisait remonter la bouillie brunâtre vers la glotte.

Pour l’instant, il était juste intrigué, et inquiet. Il ne savait pas pourquoi Kelly était comme ça. Il voulait savoir pourquoi sa présence était synonyme de dérangement. Elle se disait que le docteur se sentait menacé. A chaque pointe de rire, des éclats de noisette enduit de salive se projetaient contre son palais.

Mais il ne servirait à rien d’apparaître comme un ennemi. Une gamine lycanne qui, d’un manière ou d’une autre, avait pété les plombs et espionnait pour le compte d’un groupuscule  aux motivations obscures. Non, Kelly se devait de se blanchir de tous cela. Elle se devait aussi d’attiser encore plus la curiosité du médecin. Il fallait que l’homme comprenne qu’elle pourrait lui apporter quelque chose. D’une grosse toux, les grumeaux de cookie remontèrent jusqu’à sa bouche et elle put respirer. Elle déglutit et arrêta progressivement de rire.

A mon tour, et tache d’être plus franche. Depuis quand tu m’espionnes, depuis quand tu suis mes activités ?

Kelly, en éternelle elle-même, reprit une poignée de cookies en poudre qu’elle mit dans sa bouche. Cette fois-ci, elle attendit d’en avoir finit avec la rumination pour parler.

Je n’ai jamais été mordue par un chien. Mais je ne mens pas. Pas plus que vous.

Elle désigna la télévision fixé au plafond de son index noircit de chocolat.

Lorsque je dis qu’il y a eut un attentat au Gabon parce qu’un groupe au nom en acronyme flatteur a fait feu sur une ambassade ou un dépositaire, je ne mens pas. Si je dis qu’ils utilisent des femmes enceintes, qu’ils leur ouvrent le ventre pour enlever l’enfant et mettre une bombe à la place. Qu’ils la droguent jusqu’à la moelle pour qu’elle ait encore les forces de se rendre à l’hôpital ; qu’une fois arrivée là-bas la bombe explose juste au moment où elle atteint le service maternité, où  il y a plein de nouveau-nés en couveuse. Si je dis tout ça, je ne mens pas.

Peut importe que ça soit arrivé ou non. En tuant le maximum d’enfants, le plus jeune possible, on atteint directement le moral de la population et du gouvernement en place. C’est comme ça qu’on renverse un état. Et la femme, elle, elle ne veut pas tuer des gens. N’empêche qu’elle a du mal à additionner deux et deux, que chaque pas qu’elle fait sans tomber est un miracle et que, même si elle sait qu’elle allait de toute façon mourir, elle a trop mal et trop peur pour que son instinct de survie ne la pousse à faire autre chose que de se rendre dans l’hôpital le plus proche.

Ah, mais il y a un léger problème ; il y a un léger problème parce qu’un quelconque organe subsidiaire des Nations Unies a reçu un coup de fil anonyme d’un type lambda de l’armée de l’air. Parce qu’ils ont appris que les États-Unis vendaient leur dernier modèles de M4AI et leurs vieux stocks de C3 et de Semtex à des groupes armés pour financer des recherches sur système de tir de précision automatisé. Alors l’armée de l’air fait jouer ses contacts au Gabon pour censurer chaque article parlant de cet attentat. Et chaque freelance est arrêté à la frontière ; il y a des contrôles dans les aéroports privés parce qu’ils savent parfaitement que les journalistes partisans du monde entier ont toujours des amis qui se sont fait virer de l’école d’aviation pour faute de conduite. Tout ça parce que l’expertise a relevé des traces de Semtex datant de la guerre froide dans les entrailles dispersées d’une mère de famille de 27 ans.


Ont ne ment jamais sur le passé. C’est ce que dit Kelly, en cet instant de communion dans la chambre d’Océane où tous les soucis de médecin ne peuvent pas rentrer.

Si vous voulez des réponses sincères à vos questions, posez des questions sincères. Le seul critère est l’utilité. C’est une histoire de priorité dans l’importance. Quelle question est vraiment importante ? Mon âge est un présent qui devient constamment du passé, en flux continu. Mon âge ne vous sera d’aucune utilité.

Je dis ça parce qu’au fond, je veux juste vous aider.


Aussi Kelly n’avait pas la bouche pleine de cookies en poudre et de morceaux de noisette. Aussi elle dit au docteur que les seuls mensonges possibles sont dans l’avenir, et non dans le passé.

Elle lui dit qu’elle l’observait peut être depuis deux ans, voire plus, qui sait ? Elle même n’avait pas fait le compte.
Parce qu’au final, je suis un peu comme vous. Vous tenez des registres. Vous avez des fiches, rangées dans des dossiers, rangés dans des boîtes en carton solide, rangés dans des salles à ventilation anti-moisissure. Il y a des tas d’informations sur des patients, en général des réguliers. Des tas de mesures dont vous ne vous servirez probablement jamais. Mais elles sont là, juste au cas où. Au cas où quoi ?
Au cas où il y en aurait besoin.
Au cas où un type débarque dans la clinique en vomissant des trucs fluo qui sont sécrété par un organe en réaction avec une protéine synthétisé par de l’ADN altéré.
Au cas où une femme se pointe à la clinique avec une forte envie d’accoucher, mais pas d’un bébé.
C’était la façon qu’avaient trouvés les hommes pour ne pas répéter les erreurs du passé. Les ranger dans un coin réglé à humidité minimum, et les oublier.

Supposons qu’on ouvre un dossier, sans aucune raison apparente. Que l’on pioche dedans des informations. Plus le temps s’écoule, plus la probabilité qu’il y ait une opportunité qui se créé pour faire quelque chose de mieux augmente.
Je ne vous ai jamais vraiment observé. J’ai voyagé dans diverses administrations et j’ai récolté des informations qui pourraient servir. C’est ça, la réponse à votre question.


C’était comme si elle avait trouvé un vieux carton dans une cave sèche, qu’elle y avait trouvé un pain de Semtex.
Alors la Pistache, comme elle n’avait pas de cookie dans la bouche, elle dit au docteur lycantrhope :

Je sais ce que vous pensez. Vous pensez que j’ai aidé ces gens à faire du grabuge. A vrai dire, je ne sais même pas ce qui sait passé. Il y avait un homme, un homme noir, et c’est tout. Qu’est ce qu’ils ont fait ? S’ils voulaient voler du sang, ils ne seraient pas dans cette aile. C’étaient les médicaments qui les intéressaient n’est-ce pas ?
A vrai dire, ça n’a pas vraiment d’importance. Je vois que vous êtes alerte. Vous vous méfiez de moi, de ce que je vous dis. C’est bien. Restez dans cet état d’esprit tout les jours et pour tout. Des ombres se dissiperont, vous verrez. Vous comprendrez que votre projet est voué à l’échec parce que personne ici ne veux guérir la lycanthropie. Personne ne veux que les vampires puissent devenir humains, que les lycans puisses devenir humains. Et je mettrais ma main à couper que plus vous avancerez dans vos recherches, plus vous consommerez votre espérance de vie.


Personne ne voulait que Galway soit autre chose que Galway. Chacun avait ses motivations. Certains avaient des dessins plus noirs que les autres. Kelly ne les connaissait pas. Il lui manquait encore de nombreuses réponses. Mais moins qu’à Stasi. Aussi, elle avait décidé de l’aider un peu. Parce qu’elle était comme ça la Pistache : généreuse, et sans aucune arrière pensé.

Je suppose que c’est à moi ? Alors ! Hum… Qu’est ce que vous savez de la Steel Corp. ?


Spoiler:
 

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Stasi
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Mer 6 Nov 2013 - 17:39

Plus le temps passait plus la première impression que le doc avait envers cette jeune fille se confirmait.Il n'arrivait pas, mais alors absolument pas à la cerner!

Ses questions, ses affirmations avaient beau être simple, les réponse que lui fournissait la jeune lycane était du genre à vous faire oublier votre propre interrogations.

Aussi à chaque fois qu'elle prenait la parole, Stasi attendait patiemment afin de ne pas la couper et surtout d'écouter le discours dans son ensemble. Le russe émit alors l'hypothèse suivante, cette enfant avait un problème, un grave problème. Difficile de dire ce qui en était la cause. Peut être une transformation abrupte, violente ou traumatisante, ce qui expliquerait son long monologue pour tenter de justifier son mensonge.
Malgré tout le russe pensait que dans toute ses abracadantesques élucubration il y avait des choses importantes, des phrases glissées au milieu, un peu comme des indices, des moments de lucidité brefs, abruptes, mais qui pouvait sans soucis sortir d'un cerveau adulte.

A des moments l'adolescente ressemblais à une jeune fille sous l'emprise de mélanges de produits plus stupéfiants les un que les autres et juste après il avait l'impression de se retrouver face à une espionne qui avait presque tout calculé. Un cocktail qui, Stasi devait bien l'admettre, titillait sa curiosité. Même si l'espace d'un instant le russe imagina face à une espionne à couette mangeant cookies ou sucette au LSD. D'ailleurs en parlant de cookies...

"Finalement je t'en prendrais bien quelques miettes..."

Le doc tendit la main souriant, il mangerait les miettes et ainsi saurait rapidement si l'hypothèse LSD tenait la route... Le russe décida de passer sur le discours au sujet de "la question n'est pas bonne donc je ne te dirais pas la vérité" jugeant que seul un psychologue arriverait à démêler se sac de noeud. Il garda cependant dans un coin de sa tête toutes les allusions aux dossier, ce qui pour lui faisait référence à de l'espionnage. Et ne releva pas son discours au sujet de l'incident qui était arrivé auparavant, ce rôle là était incombé à le police, pas à lui. Non il se focalisa sur ce qui l'intéressait.

"Au vue de tes discours, je suis presque sur que tu en sais plus sur moi au sujet de la Steel Corps, sans doute dans un de tes fameux dossiers... Mais de mon coté la Steel Corps est une puissante société à but non lucratif, est assez inconnue pour moi... Ils sont devenu actionnaire majoritaire de la clinique au moment ou l'ancienne société qui en était propriétaire c'est effondré... Dans les deux sens du terme d'ailleurs. Depuis qu'ils dirigent la clinique ils ont mis leurs propre équipe dans le secteur recherche, mais ça tu semblais déjà le savoir."

Stasi se frotta le montant, alors qu'il répondait tout en pensant aux différents évènements qu'il venait de citer... Il laissa un petit temps s'écouler avant de reprendre.

"A mon tour, contrôles-tu ta transformation?"

Stasi se centra de nouveau sur ce qui le tenait le plus à coeur, la lycanthropie, sans pour autant délaisser les autres sujets, une petite pause le temps de réfléchir à leurs derniers échange...

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Kelly
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Ven 8 Nov 2013 - 23:38

Elle tendit le sachet au docteur pour qu’il goûte à ses délicieux cookies en insultant la Steel de société à but non lucratif.
Voilà pourquoi elle s’intéressait à cet individu. C’était la candeur faite homme. Ou presque homme.

Certains voyaient la valeur de rien et le prix de tout. Ceux qui pensaient ça étaient sur le point de mourir. On entrait dans un nouveau siècle. Un siècle où la valeur même devenait un prix. Tout se paye, tout se monnaye. La vie, la mort, la dignité humaine, l’amour, la haine, tout, rien ; et même jusqu’à la valeur des choses.
Aujourd’hui, voir le prix de tout, c’était justement voir la valeur de tout. La gratuité, nouveau synonyme de dette, nouveau synonyme d'esclavage.
La Steel n’avait jamais été un organisation à but non lucratif ; c’est juste qu’elle se désintéressait de l'argent.
L’argent était devenu une si basse ambition. C’était pour cela que la Pistache mettait un point d’honneur à sacrifier sa dîme en bonbons. Trois hyperglycémies pour un humain.

- Depuis qu'ils dirigent la clinique ils ont mis leurs propre équipe dans le secteur recherche, mais ça tu semblais déjà le savoir.
- Ouiii ! C’est tellement excitant n’est-ce pas ? Je me demande bien ce qu’ils peuvent y faire. Ils ont à disposition des innovations extraordinaire, j’aimerai bien en savoir plus.

Il y avait de la malice dans cette petite enfant. Il y avait plein de projets impliquant la façon dont Stasi avait la ferme intention de ne plus rester un lycan sanguinaire. Ça, et beaucoup de morts.

Je sais pas comment vous faites pour ne pas être curieux. Moi, à votre place, j’irai fouiller dans leurs affaires. Il doit y avoir plein de super technologies. Et qui sait ? Si ça se trouve, ils l’ont déjà trouvés, le remède contre la lycanthropie. Avouez qu’un petit cambriolage, c’est quand même plus facile que des années de recherches, non ?

Ce qu’il y avait de bien avec la technologie, c’était qu’elle servait uniquement à tuer des gens. L’armée était vecteur d’innovation. Nos sociétés de confort et de tranquillité ont étés édifiés sur les cendres d’un holocauste. Lorsque vous alliez sur un ordinateur, vous utilisiez le dispositif de gestion d’un bombe qui avait soufflé deux villes japonaises. Lorsque vous voyagiez dans les Maldives, vous utilisiez l’appareil qui les avait largué. Il n’y avait pas jusqu’au Tétris qui était dit être une armée anticapitaliste de sabotage de la productivité informatique.

Et ce qu’il y avait de bien avec la Steel, c’est qu’elle disposait de fonds financiers abyssaux, et qu’elle avait trouvé en Galway le terreau idéal pour des recherches que Kelly devinait, ou plutôt espérait, inavouables. Des cobayes aux capacités surprenantes à portée de main, une criminalité qui dispensait du problème d’éthique et surtout, un silence à l’épreuve du monde. Imperméabilité, fertilité. Toutes les conditions étaient réunies pour prendre une avance considérable sur le monde entier. Kelly espérait juste être le grain de sable qui gripperait ces si beau rouages.

A mon tour, contrôles-tu ta transformation ?"

Répondre était un opération qui nécessitait d'avaler préalablement les cookies en poudre bouillie qu'elle avait dans la bouche.
"Dans l’Utah, il y a une réserve naturelle de 500 kilomètres carrés. Zion, que ça s’appelle. Là bas, il y a la plus grosse communauté lycane au monde. Enfin, je dis ça, je ne sais pas exactement combien de lycans il y a ici, en Irlande. Les galwegians ont toujours pensés qu’ils étaient seuls au monde, exceptionnels. Ils ont juste le privilège d’y être libres comme un lion est libre dans un zoo. Comme un ours est libre à Zion.

Bref, à Zion, les tribues de lycans utilisent des mixtures à base d’opiacés qu’ils mélanges à la nourritures et qu’ils donnent à leurs gamins. Les premiers mois, les mioches sont complètement défoncés, leurs mères sont obligées de les forcer à téter le sein parce qu’ils oublient d’avoir faim et ne réclament pas de nourriture.

Mais leur cerveau sécrète des hormones qui pacifient radicalement leur comportement lors des pleines lunes. Vous pouvez être un humain bien gras et bien saignant marchant au milieu des loups-garous transformés un soir de pleine lune sans rien risquer. Normalement le cerveau subit des lésions de plus en plus importantes et irréversibles, mais comme ils sont atteint de lycanthropie, il se régénère avant que les cellules soient altérés irréversiblement. Ils sont dépendants, mais pas lésés.

Lorsque l’adolescence débarque, les lycans sont accoutumés depuis longtemps à la substance qui ne leur fait plus rien. Mais en utilisant la même nourriture avec laquelle leurs chères mamans la mélangeaient, le cerveau sécrète de nouveau ladite hormone. Il leur suffisait d’un bon gueuleton un soir de pleine lune pour rester doux comme des agneaux.


Oui, Kelly avait dit gueuleton. Parce que Kelly était une vilaine fille. Parce que Kelly entrait dans l'adolescence.

Moi, c’est différent, j’ai pas été conditionnée. Pour être sûre, ma maman m’enferme dans une pièce aménagé spécialement. C’est assez confortable. On connaît… Quelqu’un, qui a travaillé pour un laboratoire pharmaceutique. Il en est partit lorsqu’il a découvert que les médicaments sur lesquels il travaillait étaient testés sur des populations isolées d’Afrique noire, et maintenant il synthétise de la cocaïne à partir d’aspirines qu’il achète dans les villes alentours et qu’il mélange à d’autres produits.
Donc, vous voyez, j’ai pas à me plaindre.
” Conclu t-elle avec un sourire radieux.

Maintenant, les choses sérieuse devaient commencer.

A moi ! Donc :
Et vous, comment ça se passe ?

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Stasi
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Lun 11 Nov 2013 - 14:09

Stasi s’empara des cookies, du moins ce qu’il en restait et en mangea quelque miettes. Une chose était sur, il était bon mais ne contenait aucun opiacé ou autre substance. La psyché complexe de la jeune fille ne venait pas des gâteaux, et le doc commença à se demander si l’état n’était pas permanent, ou alors si l’adolescente ne jouait pas un jeu. Si la deuxième hypothèse était la bonne alors la jeune lycane méritait un oscar…

Encore une fois les réponses qu’elle lui donnaient était loin d’être clair ou concise, mais la doc commençait à s’habitué, il écouta une nouvelle fois avec une certaine attention. Car dans ces mots certaines choses le piquèrent au vif.

Ce que disait la jeune fille était loin d’être bête, et elle venait de lui mettre certaines idées en tête. Stasi n’avait jamais vraiment réfléchit à ce qu’il se passait dans le centre de recherche de la clinique. Après avoir était bannis de ce secteur, le russe c’était contenté d’exporter son laboratoire afin de continuer ses recherches tranquillement, sans vraiment se poser de questions. Il ne savait pas si elle le faisait exprès ou pas, mais la jeune femme venait de titiller une fibre que le lycan avait du mal à contrôler, et qui souvent l’avait emmener à sa perte, la curiosité. Aussi, même s’il ne releva pas ses paroles, elles eurent quand même un impact sur le Lycan qui décida de ce focalisé sur ces points une fois la discussion terminée…

L’histoire des lycans, de Zion était assez difficile à analyser. Assez tordu pour être vrai, comme pour être invraisemblable, difficile de lui apporter du crédit. Cependant l’utilisation de produit psycho-actif était plausible, l’histoire l’avait démontré depuis des décennies et bon nombres de tribus se servent de plantes dont les effets en sont pas encore expliqué d’un point de vue scientifique. Aussi Stasi décida de lui accorder le bénéfice du doute, et de croire en son histoire. Il se prépara donc à répondre à sa question.

« Tu ne t’es jamais demandé pourquoi dans cette ville il y avait une telle concentration de lycan, vampire et autre créature? On sait que nos espèces vivent depuis des siècles, il suffit de demander l’âge des vampires qui se promène ici pour en avoir la preuve. Pourtant le monde n’a jamais variant été au courant de notre existence, car nous étions suffisamment disséminé pour que cela finisse par ce savoir. Pourtant à Galway, la concentration est telle, que même les humains  sont au courant, cette clinique en est le parfait exemple, il y a carrément des ailes consacrées aux vampires et aux lycans! Alors pourquoi une telle concentration, pourquoi nous finissons tous ici? »

Le doc marqua une petite pause, les cookies avaient asséché sa bouche.

«C’est la première question que je me suis posé en arrivant ici, et je pense avoir un début de réponse. Les artefacts! Dans cette ville il y a des objets dont les capacités, les fonctions dépassent de loin ce que la science ou la biochimie peuvent réaliser. Si tu es bien renseigné, je suis sur que tu as entendu parler de la lance du commissaire général Andréa. Voila pourquoi je me suis désintéressé, de la recherche médicale pure, et que j’ai basé mes connaissances sur celles des objets dit « magique » afin d’en comprendre leurs fonctionnements et de pouvoir en reproduire certains effets. »

Le doc était devenu bien loquace, mais il fallait dire qu’il n’avait pu parler de ces projets à personne, alors pourquoi pas à une adolescente bizarre?

« J’ai trouvé des artefacts, capable de contrôler la métamorphose, de s’inféoder du cycle lunaire… Malheureusement ils m’ont été pris… »

Stasi n’en dirait pas plus, il estimait qu’il avait été suffisamment bavard.

« A mon tour, pourquoi tu t’intéresses à mes recherches? »

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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Ven 15 Nov 2013 - 19:42

Le docteur Tabaristan relâchait la Stasi.
Parfait.

Au fur et à mesure qu’il lui parlait, elle en apprenait un peu plus sur lui, ce qu’il savait, espérait, craignait. Et Kelly en était aux anges ; elle, boulimique de l’information, Gargantua du renseignement ; elle voulait tout savoir : sa chanson préférée, la couleur de son caleçon porte-bonheur, son obsession pour les pelles à tarte et jusqu’au nombre de cheveux dont il disposait.
Syllogomanie mentale.

Mais ce qu’il lui disait sur Glaway... Bien sûr qu’elle y avait pensé.
Quant aux artefacts, et bien… Disons qu’elle avait eut des rapports privilégiés avec la lance du commissaire. En tout bien tout honneur, évidemment.
En tout bien tout honneur.

Mais il n’avait pas pour autant perdu sa contenance, le médecin. Car voilà qu’il lui assénait, lui aussi, un cruel clifhanger. Quel était cet artefact dont il parlait ? Comment se l’était-il procuré ? Combien de ce genre en existait-il ?
Et surtout :
Qui était en sa possession ?

A mon tour, pourquoi tu t’intéresses à mes recherches ?

Il va falloir la jouer fine ma cocotte, perds pas tes objectifs de vue.

Et voilà ! On en revient toujours à l’ego.
Qu’est-ce qui vous fait croire que je m’intéressais à vos recherches ? Je ne m’intéresse pas à vos recherches ; je m’intéresse aux recherches de la clinique, et vous n’en faites plus partie. Vous voulez utiliser des artefacts surpuissant pour… Quoi déjà ? Vous guérir de la lycanthropie ? M’est avis qu’il s’agit là de l’équivalent d’un suicide. Cette ‘maladie’ - comme vous dite - vous définit à présent. Même en faisant abstraction de tout les avantages qu’elle vous apporte dans cette ville, et sans laquelle votre espérance de vie diminuera pour beaucoup, j’en mettrai ma main à couper que vous en êtes à présent à un point tel que vous ne voyez plus rien sinon sous le prisme de la lycanthropie.


Les gens ont besoin d’un mal qui les accable. Les gens ont besoin de savoir que, lorsqu’ils se lavent les dents le matin, une tumeur, un parasite, une dégénérescence liée aux radiations, grandit en eux. La vie n’est pas insipide, lorsque l’on croupit dans la souffrance ; se laver les dents en ayant un cancer, ce n’est pas un acte du quotidien, c’est un combat. Le malade imaginaire est mort sur scène ; le surhomme vit dedans. Molière, fantasme de la plèbe. Que resterait-il à Stasi sans cette malédiction ? C’est l’histoire de sa vie.
Conjuration vaut ablation.
Et les membres fantômes crient toujours.

Kelly se redressa sur son lit, son petit dos à moitié avalé par l’oreille massif, lui sortant des deux côtés comme des ailes d’ange obèse.

On est ce qui nous détruit, ou on détruit ce qu’on est.

Dixit Kelly, secouant le sachet en plastique au dessus de sa tête pour en extraire une ultime pincée de cookie.

Mais ce que vous dites à propos de Galway, de sa concentration en bestioles, c’est intéressant. J’avoue que je me suis rapidement posé la question à mon arrivée. Cela dit, je crois que vous prenez l'ésotérisme trop à coeur Stasi - je peux vous appeler Stasi ?.

Pourquoi les gens achètent les yaourts Danone™ au lieu de yaourts Voluptio™ ? Il y a une règle très simple en sociologie ; on ne l’a jamais énoncé parce que sinon la totalité du corps de recherche mettrait la clef sous la porte.
Cette règle, c’est que l’explication la plus simple est toujours la bonne.
L’explication la plus bête est toujours la bonne.
Si les gens achètent des yaourts Danone™, c’est parce que Danone™ a de l’argent, qu’elle dépense dans les publicités. Vous comprenez, avec tout le pognon que brasse l’entreprise, elle pourrait réduire le prix à un quart du prix actuel. Les yaourts Danone™ deviendraient les plus faciles à acheter. N’importe qui, partout. Tout le monde boufferait du Danone™. Mais ensuite, quand Voluptio™ fera une publicité sur ses yaourts, Danone™ sera en faillite.
Vous avez déjà goûté les yaourts Voluptio ? Oh la vache ils sont tellement bons ! Surtout ceux à la fraise !


En effet, les yaourts Voluptio™ étaient très bons.

Ce que je veux dire, c’est qu’un mec qui ne peut sortir que la nuit, qui doit se rendre chaque semaine dans un quartier pourri dont il ne sait pas s’il ressortira vivant juste pour qu’un étudiant en faculté de médecine lui vende des poches de sang de l’hosto dans lequel il fait son stage, qu’un mec qui a été renié par sa famille et qui a bouffé sa petite amie en pleine soirée film & glace parce qu’il avait ses cycles, qu’un mec comme ça, qui entend quelqu’un lui parler d’un monde meilleur où on peut joyeusement siroter des cocktails à base de sang de parfaits inconnus qui ne sont ni votre famille, ni votre petite amie, un monde idéal où toute créature de la nuit n’a plus à se cacher… Et bien, un mec comme ça ne prendra même pas une seconde pour réfléchir.

Il ne prendra pas une seconde pour réfléchir parce que l’explication la plus simple est toujours la bonne. Mais Kelly ne s’était jamais posé ces questions. La chose lui était apparut tellement naturelle.
Non, la demoiselle avait d’autres interrogations en tête.

Si vous voulez savoir pourquoi les monstres viennent à Galway, contactez des spécialistes en immigration, des types de ce genre.
Par contre, vous êtes parfaitement en droit de vous demander : pourquoi tout ce bordel ?


Oui, Kelly avait dit ‘bordel’, cette petite incorrigible.

Pourquoi cette ville est si mal géré ? Pourquoi pas de structure ailleurs digne de ce nom ? De protection pour les humains ? Pourquoi une absence quasi-totale de couverture médiatique ? Et surtout : pourquoi le droit international ne s’intéresse pas au cas si passionnant, si dérangeant, de Galway la Putride ?

Galway la flaque, Galway la pestiféré, Galway le collant filé, la tache la mayonnaise qu’on dissimule avec une écharpe.
Pourquoi tout le monde fermait toujours sa gueule ?

M’enfin, moi je dis ça, c’est pas comme si savoir tout ça allait vous aider à retrouver votre artefact. Le monde est fait d’opportunités, par seulement de questions.
Savoir pourquoi cet égout à ciel ouvert regorge de monstres est une question.
Savoir comment faire pour guérir d’une maladie à l’aide d’un objet que l’on ne possède pas est une question.
Que quelqu’un aille récupérer cet objet contre un service est une opportunité.

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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Lun 18 Nov 2013 - 17:12

Surréels, voila comment le doc vivait cette scène. De toute façon il n’y avait pas d’autre mot qui qualifierait mieux ce qu’il se passait. un médecin russe, à moitié nu discutant avec une jeune fille, alité après une attaque, tout deux étant des lycanthropes, et parlant tranquillement de Galway et de son contexte géopolitique… Oui même si le doc radotait, il avait vraiment l’impression de vivre une scène irréelle.

Maintenant la jeune fille discutait comme une adulte, ses arguments ses propos, tout donnait l’immersion d’une discussion mature, ormes les exemples utilisé axé sur ses yaourts préférés. Stasi ne pouvait s’empêcher de sourire, il fallait dire que la situation était certes improbable, mais finalement et en y réfléchissant il avait vécu pire depuis son arrivé à Galway.

« L’immigration… Je ne pense pas que ton raisonnement soit juste, l’immigration pourrait être un facteur à prendre en compte si la population de créature touchait toute l’Irlande, mais la juste une petite ville dans le sud-ouest… non je pense qu’il y a d’autres facteurs que ceux que tu cites. Je maintiens que la cause de cette population anormale n’est pas du a un facteur scientifique dit normal. Par contre pour ce qui est de la couverture médiatique effectivement c’est étrange… »

Il s’adossa contre le mur.

« Pour ce qui est des artefacts, je n’ai pas besoin d’y croire, j’ai juste assisté à l’utilisation de certains, et même si j’ai perdu celui qui m’intéressait, cela importe peu, avant d’être exclu du programme recherche j’ai eu le temps de faire quelques trouvailles intéressantes… »

Le russe sourit alors qu’il pensait à son projet qui avançait, à son hangar qui était maintenant devenu un véritable petit labo clandestin, et son projet principal qui avançait et donnait des résultats prometteurs.

« Mais dit moi ce n’est pas à toi de me poser une question? »

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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Mer 20 Nov 2013 - 16:20

Et le lycan de prêcher pour la magie. Elle savait l’attitude de l’individu ; atypique, surtout pour un médecin. Après tout, combien d’entre eux gardent des lames en argent sur eux pendant leur service ? Mais elle ne s’était pas imaginée un tel attrait pour le paranormal, et surtout une telle hâte à se confier aux explications qui relevaient du mystérieux. Cela dit, elle enregistrait son discours, il pourrait lui être utile et n’était pas à négliger. En effet, bien qu’un peu candide, le docteur Tabaristan - elle en était convaincue - n’était pas homme à fonder des hypothèses avec autant de vigueur sur la simple base des apparences. Elle n’en n’était pas moins d’un avis contraire quant à la cause de immigration galwegiane, mais elle pensait à présent qu’il devait avoir eut plus que de simples contacts avec un unique artefact.
Oui, Kelly soupçonnait Stasi d’en savoir beaucoup plus qu’il ne voulait bien le dire sur la question.

Un peu que c’est étrange ! Mais bon : je suis pas du même avis, et j’ai mes raisons. J’ai bien l’intention d’en avoir les preuves, mais pour l’instant je peux que m’contenter de théories.

Une théorie dont elle n’avait pas envie de faire part au lycan dans l’immédiat. Non pas que le débat aurait été inintéressant, mais la demoiselle avait des idées en tête. Contrairement au docteur, qui cherchait encore des pistes sur le comportement de sa vis-à-vis, elle, avait des résultats à tirer de cette discussion.
Et elle n’avait pas l’intention de s’en écarter.
Quel chien laisse un os pour une discussion métaphysique ?

Donc, si je comprends bien, ce que vous dites, c’est :
Il y a des objets extrêmement puissants dans cette ville, et la plupart d’entre eux sont potentiellement aux mains de types comme le commissaire ?
Pourquoi est-ce que j’ai l’impression que beaucoup de choses ne vont pas du tout ici ?


Sans doute parce qu’elle y habitait.
Galway était une sorte d’enfer aigre-doux ; dans cette métaphore, Kelly était un Mon Chéri à l’essence.
Le cœur savoureux d’une Pistache, s’arracher les ongles, tout ça pour ça.
Elle dépouillerait le pouvoir de la tyrannie d’une main, en détruirait le monde de l’autre.

- Mais dit moi ce n’est pas à toi de me poser une question ?
- Ouiii ! D’ailleurs, ça tombe bien, j’en avait justement une en tête :
Admettons que quelqu’un tombe par le plus grand des hasards sur un de ces puissants artefacts qui pourraient vous être si utiles…
Contre quoi seriez-vous prêt à l’échanger ?


Et bien sûr, Kelly avait des goûts autrement plus luxueux que des pogs.

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Dernière édition par Kelly le Ven 22 Nov 2013 - 18:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Jeu 21 Nov 2013 - 22:22

La conversation avait beau être étrange, le doc y prenait un certains plaisir il devait bien l'admettre. Peut être parce que finalement, depuis qu'il était dans cette ville, il avait vécu bien des aventures, mais jamais il n'avait eu l'occasion d'en discuter, d'avoir une conversation construite, logique, terre à terre sur des sujet qui justement ne l'étaient pas du tout.

Même s'il devait bien l'admettre il n'aurait jamais pensé avoir ce genre de conversation avec une jeune fille dans son hôpital.

"Nous avons donc chacun nos théories, il ne reste plus qu'à savoir qui de nous deux a raison..."

Le doc rigola, s'imaginant faire une course de savoir sur l'origine de la population de la ville avec une jeune fille qui devait avoir même pas 16 ans.

"Pour ce qui est de la ville, tu trouve que quelque chose cloche? Rien que notre présente prouve que quelque chose ne va pas, moi un lycanthrope, tueur d'humain les soirs de pleine lune, médecin urgentiste le reste du mois... Toi une adolescente lycane, qui tourne autour de cette clinique en recherche d'information sur une section de recherche aussi secrète qu'étrange, alitée ici alors qu'elle n'a jamais eu aucun problème de santé... Oui tout dans cette ville cloche, allant jusqu'à notre présence, voire même notre conversation..."

Le doc rendit le petit sac qui contenait les biscuit à la jeune fille. La dernière question qu'elle venait de lui poser lui fit esquisser un petit sourire.

"Voila une question des plus étranges, mais des plus intéressantes... Je ne pense pas que les cookies t'intéressent, même s'il semblent à ton gout... Pour te répondre franchement, je ne sais pas tout dépendra de l'objet que l'on me propose... Je peux proposer bien des choses, mes services, de l'argent, mais jamais contre une vie."

Le doc fixa la jeune fille.

"A mon tour, et toi, que pourrais-tu offrir contre des réponses à certaines de tes questions, comme par exemple voir de tes propres yeux un de mes jouets, un de ces fameux artefacts auxquels j'accorde tant d'importance en action?"

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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Ven 22 Nov 2013 - 19:15

De là où elle était, la conversation avait l’air de devenir sacrément intéressante. Mais la remarque du docteur n’en était pas moins vraie. Intéressante, et surréaliste. Recette souvent propre à l’innovation ; à l’aventure souvent, à l’action invariablement.
Mais Kelly ne trouvait pas la situation des plus décalées. Elle savait tout le folklore qu’on accordait à l’extraordinaire. Il rimait maintenant avec merveilleux. Pourtant, son quotidien en était presque l’essence. Il fallait concéder à sa vie des bigarrures hors du commun. Et même si la capitale de la monstruosité brûlait de mille improbabilités, on trouvait parfois, bien cachés, certains avatars grotesques et quelques peu anarchiques virevolter comme des pierres de cathédrales dans une tempête.
Elle, pourtant, tenait plus de la tempête que de la cathédrale.

Néanmoins, le docteur avait décidé de pinailler. Homme de science, homme sans risque. Pourtant le saint art nécessitait de nombreux sauts de foi. Elle ne lui en voulait pas. Elle savait qu’elle n’avait pas la tête de l’emploi. L’emploi de confidente ; jeune, lycane, inconnue, étrange, très étrange, peut être mêlée à des activités très louches. Elle avait décidé d’appuyer sur ce qui pourrait très bien être un point faible du lycan : la culpabilité.

Il cherchait un remède ? Soit. Mais pourquoi ?
De la médecine, il versait dans la magie ; de la maladie, verserait-il dans la malédiction ? Il persistait à lui donner des airs d’affectations, de pathologie. Pourquoi ?
Combien d’horreurs voulait-il écarter de sont esprit ?
Combien de morts avait-il sur la conscience ?
Ces questions n’étaient, au fond, pas très importantes. Elle verrait bien. Si ça faisait mal. Elle le verrait bien.

S’il haïssait le monstre qu’il était.
Docteur Tabaristan et mister Stasi.
S’il fuyait des cauchemars.

- [...] jamais contre une vie.
- Han ! C’est tellement excitant, toute cette tension en vous !
Des principes. Des valeurs morales de vie qui vous guident à travers la souffrance autant qu’elles en sont la cause. Là où les autres assument leur appétit bestial, vous vous en fustigez, vous cherchez un remède.


Vous être le loup qui pleure la viande qu’il déchire. Parce que parmi tout ceux qui hurlent à la lune, un seul le fait par tristesse, par désespoir.
C’est vous.
Stasi Tabaristan.

Combien de morts Stasi ?
Je crois que je commence à vous comprendre. Vous, à premier abord si ambigu. J’entends bien :
Il y a l’homme. Il est là, à recoudre des plaies, mettre du baume, des onguents, il panse les maux des autres. Il s'adonne aux siens.
Il soigne des blessés, des mourants. Il se demande si l’un d’eux est là à cause de lui.
Il y a le monstre qui se moque de lui. C’est une sorte d’adolescent, c’est un peu son bosquet paganiste personnel.
L’homme tente de stopper une hémorragie par morsure. Sa main est ferme. Et il voit tout le monde autour de lui, tellement innocent, toutes ces braves gens qui font leur devoir et rien d’autre. Ils ont un travail et un salaire.
Mais pas lui.
Pas vous.
Vous, votre salaire, c’est la peur qu’un de vos patients n’hurle en vous voyant à son réveil, que l’un d’eux ne vous reconnaisse pour l’avoir écharpé une mauvaise nuit.


Chaque patient qui survivait était un mort d’effacé dans la conscience du pauvre homme-lycan. Kelly trouvait ça tellement romanesque. Tellement digne d’être amélioré.
Oui, elle voulait améliorer cette dramaturgie, sublimer encore plus cette douleur. Pour sûr, il ne serait pas d’accord. Mais le scénario était trop beau pour être ignoré :
Stasi, un lycanthrope sanguinaire, fuyant sa propre malédiction, participe sans le vouloir au projet monstrueux d’une jeune super vilaine ; sa désillusion causera sa perte.

La Pistache en était déjà toute exaltée. A quel point la transformation serait radicale !

Mais ce n’est pas de vous que vous doutez le plus en ce moment, c’est de moi, n'est-ce pas ?
Alors, qu’est ce que je pourrai dire ? Vous me croyez capable de faire du mal à des gens ? Vous croyez que je travail pour de mauvaises personnes ? Commencez par vous demander de qui vous recevez vos chèques. Il se pourrait bien que vous ne culpabilisiez d’avoir un toit sur la tête.

Moi, je ne suis qu’un drôle d’oiseau. Lycan peut être, mais je ne mords pas. Le monde entier gagnerait énormément à ce que les choses changent. Nous avons le pouvoir de faire changer les choses. De lever le voile sur un certain nombre de vérités, d’obliger des individus peu scrupuleux à rendre un pouvoir dont ils font un usage tyrannique.

Moi, je ne suis qu’une petite fille qui s’amuse. Et je m’amuserai beaucoup à ce que tout ces gens payent. A ce que cette petite partie du peuple qui profite encore du marché des créatures de la nuits récolte les graines qu’elle a semé.
Un jour, je vous ferai voir le monde tel que je le vois.


Un jour, Kelly serait Neron.

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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Lun 25 Nov 2013 - 18:50

Le doc se mit à rigoler au moment ou la jeune fille faisait une analyse assez poussé de son psyché. Quand il disait que la conversation était surréaliste...Non il ne se moquait pas, c'est juste que c'était la première fois qu'on l'analysait de la sorte, et c'était une lycane ressemblant à une adolescente qui s'adonnait à cet exercice.

"C'est quand même amusant que ce soit toi, une de mes patiente qui se lance dans ce genre d'analyse. Difficile de te contredire cependant, un médecin lycan, c'est assez contradictoire. Mais non je ne crains pas qu'un patient me reconnaisse, entre ma bête et moi il n'y a pas vraiment de points commun, une histoire de pilosité..."

Le doc passa sa main sur son visage, comme pour illustrer ses propos.

"Plus sérieusement on pourrait prendre ça pour une certaine sorte de culpabilité en y réfléchissant bien... Un peu comme si je m'évertuait à réparer ce que ma bête cassait... Ce sont des principes bizarres, certes, mais j'avoue que je n'y ai jamais réfléchis... Il faut dire que je n'ai pas le temps de m'analyser moi même, trop de chose à faire."

Le doc marqua une pause, son regard fuyant, l'air pensif avant de reprendre.

"Toi par contre tu as l'air assez... rageuse... Il semblerait que malgré ton humour et ta légèreté, malgré ton apparence enfantine, tes propos sont assez extrêmes. Tu sais que tu fais froid dans le dos?"

Le doc sourit. Cette gamine était certes étrange, certes ses propos était surréels et son instinct lui disait de l'éviter le plus possible, malgré ça le doc appréciait la conversation, et même le personnage, qu'il trouvait amusant. Au point de peut être prendre des risques.

"Ecoute si un jour ta curiosité sur mes hypothèses est suffisamment importante je te propose de me contacter, je suis certains que tu sais déjà comment me joindre, je te montrerais quelques unes de mes découvertes, vu que tu sembles aimer t'amuser, je t'assure un sacré divertissement..."

Stasi rigola de nouveau.

"Par contre je te conseille de ne pas t'éterniser ici, les médecins ou les infirmiers du coin ne sont pas si bête, quand il verront que tes analyses montrent que tu es en parfaite santé, vu le remue-ménage qu'il y a eu ici, tu risque d'être embêté d'ici peu..."

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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Ven 29 Nov 2013 - 20:47

C’était drôle, cet argument, celui du temps.
Les gens disaient : je n’ai pas le temps. Désolé je suis pressé, je peux pas, le temps me manque, le temps c’est de l’argent.
A vot’ bon coeur, ma p’tite dame ! Plus le temps pour ces conneries.
Pourtant, le temps était, au contraire, tout ce dont disposait l’être humain. La seule chose qui lui était propre. Le temps, c’était ce qui séparait l’homme du singe, le cadre dynamique de l’autiste. Le temps était la seule raison pour laquelle la civilisation était civilisation et c’était la seule corne d’abondance certifiée sur Terre.
Ça, et les emmerdes.

Quand un médecin, en tenue de patient, goûtait aux cookies d’une gamine et discutait avec elle de gemmes magiques et de lycanthropie, il manquait peut être de nombreuses choses - de vrais amis, d’appui, de ressources - mais pas de temps.
En règle général, ceux qui avaient beaucoup de choses à faire chargeaient leur emploi du temps. Voilà ce qui séparait l’homme de l’animal, qui l’inféodait de l’hibernation, du coma annuel organisé. C’était le fait de pouvoir couper assez de bois, de récolter assez de froments pour passer l’hiver au chaud et repu, pour ne pas se mourir dans un terrier. Allié de l’homme. Quelqu’un qui n’avait de temps pour rien, il l’avait justement pour lui.

Toi par contre tu as l'air assez... rageuse... Il semblerait que malgré ton humour et ta légèreté, malgré ton apparence enfantine, tes propos sont assez extrêmes. Tu sais que tu fais froid dans le dos ?

*Rageuse ? Drôle de choix de mots.*

Il vaut mieux avoir froid dans le dos qu’être définitivement refroidit. Je ne vous fais peur que pour vous aider. Vous vous engoncez, Stasi. On dirait que les épreuves de la vie vous ankylosent. L’anesthésie des sens est fatale dans cet environnement.
- Écoute si un jour ta curiosité sur mes hypothèses est suffisamment importante je te propose de me contacter, je suis certains que tu sais déjà comment me joindre, je te montrerais quelques unes de mes découvertes, vu que tu sembles aimer t'amuser, je t'assure un sacré divertissement…


La Pistache avait écarquillé les yeux comme seul un poisson savait le faire. Méthode ancestrale. Elle avait aussi la bouche bée, plus béante encore que si elle avait été provoqué par un bâillement dopé à la Thorazine.

De vrai de vrai ?

Et elle trépignait, aussi. Beaucoup.
De genre, 6 sur l’échelle de Richter.

Le docteur Tabaristan dût se rendre compte du risque que les spécialistes de l’hypertension ne débarquent avec des pilules contre les crises d’épilepsie pour mammouths, car il décida de calmer le jeu.

- Par contre je te conseille de ne pas t'éterniser ici, les médecins ou les infirmiers du coin ne sont pas si bête, quand il verront que tes analyses montrent que tu es en parfaite santé, vu le remue-ménage qu'il y a eu ici, tu risque d'être embêté d'ici peu…
- Allez voir un de vos employés et demandez leur où est passée la gamine qui a été déposée dans cette chambre. On vous a vu rentrer dans cette pièce, ma disparition juste après jetterait le soupçon sur vous. A votre retour, je serai partie.


Elle se leva et rassembla ses affaires.
Elle savait comment contacter Stasi.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Chambres dans l'aile 2   Lun 2 Déc 2013 - 17:52

Une nouvelle fois la jeune fille lui tint un discours assez complexe, mais dont l'argumentaire était assez logique et construit. Encore une fois le doc sourit, il finit par admettre qu'il prenait un certains plaisir à discuter avec elle, une discussion qu'il s'était interdis d'avoir depuis bien longtemps.

Aussi même s'il ne l'admit pas tout de suite mettre un terme à la discussion ne lui fit pas franchement plaisir, mais le doc savait que depuis ce qu'il c'était passé à la clinique, chaque patient jugeait suspect serait la cible d'interrogations et d'enquête. Et pour être suspect, l'adolescente l'était! Il savait également que cette histoire remonterait aux principaux actionnaires de la clinique, et ce genre d'individus était à éviter.

Il sourit alors qu'elle montra un certains enthousiaste à son idée de lui montrer ces trouvailles, Il était clair que ce n'était pas raisonnable, montrer son laboratoire secret à une adolescente lycane inconnue, qui semblait en savoir beaucoup sur la clinique et dont la stabilité psychologique était discutable, mais on était à Galway, et le doc avait vu pire. Enfin s'il ne partageait pas ses découvertes avec elle, avec qui il le ferait? Le doc ne pensait pas que l'adolescente puisse lui nuire, cela ne semblait pas être son intention.

Alors qu'elle quittait le lieu le doc sourit.

"Je pense que je peux te dire à bientôt, car je suis sur que nous nous reverrons dans pas si longtemps que ça."


Une fois la chambre vidée, Stasi décida de retourner dans la sienne, il était encore sous le coup de l'attaque, et même si le lycan régénérait vite, un peu de repos ne lui ferait pas de mal bien au contraire.

Spoiler:
 

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