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 Le port

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MessageSujet: Le port   Mer 5 Oct 2011 - 21:02



Que vous partiez d'autres horizons ou que vous rentriez au bercail, le port est un lieu de prédilection pour les vieux loups de mer ou ceux souhaitant voyager dans la clandestinité et la noirceur des soutes pour des raisons qui leurs sont propres.

La partie se situant plus à l'Est accueille les bateaux de pêche et de commerce, tandis que la partie la plus à l'Ouest fait office de port de plaisance pour débarquer les touristes en croisière ou bien amarrer la flottille des riches propriétaires dans une petite marina privée...


Précédemment, au port...
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MessageSujet: Re: Le port   Mer 1 Fév 2012 - 21:03

Merindar DamedariusEnfin la terre ! Merindar détestait les voyages en mer, en fait ces voyages le rendaient toujours malade. Peu importe les médicaments, il finissait pratiquement une fois par jour au-dessus de la cuvette des toilettes de sa cabine.

Une fois sur le sol de Galway, il prit le temps de se reprendre, retrouvant son élégance habituelle, seul un teint cireux pouvait désormais démontrer la difficulté d'un tel voyage. Il était venu avec le strict nécessaire, quelques vêtements pour tenir la semaine, un carnet, un stylo et sa canne. Il faisait nuit et l'hydromancien admirait la lune sur la mer. À moitié pleine, elle laissait un joli reflet argenté sur l'eau noire. Maintenant qu'il était ici, qu'allait-il faire ? Il était parti sur un coup de tête, tout ça à cause d'une phrase lâchée au détour d'une conversation avec un indic' qui, bien que sympathique, était, comme tous les indics', peu fiable. Surement rejoindre la police, après tout mener l'enquête c'était toute sa vie et quelque chose lui disait qu'il pourrait mieux protéger les gens du coin que ceux de Paris, en plus on ne le traiterait pas de cinglé parce qu'il parle de vampirisme ou de lycanthropie. Enfin... Tout ceci marcherai si et seulement si ce qu'avait dit l'indic' au sujet de Galway était vrai. Dans tous les cas, il était temps de prendre ses cliques et ses claques et de trouver un endroit ou dormir. Levant la moitié de la valise roulante, il fit demi-tour, prenant la direction de la route. Sur le chemin, il repéra une jeune femme.

Cette personne était de toute beauté, le genre de femme que l'on ne voit que sur certains tableaux, le teint pâle cheveux bruns, des lèvres écarlates et pulpeuse. Ces femmes qui font fantasmer les adolescent il y en avait une ici a Galway. Elle aurait pu paraitre tout à fait normale si elle ne portait pas de vêtements tout droit sorti du XIXe. Décidément, première personne en vue pour Merindar et il la trouve bien étrange. Cela dit, il n'a rien à dire, lui porte une canne d'apparat au beau milieu du XXIe siècle. Il s'arrête, allume une cigarette, puis se rapproche avec tout son barda de la jolie dame :

« Bonsoir, excusez-moi de vous déranger, je cherche un hôtel, vous sauriez où je peux en trouver un ? »
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MessageSujet: Re: Le port   Jeu 2 Fév 2012 - 17:29

RavenAujourd'hui, pour ne pas sortir de l'ordinaire, elle avait enfilé une robe noire, lacée sur le devant -dévoilant des pans de sa poitrine à l'opale d'albâtre - continuant sur une ribambelle de dentelles et le bas, faisant comme des vagues de tissu retroussé. Son éternel collier à diamants et des escarpins avec des talons de 10cm complétaient le tout.

C'était une soirée plus ou moins normale, où Raven passa la majorité du temps à se trouver de la nourriture et qui, pour finir avait aboutit à deux cadavres de plus au compteur. Elle avait cessé de compter au 100e il y a de ça... 600 ans ? Pff... 600 piges déjà ! Elle se faisait vieille ! Ou du moins, l'eut-elle pensé. Errant ci et là, elle se retrouva sans s'en rendre compte au port. Faisant tournoyer son ombrelle dans sa main, elle admirait la lune faisant aller et venir les vagues. Elle était vraiment absorbé par cet astre, le seul qu'elle pouvait voir, au risque de se faire brûler vive.

Entendant les pas à côté d'elle - enfin à quelques centaines de mètre plutôt - elle remarqua un homme - un humain à l'odeur - semblant plus qu'heureux de se trouver sur la terre ferme, à la limite de se jeter par terre pour embrasser le sol de contentement. Une chose était certaine, lui, il n'aimait pas les voyages en mer. Mettant sa main devant la bouche, elle cacha un sourire et le regarda s'approcher d'elle, une cigarette à la main.

Des renseignements ? Elle fit une mine boudeuse, dommage, elle n'aurait pas droit à un casse croûte.

- "Mais bien sûr mon bon monsieur. Suivez-moi, je vous y amène..."

Elle eut un beau sourire dévoilant ses canines tout en le regardant.
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MessageSujet: Re: Le port   Jeu 2 Fév 2012 - 18:13

Merindar DamedariusDes canines... Merindar eu un très léger mouvement de recul. Ce n'était pas de la peur ou de la crainte. C'était de la surprise. Savoir qu'on risque de croiser des vampires et en croiser un sont deux sensations bien différentes et l'hydromancien n'était pas préparé à la seconde. Cela dit, c'était un français et les frenchies ont pour réputation d'être de beaux parleurs, alors autant être fidèle à l'image nationale.

- Veuillez m'excusez mademoiselle, bien que votre dentition soit surprenante au premier abord, elle ne fait que ressortir ce magnifique sourire qui fait pâlir cet astre d'envie, fit il en désignant la Lune d'un ample geste de bras.

Se faisant, quelques remous s'était fait dans l'eau, réagissant en écho aux gestes de l'hydromancien. La femme ne se montrait pas agressive et si Merindar devait servir de casse-croute, il imaginait que la demoiselle ne se serait pas contentée de paroles inutiles après tout, si toutes les légendes sont vraies, l'homme n'avait aucune chance de se sortir indemne d'un affrontement. Non, mieux valait faire en sorte d'aller dans le sens du vampire pour trouver un hôtel adéquat et essayer de rester en vie l'espace d'une nuit.

-Ce serait très volontiers que j'accepterai votre compagnie jusqu'à un hôtel.

Sur ces mots il lâcha un sourire poli, puis tira sur sa cigarette avant de l'écraser sous sa chaussure pour ne pas accommoder la dame alors qu'il lui offrait son bras libre. Il prit un instant pour observer cette jolie plante plus en détail. Pas de doute s'il ne s'agissait pas là d'un prédateur il l'aurait trouvé tout à fait à son goût. Cependant, bien que plutôt assuré de son sort, quelque chose le titillait, croiser un vampire de nuit et non de jour n'avait rien de surprenant, mais de quoi se nourrissait-il ? D'animaux ? Il avait peine à le croire, ça c'était bon pour les bouquins à l'eau de rose dont les gamines raffolent. Non, selon toute logique la femme s'était ou devait se nourrir à l'aide de sang humain. Merindar n'avait pas l'odorat assez fin pour sentir l'odeur du sang ou non. Mais la pensée qu'il était surement en train de se faire accompagner par un meurtrier lui fit froncer les sourcils, il n'aimait pas du tout cette sensation. Ressortant de ses songes aussi vite qu'il y était entré il continua :

-Après vous, mademoiselle.

Dieu que tu es cruel avec les hommes, pourquoi les plus belles femmes sont souvent les plus dangereuses ?
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MessageSujet: Re: Le port   Jeu 2 Fév 2012 - 21:08

RavenElle rigola d'un magnifique contralto ronronnant, regardant le jeune homme tout en se mordillant la lèvre inférieur. Elle reconnaissait là la drague de son pays natale, sa France à elle qui avait bien changée en 600 ans. Mentalement elle revit tous les stades de son évolution, le moyen-âge, la Renaissance, le XVIIe, le siècle des Lumières, la révolution industrielle et maintenant, une France avec énormément d'agglomérations... Elle n'aimait pas cette tournure mais, c'était sa France... Donc elle faisait avec ! Elle le regarda deux seconde puis s'attela à la tâche.

- "Vil flatteur ! La drague française ne marche pas, sur les Françaises. dit-elle en souriant de ses belles dents - surtout de ses canines. Néanmoins, merci du compliment, il me va droit au coeur..."

Intérieurement elle éclata de rire en disant cela. Son coeur ? Ca faisait longtemps qu'il ne battait plus, donc, en quelques sortes, qu'elle n'en avait plus. Cela ne lui empêchait pourtant pas d'être attentionnée quand elle le voulait. C'était un caractère vachement capricieux mais, c'était son caractère et un point c'est tout. Après six siècles, elle pouvait se le permettre, elle s'ennuyait tellement... Elle soupira puis, posa distraitement une oreille sur la conversation que lui tenait l'humain. Parfait. De plus, il avait enfin écrasé sa clope. Elle détestait ces merdes bourrées crasses ! Ca donnait un mauvais goût à la nourriture et elle, elle s’efforçait de trouver des non-fumeurs. C'était de moins en moins courant mais elle ne désespérait pas. Émergeant de ses pensées elle attrapa le bras de l'inconnu, faisant tourner son ombrelle posée sur son épaule à l'aide de sa main.
L'un des seuls bruits qu'on entendait ce soir là - hormis les vagues frappant les côtes - c'était ses talons. Ils martelaient le sol à chaque pas gracieux qu'elle faisait, suspendue au bras du monsieur. Elle ne regardait pas trop son visage, les barbus n'étaient pas son style mais, par contre, son corps était puissant, bien musclé et entretenu avec soin.

- "Alors, que devient notre chère France ? Toujours aussi métropolitaine ? Cela fait une bonne vingtaine d'années que je n'y ai pas mis les pieds !"

Oui, 20 ans fois dix... Elle n'avait vu que des images ou des reportages sur la France, elle n'y avait plus mis les pieds depuis le début des années 1800. Il fallait dire qu'elle se donnait ici, la peine de cacher sa véritable nature. Si jamais elle devenait lasse de tout ça, et Dieu seul sait qu'elle l'est très rapidement, elle enverrait son petit jeu de comédie valdinguer et s'en ficherait comme d'une guigne !

- "Alors mon bon monsieur, quel genre d'hôtel préfèreriez-vous ?"
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MessageSujet: Re: Le port   Jeu 2 Fév 2012 - 22:20

Merindar DamedariusDroit au coeur... Ben voyons ! Merindar laissa échapper un léger rire amusé. Cette femme voulait cacher sa nature c'était tout à son honneur, mais elle oubliait plusieurs détails. La première, une femme lambda ne se serait pas promenée de nuit au port dans une tenue la mettant autant en valeur, la deuxième s'était ces canines sur-dimensionnées. Et bien soit, jouons le jeu ! Tant que ça lui permettait de ne pas finir vider de son sang l'homme était prêt à jouer la comédie toute la soirée.

- C'est vrai qu'elle n'atteint pas les Françaises, c'est pourquoi les Français préfèrent les étrangères.

Il rit de bon coeur à cette plaisanterie, le vampire avait attrapé son bras et ils se mirent en route. De loin on aurait pu dire qu'il s'agissait de deux tourtereaux s'il ne s'agissait pas pour Merindar d'un jeu macabre. L'hydromancien, bien que retissant à l'idée qu'il avait sans doute une meurtrière accrochée au bras, prenait plaisir à ce petit jeu. Les pas du couple étaient ponctués du bruit des talons de la femme heurtant le sol. L'ex-policier, lui, tenait sa canne d'une main, prenant soin à ce qu'elle ne touche pas le sol, non pas qu'en sois cela le dérangeait, mais d'une ce n'était pas l'usage, de deux si la femme décidait malgré tout qu'elle avait un petit creux Merindar préférait être près à dégainer son katana. Tout en marchant la femme lui demanda des nouvelles de la France. Vingt ans ? Vingt ans à résumer ça fait long, mais la question étant posée, il ne pouvait qu'y répondre :

- Les vingt dernières années, hein ? Nous remontons en 1990 donc. Et bien en 1991, Edith Cresson est devenue Premier Ministre, le 2 avril 1992 elle démissionne et est remplacée par Pierre Bérégovoy. Le 20 septembre de la même année, un référendum passe concernant l'approbation du traité de Maastricht. En 93 la droite gagne aux élections législatives et le 29 mars, Edouard Balladur est nommé Premier Ministre, Charles Pasqua arrive au ministère de l'intérieur. Le premier mai Pierre Bérégovoy est retrouvé mort. Les autorités parlent de suicide, mais l'affaire est, encore aujourd'hui, douteuse. En 1995 Jacques Chirac gagne les présidentielles et nomme Alain Juppé premier ministre. En 1997 le président décide de dissoudre l'Assemblée Nationale, la gauche pluriel remporte les élections et Lionel Jospin est nommé premier ministre. En 1998 une réforme normalise le temps de travail à 35 heures par semaines et on gagne la coupe du monde de football. L'année 99 elle est ponctuée de catastrophe, incendie dans le tunnel du Mont-Blanc, naufrage d'Erika... Tout est calme jusqu'en 2001 où suite au 11 septembre, la France adopte une politique sécuritaire. En 2002 Jacques Chirac est réélu et Raffarin passe premier ministre, la durée d'un mandat présidentiel passe alors de sept ans à cinq ans... Pardonnez-moi... C'est assommant.

Il se permit un léger rire.

- Le genre d'hôtel ? Un endroit avec un lit simple fera amplement l'affaire.

Voilà une façon simple et élégante de rappeler à la femme qu'il n'est pas le dîner de ce soir.

- Et vous ? Vingt ans ça fait long, notre France ne vous manque pas trop ?
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MessageSujet: Re: Le port   Ven 3 Fév 2012 - 14:52

RavenElle se demandait si il avait compris qu'elle était une vampire. C'aurait pas été marrant si il l'avait démasquée aussi rapidement. D'un côté, avec ses jolies canines, c'était pas chose aisée... Toujours accrochée à son bras, elle l'écoutait parler sur le fait que les Français préféraient les étrangère, car les Françaises étaient insensibles aux charmes des mâles de leur pays. Toujours d'une moue boudeuse elle lui répondit.

- "Mais si nous sommes insensibles, c'est parce que vous ne cessez de nous servir les mêmes choses pardi ! Vous n'avez qu'à essayer d'autres choses, très cher."

Toujours souriante, elle lui donna un léger coup d'épaule, essayant de ne pas laisser transparaître sa force. Elle le taquinait et ça se laissait transparaître sur son visage. Raffermissant sa prise sur l'homme elle l'écoutait parler de son pays, de ce qu'il s'était passé à propos d'hommes politiques, de réformes et de trucs encore plus barbants qu'une soirée sans animation. Elle détestait la politique et c'était pas prêt de changer. Encore, au temps de Louis XIV elle préférait s'amuser à batifoler dans les jardins de Versailles, le soir, plutôt que d'écouter les hommes discuter de guerres ou de réformes. Faisant un mouvement oisif avec sa main, elle lâcha un soupir désintéressé.

- "C'est bien gentil de m'expliquer tout ça, mais j'ai horreur de la politique. Non, moi je parlais de plutôt des édifices, des gens... Leur comportement, dirons-nous."

Elle continua de fixer la lune tout en se demandant quel type d'homme il pouvait être. Etait-il résistant ? Se laisserait-il faire ? Ou bien encore, était-il un de ces fanatiques qui aimaient qu'on les mordes ? Manquerait plus qu'il soit comme ces gamines qui fantasment sur les vampires... Elle secoua la tête et ramena son attention sur l'humain. Trop penser était mauvais, surtout que là il parlait de lit, sûrement pour sa chambre d’hôtel. Elle se demandait où elle allait l'emmener. C'est-à-dire qu'elle ne connaissait pas le budget du Français et qu'elle ne voulait pas lui soutirer de l'argent - non, c'était plutôt un autre liquide, plutôt rouge... Se faisant elle lui posa la question.

- "Pas de problèmes. Par soucis vis-à-vis de votre portefeuille, je me demandais quel budget aviez-vous. Peu, moyen ou beaucoup ? Si pas des masses, direction l'Eventreur, moyennement, le Bloody et si beaucoup, l'Hôtel des Catacombes. Alors ?"

Patiemment et souriante, elle attendit sa réponse.
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MessageSujet: Re: Le port   Ven 3 Fév 2012 - 18:08

Merindar DamedariusSon porte feuille ? Ben voyons, Merindar n’était pas dupe et a un moment donné il allait bien falloir aborder le sujet qui fâche : le sang. Tout en continuant sa marche et écoutant la femme d’une oreille discrète, il se demandait comment il allait pouvoir se tirer de ce mauvais pas. Aborder les rues seules était une mauvaise idée. Il était nouveau en ville et donc personne ne s’inquièterai de sa disparition, de fait la meilleure des choses à faire était de se laisser mener par un prédateur, au moins le temps d’arriver dans un endroit sure ou il pourrait tenter de lui fausser compagnie. Bref, il lui fallait une idée.

- Je pourrai vous offrir ce qu’aucun français ne vous offrira jamais ! Une place pour aller voir l’Angleterre dans son prochain match de rugby, mais ce n’est pas votre truc, vous préférez les choses plus saignante.

Il dit ceci d’une façon détachée, l’air toujours aussi impénétrable tout en se laissant guider par la femme. Il prenait le temps de regarder autour de lui, bientôt ils auraient quitté le quartier du port, l’hôtel ne devait plus être très loin. Le « bloody » était le seul nom qui arrivait a peu près à l’inspirer il était bien obligé de l’admettre « l’éventreur » n’avait rien de rassurant quant a l’ « hôtel des catacombes » son nom parlait de lui-même ! Autant dire que Merindar était rassuré à l’idée de dormir dans un de ces hôtels.

- Allons y pour le Bloody, je suis persuadé que vous repèrerai quelqu’un plus à votre goût sur la route mademoiselle, non pas que l’idée de vous servir de repas me déplaise, mais je suis persuadé que ce jeu peu encore durer quelques temps, il n’y a aucun mal à faire durer le plaisir, n’est ce pas ?

Il dit ceci en agrémentant les paroles d’un clin d’œil amicale, il comptait sur le coté joueur du prédateur pour pouvoir s’en sortir entier cette fois. Apres tout les meilleurs chasseurs savent que le meilleur moment, si ce n’est le repas, reste la traque. Espérons cependant que la demoiselle n’était pas trop vorace, car cette nuit avec cette foutu valise, il serait bien incapable de faire quoi que ce sois !

- Du reste pour en revenir a la France, les choses n’ont pas vraiment changé en vingt ans, si ce n’est que les gens sont de plus en plus miséreux a cause de la Crise et que, du coup, les incident se multiplient.
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MessageSujet: Re: Le port   Ven 3 Fév 2012 - 19:02

RavenIl se fit plus hostile d'un coup. Elle s'était faite démasquée. Et bien, tant pis. Elle raffermit sa prise autour de son bras, d'une force telle qu'il ne pourrait pas s'enfuir en quatrième vitesse. Toujours souriante, elle retira le "masque" qu'elle arborait, laissant place au prédateur qu'elle était. Littéralement, de son contralto elle se mit à ronronner comme un chat, lorsqu'il jouait avec sa proie, d'une air sadique, elle se retourna et le dévisagea tout en continuant de marcher.

- "Du calme, humain. Tu sais très bien que je pourrais te broyer le bras d'un seul coup. Ce serait dommage qu'à peine arrivé, tu repartes en France dans un cercueil pour aller à la rencontre de ta famille. dit-elle en rigolant comme si elle allait le torturer. Alors je te conseillerais de rester bien gentil si tu veux arriver à ton hôtel entier et sans morsure quelconque... Ce serait dommage qu'on croie que tu te sois fait attaqué par un animal sauvage..."

Elle fit une bouche en "O", comme si elle avait fait une bourde. Pour ponctuer cette mimique, elle porta la main qui tenait son ombrelle ouverte à sa bouche.
Etait-elle en train de s'ennuyer ? Oui, fortement. Voulait-elle s'amuser avec le petit humain ? Assurément. Abandonnant son sourire elle passa à la moue boudeuse. C'est dommage, il continuait de la provoquer. Que pouvait-il gagner à se friter avec la vampire vieille de six siècles ? Rien, absolument rien, hormis peut-être une mort ou, dans le meilleur des cas, des côtes et des os cassés...

- "Mon petit monsieur... Il faut surveiller son langage, je pourrais prendre pour argent comptant ce que tu viens juste de me dire. A mon age, on écoute mot à mot ce que vous dîtes, vous autres les humains. Les sous entendus doivent être expliqués, aussi non, on ne les comprends pas. Mais si tu veux retourner à notre petite comédie, qu'il en soit ainsi..."

Se faisant, son visage passa en un rien de temps de sadique à souriante. Ca pouvait être très effrayant ou alors ça pouvait être associé à un trouble mental, mais pas chez elle. Après tout, c'était une vampire, non ? Et les vampires adoraient jouer avec les émotions, non ?
Se prêtant de nouveau au jeu, elle abandonna le tutoiement pour repasser au vouvoiement. S'éclaircissant la voix elle reprit.

- "C'est bien dommage... La France était un si beau pays. Il est en train de se conduire à sa perte comme cela. Haaaaaah..."
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MessageSujet: Re: Le port   Ven 3 Fév 2012 - 20:30

Merindar DamedariusNote à sois même : les vampires bien que pouvant être terriblement vieux peuvent également être terriblement stupide. Prendre la mouche pour si peu. Quel manque de savoir vivre. La prise sur son bras s’était affermie, mais Merindar la trouvait encore bien supportable, tranquillement, il sortie de sa main libre une cigarette qu’il alluma à l’aide de son zippo. Ah le zippo, la roll’s des fumeurs, dans un claquement métallique, le briquet retournait dans la poche de l’humain. Toujours en continuant la marche la femme avait fait l’étalage des armes de bases du meurtrier psychopathe : sadisme, fausse sympathie, familiarité inutile et enfin avertissement. Au fond les vampires n’étaient pas très différents a priori, cette pensée fit rire Merindar. Pas un rire amusé, il s’agissait plutôt de se rire désabusé quand vous êtes grandement déçue.

- Vous pouvez relâcher la pression, mademoiselle, vous savez si j’avais pensé une seconde pouvoir rivaliser de vitesse, je crois que je me serai contenté de trouver un hôtel seul. De surcroit quand je parlais de faire durer le plaisir, je me disais, avec raison, que vous étiez joueuse aussi j’ai pensé que ce moment vous distrayez suffisamment pour que vous souhaitiez le faire durer au moins jusqu’à notre prochaine rencontre. Après tout le chat laisse parfois filer la sourie avant de l’avaler. Quant à votre âge, je vous rassure, vous faites toujours vos vingt ans !

Il ponctua cette phrase diplomatique par une bouffée de fumée, toujours en regardant autour de lui, il se laissait porter par le charme de la ville, à la fois ancienne et moderne. Par certains aspects elle lui faisait penser à Bordeaux, avec ses petites ruelles et tous ces vieux bâtiments d’époque. Pas de doute, il aimait Galway, par son originalité, les rencontres que l’on pouvait apriori y faire. Il jeta un regard complice à la vampire, oui on y faisait des rencontres pour le moins originales, il aimait ça.

- J’aime bien votre petite ville mademoiselle, Galway porte le charme des meilleures romans de fantastique que j’ai lu et non, je ne parle pas de Twilight qui est une insulte à votre espèce. La France ne vous manque pas trop parfois ? Paris est magnifique à cette période de l’année.

Non, en soit la femme ne l’effrayait pas plus que ça, des psychopathes il en avait déjà vu pas mal. Non, ce qui l’inquiétait plus c’est qu’il n’avait, pour l’instant, pas les armes pour combattre celui là. Plus d’eau a portée et sa valise l’handicapait beaucoup trop. Oh bien sur il pouvait aussi abandonner la valise, mais il serait bien ennuyé. Non, suivre la vampire et essayer de faire en sorte que ca ne dérape pas était la meilleure chose à faire.
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MessageSujet: Re: Le port   Dim 5 Fév 2012 - 12:15

RavenC'est dommage, elle commençait à peine à s'amuser que le monsieur voulait déjà arrêter. Toujours avec une moue boudeuse elle pensait à ce qu'elle aurait pu lui faire, si jamais elle était partie dans une voie de sociopathe avec lui. Elle lui aurait laissé une avance assez considérable et l'aurait traqué à l'odeur pestilentiel de cigarette qu'il dégageait. Cela faisait bien trop longtemps qu'elle était restée passive et n'avait compté que sur ses atouts féminins pour leurrer ses proies. Un peu de chasse sadique ne lui aurait pas fait de mal... Enfin, à elle du moins. Et ce fut son tour de rigoler, sauf que ce rire là n'avait rien de bienveillant.

Le regardant, elle lui sourit et relâcha la pression. Il l'ennuyait fortement. C'est fou à quel point ses compatriotes de cette génération pouvait l'énerver avec leur air hautain... Non minute, ça c'était typique des Français. De toutes façons il l'ennuyait mais elle décida de lui accorder sa chance, question de s'amuser quelques peu avec lui. Et s'il était gentil, elle attendrait le deuxième "rendez-vous" pour le goûter.

- "Sachez très cher que les vampires sont lunatiques. On ne peut pas savoir comment ils vont réagir, même pas eux. Par exemple actuellement je me tâte encore à savoir si je vais me lancer à votre chasse ou si je vous laisse indemne. Et pour ce qui est de la question à savoir si je suis joueuse, je le suis extrêmement... Un trop d'ailleurs."

Tout en terminant sa phrase elle se mordilla la lèvre inférieur, d'un air innocent et joueur. Elle regarda l'humain lui jeter un regard complice où elle ne se contenta que de lui sourire agréablement. Après tout, c'était sa première soirée ici, autant qu'elle soit mémorable non ?
Sa ville ? Ce n'est pas parce qu'elle avait élu domicile depuis plus d'un siècle dans cette ville que ça en faisait sa ville pour autant. Néanmoins il était vrai que Galway avait un charme, surtout couverte de neige. Cette ville n'avait rien à envier à Paris, sauf peut-être Versailles qui est magnifique à cette période de l'année aussi. Elle poussa un soupire et regarda l'homme.

- "Oui, c'est vrai que Galway est magnifique. Surtout en hiver, ensevelie sous la neige comme ça. Quid ? Paris est magnifique en hiver aussi mais, si je lui ai préféré Galway, c'est parce qu'ici on est à la fois tranquille et qu'on ne manque pas d'intrigue. Beaucoup de choses se passent ici. Vous allez adorer... Et je ne connais pas ce Twilight... Mais vu comment vous en parlez, ça doit vraiment nous dévaloriser."

Faire la causette pour l'amadouer. Pas con l'humain, mais c'est pas ça qui allait lui faire changer d'avis si jamais elle décidait de le croquer tout cru, avec un minimum d'amusement à la clé bien sûr. Le ferait-elle courir dans les bois ? Peut-être. Ils sont vraiment tordus et un inconnu s'y perdrait vraiment facilement. Mais elle improviserait au fil et à mesure que la soirée avancerait.
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MessageSujet: Re: Le port   Dim 5 Fév 2012 - 13:02

Merindar DamedariusVoilà un moment que le couple s'était mis en marche, Merindar d'un calme olympien et la vampire d'une humeur oscillant entre plaisir sadique, agacement et humeur joueuse. L'hydromancien commençait à se sentir vraiment en danger. La Française avait relâché la pression sur le bras de l'homme, mais la survie ou l'intégrité du sang de ce dernier dépendrai de la volonté de la femme et ceci commençait vraiment à déplaire au nouvel arrivant de Galway, cependant rien chez lui ne laissait transparaitre ce sentiment mitigé entre jeu et peur. Tout en maudissant intérieurement son gout du danger, il répondit :

- Twilight est un roman pour ado' en mal d'amour. Les feux de l'amour pour les gosses quoi. Les vampires y sont représentés en espèce d'humains romantiques ne pouvant se montrer au soleil sous peine de briller comme un diamant, évidemment ceci n'est que l'enrobage principale autour de l'intrigue : Je t'aime, moi non plus. Et non, il ne s'agit pas d'une intrigue entre vampire mais bel et bien entre un vampire et une humaine. Pour finir cet exposé succinct, je dirai qu'on transforme les êtres au potentiel effrayant que vous êtes en bisounours amoureux et jaloux. Non vraiment, ce roman est un best seller, mais je vous le déconseille.

Tirant sur sa cigarette, il continuait de marcher, se laissant guider par la vampire, jusqu'à ce qu'il espérait être un hôtel, mais il n'avait aucun moyen d'en être certains, toujours est-il qu'elle avait l'air de s'ennuyer. Il était peut-être temps de lui montrer quelque chose qu'elle n'avait, avec un peu de chance, jamais vu ? Il fit donc une pause dans leur marche et pris le temps d'ouvrir sa valise et d'en sortir une bouteille d'eau, qu'il ouvrit et vida. L'eau aurait dû tomber au sol, pourtant elle se mit à former des sphères qui entrèrent en orbite autour de Merindar. Offrant de nouveau son bras à la vampire, il dit :

- Veuillez m'excuser, j'ai presque failli oublier mes exercices.

Il mentait, il n'avait plus besoin d'exercice depuis des lustres, mais le prétexte était suffisent pour pouvoir déployer les sphères, juste au cas ou. Même si le combat était à éviter, maintenant il était à prévoir et Merindar vendrait de toute manière chèrement son sang. De sa main libre il fait quelques gestes de doigts et les boules se mirent à danser l'une autour de l'autre dans un petit spectacle aqueux, changeant de taille, parfois de forme, mais jamais de consistance.
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MessageSujet: Re: Le port   Lun 6 Fév 2012 - 20:24

RavenElle soupira, encore une histoire noeud-noeud de jeunes adolescentes qui rêvaient intérieurement de servir de bouffe à un vampire. Quand allaient-elles comprendre que c'est beaucoup plus douloureux qu'il n'y paraît ? Apparemment, jamais... Hélas... Enfin, pour elles. Les mâles n'allaient pas s'en plaindre : un repas facile. Est-ce qu'elle pourrait trouver la même chose mais avec des hommes ? Faut pas rêver non plus. Quoique... Si elle serrait un peu plus son corset et mettait en avantage ses atouts, peut-être que ça se ferait.

- "Han, c'est fort dommage pour elles... Mes compères mâles sont tellement plus brutes que dans les histoires. C'est vachement douloureux de se faire mordre à ce qu'il paraît. Ce serait l'équivalant d'une piqûre, pour ceux trypanophobes, dit-elle souriante. Enfin, pour en revenir aux faits, ça me désole d'entendre que vous autres nous voyez comme des chiffes molles romantiques et ne tombant amoureux que des humains... Bon il est vrai que ça arrive, certes, mais c'est pas souvent le cas. Et surtout... Briller au soleil ? Qui est l'idiot ou l'idiote qui a inventé ça que je m'empresse d'aller lui faire bouffer ses écrits ?! Franchement, comme vous le dîtes, c'est déplorant..."

Toujours en fixant la lune de regard elle s'arrêta lorsque môssieur décida de s'arrêter, de faire "malencontreusement" tomber de l'eau d'une bouteille et d'en faire deux jolies sphère flottantes. Certes, c'était joli, mais c'était un liquide et à moins qu'il ne soit bénit, ça ne lui ferait pas un grand effet... Quoique ! Elle avait rencontré auparavant des humains dotés de dons innés, des dons psychiques, ou bien des gens qui pouvaient contrôler le feu. Mais l'eau ? Jamais. Ne jamais se fier à sa première impression pour ce genre de choses.

- "Oh, allez-y faîtes donc je vous en prie, dit-elle en dévoilant ses deux belles et grandes canines. C'est plus un amusement qu'autre chose. Ca faisait longtemps que je n'avais plus rencontré de gens de votre sorte. La dernière personne était un pyromancien. Brave monsieur... Il est mort, asphyxié lors d'un de ses feu de joie... Je le lui avait bien dit que dans un endroit renfermé ce n'était pas la meilleure des solutions ; mais voilà, on ne m'écoute jamais ! Enfin, bref.

Souriant à nouveau, elle lâcha son bras, ouvrit son ombrelle et commença à jouer avec un des noeuds se trouvant au niveau de son décolleté, passant distraitement ses doigts sur sa poitrine.
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MessageSujet: Re: Le port   Lun 6 Fév 2012 - 21:46

Merindar DamedariusL'abrutie qui a pondu Twilight... Qui c'était déjà ? Merindar réfléchissait à la question tout en jouant avec ses orbes. En fait, cette ville aurait pu être très chouette si elle n'était pas peuplée d'êtres dont il ne connaissait absolument rien. Si ! Il savait que les vampires se nourrissaient de sang et craignaient la lumière. Alors que les lycanthropes, eux, se transforment les nuits de pleine Lune et craignent l'argent. Autant dire... Pas grand-chose. Après analyse succincte de sa situation il en était venu à l'ultime conclusion : Il avait fait une connerie.

D'un autre côté, cette ville dégageait quelque chose de malsain qui faisait qu'on s'attachait à elle, qu'on n'avait pas envie de partir. Il prit donc sur soi et se concentra sur sa situation actuelle, pas brillante non plus : Seul en compagnie d'une vampire et en train de faire la mariole avec deux sphères aquatique, ce qui l'amusera pendant un temps, mais pas indéfiniment. Bref. Merindar était dans la merde.

- Stephanie Meyer, c'est le nom de l'auteur.

Il fallait rester positif, positiver était la clé pour se sortir d'une situation épineuse, se dire que tout peu toujours être pire ne peut qu'aider à la reflexion. Il jeta un regard en coin à la vampire. Il voyait, avec quelques difficultés, quelques bons cotés à la situation :
Première ment, la vampire était plutôt jolie à regarder et ce n'est jamais désagréable d'être mal accompagnée fusse par un parasite suceur de sang. Deuxième ment, il arrivait plus ou moins à l'anticiper, elle était l'archétype de la sociopathe séductrice. Troisième ment, pour l'instant, il n'y avait presque pas eu de faux pas, avec de la chance cela continuerais jusqu'à l'hôtel. Bref... Merindar était dans la merde.
Tout en continuant à effectuer sa magnifique valse aquatique, il reprit la parole :

- Vraiment ? Donc tout ce qui se dit sur Galway est vrai, c'est un peu le refuge de tous les êtres hors du commun de l'Europe ? C'est fascinant, vraiment. Je suis venu ici pour ça. Dites, vous êtes en mésentente avec les lycanthropes ou tout ceci ne fait que partie de la légende fondée sur le mystère auréolant votre espèce ? Et vous craignez vraiment l'Eglise ?

La batterie de questions était lancée, de toute manière ses chances de survie était minime d'après ses dernières analyses de la situation, alors autant partir en étant moins cons. Qui sait, cela lui servirait peut-être dans une autre vie ?
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MessageSujet: Re: Le port   Mer 8 Fév 2012 - 18:51

RavenStephanie Meyer hein ? C'était décidé, la prochaine fois qu'elle partirait en voyage, elle choisirait le pays pays de cette écrivaine de pacotille. C'est vrai, non ? Dégrader autant son espèce en faisant des chiffes molles amoureux des humains et buveurs de sang d'animaux. Un des seuls romans qu'elle avait lu parlant de son espèce était "Les chroniques d'un vampire" écrits par Anne Rice. Ils représentaient mieux son espèce que ces romantiques espèces diamants brillants au soleil.

Secouant délicatement sa tête pour ébouriffer artistiquement ses cheveux et rigola aux questions posée par l'humain. Tellement de stéréotypes, tellement de questions. Qu'avaient fait les vampires pour mériter tout ça ? Il y avait certes quelques vampires qui haïssaient les lycans mais, elle pas. Elle remonta délicatement ses atouts et s'arrêta - croisant les bras sous sa poitrine - et se retourna vers lui.

- "C'est quoi ces conneries ? Oui, Galway accueil beaucoup de créatures surnaturelles mais, c'est pas un refuge comme la SPA pour lycans/vampires/humains possédant un don où il suffit simplement de biffer la mention inutile pour entrer dans la ville ! C'est une ville "comme les autres" possédant un taux de surnaturel un peu plus élevé que les autres. Et pour les lycans, c'est des conneries aussi. Certains vampires les haïssent parce qu'ils les répugnent, moi je les aime vraiment bien. De plus, on dirait de vrais toutous humains. Par contre, je ne nie pas que les crucifix, objets saints et l'eau bénite nous sont néfastes, tout comme le soleil."

La moue faussement fâchée, elle expira brusquement puis inspira, bien qu'elle n'ait pas réellement besoin de respirer. Avait-il d'autres questions ? Parce que elle, elle en avait à propos de son tour de manège avec les petites boules d'eau qui tournoyaient autour de lui.

- "D'autres questions ou je peux poser les miennes ?"
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MessageSujet: Re: Le port   Jeu 9 Fév 2012 - 21:02

Merindar DamedariusS'il y avait bien une chose que Merindar détestait chez les tarés psychopathe c'était bien leur manie faussement joueuse. Intérieurement il se demandait dans combien de temps ils seraient à l'hôtel, car voilà plusieurs bonnes minutes qu'il marchait en conversant de choses et d'autres. De plus, Merindar était le jouet de la vampire et ceci lui plaisait encore moins que le reste. Malheureusement il n'avait plus de question à poser, cependant il avait mentalement noté tout ce flux d'information que la femme lui avait apporté.

- Non, je n'ai plus de question, je vous laisse poser les vôtres.

Il sourit aimablement, ce qu'il ne fallait pas faire pour sauver sa peau. Cette fille était peut-être de ceux qui avaient massacré sa famille et il se retrouvait à faire la causette avec en pleine rue, comme si de rien était comme s'il s'agissait d'une humaine tout à fait normale. Mais bon Dieu ! Une humaine normal ça ne suce pas le sang de ses congénères ! Cela dit, il devait reconnaître qu'il avait apprécié la réponse qu'elle avait donnée concernant la ville, personne ne mérite d'être considéré comme un monstre, qu'il soit vampire ou lycan ou encore doté d'un don spécial.

Tout en marchant, il lâcha un sourire aimable à la femme attendant ses questions. De toute manière, il serait bientôt au chaud dans un lit ou mort et cela il ne pouvait pas y faire grand-chose ça dépendrait essentiellement de la volonté de la vampire... Au fond c'est peut-être ça qui commençait doucement à l'énerver. Mais comme madame Dufour lui disait souvent : Patience est mère de toutes les vertus. Alors, il se contentait de jouer avec les bulles d'eau. Bientôt il remplacera sa bouteille d'Evian par une bouteille remplie d'eau bénite. Ca devrait se trouver facilement dans le coin. A présent, les boules prenait des formes diverses, des étoiles, des rosasses ou encore des triangles et des carrés et autre rectangle. Les formes restaient géométrique et prenait plus de temps à se former. Elle demandait une plus grande concentration de la part de Merindar et ceci avait le mérite d'occuper son esprit, le maintenant dans un état serin lui permettant de rationaliser son problème pour lui trouver une éventuelle solution.
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MessageSujet: Re: Le port   Dim 12 Fév 2012 - 15:58

RavenLe petit humain semblait bien inquiet. On avait l'impression qu'il était assez pressé d'arriver à l'hôtel, comme si la présence de la damoiselle l'incommodait quelques peu. Intérieurement, elle rigola de son contralto ronronnant. Elle s'amusait pourtant bien avec lui, à le considérer comme un jouet. Cependant s'il se comportait en bon gentleman, elle le laisserait aller trouver le doux matelas du lit qu'il allait louer. Elle poussa un long soupire songeur, toujours en jouant avec son décolleté.

- "Hmm... Vraiment ? D'accord. Alors, pour commencer ça fonctionne avec tout type de liquide ? Alcool, eau minérale et de mer, soda et tout ça ? Est-ce que ça a un champ d'action ? Et aussi, est-ce qu'elles peuvent passer par tous les états de la matière ? Elle réfléchit deux secondes et puis reprit. Ca demande de la concentration, c'est sûr, mais à quel point ? Et est-ce possible que ça soit très éprouvant physiquement ?"

Tant de question de la part d'une intriguée par les dons de ces frêles petits êtres. Elle en avait rencontré quelques-uns sur les siècles passés. De télékinésistes, des élémentalistes et bien sûr des cartomenciens. Les plus intrigants étaient les télékinésistes ; s'ils forçaient de trop ils pouvaient mourir à cause de leur don. Était-ce le cas de notre petit aquaman ? Ca pouvait être marrant de tester ses limites mais si elle le faisait, elle allait mouiller ses habits et elle ne voulait pas donner une raison au gentil petit bonhomme de la reluquer.

- "Oh, au fait, je ne me suis même pas présentée. Je m'appelle Raven, enchantée." dit-elle, d'un air vaguement distrait.

Cela va s'en dire, elle ne le pensait pas réellement mais, quitte à s'amuser, autant jouer le jeu à fond. Il fallait qu'elle se trouve à manger, son ventre commençait à gargouiller et malheureusement, pas qu'un peu. Feignant de n'avoir rien entendu, elle continua de jouer avec la dentelle de son décolleté.
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MessageSujet: Re: Le port   Sam 3 Mar 2012 - 23:08

Iesult MoranProfitant de la fermeture de sa boutique, Iesult en avait profité pour aller se balader sur le port et revoir l'océan. Depuis qu'il était arrivé ici, il n'avait eu qu'une seule fois le temps d'aller la revoir, et à vrai dire, elle lui manquait. Il s'était souvent demandé pourquoi il n'était pas devenu marin, puisqu'il appréciait tellement être près de l'océan, mais les pâtisseries étaient également pour lui quelque chose qui lui tenait à coeur, alors bon. Le jeune pâtissier s'asseyait alors sur un des bancs qui trônait le long de la jetée, du côté du port de plaisance. Il regardait alors les va et viens de l'océan, et s'essayait comme à son habitude d'y trouver une signification, de savoir ce qu'elle pouvait lui dire. Bien sûr vous pouvez le prendre pour un fou, mais c'est comme ça qu'il la considérait.

Avant de venir jusqu'ici, Iesult avait tout de même mis dans sa poche la bombe au poivre que Winnifred lui avait offert il y a peu, un peu comme un cadeau de bienvenue. Car en effet, se balader seul, en dehors de la ville, et la nuit qui plus est, ce n'était pas très prudent de sa part, mais c'était malheureusement seulement la nuit qu'il avait le temps de s'accorder du temps pour lui, ne pouvant pour l'instant permettre de prendre un jour de libre, sa boutique démarrant à peine, il se devait d'être présent.
Assis sur son banc, le jeune homme serrait alors fermement dans sa poche la bombe, à présent un peu paranoïaque, il avait eu l'impression de sentir une présence non loin. Il se retournait alors à gauche, à droite, mais ne vit personne. Pensant avoir rêvé, il retournait à son observation de ces vagues, luisant avec la lumière des lampadaires, mais restant tout de même méfiant.
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MessageSujet: Re: Le port   Lun 5 Mar 2012 - 0:13

Tim Ghrom
- Il est plutôt imprudent de sortir seul par une si belle nuit. Surtout dans une ville avec une telle réputation.

L'homme assis sur le banc ne s'attendait certainement pas à me voir là, debout derrière le dossier. Ou peut-être s'y attendait-il, mais j'avais le don pour surprendre les jeunes inconscients...


Quelques minutes plus tôt je me tenais à sa place, les yeux plongés dans le paysage nocturne. La mer, les vagues. C'était une vision que j'avais découvert bien des années après ma naissance. Après ma seconde naissance même... Avant je n'avais connu que les prairies, les plaines et les bois. La neige avait constitué mon seul océan, figé dans le froid.
Mais à ma connaissance, rien ne pouvait égaler la mer quand il s'agissait de se ressourcer. Il me suffisait de m'attarder quelques minutes près d'elle pour me sentir libre. Que n'aurais-je pas donné pour pouvoir observer de mes yeux un véritable lever de soleil sur l'horizon liquide... Mais ce spectacle m'étais à jamais interdit, je devais me contenter de cette immense étendue de ténèbres mouvants.
Je me passais la langue sur mes lèvres, un goût de sel assaillit mes papilles. La liberté avait donc un goût.

La morsure que j'avais reçu il y a bien des années m'avait donné la liberté, ou était-ce peut-être tout l'inverse justement. Quoi qu'il en soit j'avais pu parcourir de nombreux villages, rencontrer des personnes des plus intéressantes, des succulentes ainsi que beaucoup d'ivrognes il faut l'avouer. Le vent de la liberté m'avait guidé jusqu'à cette ville. Elle avait la réputation d'abriter ceux de mon espèce, mes semblables, mes frères. Mais aussi de simples humains ou encore des lycans. Lors de mon voyage, je n'avais jamais eu l'occasion d'en rencontrer un en chair et en os. Je me demande encore quelles sensations ils pourraient m'offrir, quel goût peut avoir leur sang. Mais pour l'heure mon estomac était bien rempli, je m'étais acharné sur un vieillard assez naïf pour m'ouvrir la porte de son logis. Le voyage m'avait hélas trop demandé, et je n'avais pas réussi à me contrôler et lui avais assécher les veines. La vie l'avait quitté en même temps que mon étreinte.

Ma préoccupation première était de me trouver un endroit où dormir. Je comptais bien rester ici pendant un petit moment, j'avais tant à découvrir sur les lycans et sur moi-même. Cette ville était un excellent moyen d'assouvir ma curiosité et qui sait, peut-être que je me plairais ici et que je déciderais de m'éterniser. La liberté s'ouvrait à moi encore une fois, seul maître de mon destin.

Un bruit de pas m'avait alerté. Je tendis l'oreille et confirma l'origine de ces clapotis réguliers: quelqu'un approchait. Sans me presser, je me levais et allais m'installer dans les buissons non loin de là. Un homme approcha. Cheveux sombres, vêtements sombres. Il avait l'allure du parfait boute-en-train... Il avait le regard absent, sans doute était-il plongé dans ses pensées. Reniflant tel un prédateur en chasse, je fus surpris d'être accueilli par une odeur de pâtisserie. Cette odeur cachait pourtant mal celle bien connue des humains. Pas de lycan pour cette fois, il me faudrait être patient. L'homme s’assit à ma place, le regard tourné vers l'océan. Il resta ainsi quelques minutes avant de tourner sa tête de gauche à droite en fronçant quelque peu les sourcils. Ne pouvant résister à l'envie de concrétiser ses craintes, je sorti de ma cachette et m'approcha sans bruit de l'inconnu. Ma première rencontre avec un habitant de Galway, j'espérais ne pas être déçu...
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MessageSujet: Re: Le port   Lun 5 Mar 2012 - 23:58

Iesult Moran- Il est plutôt imprudent de sortir seul par une si belle nuit. Surtout dans une ville avec une telle réputation. fit alors une voix d'homme derrière lui.

Cette personne ne pouvait malheureusement être un humain, car Iesult n'avait pu déceler aucun sentiment de la personne. Un léger frisson parcourait l'échine du jeune pâtissier, et il resserra machinalement dans sa main la bombe au poivre se trouvant dans sa poche. Que faire?
Décidant de ne pas montrer les signes de sa panique, Iesult se leva lentement, avant de se retourner vers son interlocuteur, lui adressant un des ses sourires, mais celui-ci était, il faut l'avouer, forcé. Mais dans l'urgence de la situation, il avait décidé de paraître détendu, et grâce à sa grande connaissance des émotions, il espérait que sa panique ne se ressentirait pas.

Un homme brun plutôt jeune et grand, se tenait donc devant lui. Il avait la peau très blanche, et Iesult, bien qu'inexpérimenté, en déduit qu'il ne pouvait être qu'un vampire. Le pâtissier se tenait donc face au premier vampire qu'il voyait de sa vie, mais peut être aussi le dernier, pensait-il. A cette idée, il resserra à nouveau la bombe au poivre, se tenant prêt à tout moment pour s'en servir avant de s'enfuir à toutes jambes. Il ne comprit pourquoi ce vampire ne l'eut pas encore attaqué et mordu, et décidait donc de lui répondre, essayant de paraître le plus détendu possible.

-Je le sais, mais ces vagues me manquaient... Puis comme vous l'avez dit, c'est une si belle nuit. se demandant comment ce vampire allait bien pouvoir réagir.

A le regarder, ce dernier n'avais pourtant pas l'air méchant ni assoiffé, pourtant. Et à y réfléchir il n'avait pas non plus l'air différent d'un autre humain, ce qui déçut quelque peu le jeune homme, qui se faisait une autre idée des vampires, même si d'une certaine façon cela était sûrement mieux pour lui d'être en face de ce personnage plutôt qu'en face d'un autre complètement enragé et assoiffé. Mais qu'en savait-il d'abord? Il faut dire qu'il ne pouvait guère se faire d'idées, puisqu'il n'en avait jamais vu auparavant. Iesult regrettait alors que son don ne puisse s'appliquer à d'autres créatures que les humains, cela aurait pu lui permettre d'en savoir un peu plus quant aux intentions de son interlocuteur...



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MessageSujet: Re: Le port   Ven 9 Mar 2012 - 19:31

Tim GhromLe jeune homme se leva lentement après avoir figé ses traits sous l'effet de la surprise. Il se leva lentement, me dévisagea et parut hésiter une fraction de seconde avant de répondre à ma question. Le léger haussement de son sourcil droit et son sourire mal assuré ne faisaient qu'appuyer mon ressentit: il ne s'attendait pas à me voir et à vue d’œil il ne s'attendait pas non plus à ce que j'ouvre la discussion.

-Je le sais, mais ces vagues me manquaient... Puis comme vous l'avez dit, c'est une si belle nuit.

Il décidait donc de jouer le jeu et de ne pas prendre ses jambes à son cou, c'était déjà un bon point. Je repris ma marche pour aller me placer à ses côtés:

- Permettez que je me joigne à vous pour contempler ce paysage.

Laissant retomber mon postérieur avec délicatesse, je gardais le regard haut, perdu dans les vagues sombres. Ce relâchement d’intérêt en apparence n'était là que pour cacher mes véritables intentions. Je n'avais encore jamais pris le temps de travailler sur mes différentes capacités, et cet humain serait un sujet d'étude idéal.
Je pris une profonde inspiration, tentant de passer outre l'odeur d'iode, pour capter les odeurs du jeune homme. Léger parfum sur le coup, bonne odeur dans l'ensemble... Couplé avec l'aspect visuel qu'il pouvait donner de lui, c'était sans doute un homme qui prenait soin de lui.
Cette odeur de pâtisserie était présente sur chaque parcelle de peau, sur chaque fibre de tissu. Soit il venait d'assouvir une crise de boulimie, et dans ce cas rendu un pâtissier riche, soit il travaillait lui même comme pâtissier. L'espace d'un instant je me suis interrogé sur le goût que pourrais avoir son sang, imaginant un mix entre l'hémoglobine et le coulis de framboise.

Risquant un coup d’œil sur le jeune homme, je me mis à la recherche de quelques traits pouvant m'indiquer avec plus de précisions son âge. Je n'ai jamais été très bon pour deviner l'âge d'une personne, mais sa peau était nette et ne présentait que quelques rares rides que l'on attribuait le plus souvent aux différentes expressions du visage. Il devait approcher l'âge où je suis mort. Si jeune... et déjà si méfiant.

Passons maintenant au sens que je maitrisais le moins: l'ouïe. Me concentrant, j'essayais de ne pas prêter attention au bruit des vagues. Je perçut vaguement le rythme infernal de la vie qui habitait le jeune homme. Les vagues, si présentes, troublait mon écoute et m'empêchaient de me concentrer d'avantage. En forçant un peu plus, je parvins à entendre parfaitement trois battements de cœur, son délectable que je n'avais pas entendu avec tant de clarté depuis mon premier véritable repas il y a des années de cela. Cette douce musique fût interrompue par une déferlante de vagues qui me ruina les tympans . Ne pouvant retenir une légère grimace, je laissais mon sens revenir à la normale et je pris conscience qu'à force de chercher à me concentrer, j'avais totalement oublié la présence du jeune homme qui devait à présent me prendre pour un fou.
Je me raclais la gorge en me redressant sur le banc pour reprendre une posture convenable et tenta malheureusement de reprendre ma position de vampire ténébreux couvert de mystères:

- Je suis nouveau dans cette ville. A vrai dire je suis arrivé il y a une heure à peine et je ne sais pas trop ou passer la nuit. Auriez-vous quelques conseils à me donner ?..


Ne pouvant résister à l'envie de tester à nouveau l'efficacité de mes sens, je repris , guettant sa réaction :

- Ou dans le cas contraire, je me contenterais d'une simple pâtisserie...
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MessageSujet: Re: Le port   Lun 12 Mar 2012 - 20:40

Iesult Moran- Permettez que je me joigne à vous pour contempler ce paysage, voilà ce que lui répondait son interlocuteur.

Iesult fut assez décontenancé, ne voulait-il pas le déchiqueter et le vider de son sang ? Décidément il n'y comprenait rien. Normalement, un vampire ça fait ce genre de choses, ça s'assoit pas à côté de vous pour regarder la mer s'agiter. Ah, cette mer qu'il aimait tant. L'espace d'un instant le pâtissier repartait dans ses pensées, faisant totalement omission du vampire à côté de lui, avant de s'en rappeler en de tourner la tête en sa direction, à nouveau un peu inquiet de sa présence.

L'inconnu se tenait dans une position assez bizarre, les yeux fermés, penché en la direction de Iesult. Il avait l'air très concentré. Sur le coup, le jeune home recula légèrement, croyant son heure arrivée. Il serrait à nouveau dans sa main la bombe lacrymogène spéciale. Mais voyait que celui-ci ne bougeait pas d'un poil, il commençait alors à le regarder étrangement. Que pouvait-il bien faire ? Il grimaça tout d'un coup avant de se reprendre, visiblement gêné, et malgré sa curiosité, Iesult ne lui posa pas de questions. Le vampire se raclait la gorge et s'adressait à nouveau à lui:

- Je suis nouveau dans cette ville. A vrai dire je suis arrivé il y a une heure à peine et je ne sais pas trop ou passer la nuit. Auriez-vous quelques conseils à me donner ?...

Etant lui aussi encore un peu nouveau dans cette ville, Iesult pensa qu'il ne pourrait guère réellement l'aider, vu qu'il ne connaissait que peu de monde actuellement. Bien sûr il aurait pu proposer de la faire dormir dans sa chambre d'amis, mais c'était un vampire. Et sur les conseils de la jeune Winnifred, il préférait tout de même rester méfiant, bien que celui-ci n'avait pas l'air foncièrement mauvais, juste un peu dérangé. Tout du moins pour les humains ce comportement était assez étrange, pour eux peut être moins.

- Ou dans le cas contraire, je me contenterais d'une simple pâtisserie... continuait-il.

Comment pouvait-il être au courant, s'il était nouveau dans le coin ? pensait-il. Puis il se rappelait que dans certaines légendes, on disait que les sens des vampires étaient bien plus développés, peut être était-ce vrai. Et puisqu'il passait son temps au milieu des gâteaux en tous genre, cela devenait tout à fait plausible qu'il l'avait déduit comme cela.

-J'aurais bien voulu vous aider, mais je suis moi-même quelque peu nouveau, je connais encore peu de monde ici... Pour les pâtisseries, ça se sent tellement? tentait-il, sur un air plaisantin.

Il aurait été volontiers capable de lui offrir deux ou trois friandises, mais il se rappelait alors que les vampires ne pouvaient se nourrir de nourriture humaine. Il reculait alors légèrement, haussant les sourcils d'étonnement.

-Mais... Comment vous voulez manger une pâtisserie ?
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MessageSujet: Re: Le port   Ven 25 Mai 2012 - 17:17

Nadja RadanovaIl faisait déjà nuit depuis quelques heures, mais la température était encore assez confortable pour la saison. Nadja se promenait tranquilement sur le port. Elle portait un tee-shirt kaki, un pantalon de camouflage de l'armée rouge et des rangers. Elle sentait fort l'alcool et avançait en titubant, en chantant d'une voix éraillée. Elle sortait d'un bar où elle avait pas mal bu, et maintenant elle accusait le coup. Bien sûr, l'amulette magique qu'elle avait gagné en remportant la course d'orientation organisée par la mairie aurait dû l'empêcher d'être ivre...mais elle l'avait oubliée chez elle. L'ex-spetsnaz marchait donc en zigzag.

-Kaaaaaaaaalinka kalinka kalinka moya...

Lorsqu'elle vit un bateau accoster, elle sourit et pressa le pas. Elle se sentait d'humeur taquine, ce soir-là, et quand elle était soldat, un de ses passe-temps préféré pendant les permissions était d'aller insulter les marins au port. Ça venait d'une querelle vieille comme le monde entre les soldats de l'infanterie et les marins. Quand elle était en garnison dans une ville portuaire, Nadja aimait bien aller sur les quais avec quelques copains et des bouteilles de vodka pour se lancer dans une longue bataille d'insultes avec les marins. Elle se souvenait même qu'un de ces bras de fer avait duré une nuit entière (avec bien sûr la victoire du groupe de Nadja).
Arrivant devant le bateau, la russe commença immédiatement à injectiver les marins occupés à décharger !

-Hé ! Bande de douraks ! C'était bien, la crrroisièrrre ? Alorrrs ça s'est passé comment, cette fois ? Vous vous êtes tapés des chèvrrres, ou vous avez fait ça entrrre vous ?

De nos jours, la plupart des marins ne connaissaient pas cette coutume ancestrale, mais heureusement ceux-ci étaient des vieux de la vieilles, et ils répliquèrent immédiatement et pas moins grossièrement. Et ainsi commença le duel. Il n'y avait jamais de coups ni de projectiles dans ce genre de bagarres, c'était juste à celui qui aurait le langage le plus fleuri et qui se lasserait le dernier. Un vrai concours de virilité mal placée.
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MessageSujet: Re: Le port   Jeu 31 Mai 2012 - 16:32

Leon DoyleSuite à un voyage tumultueux, c'est avec une joie intense que Leon aperçu les premières lumière de l'Irlande : Galway. Sentant le sel, le cheveux légèrement poisseux, l'américain avait au moins le mérite de ne pas sentir le vomi, chose qui n'avait pas été garantie à cause de son amour pour la mer. De plus l'équipage n'appréciant guère les « voyageurs» . Il avait donc passé la majorité de ses journées avec ses « petits bijoux », c'est à dire les pièces détachées qu'il avait pu emmener avant de partir. Il regrettait de n'avoir pu en prendre plus, d'ailleurs...
La nuit était tombée, et l'air lui semblait sec. Plus sec qu'en mer, en tout cas. Il descendit donc avant l'équipage, qui semblait bien plus motivé qu'a son habitude. Les promesses de boissons et de filles améliorait certainement le rendement de ces marins en manque.
Mais ce qu'il pensait tout bas fut bien vite crier tout haut. A l'origine de ce phénomène, et ce malgré une faible luminosité lié au faible éclairage du port, Leon pouvait distinguer une silhouette musculeuse, sûrement un docker. Les paroles de ce dernier sous-entendait une homosexualité de l'équipage, voir une tendance à la zoophilie. En y repensant, il y avait bien un des marins qui appelait les autres avec des « mon p'tit chat », et c'était peut-être une bonne chose que l'amerloque eu passé son voyage isolé des autres.


Alors que les paroles insultantes trouvèrent écho, Leon en profita pour aller à la rencontre du dit docker, afin d'avoir des informations sur un lieu où dormir en ville. Loin d'être un ouvrier du port, il s'agissait en fait... d'une militaire ivre ? L'américain savait que les irlandais étaient des gens étranges très portés sur la boisson, mais de là a s'en rendre compte dès la première confrontation, c'est que les habitants devaient être à la hauteur de leur réputation. Il était bon de noter que l'alcool de la région avait comme conséquence d'allonger les « r », et de développer la musculature, même chez les femmes.


*Balèze ces irlandais, quand même !*


L'homme dont le costume portait une odeur « marine » s’approcha de la femme aux relents de vodka prononcés. Il engagea la parole comme il en avait l'habitude, c'est donc avec une finesse et une délicatesse inégalée qu'il prit la parole.

« Hey musclor, tu pourrais m'montrer où est l'rade l'plus proche ? »


Il fallait dire que son voyage en solitaire, couplé à la fatigue du voyage, ne l'aidait pas à articuler ni a faire attention au ton qu'il employait. Et puis, fallait bien ce mettre au niveau de ces péquenots.


Dernière édition par Leon Doyle le Ven 1 Juin 2012 - 11:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le port   Ven 1 Juin 2012 - 7:55

Nadja Radanova-Hey musclor, tu pourrais m'montrer où est l'rade l'plus proche ?

Nadja se tourna vers l'homme qui avait eu l’outrecuidance de la déranger. Un type barbu et chevelu, d'allure un peu miteuse, sorti du bateau dont elle était justement en train d'injurier l'équipage. Déjà, quelqu'un qui l'appellait "Musclor" avait peu de chance de rencontrer une réaction amicale. Curieusement, si Nadja semblait faire tout ce qu'elle pouvait pour ne pas ressembler à une femme, elle détestait qu'on la prenne pour un homme.

-Minute, papillon ! Tu vois pas que j'suis occupée ?

Puis aux marins qui étaient toujours perchés sur leur navire.

-Où j'en étais, déjà ? Ah ouais ! Hé toi ! Oui, toi, avec ta gueule de babouin ! Tu veux que je grrrimpe sur ton vieux rrrafiot rrrouillé pourrr voirrr si t'as le cul qui va avec ?!

Pour toute réponse, l'intéressé se tourna et baissa son pantalon, dévoilant un volumineux postérieur. Nadja répliqua par un geste obscène typiquement français. Le marin s'écarta du bastingage pour retourner au boulot, lassé. Et encore un ! Il n'en restait plus que deux dans la course.

-Au fait, toi, là. T'as eu des nouvelles de ta femme, derrrnièrrrement ? Rrrien ? Même pas une lettrrre ? Norrrmal, elle est avec moi ! Et tu sais pourrrquoi ? Parrrce que moi je sais me serrrvirrr d'un savon !

L'intéressé lui fit un bras d'honneur avant de partir. Encore un de moins ! Plus qu'un. Nadja se sentait en forme, ce soir.

-Cassé ! cria-t-elle en faisant un geste ample avec le tranchant de la main.

_____________________________________

Alors que le bulldozer blond consommant dix litres d'alcool fort au kilomètre continuait son petit jeu avec les derniers marins, leon continua sa route jusqu’à la sortie du port et s’enfonça dans une ruelle sombre qui le mènerai surement quelque part, en ville...
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