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 La gare et les voies ferrées

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Esprit des Fondateurs
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MessageSujet: La gare et les voies ferrées   Mer 5 Oct 2011 - 21:08



La gare de Galway, toute en briques rouges, métal rouillé et courants d'air, accueille des grandes et petites lignes en provenance de toute l'Irlande, même si les arrêts à cette station sont étrangement plus courts que les autres.
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Lun 3 Juin 2013 - 9:02

Cesare Gaïus WillowtreeLevé depuis 5h ce matin, Gaïus avait pris successivement l'avion pour partir de Londres et atterrir sur Dublin, le taxi de l'aéroport à la gare qui lui avait fait faire un détour si considérable qu'il avait loupé son premier train et maintenant le train, malheureusement celui du soir, pour se rendre à Galway. Il avait entendu parler d'incendies et de drames en tout genre dans cette ville. Le terrain idéal pour sauver les âmes perdues. Mais là, à 22h, bercé par le roulis du train sur ses rails et la nuit tombante, Gaïus s'était endormi. Son esprit avait enfin réussit à faire le vide et il s'était laissé emporté par Morphée. Il aurait préféré les bras doux et chaleureux d'une demoiselle mais il se consolait en ressentant la présence de sa soeur constamment auprès de lui.
Le silence régnait en première classe, Galway étant en bout de ligne, il ne restait que Gaïus dans son wagon. Peut-être un peu plus de personnes s'amassaient en 2ème classe mais ce n'était pas son problème.

Un appel micro annonça le dernier arrêt mais Gaïus ne se réveilla pas pour autant. ses rêves l'avaient portés dans une magnifique bâtisse et il explorait les toiles de maître exposées aux murs.
- Réveille toi, on est arrivé.
Elle ne pouvait pas le toucher mais sa voix douce fit ouvrir les yeux de son frère. Il émergea lentement et s'étira de tout son long alors que le train ralentissait. Il regarda par la vitre et aperçu les ruines de ce qui semblait être un parc d'attraction. La noirceur des lieux faisait vriller l'imagination. Qu'avait-il bien pu se passer ici?

- C'est glauque ici... dit Gaïus en se levant. Il tenta de lisser sa chemise et remis sa veste de costume gris anthracite.
- Et alors?
Il prit sa valise dans le compartiment au dessus de sa tête et avança dans le couloir.
- Et alors... C'est parfait!

Le train s'arrêta enfin dans un crissement suraigu. Gaïus ouvrit la porte et descendit les trois marches qui le séparaient de sa nouvelle vie. La question était de savoir ce qu'il allait faire de celle la.


Dernière édition par Cesare Gaïus Willowtree le Mar 4 Juin 2013 - 9:20, édité 1 fois
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Llylewin
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Lun 3 Juin 2013 - 19:59

Ce soir là, Llylewin avait fait le déplacement jusqu’à la gare pour réceptionner un colis très spécial. En effet, depuis que l’apothicaire qui la fournissait en substances « illicites » avait disparu, elle avait du trouver un autre fournisseur pour équiper sa toute nouvelle cave et le narguilé supersonique de la salle vinyle : à quoi cela servait-il d’avoir investi dans un tel objet si c’était pour ne rien avoir d’autre à mettre dedans que du savon pour faire des bulles ?

Elle s’était donc fait un contact sur Dublin suite à la recommandation d’un de ses clients, et s’était fait livrer quelques échantillons, des petits concentrés de réjouissance en fioles qu’il lui suffirait de diluer dans le réservoir de la machine afin de les vaporiser.

Malgré tout, l’opération n’était pas sans risques car ce genre de commerce était bien évidemment tout sauf légal, il fallait donc à tout prix limiter les intermédiaires pour diminuer le risque de fuites et de finir au poste. La vampire avait donc décidé d’aller réceptionner la livraison en mains propres, et s’était enveloppée dans une cape de velours noir lui arrivant jusqu’à la taille, le capuchon relevé sur ses cheveux ébène.

Elle savait que son « livreur » devait arriver par le train du soir en provenance de Dublin, mais son contact ne lui en avait fait qu’une description sommaire : un homme ayant la trentaine bien tassée, de taille moyenne, brun et mal rasé. Bref, un portrait qui pouvait désigner quasiment la moitié de la gent masculine ! Qu’à cela ne tienne, elle avait tout de même un nom pour réussir à l’identifier : Conlaed, un patronyme comme ça ne devait pas courir les rues…

Elle attendait donc que les badauds descendent du train, essayant de scruter son interlocuteur parmi la foule, mais aucun visage ne l’inspirait plus que ça. Soudain, elle aperçut un homme qui semblait coller en tous points au descriptif : elle n’était pas sure d’avoir repéré la bonne cible, mais il n’y avait qu’une seule façon de le savoir...

Se dirigeant d’un pas ferme et décidé vers le brun de taille moyenne mal rasé qui descendait du train avec sa valise, elle se planta devant lui et lui demanda tout naturellement :
Bonsoir, vous ne seriez pas Conlaed par hasard ?
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Mar 4 Juin 2013 - 9:47

Cesare Gaïus WillowtreeLe pied à peine posé sur le quai, Gaïus chercha des yeux un endroit avec un plan de la ville, quelque chose qui pourrait indiquer les hôtels environnants. Hors de question de se retrouver dans le dernier gouge pourri vers lequel les passagers de la 2nde classe se dirigeaient tous en ce moment.
L'observation des gens dans les lieux publics comme les gares ou les aéroports était une activité fascinante. En un clin d'oeil vous pouvez savoir s'ils cherchent la personne venus les récupérer, si fébriles ils attendent leur compagnon de vie ou pire encore leur famille après une longue absence. Les quais ou les zones de débarquement se vident toujours très vite, personne n'a envie de rester ici que l'on soit attendu ou non.
Alors Gaïus n'échappa pas à la règle et avança d'un pas décidé vers la sortie.

Il ne put pas atteindre son objectif puisqu'une jeune femme encapuchonnée telle le petit chaperon noir lui bloqua très vite le passage en lui demandant s'il n'était pas un certain Conlaed. Le regard bleu glacial attisa la curiosité de notre homme qui réfléchit un quart de seconde avant de répondre.
Jeune femme seule à 22h15 sur le quai d'une gare, cherche un homme qu'elle n'a jamais vu. Il ne pleut pas mais elle porte un capuchon, noir qui plus est. Hummmm...

- Ca dépend qui le demande...répondit Gaïus avec un flegme et un accent qui ne cachait rien de ses origines anglaises.
- La curiosité est un très vilain défaut Gaïus...

Il ne put répondre par autre chose que par un sourire pincé que l'inconnu croira adressé à elle même. La remarque de la blondinette n'était pas un reproche, bien au contraire, elle attendait comme lui de savoir qui était le petit chaperon noir.
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Llylewin
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Mar 4 Juin 2013 - 19:45

Llylewin tenta de scruter la réaction de l’homme, mais son expression était plutôt neutre : pas d’air surpris ni soulagé. En plus, il semblait décider à jouer au « Ni oui ni non » et lui répondit quelque chose d’assez évasif, qui ne confirmait ni n’infirmait ses propos.

*On n’est pas sortis de l’auberge…*

Finalement, comme l’inconnu ne l’avait pas envoyé paître, elle décida de tenter sa chance. Après tout, ne dit-on pas que la chance sourit aux audacieux ? Et puis surtout mieux valait passer pour une courge auprès d’un quidam que de louper son colis auprès du vrai livreur !

C’est Llylewin qui demande, fit-elle en sortant de dessous sa cape une carte de visite aux couleurs du Quality Street en guise de preuve de bonne foi avant de la ranger aussi sec, elle n’allait tout de même pas semer des preuves, Vous avez quelque chose pour moi ou bien vous essayez juste de me faire perdre mon temps ? fit-elle sur un ton assez sec. Elle n’avait pas spécialement envie de s’amuser, car il s’agissait d’une affaire sérieuse et en plus elle détestait quitter le QS un soir d’activité. Elle avait toujours peur qu’une catastrophe n’arrive en son absence et que personne n’arrive à la gérer sans elle. Que la nounou s’assoupisse et laisse Magda ramper au beau milieu du lounge, par exemple…
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Mer 5 Juin 2013 - 15:39

Cesare Gaïus WillowtreeUne jolie carte toute rose et noire est tendue sous le nez de Gaïus qui recule de quelques centimètres pour déchiffrer ce qu'il y a de noté dessus.
Heureusement qu'elle me dit son nom parce que ce genre de truc je peux pas le lire et le prononcer en même temps...
Llylewin bossait donc pour un endroit qui s'appelle le Quality Street d'après ce qu'en disait la carte. Les lettrines roses fushia entremêlées avec soin faisaient penser à un cabaret ou quelque chose comme ça. En tout cas un établissement ou un commerce empreint de féminité.
Mais le petit jeu avait assez duré. Llylewin semblait passablement stressée et pressée, son ton ne laissait aucune ambiguïté. Gaïus, décidé à libérer la jeune femme de ce doute sur son identité, lui révéla la supercherie bien maladroite dont elle avait été la victime.

- Je ne suis pas celui que vous cherchez chère Llylewin, mais j'ai au moins gagné le fait de faire votre connaissance. Veuillez pardonnez s'il vous plait mon impertinence et mon petit jeu qui n'a visiblement amusé que moi. Je me nomme Gaïus et je viens à peine de débarquer à Galway, je ne connais rien ni personne dans cette ville. Je peux tout à fait vous indiquer la personne que vous recherchez néanmoins. Sans doute après cela auriez-vous l'obligeance de m'indiquer un endroit convenable pour passer mes prochaines nuits?

Gaïus avait déjà observé ceux qui restaient sur le quai. Une vieille qui marchait si lentement qu'on avait simplement l'impression qu'elle reculait, une jeune femme qui tapotait rageusement sur son I-phone, sans doute à un amoureux qui avait encore une fois loupé un RDV. Trois hommes restaient également sur le quai. Un brun mal rasé, qui portait des lunettes de soleil et un sac de sport, un autre roux, barbu qui regardait de toutes part en se grattant l'oreille, puis pour finir un homme plus jeune un bouquet de fleurs à la main observant l'entrée de la gare avec frénésie.

- Conlead est surement le brun au sac de sport, par contre vu qu'il est couvert par le roux là bas contre le distributeur de billet votre affaire m'a l'air soit dangereuse, soit illégale, soit carrément les deux. Puis-je vous proposer de rester dans le coin au cas où vous auriez besoin d'aide mademoiselle?

Gaïus connaissait ce genre de gars comme sa poche, cela faisait près de dix ans qu'il les côtoyait nuit et jour. Les contacts, les revendeurs, les macs, ils avaient tous la même tête pour lui. Les même signes distinctifs, le même stress latent sous leurs lunettes ou leurs costumes. Il ne savait pas encore dans quelle affaire trempait Llylewin mais il se fit soudain la réflexion suivante:

Si Gaïus ne vient pas aux plans foireux, les plans foireux viendront à Gaïus...
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Llylewin
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Mer 5 Juin 2013 - 21:11

*Damned* pesta la maquerelle en son for intérieur, elle s’était plantée de type, elle allait devoir recommencer tout le manège depuis le début : scruter la foule jusqu’à ce qu’une illumination s’en suive.

Au moins, elle n’avait pas tout perdu, le type qu’elle avait confondu avec son interlocuteur se montrait plutôt poli, il l’avait même appelée « mademoiselle », ce qui lui fit narcissiquement plaisir, car depuis qu’elle était devenue souteneuse et surtout depuis qu’on l’avait vu trimballer son gros bide de vache enceinte, les gens ne l’appelaient plus que « madame », ce qui lui donnait l’impression d’être une vieille peau proche de la date de péremption.

Ce monsieur serviable au nom peu commun avait même la galanterie de se proposer en tant que chevalier servant- pourquoi au juste ? Etait-il en fait aussi vieux que son nom et avait-il conservé des mœurs d’un autre temps ou bien voulait-il tenter de lui piquer ses affaires ?
A ce stade, il était encore trop tôt pour se prononcer, mais Llylewin avait clairement senti qu’elle avait affaire à un humain, et cela tombait plutôt bien, elle n’avait pas dîné, donc si ce dernier tentait de faire quoi que ce soit de déplacé elle savait exactement quel châtiment lui réserver…

Hmm, possible que ce soit mon homme, en effet, mais celui qui m’en a fait la description n’était pas fin physionomiste donc je n’ai aucune certitude à ce sujet ! Enfin, espérons que vous serez un détective plus fin que moi, je n’ai pas envie de passer ma nuit ici… Quant à la vôtre je ne sais pas ce qui est prévu, peut-être avez-vous déjà des plans pour la soirée, mais si vous m’aidez à transporter ce qui m’appartient jusque chez moi, je vous offrirais un verre dans mon établissement!

Si Gaïus avait vu juste et que ce gros sac de sport moche lui était destiné, elle préférait autant ne pas être vue en sa possession : n’importe qui la voyant porter un sac aussi laid se douterait que quelque chose d’anormal était en train de se produire, alors que la voir en compagnie d’un homme, même d’un homme aux goûts douteux en matière de sacs était parfaitement normal, c’était son métier après tout.

Sans attendre la réponse de son nouvel « ami », la vampire se dirigea vers le couple brun/roux et recommença son petit manège : « Bonsoir, je cherche un dénommé Conlaed – moi c’est Llylewin – montrage de carte express – vous avez mon petit colis ? »

Le type brun n’était pas bavard et maugréa quelque chose d’incompréhensible, qu’elle ne comprit pas et lui demanda de répéter.

L’enveloppe, Conlaed demande notre enveloppe, aboya à sa place le type roux sur un air fort peu engageant.

Une enveloppe, mais quelle enveloppe ? J’ai réglé mon avance directement auprès de votre patron, n’essayez pas de me la faire à l’envers, je ne suis pas une oie qu’on peut plumer à sa guise, alors je veux ma livraison maintenant, ou bien je vous colle mes talons aiguille dans les roubignolles, c’est ma dernière offre ! rétorqua-t-elle sur un ton passablement agacé. Non mais pour qui la prenaient-elle, comme si elle était du genre à se laisser impressionner par deux larbins...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Jeu 6 Juin 2013 - 15:37

Spoiler:
 

Cesare Gaïus WillowtreeGaïus acquiesça à la proposition de Llylewin pour le transport et le verre. Il lui fit signe de passer la première avec sa main vers les deux hommes. Après tout ce n'était pas son affaire. Il resta en retrait d'un pas derrière elle pour ne pas la gêner et surtout importuner les deux hommes car s'il était convenu qu'elle vienne seule, ils auraient pu prendre la mouche.

Interrogation-carte-demande du colis. Rapide et efficace. Gaïus n'avait aucun doute sur l'identité de la personne. Un mec qui se ballade en pleine nuit avec des lunettes de soleil, et d'une c'est pas un pro, et de deux il a un truc à cacher. Ces deux là sont tellement repérables que cela en devenait navrant. Et dangereux pour Llylewin!

Le brun baragouina quelque chose de totalement incompréhensible et le toutou roux fit la traduction.
Ah... ça devient intéressant, j'ai bien fait de rester moi je le sens...
Seulemnt Llylewin, toute fougueuse et furax qu'elle était, s'emporta totalement en les menaçant de ses talons aiguilles dans les....
Aoutch... ça doit faire bobo des machins de 10 cms comme ça.
Ce n'était pas la meilleure méthode pour traiter avec ces gens là et Gaïus le savait. Surtout si leur chef avait déjà le fric. Ils pouvaient tout simplement repartir. Le caniche entrouvrit alors son blouson et mit la main à sa poche intérieure en s'approchant. Gaïus intervint avant que cela ne dégénère.

- Messieurs... restons calmes s'il vous plait -il prit place devant Llylewin- pas la peine d'en venir aux extrêmes.

Le dénommé Conlead sourit de toutes ses dents laissant apparaitre une utilisation peu scrupuleuse de l'objet que l'on appelle communément "brosse à dent" et de son complice "dentifrice". Cependant le jaune, voir le noir, et les trous ça ne venait pas comme ça à son âge. L'utilisation d'acide, d'ecsta, de speed pouvait accélérer le processus de pourriture dentaire à la vitesse de la lumière.

Les coïncidences n'existent pas...
- Je sais... -répondit-il à sa soeur, le reste était adressé aux deux hommes- ...que vous avez eu une journée chargée, nous aussi, donc remettez votre main à l'air libre et réglons cela professionnellement. Vous avez bien un numéro d'urgence pour contacter votre patron?
Conlead grommela un "oui" pas hyper convaincu.
Appelez le et voyez ce que vous devez faire, nous attendons sagement ici.

Conlead et le rouquin se concertèrent, sortirent un portable de leur poche et composèrent un numéro qui devait être en haut de leur liste de contacts. Gaïus n'adressa pas la parole à Llylewin, ils étaient censés se connaitre et savoir ce qu'ils étaient en train de faire. Il posa sa valise à terre et croisa les bras.
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Llylewin
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Jeu 6 Juin 2013 - 21:23

Llylewin toisait les deux individus, affichant un mépris certain. Elle n’avait pas peur d’eux, et peu importe leur petit manège de caïds, s’ils avaient le malheur de sortir une arme elle leur enfoncerait directement dans le rectum.
Son nouvel ami nocturne semblait cependant bien plus posé qu’elle, et s’exprima de manière beaucoup plus posée et diplomate que ce qu’elle avait en tête.

*Moui, c’est une façon de faire aussi, mais j’aimais bien mon idée de rectum*

La vampire décida donc de le laisser faire un temps, histoire de voir ce qu’il avait dans le ventre tandis que le transporteur Conlaed les gratifiait de son sourire moyenâgeux.
Gaïus réussit à les convaincre de passer un coup de fil à leur supérieur pour vérifier ses dires. Elle n’appréciait que moyennement d’être prise pour une menteuse, mais elle se jura de se plaindre comme il se devait auprès de son fournisseur pour la piètre qualité de son personnel. Ses substances avaient intérêt à être au top, sans quoi elle ne commanderait plus un centime de marchandise !

Ça devient compliqué de faire des affaires, soupira-t-elle alors que les deux types s’éloignaient pour protéger leur conversation top secrète des oreilles indiscrètes.
Je devrais peut-être me mettre à la technologie et essayer ce fameux shopping sur internet dont tout le monde me parle, ça a l’air beaucoup plus simple, plaisanta-t-elle en pensant à ses girls qui s’amusaient à commander tout et n’importe quoi sur ce fameux réseau informatique. L’autre jour, elle avait même intercepté un colis qui contenait un étrange sex toy… On n’arrêtait pas le progrès.

Après une communication qui sembla fort brève, les deux larrons revinrent vers eux, esquissant un rictus qui ne présageait rien de bon.
Négatif, not’patron nous a dit que vous deviez nous remettre l’enveloppe sur place, annonça le rouquin, l’air content de lui.

La maquerelle fronça les sourcils. Était-elle en train de se faire rouler par le fournisseur ou bien avait-elle affaire à deux petites mains qui avaient décidé de se la jouer perso en lui extorquant des fonds ?
Peu lui importait la raison au final, elle n’appréciait pas du tout d’être la dinde de la farce. Les deux gaillards méritaient bien une petite leçon de féminisme…

Elle leva alors les yeux d’un air dépité vers son compagnon, avant de déclarer d’une moue toute triste : C’est que je pensais vraiment avoir tout réglé, du coup je n’ai rien sur moi, enfin… Pas exactement rien, continua-t-elle en écartant d’un geste lascif le bord de sa cape pour révéler sa poitrine couverte par un petit haut de satin rouge, vous savez ce que je fais dans la vie, on devrait pouvoir trouver un terrain d’entente, vous ne pensez pas ?..
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Lun 17 Juin 2013 - 8:46

Cesare Gaïus WillowtreeLorsque les deux hommes revinrent vers eux, Gaïus et Llylewin ne s'attendaient pas à cette réponse négative. Gaïus vit celle qui l'accompagnait froncer les sourcils mais rester de marbre. Etait-elle au courant? Savait-elle à l'avance ce que les deux loufiats allaient dire? Franchement il douta à ce moment là. Cesare Willowtree avait tendance à se faire avoir par n'importe quel joli minois qui passait. Et Llylewin n'était pas seulement jolie... Elle était naturellement envoutante.
Cependant, Gaïus sentait qu'il y avait quelque chose qui clochait -il ne fallait pas être devin pour voir cela- le seul problème était de savoir de quel côté!

Llylewin s'avança vers les deux hommes avec grâce et une féminité exacerbée. Gaïus ne rata pas une miette du spectacle lorsqu'elle dévoila son haut de satin rouge. Il ne tilta qu'ensuite ce qu'elle venait de dire... Ce quelle fait dans la vie + terrain d'entente + haut de satin rouge et talons d'une dizaine de centimètres = ...

- Mais... C'est une pute...
On dit une prostituée ou à la rigueur une fille de joie, ce que tu peux être vulgaire quand tu t'y mets soeurette...

Sa soeur n'entendait pas ses pensées mais à force d'être entouré de personnes qui pouvaient l'entendre parler lui, Gaïus avait appris à fermer sa gueule.
La réaction des deux hommes ne se fit pas attendre. Conlead, qui pour ne pas rassurer ne souriais pas, se colla à Llylewin et caressa ses cheveux noirs de sa main caleuse. Son regard lubrique était beaucoup plus effrayant que sa dentition et Gaïus se senti l'âme d'un chevalier en armure.

- Vous n'avez pas à faire cela Llylewin... Messieurs il y a surement un autre moyen.
- Putain de bordel de merde mais pour qui tu te prends???

En étant concentré sur Conlead, Gaïus ne s' aperçu pas que le caniche avait sorti les crocs... et son arme. Il visait le chevalier sauveur de damoiselles en détresse pile entre les deux yeux. En quelques années de petits larcins et de mésaventures en tout genre, c'était la première fois que Gaïus se faisait menacer d'une arme à feux. Maigrichon comme il était il ne faisait déjà pas le poids physiquement, mais alors avec un canon braqué sur lui il avait juste envie de se pisser dessus.
- La petite dame a proposé un marché, laissons la marchander, qu'est ce t'en dis?

Gaïus, tétanisé, regrettait déjà d'avoir choisit Galway comme lieu d'ancrage. Il hocha la tête imperceptiblement en sentait les gouttes de sueur perler sur son front.
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Llylewin
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Lun 17 Juin 2013 - 20:47

La vampire ne put s’empêcher de lâcher un profond soupir.
*Haaaa, les mâles et leur instinct à la con du preux chevalier… Qu’est ce que ça peut être péniiiiiiiible*

Voilà, alors qu’elle aurait pu arracher la jugulaire du vilain pas beau avec ses dents, profiter de l’effet de surprise pour balancer un bon coup de pied dans les valseuses du sous-fifre rouquin et partir avec son colis vite fait bien fait, il avait fallu que môssieur l’empereur s’en mêle et fasse tout capoter !

Maintenant, le petit roquet était sur la défensive et son gros molosse avait carrément sorti son flingue, ça ne rigolait plus. Llylewin n’avait pas la moindre intention de se prendre une balle perdue, elle s’était déjà fait éventrer l’année dernière, une seule cicatrice disgracieuse suffisait à son palmarès. L’humain ? Elle s’en fichait un peu à vrai dire, il n’avait qu’à pas être si fragile, et puis les cicatrices sur un homme on ne dit pas que ça fait moche, mais que ça fait viril !

*La petite dame elle dit que tu dois encore être puceau mon gros, si c’est ça ta vision des préliminaires…*

Pas le temps de faire de l’esprit, il fallait agir vite car elle n’avait aucunement l’intention de copuler avec aucun de ces deux laiderons malpolis, et avec son arme le gros lourdaud avait de quoi la contraindre, elle se devait donc d’être efficace.

Profitant que l’attention des deux hommes était portée sur Caïus, Llylewin se saisit à pleine main des bijoux de famille du malfrat au râtelier pourri et les broya de toute la force de sa main morte-vivante afin de profiter du moment de crispation intense que cela allait générer pour balancer l’individu momentanément castré sur son compère armé, qui déstabilisé n'aurait pas le temps d'enclencher correctement son joujou, de tirer et de tomber sur son séant en même temps.

*Strike !* pensa-t-elle furtivement en voyant son projectile atteindre sa cible, mais il n’était pas temps de jubiler, les secondes étaient comptées, il fallait déguerpir au plus vite !

Tirons-nous de là ! fit-elle en agrippant le bras du chevalier-empereur et en l’entraînant vers la sortie. Elle se fichait complètement de son colis désormais, tout ce qui comptait était de se sortir de ce traquenard indemne (sans balle perdue dans son popotin) et sans embarras (ennuis liés aux forces de l’ordre, ce qui l'obligeait à sauver le popotin de l'humain pour ne pas les attiser avec un cadavre suspect).

La maquerelle connaissait la ville comme sa poche, aussi elle réussit sans encombres à serpenter dans les ruelles les plus alambiquées pour semer leurs éventuels poursuivants, et ne s’arrêta qu’après dix bonnes minutes de course, dans une petite allée sombre entre deux blocs résidentiels de Rahoon.

Qu’est ce qu’on dit déjà ? Bienvenue, c’est ça ? plaisanta-t-elle en tentant de reprendre son souffle. C’est étrange de voir à quel point certains réflexes ont la vie dure : elle avait beau ne plus se servir de ses poumons depuis plusieurs centaines d’années, certaines activités continuaient de la faire haleter dans le vide. Les mystères de la non vie…

Vers les ruelles

HRP:
 
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Ven 21 Juin 2013 - 21:07

Sigvald l'InhumainUne nuit lourde et moite comme les cuisses d'une putain petit budget dans les draps jaunis d'un hôtel miteux. Mon pays natal m'a pas manqué. Le temps sait pas ce qu'il veut.

Galway, c'est la première fois que j'y fous les pieds. Je sais même pas si cette bourgade existait déjà la dernière fois que j'ai marché sur de la terre irlandaise. J'ai aucune bonne raison d'y être. Disons aucune raison raisonnable, si on considère que chasser du chien mouillé est au fond une bonne raison d'être quelque part.

C'est comme cette gare. Aucune raison raisonnable d'y être. Par contre, c'est souvent dans les gares que je croise de la sous-race. Je prétends pas analyser le pourquoi du truc, c'est statistique. Ces merdes à fourrure doivent aimer voyager sur des roues.

Je suis assis contre un réverbère éteint, dans l'ombre. Je regarde vaguement une scène moisie de vieux film noir en entamant une bouteille de rhum. Trois mecs et une gonzesse que je retournerais bien sur les pavés. Ça sent pas le chien. Leur affaire tourne autour d'un sac de sport. Je vais rien dire, j'ai un étui de canne à pêche sanglé dans le dos. Ce dernier siècle a été merdique à ce niveau, les humains ont du jour au lendemain décidé qu'il était immoral de porter une claymore.

Ils sont en train de monter en pression, j'entends presque la casserole siffler, Clint Eastwood va bientôt dégainer. Moi, je crache ce rhum dégueulasse par terre, je m'en fous un peu sur le pantalon. Fait chier.

Ça y est, l'huile prend feu et déborde. Mon regard est attiré par la main experte de Lady Plume qui vient de broyer la paire de billes d'un cow boy du haut de ses 25kg. Un geste rapide et puissant, mine de rien. C'est peut-être pas qu'une pute. Mais je déchante en la voyant se barrer en courant, ça doit quand même être une humaine au final.

Je me lève tranquillement et me dirige en marchant vers les deux amateurs de belle viande. Celui qui peut encore courir s'apprête à partir à la poursuite de la princesse, c'est ce moment que je choisis pour lui loger une balle dans le bas du dos. L'autre se retourne à temps pour voir ma botte percuter sa mâchoire. Son crâne heurte violemment le sol. Il rouvre les yeux, je mets ma botte sur sa bouche pour l'empêcher de hurler, je vide ma bouteille de rhum sur sa gueule.

Je craque une allumette et je la pose sur son front. Ça prend pas si vite qu'on le croit. Mais ça prend. Et quand ça prend, ça prend d'un coup. J'enlève rapidement mon pied. Là il se met à hurler. C'est comme le vin, les années ne nous lassent pas de ces cris. On les apprécie de plus au plus. J'aime faire fondre des gens, c'est parmi mes cris préférés.

Pendant que l'un brûle, je chope le paralysé à la gorge. Il est encore vivant. Je plante mes canines dans la viande chaude et je m'abreuve. J'en prends très peu, j'achève le gars en l'égorgeant. Pas le temps. D'une part, j'ai pas envie de me faire arroser par les flics. D'autre part, je sens encore l'odeur de la Lady, une occasion de la poursuivre. Pourquoi faire ? J'en sais rien. La violer, peut-être. Et tout compte fait, une brunette aussi pâle en plein été, c'est louche, j'aurai peut-être quelques questions avant de la violer. Ou après. Ou pendant. Une chienne saura me dire où trouver des chiens.

J'inspire, j'expire, j'inspire. Je me lance dans un sprint à travers les rues, j'essaie de pas perdre son odeur.
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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Jeu 18 Juil 2013 - 22:31

La journée avait été longue et l'arrivée se fit naturellement tardivement. En cet été, le soleil se couchait paresseusement après 21h30 et le train dans lequel se trouvait l'Américaine arrivait nécessairement après cette heure fatidique.

Le déplacement à Dublin avait été moyennement fructueux. Tamara avait récupéré les rapports qu'elle souhaitait obtenir. Ils concernaient toutes les fouilles réalisées dans la péninsule pour la période préhistorique. Elle en avait également profité pour discuter avec des collègues archéologues, cherchant à savoir s'ils avaient fait des découvertes intéressantes. Sans succès. Rien que des choses très banales, comme si les particularités de Galway se bornaient à ses frontières. L'anthropologue ne désespérait pas de faire des rapprochements avec d'autres anomalies par delà le monde.
Elle avait également emmené le fémur du jeune squelette féminin de la fosse 2, afin de procéder à une datation radiométrique. Les résultats n'ayant pu être produits dans le délai imparti par la scientifique, ces collègues devraient les lui envoyer par mail dans la journée du lendemain.

Tamara descendit donc du train en gare de Galway, une petite valise en plastique rempli de polyester isolant dans une main, son sac personnel sur l'épaule et l'autre bras chargé d'une liasse épaisse de documents emballés dans une grande caisse en carton qui n'était plus de première jeunesse. Elle avait désordonné le rangement de cette boite en commençant à consulter ces dossiers durant les 2h30 de trajet. L'arrivée l'avait prise au dépourvu et elle n'avait pu prendre le temps de ranger correctement ce carton.
Aussi s'arrêta-t-elle sur le côté du quai tandis que le train repartait déjà. Elle s'accroupit, déposant ses affaires pour remettre un peu d'ordre et éviter d'éparpiller les feuilles en marchant jusqu'à obtenir un taxi.

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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Ven 19 Juil 2013 - 14:21

Silas FlaniganLa gare de Galway fut enfin annoncé en vue. J'avais dormi tout le long du trajet, et ce furent les freins du train qui me réveillèrent alors que le soleil se couchait. J' ouvris lentement les yeux; et me rassis convenablement dans son siège.
Je tournai la tête pour voir, à travers la fenêtre. J'aperçus d'abord des ruines un peu plus loin; je me demandais de quoi il pouvait bien choisir, je ne vis pas bien à cause de la lumière déclinante.
Puis j'arrivai enfin la gare de ma nouvelle ville d'affectation. Il s'agissait d'un de ces bâtiments typiques d'Irlande; tout en briques rouges et métal rouillé.  

Je me levai, attrapai mon sac de sport, mon seul bagage, contenant vêtements, souvenirs et autres choses, puis attendis que les passagers descendent pour ne pas me faire bousculer par la cohue générale habituelle lors des arrivées en gare. Mais personne ne descendit dans mon wagon. Je levai les épaules, et descendis du train.
Il n'y avait presque personne sur les quais, mis à part une femme qui mettait de l'ordre dans une valise.
Je fis à peine quelques pas en direction de la sortie que le train repartait déjà. Je crois que ce fus la première fois que je voyais un arrêt en gare aussi court.
Je dépassai donc la jeune femme occupée dans son rangement et continuai ma route vers la sortie.

Je ne savais pas où aller au début, je ne connaissais que le nom de mon nouveau supérieur; je ne savais pas où se trouvait le poste de police, ni même à quoi ressemblait cet Andrea Giacometti.
Je décidai donc de chercher un taxi pour me conduire à l'hôtel, où je passerais la nuit avant d'aller me présenter à Giacometti.


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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Sam 20 Juil 2013 - 9:31

Tamara était accroupie encore quand un homme passa près d'elle, un sac de sport bien rempli en main. Elle releva la tête et le regarda la dépasser sans qu'il lui ait prêté la moindre attention. Il débarquait tout juste à Galway ; elle en était persuadée.
La scientifique tapota sur le carton d'un dossier pour ajuster celui-ci au milieu des autres et se redressa. Tandis qu'elle récupérait l'ensemble de ses affaires, elle s'adressa à l'inconnu.

" Il faut s'éloigner un peu pour trouver un taxi. Ils n'aiment pas s'attarder ici. "

Aurait-elle du rester discrète au cas où cet homme n'appartienne pas au genre humain classique ? Probablement, mais la prudence n'était pas spécialement dans son caractère. Pour elle, la situation était logiquement sans danger.
La lune était loin d'être pleine, donc aucune raison de craindre une brusque transformation devant ses yeux. Quel lycan voyagerait dans les nuits approchant la pleine lune de toute façon ? Si cela avait été un vampire, il aurait fallu qu'il grimpe dans ce train emmitouflé d'une épaisse couverture pour éviter les rayons du soleil. Car le précédent arrêt s'était encore fait durant les instants de jour.
Il n'y avait alors plus que la possibilité d'un tueur, tout ce qu'il y a de plus génétiquement humain ; mais contre ça, comment savoir ?

L'Américaine s'était rapprochée du voyageur qu'elle détailla. Le sac de sport moderne dénotait avec l'aspect général du personnage, bien que les deux concordent également parfaitement. Le mélange des genres n'était pas nouveau et était même très à la mode d'après ce qu'elle avait pu observer.

" Puisque vous ne connaissez pas Galway et que j'ai également besoin d'un taxi, marchons ensemble. "

Rajustant sa prise sur la valise contenant le fémur -quel malheur si elle tombait par terre-, la jeune femme demanda : " Vous venez pour le travail ? "

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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Sam 20 Juil 2013 - 21:51

Silas FlaniganAlors que j'étais debout dans la rue, seul en train d'attendre qu'un taxi veuille bien se montrer, la jeune femme que je venais de croiser sur les quais de la gare m'adressa la parole.
A sa voix, je sus qu'elle n'était pas d'ici, ni même du Royaume-Uni, elle avait un quelque chose d'américain.
Mais elle semblait bien connaitre le coin car elle m'expliqua qu'il fallait aller un peu plus loin pour trouver un taxi. Apparemment ils n'aimaient pas trop traîner dans les environs.

Je me demandai ce qui pouvait bien expliquer cela. La seul explication logique qui me vint à l'esprit était qu'un groupe de casseurs, ou de criminels en général, traînait dans le coin.
Cette solution me parut tellement logique que je n'osa pas en demander la raison exact à la jeune femme. Mon métier de policier dans cette ville allait bien finir par me le dire.
L'américain me tira de mes réflexions en me proposant de l'accompagner.

" Puisque vous ne connaissez pas Galway et que j'ai également besoin d'un taxi, marchons ensemble.
- Je vous suis mademoiselle. "

Avoir un guide, voir même une connaissance si la relation évoluait, peut être pratique dans une nouvelle ville dont on ne connait rien.

Je la suivis donc en silence, ne sachant pas quel sujet aborder pour briser la glace. Heureusement, elle en trouva un.

" Vous venez pour le travail ?
- En effet. Je suis policier et je viens d'être affecté ici. Je dois d'ailleurs retrouver le commissaire Giacometti demain. Et vous? Vous travaillez et vivez ici?  "

Lui dire directement mon métier était sensé la rassurer; lui dire qu'elle pouvait me faire confiance, et que je n'allais pas l'agresser étant donné que nous étions seul.


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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Dim 21 Juil 2013 - 11:50

Ils se mirent en route, s'éloignant finalement de la gare et de ses quais déserts.
L'Irlandais répondit à sa question, lui annonçant qu'il bénéficiait là d'une mutation professionnelle. A savoir si c'était vraiment une promotion, c'était une autre question.

" Bienvenue à Galway donc. Policier ? Vous allez avoir des vampires pour collègues. Le commissaire en tête. Il a des pulsions sanguinaires assez impressionnantes. " expliqua Tamara très sereine. Elle revoyait sans peine les yeux rougeoyants du chef de la police lors de l'arrestation musclée au Bloody. Elle évoquait pourtant cela comme si elle parlait de la météo de la région.
Si l'inconnu était au courant, cette information ne lui serait d'aucune utilité, mais la scientifique pensait plutôt qu'il était aussi novice qu'elle à son arrivée en ville à l'hiver dernier. Sachant qu'il devrait travailler en compagnie de ces gens, il fallait mieux le prévenir. Il finirait bien par le savoir de toute manière. Maintenant ou un peu plus tard, peu importait.

" Je suis arrivée cet hiver. "
Et sa première nuit à Galway avait été riche d'enseignements et de questionnements. Jamais elle ne regretterait d'avoir perdu son ignorance dans ce domaine.
" Je suis anthropologue. Je partage mon temps entre le chantier archéologique et le laboratoire de la clinique de recherche locale. "
Annoncer sa profession était normal dans une conversation classique où l'on se présentait à l'autre. Mais autant le voyageur se voulait surement rassurant en disant qu'il appartenait aux forces de l'ordre, autant Tamara annonçait clairement que ses dires étaient sérieux. Une scientifique ne pouvait que l'être.

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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Dim 21 Juil 2013 - 22:00

Silas Flanigan" ... Policier ? Vous allez avoir des vampires pour collègues. Le commissaire en tête. Il a des pulsions sanguinaires assez impressionnantes. "

A ces mots, je fronçai les sourcils. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien me raconter là? Les vampires n'existaient pas pour moi. Je pensais alors qu'elle parlait métaphoriquement. Peut-être était- il simplement un excentrique froid et distant à un tel point qu'il était comparé par un vampire par la jeune femme.
Ou bien était-ce parce que le commissaire avait les dents longues, qu'il aimait les chiffres, faire un certain nombre d'arrestation.
Ou peut-être qu'il était juste un policer aux méthodes particulièrement agressives.
J'allais bien voir lorsque je le rencontrerais.

La jeune femme m'annonça qu'elle était arrivé cet hiver, et qu'elle était anthropologue et qu'elle travaillait sur un site de fouilles archéologiques et à la clinique de recherche.

" Alors peut-être nous rencontrerons-nous de nouveau si nous trouvons des ossements. ... Au fait, moi c'est Sil. Silas Flanigan pour être précis.
Quand à cette histoire de vampires, ce n'est qu'une métaphore de vous pour désigner les policiers d'ici? N'est-ce pas?  "


Je commençai également à me demander où se trouvaient les taxis. Ce ne devait pas être évident pour un étranger d'arriver dans cette ville, sans avoir, comme moi, quelqu'un pour le guider.


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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Lun 22 Juil 2013 - 22:14

" Je ne fais pas de métaphore. " annonça-t-elle d'abord.

Ainsi il ne savait rien. Cette situation était finalement la plus prévisible. L'office de tourisme de la ville n'évoquait évidemment pas le côté sombre de la cité. Cela ferait fuir les visiteurs. Même un membre de la police fraichement muté ne pouvait donc le deviner.

Tamara haussa une épaule pour rajuster son sac à main sur celui-ci.
" Et vous n'avez qu'à me regarder pour comprendre que je ne plaisante pas non plus. "
Plaisanter sur un sujet sérieux, quelle drôle d'idée !

Ménageant le suspense quelques secondes supplémentaires, l'anthropologue avait profité de ce court laps de temps pour réfléchir à la manière de commencer cette discussion.
" Si vous êtes un sceptique, n'oubliez pas que je suis une scientifique, donc mille fois plus hermétiquement fermée au paranormal que vous ne pouvez l'être. Vos collègues sont, pour ceux que j'ai vu en action, des vampires. Le commissaire et au moins deux inspecteurs. Des vampires au sens propre du terme : mort physique où ne se présente aucune respiration, ni battement cardiaque, nécessitant une absorption régulière de sang pour faire fonctionner le corps et le cerveau. Comme dans les films. "

Parler de films alors qu'elle n'en avait toujours regardé aucun... Les résumés, critiques et comparatifs lui suffisaient pour l'instant.
Elle s'était arrêtée de marcher durant ce petit palabre. La révélation méritait bien une petite pause.

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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Mar 23 Juil 2013 - 14:58

Silas FlaniganLa jeune femme m'annonça qu'elle ne faisait pas de métaphore, et qu'elle ne plaisantait pas.
Je me retrouvai alors perdu. Complètement perdu. Je ne pouvais pas accepter l'idée de l'existence de vampires sans preuves.
Cependant, elle avait l'air tellement sérieuse, que je me mis à douter.

Je me demandai alors si la jeune femme qui m'accompagnait était saine d'esprit. Mais elle me parut tout à fait normale sur le plan mental alors je rejetai cette idée.

Je pensais aussi être en train de rêver. Peut-être étais-je toujours dans le train, me rendant à Galway, mais une ville normale, sans une inconnue qui parle de policiers vampires.

Le seul moyen de savoir si elle disait vrai c'était de le voir en personne ou de voir des preuves de mes propres yeux. Surtout s'il s'agissait de mes nouveaux collègues.

" Vous savez, mademoiselle, que je ne vous croirais que lorsque j'en aurais des preuves. Si ils existent vraiment.  ", lui dis-je en souriant. " Surtout que vous parlez de mon nouveau supérieur et de mes nouveaux collègues. j'ai du mal à imaginer des policiers sortant que la nuit pour sucer le sang de criminels. A moins que ce ne soit des policiers qui n'arrêtent que des loup-garous ou des sorcières, ou quoique ce soit. ", finis-je en éclatant de rire.


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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Mar 23 Juil 2013 - 15:31

" Appelez-moi docteur Brookes plutôt, ou Tamara. Je n'aime pas le mademoiselle." le coupa-t-elle rapidement pour corriger cette petite appellation, certes courtoise mais qui sonnait faux à ses oreilles.

Comme elle s'en doutait, il fut sceptique. Comment ne pas l'être ?

" Non les sorcières ça n'existe pas. " dénigra-t-elle d'un hochement de tête. " Celles qu'on brûlait au Moyen-Age avaient la simple malchance d'être soit rousse, couleur du Diable, soit d'avoir vendu un remède contre de bénignes maladies là où l'Eglise avait la main mise sur les soins. Il y a eu aussi des cas de folies qu'on attribuait à la sorcellerie. Folies cliniques et folies dues à des hallucinogènes volontairement ingérés ou non. "

Mais ce n'était pas le sujet qui les intéressait. Aussi s'arrêta-t-elle là.
" En revanche, les lycans habitent également ces rues. J'en ai rencontré un la nuit de mon arrivée. Mais il n'y a pas nécessairement conflit séculaire entre les deux espèces. Les criminels ici sont de tout ordre. Il y a simplement parmi eux des vampires, des loup-garous et des humains avec des pouvoirs particuliers. Bien que pour ce dernier cas, je n'ai encore vérifié l'information. "

Tamara se doutait bien qu'elle parlait beaucoup mais que discuter pour discuter ne ferait pas office de révélation pour l'homme. Stasi avait du aller jusqu'à se transformer devant elle pour qu'elle accepte l'état de la réalité plus ouvertement. le coup de la lame d'argent n'avait fait qu'aiguiser sa curiosité.

" Que vous souhaitiez le voir de vos propres yeux est tout à votre honneur. Je n'aurais pas cru mon interlocuteur s'il ne m'avait fait une démonstration. " La scientifique sembla réfléchir quelques instants, puis elle reprit : " Je ne peux que vous conseiller de consulter les journaux de la ville pour voir quels types d'événements il s'y passe. L'arrestation manquée de la Saint Patrick par exemple. "

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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Jeu 25 Juil 2013 - 18:04

Silas FlaniganLa jeune femme me dit enfin son nom: Tamara Brooke; avant de continuer sur ce qui était une blague de ma part mais quelque chose de sérieux pour elle.
Elle me dit que les sorcières n'existaient pas, au contraire des loup-garous, ou lycans, qui habitaient dans cette ville.

Déjà que ses affirmations jetaient le trouble dans mon esprit, elle continua en disant qu'il existait des personnes, humaines, avec des pouvoirs spéciaux.
Je ne sus pas ce qu'elle pouvait dire par là, je décidai donc de lui demander; mais elle n'était pas vraiment sûre de cela.
Elle me rassura, ou du moins elle me signale, qu'il n'y avait pas de conflits entre ces soit-disant êtres fantastiques.

" Tamara. Vous savez que ce que vous dites est insensé, ou illogique, ou infondé. Vous dîtes que les sorcières n'existent pas, mais vous parlez de vampires et loup-garous, et d'humains avec des pouvoirs spéciaux. D'ailleurs ça veut dire quoi, "pouvoirs spéciaux", des humains qui peuvent lire dans les pensées et ce genre de choses? Enfin quoiqu'il en soit, si ceux-là existent, pourquoi pas des femmes qui font des potions magiques coiffées d'un chapeau pointu. "

Afin que je me fasse ma propre opinion, elle m'invita à fouiller les archives de la ville. En mentionnant un évènement en particulier: l'arrestation de la Saint-Patrick.

" Je le ferais, Tamara. Vous semblez sincère, et vous me poussez à m'intéresser à tout cela. Mais pour le moment, les taxis sont-ils encore loin?"


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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Ven 26 Juil 2013 - 10:05

"Insensé oui. Infondé non, car je suis une scientifique. Je ne parle pas sans preuves, ni fondement. Un peu comme vous j'imagine si vous faites bien votre travail. Surtout sur un sujet aussi particulier que celui-ci. " rit la jeune femme.
Croire qu'elle pourrait batifoler sur des réalités qui bouleversaient l'ordre des choses, cela la faisait rire. Cela lui paraissait tellement impossible.

" Je ne vous dirais rien sur ces paranormaux, car ce ne sont que des rumeurs. Tant que je n'en ai pas vu de mes yeux, je n'y prête qu'un intérêt limité. Mais l'intitulé "sorcière" ne conviendra pas, d'après les deux exemples que l'on m'a donné. Vous pourrez même surement me tenir au courant en premier sur ce cas. Apparemment une jeune femme au commissariat possède une particularité d'hyper vitesse. Elle a des cheveux de toutes les couleurs. Vous n'aurez qu'à vérifier par vous même. "

Ils voyaient devant eux les silhouettes de l'Uptown Island, avec le bâtiment de la Steel Corporation et les contours de la clinique.
" Vous pouvez continuer par ici. En passant les anciens remparts, vous trouverez sans peine des taxis. Surtout près de l'église. Je vais rentrer à la clinique pour déposer tout ça d'abord. " dit-elle en baissant la tête sur ce qu'elle portait.
" Vous pouvez aussi m'accompagner pour qu'on aille faire un tour aux urgences. Je n'ai pas accès aux ailes spéciales mais il y aura peut-être des créatures aux urgences en attendant qu'on les transfère. "

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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Sam 27 Juil 2013 - 20:33

Silas FlaniganAinsi un des ces humains paranormaux travaillait au commissariat. Il s'agissait d'une fille d'ailleurs, qui, semblait-il, avait un pouvoir de super-vitesse.

" A force de me parler de tout ces êtes paranormaux travaillant au commissariat, miss Brooke, je vais commencer à me sentir trop normal pour travailler ici. ", lui dis-je en rigolant.

Plus loin en face de nous, se dessinait deux grands bâtiments. J'appris que l'un des deux était celui de la clinique, lorsque Tamara Brooke m'invita à la suivre à la clinique pour voir si des créatures spéciales attendaient aux urgences, après m'avoir montré la direction où je pourrais trouver un taxi.

Je regardai donc l'heure sur ma montre pour voir si j'avais le temps de m'attarder un peu avant de trouver un hôtel où séjournait un petit moment. Il n'était pas loin de vingt-deux heures, mais j'acceptai la proposition du docteur.

" J'accepte votre invitation Docteur Brooke. Peut-être verrais-je de quoi prouver vos dires là-bas. Sinon, j'attendrais de voir mes nouveaux collègues. "

Le temps d'arriver à destination, je lui demandai quand même où je devrais me diriger pour trouver un endroit où m'installer.

" Et, auriez-vous un endroit où je pourrais m'installer le temps de me trouver un appartement ou un endroit vraiment à moi? "


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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: La gare et les voies ferrées   Dim 28 Juil 2013 - 19:57

" La curiosité n'est de toute façon pas un vilain défaut lorsqu'elle sert la science et le savoir. " sourit l'Américaine.
Ce trait d'humour révélait une chose qu'elle pensait pourtant vraie. Sa curiosité était parfois mal placée et l'avait déjà amenée à expérimenter des situations dangereuses mais jamais elle ne la remettrait en question.

" Pour un hôtel, ça dépend de votre budget. Je loge à celui des Catacombes à l'autre bout de la ville. Ce n'est pas donné, mais ce n'est pas pas moi qui paye, alors je m'en moque un peu. Cela dit, son standint vaut son prix. " conclut-elle en haussant une épaule, pour ne pas déstabiliser ses paquetages.

Cela commençait à faire longtemps qu'elle dormait là-bas. Peut-être que bientôt on lui couperait les vivres de ce côté-ci. D'autant que si elle escomptait rester davantage en ville pour en percer les mystères, cela déborderait de ses obligations auprès du groupe archéologique. Devoir trouver un logement l'embêtait fortement. Son appartement à Philadelphie tournait déjà à vide une bonne partie de l'année, pour le bonheur de ses parents qui y logeaient régulièrement à sa place. Payer un second loyer quand on a des revenus aussi disparates que les siens n'était pas facile. Mais il faudrait bien qu'elle creuse la question à un moment ou un autre, avant d'avoir à dormir sous les ponts. Quoi qu'il resterait toujours son labo...

" Bon allons-y. Ce carton n'est pas très pratique à porter. "

Il n'y aurait qu'à traverser la petite passerelle reliant les quais à l'île de la Steel pour ensuite rejoindre la clinique.

En direction de la clinique... et de preuves

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