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 Kinneys Jewellers & Goldsmiths

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Amy & Emmy
Humain
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MessageSujet: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Mar 21 Mai 2013 - 16:05

HRP :
 

C'était un samedi soir, les jumelles avaient éclos assez tard de leurs draps, avaient fonctionné comme des lymphes, état mi-larvaire, mi-désabusé. La vie paraissait s'être retourné comme un gant, comme si elles avaient atterries de l'autre côté du globe et qu'on y avait effectivement la tête en bas, ainsi que les enfants le pensent parfois. Elles aussi étaient, à leur façon, devenues des créatures de la nuit. Elle mangeaient de nuit, payaient leur loyer de nuit, discutaient de nuit, faisaient le ménage de nuit bref, vivaient de nuit ; et bien entendu elles dormaient de jour. Le soleil, pour qui elles vouaient précédemment un semblant de culte malgré leur peau implacablement opale, n'avait plus qu'une place réduite dans leur vie. On l’apercevait quelques heures dans la journée qu'était la leur, et c'était toujours un soleil couchant.

Quelle déprime les étreignait. L'instant fugace durant lequel elles pouvaient assister au spectacle de l'astre si désiré n'était consacré qu'à sa mort. C'est comme si leurs espoirs étaient exécutés au peloton encore et encore ; comme si on les mettait inlassablement face à leur détresse.
Leur détresse.
Elle était devenu un objet cosmique rouge sang.
Elle était totalement invisible.

Mais la vie continuait, avec ou sans elles. Il fallait se relever après avoir trébuché, et le faire assez rapidement pour ne pas trébucher trop vite une seconde fois. Leur don en était presque une malédiction ; celui de paraître. Elles paraissaient de plus en plus en compensation d'être de moins en moins. Et leur travail ne tolérait pas de moue, de larme ou de soupir. Les clients ne baisaient que des sourires, rires et des yeux rieurs. La tristesse n'a pas de place dans le business ; pas la vraie tout du moins. Il leur fallait du fard à mélancolie, il leur fallait souvent changer d'apparat, mais cela n'avait rien à voir avec une quelconque compensation, il ne s'agissait là que de conscience professionnelle. Il leur fallait renouveler leur toilette pour être un produit constamment intéressant, jamais lassant. Un autre course, à laquelle elles avaient apprit à ne pas trébucher.

C'est donc à la bijouterie qu'elles se rendaient de nuit, afin de ne pas devoir se recaler tout les débuts de semaines sur leurs horaires de vie habituelles. Elles avaient acquis une nouvelle tenue - comme à leur habitude faite sur mesure - et en avaient revendus une ancienne presque aussi cher que le prix original pour minimiser les marges qui, il est vrai, étaient assez substantielles. Mais leur couturière ne se préoccupait que de ce qui concernait la tenue en elle même, et non les accessoires qui allaient avec et étaient indispensables selon les jumelles. Elles avaient donc écumés les magasins pendant plusieurs heures après avoir passés la moitié de la journée à effectuer leurs diverses tâches administratives hebdomadaires et à s'occuper de leur courrier.

La bijouterie Kinneys Jewellers & Goldsmiths était un de ces établissements à l'ancienne qui avait sut se moderniser pour une partie de sa clientèle tout en misant un maximum sur une image juive traditionnelle pour conserver une réputation de maison de qualité. Pour les jumelles, un établissement qui - comme, d'ailleurs, celui où elles travaillaient elles même - alliait si savamment tradition et innovation était doté de suffisamment de dynamisme pour avoir à tout les coups quelque chose d'intéressant à offrir et s'adapter parfaitement à leur demande. Elles avaient apprit avec le temps qu'un bon prestataire de service n'était pas un artiste : il ne proposait pas sa vision des choses mais embrassait avec exactitude celle de ses clients.

Après avoir minutieusement observés la vitrine et en avoir estimés un barème de prix probable à l'intérieur, elles entrèrent et se dirigèrent directement vers un des employés qu'elles jugeaient paraître le plus alerte. Il s'agissait d'un homme mûr fort d'une cinquantaine d'années et presque autant d'expérience, très bien mit et avec des yeux toujours ronds, comme s'il nageait dans un bonheur perpétuel. Il avait les mains dans le dos et attendait que des clients ne viennent à lui tandis que, plus loin, une jeune femme montrait quelques modèles à une vieille femme un peu chic. Alors qu'elles avançaient en sa direction, il les regarda les salua poliment de la tête.
"- Bonsoir mesdames. Que puis-je pour vous ?
- A :  Et bien, si je vous dis qu'on est venues pour des bijoux, vous nous croirez ?
"
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Keith
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Ven 24 Mai 2013 - 7:22

Qu'il avait faim ! Keith déambulait dans la rue commerçante avec une impérieuse envie de boire du sang. En effet, il n'avait pas mangé depuis deux jours entre l'histoire de Bloody Valentine qui demandait une paperasse énorme et la poursuite de Viggo le tatoué, il ne savait plus où donner de la tête et n'avait pas pu se nourrir correctement depuis. Comble de malchance, l'hôpital Sainte Madeleine n'avait plus de poche de sang en réserve, il devait attendre une bonne heure le temps qu'ils fassent d'autres prélèvements. La soirée ne commençait pas très bien, mais il comptait faire quelques emplettes pour se sortir l'envie de sang de la tête, ce qui était impossible. Il y avait tellement de monde que tous ces coeurs qui battaient ne le mettait pas à l'aise. Que peu importe, même si c'était une mauvaise idée, il allait faire quelques achats en attendant.

Il passa devant une bijouterie qui lui rappela un peu les vielles bijouteries de Londres où il avait pris l'habitude d'acheter des perles et des bracelets pour Magdalena. Il regarda négligemment la vitrine de cette boutique et en parcourant celle-ci il vit des chevalières intéressantes. Il décida alors d'entrée pour oublier un peu tous les repas potentiels qui courraient sous son nez.

Un "Ding, Ding" sonore se fit entendre quand il rentra, une vielle clochette était embusquée au-dessus de la porte qui ne permettait à aucun client le plaisir de surprendre les vendeurs de la boutique. Il alla directement voir les chevalières sans se préoccuper nullement des gens à l'intérieur, mieux ne valait pas réfléchir à tous ces litres d'hémoglobine à porter de main. Une autre personne fit tinter la clochette. Keith n'y porta aucune attention jusqu'à ce qu'il remarque plusieurs détails qui l'interpellèrent. Deux coeurs qui battaient à l'unisson, des odeurs particulières de deux femmes et surtout la voix, il ne pouvait s'agir que des magnifiques jumelles du QS avec qui il avait bavardé pendant la réouverture du Bordel. Il ne pouvait les ignorer et une petite conversation lui permettrait de lui changer aussi les idées.

- Monsieur le joaillier ! Veuillez apporter vos plus beaux colliers pour ses demoiselles, elles méritent les plus fines et les plus resplendissantes de vos oeuvres. Bonsoir très chères ! Dit-il en se retournant vers les inséparables. Me permettriez-vous de vous offrir quelques babioles en hommage à votre beauté ?

Il en faisait un peu trop, mais tous était bon pour ne pas penser à autre chose.

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Keith MILLIGAN

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Amy & Emmy
Humain
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Ven 24 Mai 2013 - 19:38

L'homme ne mit pas longtemps à savoir ce qu'elles voulaient. Il n'eut à poser qu'une question : ce qu'elles désiraient. Le reste fut tout le travail de précision des clientes ; elles savaient parfaitement ce qu'elles voulaient et devaient avoir l'habitude du savoir-faire et du jugement que l'on pouvait trouver dans un tel établissement. Elles avaient sur elles la robe qu'elles s'étaient faites faire, sans aucune autre sophistication qu'un maquillage des plus légers. La description du produit idéal dans ses grandes lignes fut accompagnée de la simple mention de leur tenue comme référence ; il s'agissait de trouver quelque chose qui soit dans le même ton.

Mais, alors que l'employé les détaillait avec un regard à mi-chemin entre celui de l'artiste et celui du coiffeur, une voix vient interrompre son travail avec cette bonne humeur un brin hédoniste dont les jumelles reconnurent instantanément les nuances. Bien qu'elles ne l'aient vu qu'une seule fois, elle n'eurent aucun mal à reconnaître Keith, qui était vêtu pour sa part de façon bien plus élégante que la dernière fois, bien qu'il n'eût été une seule fois vulgaire ou seulement hors de propos. Il se tenait avec la même attitude - à la fois avenante et imperceptiblement envahissante - qu'à la soirée de réouverture, ce qui contribuait tout autant sinon plus à le reconnaître parmi la masse de leurs souvenirs des précédentes semaines.

"- Monsieur le joaillier ! Veuillez apporter vos plus beaux colliers pour ses demoiselles, elles méritent les plus fines et les plus resplendissantes de vos oeuvres. Bonsoir très chères ! Dit-il en se retournant vers les inséparables. Me permettriez-vous de vous offrir quelques babioles en hommage à votre beauté ?
- A : Oh, Bonsoir Keith ! Vous avez de drôles de façon de rendre des hommages, non ?
- E : Nous ne sommes pourtant pas si exigeantes !
" Fit Emmy toutefois que le joaillier s'en allait un instant en arrière boutique afin de prendre les pièces qu'il estimait le plus à propos.

Les deux femmes se retournèrent vers le vampire pour prolonger plus avant la discussion. Après tout, c'était la moindre des choses à faire lorsque quelqu'un faisait une si charmante proposition. D'ailleurs, chacune des jumelles se disait que l'individu en question devait être fort riche pour se permettre de telles folies avec autant de détachement. Il leur faudrait le jauger plus que cela avant de pouvoir se permettre un jugement concret et le cortège de décisions qui allaient avec, mais à se stade de la conversation, elles envisageaient la possibilité de lancer leurs filets pour en faire un client régulier. Après tout, il n'avait pas l'air d'être le genre d'homme à refuser leurs services. Il semblait même plutôt du genre à s'épancher dans les plaisirs de la vie sans aucun complexe ni tabou, ce qui était une qualité très apprécié lorsqu'elle était accompagné d'un porte-feuille honorable.

"- E : Excusez nous mais... C'est un peu embarrassant.
- A : Oui. Vous auriez put tout aussi bien passer nous voir directement ; cela à l'avantage de rendre optionnelles certaines étapes.
- E : Mais comment dire non à pareil gentleman.
"

Elles marquèrent une pause, écoutant leur interlocuteur, qui semblait avoir l'habitude de converser avec les dames et les gens en général. Il donna tout de suite l'impression d'un séducteur un peu calculateur, à la fois redoutable et intriguant. Mais les jumelles avaient plus d'un tour dans leur sac, et à ce petit jeu elles étaient tout ce qu'il y a de plus douées. Ils allaient donc jouer.

"- A : Je vous propose un petit jeu ; disons un exercice de style, pour vous mettre à l'épreuve.
- E : A quoi tu penses ?
- A : A une devinette. Vous voyez, nous étions venues pour un but bien précis et vous apprendrez bien vite que nous sommes du genre à savoir exactement ce nous voulons. Alors voilà jeune homme - fit-elle d'un ton de professeur exigeante et quelque peu bourgeoise - : compte tenu du fait que nous recherchons un quelque chose qui soit au diapason de notre nouvelle tenue, votre tâche consiste à trouver l'objet parfaitement adéquat. Le cas échéant, nous acceptons votre offre.
- E : Mais le cas contraire, l'addition sera pour nous.
" Compléta Emmy qui avait prit connaissance du jeu de son aînée en même tant que Keith, tout en ajoutant une petite référence aux verres offerts par ce dernier lors de la réouverture du QS.

Amy regardait son chevalier servant droit dans les yeux, avec malice et air de défi. Sa soeur, quant à elle, s'était gracieusement accoudé à la vitrine, comme pour en apprécier le contenu, mais elle regardait en direction des deux interlocuteurs pour savoir si Keith allait accepter le compromis.

Le temps qu'ils aient parlés, le joaillier avait réunit une sélection de divers bijoux qu'il avait jugé de bon ton et avait apporté le tout devant les trois clients sur un large plateau blanc. Il le déposa devant eux avant de reprendre sa position, mains dans le dos, légèrement penché en avant, tout à disposition de ceux-ci.



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Keith
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Lun 27 Mai 2013 - 14:08

- Bonsoir mesdemoiselles ! Ravi de vous rencontrer.

Ravi de pouvoir se distraire un moment le temps qu'il puisse aller manger. Les jumelles étaient particulièrement élégantes et Keith remarqua aussi que les habits qu'elles portaient étaient particulièrement bien coupé, voir même parfaitement ajustés. Du sur-mesure, ces filles ne se refusaient rien pour être les plus belles. C'est une qualité que Keith apprécié énormément. Ce qui était incroyable aussi, c'était l'impressionnante synchronisation des jumelles, il n'avait jamais rien vu de telle, comme si elle ne faisait qu'une seule et même personne, quand l'une commençait une discussion, l'autre était capable de la finir de manière logique et en osmose complète avec les idées de la première. Fascinant.

- Allons, il faut savoir se faire désirer un peu quand même. Et puis j'aime énormément les étapes optionnelles comme vous dites. Je ne pourrais concevoir que nous ne discutions pas et n'échangions pas nos points de vue. Sinon la vie est bien triste ne trouvez-vous pas ?

Ensuite Amy proposa un petit jeu, parfait quelque chose d'autre à penser. Il faut s'occuper l'esprit pour ne pas penser au sang.

- Avec grand plaisir. Dit-il avec un peu trop d'enthousiasme. Montrez-moi ce que vous avez là mon cher joaillier. Il me faut trouver les plus beaux atours qui iront le mieux à ses charmantes demoiselles.

Keith regarda attentivement les tenues des jumelles quitte à tourner un peu autour d'elles et il se pencha ensuite sur les colliers et réfléchit à ce qui pourrait le mieux s'accorder avec ses tenues.

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Whoever
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Mer 29 Mai 2013 - 8:39



"Tu sais ce que j'aime avec ce flingue ?
Non quoi ?
Bah il fait pas un mètre de long.
j't'emmerde.
"

Les autres rirent. Il n'empêche, Monsieur Jaune marquait un point. Dans la vie, les gens ne devaient pas trop l'aimer. Pas seulement parce qu'il avait toujours l'air d'un sale con, mais aussi parce qu'il avait toujours raison. Et c'est bien connu : le seul truc pire qu'un sale con était un sale con qui avait toujours raison. Le fait est qu'il se demandait maintenant lui aussi comment il avait bien put avoir la lubie de prendre un fusil d'assaut. C'est gros, trop pour le dissimuler, c'était du genre à faire beaucoup plus de bruit qu'il n'en fallait, ça prenait du temps à recharger, c'était encombrant et surtout, c'était très facilement traçable dans un pays comme l'Irlande.

Monsieur Bleu regardait son M4 benoîtement.

"Et merde ! Je suppose que je pourrait le vendre pour plus cher qu'il ne m'a coûté.
Regardez moi ça. Monsieur Bleu s'improvise marchand de mort.
Et du service à la personne en plus : il les vend une par une.
Si c'est pas de la méticulosité, faut qu'on m'explique.
Ah allez vous faire foutre et passez moi un flingue, okay ?
"

Monsieur Rouge lui tendit un Glock sans un mot. Monsieur Rouge était flippant ; et ce selon l'avis inavoué de tout les membres du groupe. Il ne parlait jamais. Eux tous débarquaient dans des banques d'Irlande depuis maintenant trois mois et à chaque fois ils faisaient entendre haut et fort leur voix ; mais pas lui. Il se contentait de pointer les gens avec son flingue et de s'activer au boulot, on dirait un robot. Il n'était pourtant pas muet. Ils avaient tous entendu sa voix quand l'organisateur du groupe, un certain Saint Patrick, lui avait demandé si son surnom ne le gênait pas, suite à une dispute des autres membres, qui auraient voulu leur couleur préféré (tous voulaient du rouge). Il avait dit "Ça me convient." comme ça, sans hausse de ton, ni baisse non plus.
En fait, ce mec possédait un sang froid qu'aucun ne considéraient comme normal ; et tous lui soupçonnaient quelques problèmes mentaux qui le rendaient totalement insensible, ou quelque chose de ce genre-là. Eux même avaient des nerfs d'aciers, mais quand venait l'action, il y avait toujours foultitude de détails qu'ils ne faisaient pas comme ils auraient voulut à cause du stress. Braquer une banque était un art difficile, qui faisait souvent cafouiller et qui nécessitait non seulement de l'organisation mais aussi de la rectification afin de se parfaire.

"Je crois qu'on est bientôt arrivés les gars, préparez-vous !"

Chacun avait en effet ressentit le gros virage caractéristique qu'il sentait à chaque fois au moment des repérages. Monsieur Bleu refit un petit check-up mental :
Le van allait embrayer d'un coup, il faudrait s'accrocher. Il allait se rendre d'un coup d'un seul sur le trottoir et freiner pile juste après la bijouterie. Eux n'auraient qu'à ouvrir les portières arrières et entrer dans la boutique. Il faudrait que chacun entre par un point différent. En effet, le magasin faisait l'angle de la rue et il y avait trois entrées : lui et Monsieur Rouge entreraient par le côté nord, Monsieur Vert par l'entrée de l'angle et Monsieur Jaune par la dernière.

Une fois à l'intérieur, il faudrait en premier lieu soumettre tout les clients ainsi que le personnel. Ensuite, repérer le gérant et le forcer à fermer les volets de sécurité. La surface extérieure de magasin était exclusivement en verre et si la police devait être là avant les délais prévus, ils seraient totalement à découverts. Ils avaient donc opté pour fermer le rideau de sécurité afin d'occulter toute visibilité depuis l'extérieure et de sortir par une autre issue. L'idée était de passer par les bureaux qui se trouvaient au premier étage, de trouver une voie vers les étages supérieurs et de passer par les toits pour ensuite sortir de l'autre côté de la rue, sans masque, sans sac plein de lourd billets encombrants, sans arme, mais juste avec des vêtements de touristes. Les appareils photo seraient creux et contiendraient des millions de dollars en bijoux de luxe ; tout comme en contiendraient les thermos, les petites sacoches et autres produits manufacturés à l'air récemment achetés. Et comme tout le monde se disperserait, il serait impossible à la police de les intercepter, surtout dans cette foule dense. Il était d'ailleurs étonné qu'il y ait autant de monde de nuit.

Mais Monsieur Bleu n'eut pas plus le temps de réfléchir que le van freina. Perdu dans ses pensées, il fut surprit et faillit perdre équilibre. L'équipe sortit alors et se rendit dans la bijouterie, chacun avec un Glock. C'est donc quatre hommes habillés en costumes trois pièces et masqués de visages de clown qui feraient envie aux membres de Slipknot qui débarquèrent dans le magasin. La petite clochette ne fut d'ailleurs d'aucune utilité puisque les braqueurs se firent remarquer de manière fort indiscrète :
"Okay tout le monde ! Mettez vos mains sur la tête, chacun à plat ventre et tout va bien se passer ! Ceci est un braquage !
Allé putain d'merde !! Et qu'ça saute bande d'enfoirés !! Tout l'monde part terre !!
"
Messieurs Jaune et Vert étaient rentrés les premiers et Messieurs Bleu et Rouge arrivaient de l'autre côté, plus discrètement, derrière.

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Amy & Emmy
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Mer 29 Mai 2013 - 19:50

"- Allons, il faut savoir se faire désirer un peu quand même. Et puis j'aime énormément les étapes optionnelles comme vous dites. Je ne pourrais concevoir que nous ne discutions pas et n'échangions pas nos points de vue. Sinon la vie est bien triste ne trouvez-vous pas ?
- E : Oh, vous savez, la vie est effectivement parfois bien triste.
- A : Mais je ne sais pas si on ferait bonne affaire à échanger nos points de vue : le notre est particulièrement agréable, on ne le cédera pas si facilement.
" Fit Amy d'un ton charmeur en regardant son vis-à-vis de manière assez évocatrice sans toutefois aller plus loin. Certains pourraient y voir une déformation professionnelle ; elles, jugeaient que c'était leur profession qui n'était qu'une simple déformation de leur vie.

Quoiqu'il en soit, Keith se montra enthousiaste à l'idée de se distraire. Il avait l'air à son aise, mais Emmy avait cru percevoir quelque chose en plus... Du soulagement, peut être ?
- Avec grand plaisir. Dit-il avec un peu trop d'enthousiasme. Montrez-moi ce que vous avez là mon cher joaillier. Il me faut trouver les plus beaux atours qui iront le mieux à ses charmantes demoiselles.

L'homme s’exécuta, et le regard les deux soeurs se plaisaient à analyser le regard aussi scrutateur qu'expert du vampire, afin de s'exercer à anticiper son choix. Il fallait dire que ce que le monsieur proposait était de toute beauté, bien qu'il y eût une part qui n'était pas de leur goût. Mais c'était là tout l'intérêt du défi : le but n'était pas que Keith eût assez d'intuition pour deviner ce qu'elles considéreraient comme joli mais ce qui les intéresserait vraiment, ce qu'elles estimeraient être en adéquation avec leur tenue ainsi que leur état d'esprit. Une pensée alambiqué toute féminine, somme toute.

Mais au moment où le verdict tant attendu allait tomber, quelque chose dont il ne serait pas exagéré de qualifier d'improbable se produisit. Deux hommes entrèrent en faisant beaucoup de bruit, de toute évidence pour impressionner et dominer, ce qui semblait être très efficace en ce qui concernait les jumelles, qui plus est lorsque la chose était facilité par l'utilisation très démonstrative de pistolets automatiques et de masques effrayants. Elles faisaient déjà régulièrement des cauchemars depuis leur arrivée en ville, mais quelque chose leur disait que ça n'irait pas en s'arrangeant. Cela étant, leur principal préoccupation en l'instant présent était d'en sortir en assez bonne santé pour pouvoir faire des cauchemars en toute tranquillité.

Peut être par panique, ou peut être au contraire selon une bouffé de sang froid qui aura aiguisé leur instinct de survie, les jumelles suivirent mot pour mot les instruction des clown sans opposer une quelconque forme de résistance que ce soit. L'aspect qui en ressortait était assez étrange, avec du recul : des hommes qui venaient armés, des clients qui agissaient exactement comme il fallait, sans même hurler de peur. Au final, la seule source de bruit était les braqueurs, qui donnaient l'impression d'être les plus anxieux du magasin. Même la petite vieille femme qui inspectait méticuleusement des boucles d'oreilles quelques secondes plus tôt semblait avoir à coeur de ne pas poser de problème et de se contenter de faire les "gestes qui sauvent".

Néanmoins, et peut être justement en raison de cela, les hommes avaient l'air dangereux et assez terrifiant pour qui n'avait pas une bonne dose de sang froid.
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Keith
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Jeu 30 Mai 2013 - 19:18

Qu'elles étaient charmantes, elles fournissaient une distraction bien agréable pour Keith. Il essaya au mieux de trouver les bijoux qui pourraient convenir, mais il fut interrompu par une intervention impromptu. Des braqueurs de bijouterie, ce n'était absolument pas le moment de le contrarier. Il allait avoir seulement l'énergie pour abattre ces deux énergumènes. Attention tout de même, il est flic maintenant, mieux vaut en garder au moins un en vie pour l'interroger. Il fallait jouer serré et être très rapide. Heureusement pour Keith, ses années de traque à travers tous les États-Unis l'avait confronté à bon nombre de gens armés, il était devenu particulièrement doué pour maîtriser de tels individus. Dans ce cas, même en manque de sang, il pourrait les mettre hors d'état de nuire rapidement.

Étant de dos aux braqueurs, il porta la main à son révolver dans le holster à l'intérieur de sa veste. Il attendit patiemment qu'un des deux gars arrive à leur hauteur pour vérifier que tout le monde se mettre à terre. Puis d'un mouvement rapide et précis, il attrapa le Glock de son opposant et lui mit dans le même élan un coup de tête magistrale. Il sortit alors son Beretta et visa le deuxième homme. Une détonation retentit et l'homme s'écroula directement d'une balle dans la tête. Il retourna son attention sur son adversaire proche duquel il tenait la main tenant le revolver. Il lui fit un balayage pour le déséquilibré d'une telle force que les deux pieds quittèrent le sol et de sa main tenant son Beretta, il lui balança un coup dans le ventre pour le faire percuter le sol. Son adversaire eu le souffle coupé et lâcha son arme.

Keith était content de lui, avoir réussi cet exploit dans son état prouvé que ses années à attraper toutes les fripouilles du nouveau continent lui avait procuré d'excellents réflexes pour se défendre.

- Et voilà le travail mesdemoiselles, pouvons-nous retourner à nos occup...

C'était trop beau pour être vrai. Il y avait deux autres types armés qui étaient rentrés par les autres issus du magasin. Keith n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une autre détonation retentit. Il se prit la balle en pleine poitrine ce qui le fit tomber et il s'écrasa dans les vitrines du magasin. Du verre éclata sous son poids et il se cogna lourdement la tête ce qui le fit saigner. Il tomba dans l'inconscience à cause du choc, mais surtout à cause de l'effort qu'il avait fourni couplé à son manque de nutriment.

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Keith MILLIGAN

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Whoever
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Ven 31 Mai 2013 - 22:04



Les choses s'étaient passées trop vite. Les quatre hommes n'avaient rien comprit. Est-ce qu'un type seul au milieu de tous venait de latter la tronche à deux mecs de l'équipe ? C'était bien ce qu'il semblait s'être produit. Monsieur Vert avait à présent le nez cassé et sans doute une déchirure du diaphragme. Il était par terre, à moitié inconscient, et ne bougeait plus tant la douleur semblait le paralyser. On ne pouvait pas dire que Monsieur Jaune ait eut autant de chance, si tant est qu'il fut possible de parler de change en une pareille situation : la puissante détonation qui avait arraché des cris à tout les clients avait sonné le glas de sa cervelle. Elle était sortie en partie de l'arrière de son crâne au moment où il s'était retourné suite au vacarme que faisait la lutte des deux hommes, en partie en fine bruine rose, en partie en une confiture poisseuse et sombre qui était lâchement tombé sur des présentoirs.

Monsieur Bleu avait assisté à toute la scène avec un point de vue particulièrement privilégié. Il avait put observer la gélatine intracrânienne de Monsieur Jaune effectuer une trajectoire courbe jusqu'à son atterrissage, le tout comme au ralentit sur fond de musique classique. Ça aurait été de toute beauté si ça n'avait pas été pour de vrai. Suite à ce court laps de temps, il savait qu'il devait faire quelque chose, mais quoi ? Il n'arrivait pas à réagir, ce qui l'énervait. Tout ce dont il était capable, c'était de se dire que la situation aurait été idéale si seulement il avait daigné garder son M4. Mais non, il avait fallut qu'il réagisse aux rires de ses collègues. Il maudissait sa fibre sociale. Mais quand même, s'il l'avait eut, qu'est ce que ça aurait changé ? Il n'était pas du genre à tuer. Jusqu'à maintenant, il avait fallut qu'ils sortent leur Glock et crient très fort pour s'en mettre plein les poches. Et ça ne faisaient du mal à personne, sauf aux assurances, ce qui était bien fait pour leurs gueules. Mais il n'était clairement pas prêt à tuer des gens pour gagner de l'argent, c'était un criminel, mais pas un assassin. Un comble, lui qui était le premier à frimer avec un fusil d'assaut militaire.

"Putain le con il est armé !"

Cependant, il n'eut même pas le temps de réagir qu'un nouveau coup de feu fusa. Et ça n'était ni lui, ni leur adversaire. La douleur sifflante dans son oreille gauche lui hurlait la réponse avant même qu'il n'en n'eut la confirmation visuelle : Monsieur Rouge n'avait pas hésité une seconde. Il avait visé et tiré. Monsieur Bleu se rendit réellement compte, à cet instant, que parmi eux quatre, Monsieur Rouge était le seul à s'être rendu à ce braquage avec une arme, non pas pour impressionner, mais pour s'en servir en cas de nécessité. Toujours est-il qu'il avait mit dans le mille. L'individu dangereux s'était écroulé violemment au sol après s'être cogné la tête, ce qui devait être le moindre de ses soucis puisqu'au vu de la violence du tir, Monsieur Bleu, qui méritait bien son surnom, le pensait immanquablement mort.

Sans attendre l'avis de son camarade, Monsieur Rouge passa au dessus du présentoir principal et activa le bouton d'alarme qui s'y trouvait caché, ce qui fit se baisser les rideaux de sécurité en fer. Il se rendit ensuite auprès de Keith et lui prit le pouls après avoir précautionneusement écarter son arme du corps.
"- Il est mort. On va le mettre avec les autres.
- Quoi ? Où ça avec les autres ?
- On va les enfermer pour qu'ils ne nous posent pas de problème. Toi ! Fit-il, en désignant le joaillier qui avait présenté de belles parures au vampire. Portes le cadavre en arrière boutique et mets le dans l'atelier. Vous autres, vous êtes officiellement des otages, suivez tous le monsieur, vite !
"

Quelques minutes plus tard, Keith, la vieille dame, la jeune vendeuse et les jumelles étaient enfermés dans l'atelier de la joaillerie. C'était une pièce assez grande, garnie de nombreuses tables et entourée de nombreux meubles à tiroirs dans lesquels se trouvaient, rangés selon une certaine logique, de nombreux bijoux abîmés ou complètement cassés. Il y avait beaucoup d'outils tous plus énigmatiques les uns que les autres, servant à raboter, polir ou redresser, et on trouvait aussi pléthore de composantes et autres instruments de toutes sorte et de toutes taille se rapportant à l'horlogerie.

Les braqueurs avaient fermés la porte à clé, car elle était solide, et étaient repartis avec le joaillier pour obtenir le contenu d'un coffre autrement plus intéressant que ce que la boutique avait à offrir.
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Amy & Emmy
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Sam 1 Juin 2013 - 14:14

Les jumelles étaient stupéfaites. Le monde semblait avoir basculé d'un seul coup. Tout était devenu étrange. Elles se savaient pourtant dans la réalité ; mais ce fut comme si cette même réalité les avait dépassé, et s'était dépassé elle-même. Il y avait à présent un voile de peur qu'elles n'arrivaient pas à déchirer. Dans leur obédiente prostration, elles avaient à peine observés Keith neutraliser deux des braqueurs. Ce ne fut que lorsque l'un d'eux tomba pour ainsi dire presque face à elles et qu'il se remit à parler comme de rien n'était qu'elles se rendirent compte de sa prouesse. Voilà un client potentiel qui s'avérait des plus appréciables. Mais le flegme avec lequel il avait froidement exécuté l'un des braqueur et son attitude toujours aussi courtoise après cet événement ne pouvait pas ne pas les effrayer. sans le vouloir, elles avaient peur de lui. Il avait été implacablement efficace et le temps d'un instant elles avaient...
BANG !

Un nouveau coup de feu, un nouveau cri. Les deux jeunes femmes criaient de terreur et tremblaient. Les balles ne pouvaient pas leur avoir fait plus d'effet si elles avaient elles même étés touchés et plus que jamais elles ne faisaient qu'un, enserrées l'une contre l'autre, comme en fusion désespéré des chairs. Il s'agissait d'un cocon palpitant de soubresauts craintifs, un animal dyadique acculé aux fond d'un puits. Plus de client potentiel, plus de jeu, de devinette, de courtoisie ; plus de gentleman, le monde de la violence avait vaincu, le monde du mal avait vaincu. Il y avait seulement quelques secondes, elles faisaient du charme à un homme qui maintenant n'était plus qu'un tas de viande. Elles avaient comme l'impression d'avoir loupés quelque chose, un épisode ; le temps semblait avoir fait un monumental bon en avant et elles se retrouvaient là, mi-conscientes, à marcher sur leurs jambes flageolantes vers une pièce peu accueillante telles deux orphelines vers un abattoir.

Les braqueurs refermèrent la porte dans un bruit de serrure lourd de sens et de son ; le son d'une guillotine sonnant leur heure. Elles étaient enfermées dans une cheminé de l'Enfer avec d'autres âmes en peine, et un mort. Elles étaient en larmes. Elles sanglotaient presque frénétiquement. Sans s'en rendre compte, elles étaient restées auprès du non-vivant. Combien de temps vivraient-elles toutes encore ? Combien de temps resteraient-elles proche l'une de l'autre ? Combien de temps encore resteraient-elles soeurs ? Elles avaient terriblement peur ; et en cet instant précis, elles mesuraient toute le teneur de leur faiblesse. Elles mesuraient toute la futilité et l'éphémère d'une vie, d'une vie qui leur avait alors parue si longue, interminable ; elle leur paraissait maintenant dérisoire.

Et les sanglots continuaient.
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Keith
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Mar 4 Juin 2013 - 10:22

Tout était allé trop vite. Le manque de sang l'avait rendu imprudent et il n'avait pas réfléchi plus loin que le bout de son nez. Keith voulait de la distraction et il avait été servi au-delà de ses espérances, mais dans le mauvais sens. Il était là, gisant parterre et il n'entendait que des bruits autour de lui, des bruits incompréhensibles, peut-être arriverait-il à les comprendre si sa tête voulait bien arrêter de tourner dans tous les sens et si ces foutues étoiles voulaient bien stopper leur danse devant ses yeux. Il décida de ne plus bouger en attendant de reprendre ses esprits. Il sentit qu'on le traîna quelque part, il y avait beaucoup de peur dans l'air et aussi des sanglots, des coeurs qui battaient à toute allure. Il commençait à reprendre le contrôle de sa tête et un claquement de porte et une serrure qui se ferme retentirent. Il décida de voir ce qui se passe en ouvrant les yeux. Grave erreur, la lumière l'aveugla et le monde se remit à danser de plus belle. Keith décida alors de ne se confier qu'à ses autres sens pour le moment. En se concentrant, il sentit des coeurs affolés près de lui et l'odeur particulière qu'avait les jumelles. Au moins il avait un point d'ancrage à la réalité, mais les deux petites étaient a priori terrorisées. Il fallait faire quelque chose, mais sans ouvrir les yeux pour le moment. Il chercha leur corps comme un aveugle avec sa main en restant soigneusement allongé pour éviter à son univers de valser. Il sentit une étoffe et un corps chaud sous celui-ci, surement un bras ou une jambe, il tenta de parler.

- Mesd... il avait un peu de mal à parler, mais reprenant le dessus il articula distinctement. Mesdemoiselles, n'ayez aucune crainte, je suis là.

Faible réconfort venant d'un vampire dans les pommes et allongé comme un cadavre par terre.

- J'ai reçu un petit coup sur la tête, mais je vais bientôt me remettre. Essayez de rester concentré et de me décrire où nous sommes. C'est important concentrez-vous, il faut que vous m'aidiez pour que je puisse nous sortir tous de là dans les meilleures conditions.

Il gagnait du temps en essayant de faire focaliser les filles sur des choses concrètes pour éviter de penser à ce qui avait pu se passer auparavant. Il se rappela soudain qu'il avait pris une balle en pleine poitrine. Son torse lui faisait mal, mais rien avoir avec une balle qui transperce la peau. Qu'avait-il pu bien arriver ? Il tâtonna alors l'endroit qui lui faisait mal et sentit son porte insigne à cet endroit. Il le sortit et ouvra doucement les yeux, cette fois-ci le monde ne dansait plus dans sa tête, mais tanguait comme un bateau ivre. Il décida de n'ouvrir qu'un oeil et arriva à comprendre ce qui était arrivé. La balle était fichée dans le cuir et son insigne l'avait protégé de la terrible balle. Il se tourna doucement vers les jumelles pour leur montrer sa bonne étoile.

- Regardez un peu par là. On peut dire que j'ai de la chance, mon nouvel insigne m'a protégé. Il se rendit compte qu'elles ne savaient pas qu'il était un membre de la police de Galway. Permettez-moi de me représenter devant vous. Inspecteur Keith Milligan de la police de Galway, je suis là pour vous servir mesdemoiselles.

Il afficha un sourire pour leur montrer que la situation n'était pas si terrible et qu'il la maîtrisait. Il se releva alors pour se mettre en position assise, le bateau ivre n'était plus que sur une mer agitée. Mais en faisant ce mouvement, son estomac de vampire se rappela à ses bons souvenirs. Il avait faim, encore plus faim qu'avant. Il fallait trouver une nourriture quelque part et rapidement. En regardant autour de lui, il comprit qu'il était dans un garde-manger et qu'il n'avait plus qu'à se servir... Il chassa rapidement cette idée et refoula le plus loin possible la bête assoiffé de sang qui le tiraillait.

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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Mar 4 Juin 2013 - 17:10

La pièce était emplie par un sentiment de désarrois. Cette caverne aux trésors du luxe contemporain avait prit un ton glauque, pas effrayant mais menaçant. Il y avait là des outils pour percer, tirer, compresser, polir, souder ; l'imagination tournait malgré elle, et si elles n'émergeaient pas jusqu'à la conscience, les grincements de dents implicite n'en étaient pas moins strident dans leurs esprits. Cependant, c'était une peu bien plus primordiale qui avait installé son siège au dessus de ses frêles têtes : celle de la mort. La pure et simple mort.

Mais ces larmes presque hystériques de désespoir et de peur furent interrompues. Elles avaient entendu quelque chose. Amy comprit ce que c'était lorsque, à peu prêt en même temps, sa soeur émit un cri de surprise. Il n'était pas mort. Keith n'était pas mort. L'imagination s'était éteinte, effacé derrière un sentiment de réconfort subitement revitalisant.

"Mesdemoiselles, n'ayez aucune crainte, je suis là." A entendre sa voix retentir ainsi, elles furent de nouveau stupéfiées, comme s'il revenait encore à la vie. Elles se rapprochèrent instinctivement de lui, cette fois-ci par pour leur propre protection, mais plutôt comme si elles pouvaient changer quelque chose à son état, sans aucune forme de raison, par apposition des mains sans doute. Elles s'arrêtèrent alors telles deux mères au chevet d'un enfant, ou telles de saintes à celui d'un moribond. Ainsi soit-il, puisqu'elles le considéraient comme tel.

Mais il leur demanda de décrire la scène qu'elles voyaient, sans prendre peur. C'était plus facile à dire qu'à faire, bien évidemment, cependant, l'effet n'en fut pas totalement inefficace. Le pensant à la frontière des mondes, elles le retinrent, comme s'il allait se lever, puis serrèrent ses mains pour leur communiquer leur présence. Aussi se prêtèrent-elles à l'exercice préconisé, mais comme s'il avait été énoncer pour rassurer le vampire et non l'inverse.
"- A : On est dans la salle d'entretien de l'arrière-boutique. Vous savez ? Nous sommes dans la Kinneys Jewellers & Goldsmiths, à Galway. Dit-elle, comme si les blessé avait perdu la mémoire.
- E : Il y a beaucoup de meubles de rangement et on est enfermées à clé. Il n'y a qu'une seule porte.
"

Les deux autres otages assistaient à la scène le plus silencieusement du monde ; on aurait dit qu'ils ne voulaient pas y être mêlés. Ce fut une nouvelle surprise qui se présenta sous la forme d'une plaque de métal grise arborant un insigne sans équivoque possible : un flic.
"- Regardez un peu par là. On peut dire que j'ai de la chance, mon nouvel insigne m'a protégé.
- E : De la chance...
" Fit-elle, mi par ironie, mi par soulagement, dans un hoquet sanglotant de larme. Elle affichait un sourire qui avait tout d'une personne perdue mais, en quelque sorte, rassuré. Elle était sincèrement rassuré que le policier en question s'en soit sortit.

"- Permettez-moi de me représenter devant vous. Inspecteur Keith Milligan de la police de Galway, je suis là pour vous servir mesdemoiselles."
Après un petit reniflement de ressaisissement, Amy lui répondit :
"A : Enchanté Keith Milligan de la police de Galway. Je suis Amy, et voici ma soeur Emmy du Quality Street pour vous servir également."

Malgré cette petite touche de légèreté, la peur était toujours présente et aussi palpable qu'un brouillage londonien. Elles relâchèrent un tant soit peu leur étreinte pour laisse Keith Milligan de la police de Galway se relever et en profitèrent pour sécher leur larmes qui commençaient lentement mais sûrement à embrouiller leur vue. Lorsqu'elles virent le vampire manquer de défaillir après s'être redresser, elles se rappelèrent que la situation était désespéré et durent lutter un instant contre ce poids dans leur ventre pour ne pas fondre de nouveau. Ce moment de quelques secondes mobilisa visiblement toutes leurs ressources et Emmy en particulier ferma les yeux un instant pour se concentrer, reprendre le dessus sur sa personne. Après un soupir chevrotant d'émotion, elle demanda à Keith :
"- E : Alors, Keith, je crois qu'il est tant de vous rappeler vos années d'école... Qu'est ce que la police va faire ? Vous croyez qu'ils vont nous tuer ?
- A : Ils vont demander une rançon ?
"
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Sam 8 Juin 2013 - 20:42

Keith arrivait tant bien que mal à se contrôler. Il fallait faire quelque chose et rapidement. Par n'importe quel moyen, il fallait se nourrir et il ne voyait qu'une seule façon de faire c'était que les jumelles acceptent de se donner librement pour éviter toute panique. Les jumelles parlaient d'école de police, alors qu'il avait fait la meilleure des écoles : la rue.

- Ne vous en faites pas mesdemoiselles, ils portent des masques et ils nous ont enfermé sans le joailler. Ils ont une idée précise de ce qu'ils cherchent et on ne fait pas parti de leur plan. Par contre, je ne sais pas si le patron va pouvoir sans sortir. Il faut que je les arrête de toutes les manières parce qu'il n'est pas exclu qu'ils changent d'avis.

Keith essayait de dédramatiser la situation, mais ils devaient tous comprendre quand même qu'il ne fallait pas traîner et agir au plus vite. Tout d'abord, il fallait mettre en sécurité les civiles et surtout les éloigner de là pour pouvoir parler tranquillement aux futurs repas.

- Madame et mademoiselle, dit-il en s'adressant à la vielle dame et à la jeune vendeuse. Eloignez-vous de la porte, renversez une table et mettez vous derrière. Quant à vous. Il s'adressa maintenant aux deux oiseaux de paradis. Vous allez m'aider à sortir d'ici, j'ai un plan en tête.

Il avait dit ça de la voix la plus autoritaire qu'il pouvait avoir. Il attendit que la table soit mise en place et que les deux femmes se cachent derrière. Il fallait maintenant amener la chose en douceur et avec un certain tact.

- Mesdemoiselles, je vais avoir besoin de vous. Vous avez certainement remarqué que je ne suis pas au top de ma forme physique. Si vous connaissez un peu la physiologie des vampires, il en peut y avoir qu'une seule chose qui me manque. Il fit une pause pour qu'elles assimilent un peu ce qu'il venait de dire. Avez-vous compris ce qu'il me faut et avez-vous une idée de comment je pourrais l'avoir ?

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Amy & Emmy
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Lun 10 Juin 2013 - 16:01

Keith avait tenté de les rassurer du mieux qu'il put, mais les jeunes otages étaient dans tout leurs états. Rendez-vous compte, elles, deux jeunes femmes en fleur, qui avaient si peu vécu, leur vie était compromise, elles étaient menacées de mort. Elles n'avaient alors qu'une chose en tête, celle qui finissait toujours par devenir une obsession à mesure que l'on s'approchait du monolithique point d'interrogation : allaient-elles mourir ? Cette question forait leur esprit enfiévré comme elle l'aurait fait d'un moribond sur son lit d'adieux. C'est comme si un enchaînement inéluctable d'événements dirigé par la main de fer du destin s'était déjà enclenché pour les amener, sans qu'aucune protestation ou mesure de pitié n'y puisse changer le moindre terme, à leur néant personnel et universel.

Mais lorsqu'il commença à donner des directive, elles ressentirent de nouveau cet élan d'espoir - qui prenait furtivement les formes de l'optimisme - et eurent à cœur d'assister à une résolution ex machina. Qu'un agent de la police prenne les choses en main, que sa blessure par balle ne soit en réalité qu'un passager assombrissement de conscience était encore plus prometteur. Elles l'imaginaient sur le point de bondir sur ses pieds et de sauver la veuve et l'orphelin. Seulement voilà : elles ne savaient pas que leur sauveur était en carence de sang malgré l'absence de blessure. Lorsqu'il le leur fit comprendre, elles restèrent un instant figés.
Le loup se trouve toujours dans la bergerie.

"Avez-vous compris ce qu'il me faut et avez-vous une idée de comment je pourrais l'avoir ?"
Sans le percevoir chez l'autre, chacune des deux jumelles s'attendait à ce que Keith leur bondisse subitement dessus, dévoilant sa vraie nature en même temps que ses crocs de bête meurtrière. C'était comme dans un rêve. Il ne fallait faire aucun mouvement sans quoi le cobra frapperait à la vitesse de l'éclaire, mais il fallait cependant se mettre à l'abris, reculer, fuir. Or, comment reculer sans attirer le mal sur soi ? Où fuir dans une prison ; un abattoir ?
Elles étaient totalement désemparées.

Le destin venait de frapper. Plus douloureux que tout, il les avait frappé là où elles s'y attendaient le moins, au moment où elles avaient repris le plus confiance en la situation, au moment où elles s'étaient le plus rengorgés d'espoir. Emmy étouffait maladroitement de nouveaux sanglots mais ne pouvait contenir un nouvelle larme qui glissait ; son propre corps la trahissait, l'univers était contre elle.
L'univers était contre elles, elles se prirent la main.

Amy, tout aussi effondré que sa cadette, sans avoir rien changé à son attitude, lui répondit qu'une voix douce, constamment sur le point de se briser en pleur comme les vagues sur les rochers :
"- A : Alors c'est ça votre résonnement ? Vous savez que vous avez besoin de vous nourrir si vous voulez vous en sortir vivants ; alors vous voulez nous sacrifier pour vous sauvez, c'est ça ?
- E : J'ai peur.
" Avait pertinemment conclut Emmy, les yeux clos - comme pour contenir le nouveau sel amère qui cherchait le chemin de ses joues -, la lèvre pincé en une moue d'affliction. Après un instant, elle lança, hésitante :

"E : Vous allez nous tuer ?"
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Lun 10 Juin 2013 - 19:57

Les effets de ses actions portaient leurs fruits. Les gens l'écoutaient. Quelle incroyable pouvoir que d'appartenir aux forces de l'ordre. Par contre, il ne s'attendait pas aux réactions des jumelles. Il avait mal évalué la capacité des deux prostituées sur sa demande. Il pensait qu'elles seraient plus forte au vu de leur métier, mais il avait oublié que le surnaturel peut toujours faire très peur et elles étaient encore jeune et pas encore totalement souillé par la vie qu'elles avaient choisie. Surtout une sangsue qui voudrait vous prendre votre sang même si celui-ci demandait avec courtoisie. Il fallait qu'il rattrape le coup rapidement avant que la situation ne parte à vau-l'eau.

Il aurait été très simple de se servir, de Les empoigner une par une et de planter ses crocs dans ces petites gorges qui étaient offertes à sa soif. Mais il n'en serait rien. Keith avait choisi cette voie, la voie de la loi et des règles. Une voie bien plus ardue à arpenter que celle consistant à se croire au-dessus des lois humaines. Bien des vampires préféraient choisir cette dernière pour être libre ou encore faire valoir leur toute puissance face aux humains, mais Keith avait choisi la difficulté. Son choix était motivé par sa complexité. Il avait vécu dans le début de sa deuxième vie complètement insouciant et ivre de ses nouveaux pouvoirs. En arrivant à Galway, il avait vu comme une évidence que ce mode de vie facile n'apporterait plus aucune satisfaction dans ce monde, alors il avait choisi sa nouvelle voie pour apporter un nouveau souffle à sa non-vie.

Il fallait maintenant rassurer ses futurs casses-croûtes.

- Allons ! Allons ! Je suis un policier. Je respecte la vie et les règles de la société. Je ne vais en aucun cas vous vider de votre sang mesdemoiselles. Il faut vous ressaisir un petit peu. Je ne suis pas devenu inspecteur dans cette ville pour tuer toutes les jeunes filles qui passent. Ce n'est pas comme ça que ça marche. Ce que je souhaite de votre part, c'est un peu de votre sang. Environ 1 litre chacune, vous ne serez pas dans une forme éblouissante, mais vous serez encore consciente. Je compte finir mon repas sur une autre personne, le voleur que j'ai tué tout à l'heure me permettra d'être en parfaite condition pour affronter les autres. Par contre, je dois vous avertir que la morsure d'un vampire n'est pas du tout agréable et que ça fait très mal, je n'ai aucun moyen de vous soulager de cette douleur. Êtes-vous d'accord pour me donner un peu de votre liquide vitale ? C'est un peu comme un don du sang en somme. Si vous avez des questions, je peux y répondre sans problème.

Il laissait aux jumelles le temps qu'elles acceptent la situation. Il espérait qu'il n'avait rien oublié et qui les avait suffisamment rassurées.

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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Mer 12 Juin 2013 - 11:53

Un instant, les jumelles furent rassurées par les paroles de l'agent de police.
Ça n'est pas comme ça que ça marche.
Soupir de soulagement mental.

Il est vrai qu'elle avaient redoutés plus qu'autre chose - à en oublier leur présente situation d'otages - les intentions du vampires et la vision de ses crocs les agressant. Mais, au fur et à mesure qu'il parlait, les choses n'allaient pas pour les soulager. Ce qui leur été demandé n'était ni plus ni moins que la version consentante de l'agression.

Lorsque Keith leur dit avoir besoin d'un litre pour chacune d'elles, une grimace de dégoût vint accaparer les traits fragiles de leur face. Amy s'imaginait devoir boire tout ce sang. Tout ce fluide rouge et ferreux. C'était répugnant. Ça n'était pas naturel. Emmy, quant à elle, nourrissait d'avantage l'inquiétude de se voir ponctionner autant de contenu. Leur corps ébauché ne pouvait-il pas avec peine faire circuler le peu qu'elles portaient déjà ? Il s'agissait ici de les sauver en les amenant au bord de la mort, elle en était certaine.

"E : Un litre..." Murmura t-elle pour elle même.
Un litre, c'était énorme ; mais si la gourmandise était un pêcher, les vampires devaient bien être les premiers à en faire les frais.

Ce fut tout de même une autre affaire lorsqu'il leur parla de la douleur. Elles qui était déjà réticentes à l'idée de laisser s'échapper leur vie à petit feu, l'idée leur paraissait absolument terrifiante. C'était se faire dévorer vivante, purement et simplement. Un frisson parcouru leur échine. C'était le premier frisson de peur qu'elles eurent connu et elles espéraient que ce fut le dernier. Quoiqu'elles craignaient quelque peu que ce fut vraiment le dernier.

Elles n'avaient jamais pratiqués le don du sang. Rien qu'un aiguille leur faisait peur. Peut-être allaient-elles être punies pour leur existence pour trop cotonneuse. Peut-être que toutes les personnes qu'elles avaient vus souffrir - à la télévision, dans la rue et partout ailleurs - dans leur compatissante indifférence s'unissaient pour se venger de leur hideuse paix ; elles qui pourtant n'avaient jamais connus le bonheur ; elles qui pourtant n'avaient jamais rien connus d'autre qu'une joie étriqué en noir et blanc, déjà passé avant même qu'elle la goûte.

Ou, peut-être, la vie n'avait-elle pas le moindre sens ?
La question était une donné invariable dans l'ontogénie personnelle d'une âme ; absolument tout le monde se la posait au moins une fois dans sa vie. Mais, bien qu'elle fut une interrogation constante dans la leur, elle ne s'imposait avec le fracas du tonnerre et la violence de l'authenticité qu'à l'instant même ; en cet instant où un charmant homme - de la police qui plus et - leur demandait de boire leur sang, où un cadavre gisait trois mètres plus loin et où elles étaient enfermés dans un atelier de joaillerie comme des insectes dans une vulgaire boîte de cotons-tiges, à la merci du bon vouloir d'une bande d'hommes masqués.
Bien plus que les monstrueuses créatures de la nuit, elles éprouvaient une profonde exécration pour leur condition de poche à composés biologiques, à sangs et à ligaments. Carnassière mécanique, unité négligeable du cosmos, néant positif.

Mais il fallait bien se résigner, il fallait bien survivre. Pas que les jumelles conservèrent un quelconque instinct de survie à ce moment là de la charmante discussion qui les animait. Elles étaient totalement résignées à la mort. Mais elles étaient deux ; et chacune aspirait à sauver l'autre.
Instinct de survie par procuration.

Aussi, Amy, l'aînée, tout aussi terrorisé que sa cadette, se convainquît qu'il était de son devoir de prendre les devant. D'un air de fermeté qui ne lui était pas coutumier, elle tendit son avant-bras à Keith pour qu'il en dispose à sa guise.
"A : Soyez précis en incision, Keith ; il s'agit de notre outil de travail."

Emmy, à cette vision, fut prise comme à son habitude d'admiration pour sa sœur. Elle était bien décidé à ne pas la laisser seule.

Elle l'accompagnerait partout, Enfer comprit.
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Mer 12 Juin 2013 - 14:16

HRP :
 

En entendant le battement de leurs coeurs, Keith compris que la situation pouvait s'arranger. Il fallait manoeuvrer avec douceur, mais les filles commençaient à dominer petit à petit leur peur. Il entendit le murmure d'Emmy qui parlait de 1 litre de sang. La langue de Keith avait fourché, il voulait seulement 1 litre au total.

- Pardon Emmy, mais je me suis malfait comprendre, c'est 1 litre en tout pour toutes les deux. Je me suis emballé un petit peu. D'ailleurs au vu de votre poids je vais plutôt en prendre un peu moins pour chacune d'entre vous, dans les 300 millilitres, ça devrait être largement suffisant. J'aurais de quoi me sustenter par la suite.

Elles étaient résolues à l'aider. Finalement le courage de ces deux femmes était grand. Elles allaient tout de même se donner volontairement à un vampire pour qu'ils puissent se sortir d'une situation critique. Amy lui tendit en premier son bras.

- Vous êtes très courageuse très chère. Je vais essayer de faire ça le plus précisément et le plus rapidement possible. Je vais prendre cette corde et vous faire un garrot pour que je puisse voir les veines.

Il joignit la parole aux gestes pour leur montrer que ce n'était pas plus compliqué que de faire une prise de sang. Il voulait dédramatiser l'acte en étant le plus précis possible et en décrivant ce qu'il faisait.

- Vous voyez les veines gonflées ? Je vais prendre celle-là. Si vous voulez, vous pouvez mordre dans ma ceinture pour éviter de crier. Il ne faudrait pas que nous soyons dérangé en pleine opération. Dit-il en plaisantant. De plus si vous sentez que vous défaillez il va falloir m'arrêter. Je compte sur vous Emmy pour être attentive à votre soeur. Prenez un peu de tissu pour arrêter le saignement quand je vais terminer.

Il défit et donna sa ceinture à Amy pour qu'elle puisse mordre dedans. Il prit alors le bras de la jeune fille et lui fit un petit sourire. Il fit sortir ses dents et s'approcha doucement du bras. Il allait enfin pouvoir manger. Tout s'accéléra, il planta d'un seul coup ses crocs dans la chaire tendre un peu plus violemment qu'il ne voulait et commença à sucer le sang et défit précipitemment le garrot pour que le sang afflux plus vite. Enfin manger, quel plaisir de pouvoir se sustenter, il n'y avait plus que ça qui comptait. Il sentait ses forces revenir, mais il lui en fallait plus encore. Allait-il pouvoir s'arrêter ? Plus il prenait du sang, plus il en voulait. Mais la lucidité revenait à grands pas, il fallait qu'il s'arrête. Il s'arrêta brusquement et partit en arrière pour ne plus y penser et fuir ce repas qui était devant lui.

- Vite ! Faites pression avec le tissu !

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Dernière édition par Keith le Jeu 13 Juin 2013 - 8:28, édité 1 fois
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Amy & Emmy
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Jeu 13 Juin 2013 - 8:03

Lorsque Keith rectifia le tir à propos des quantités, les jumelles ne purent que s'en sentir mieux. Si la tactique avait été volontaire, elle n'en aurait été que plus habile. Après les avoir conduit à faire une concession pour le moins difficile à accepter, la révision à la baisse était comme un effet de relativisme salvateur motivant.
Néanmoins, et c'était une impression parfaitement partagé par les deux sœurs ; la discussion sur les quantités les mettaient particulièrement mal à l'aise en cela qu'elles avaient l'impression de vendre une marchandise - voire une friandise - comme des marchandes de poissons.

Il entama alors la préparation de... De quoi ? De son repas ? Fallait-on dire comme cela en de telles circonstances et pour une telle espèce ? Elles n'en savaient rien et, à mesure que le vampire leur expliquait la procédure, de toute évidence pour teindre l'acte des couleurs bien plus pragmatiques et pratiques afin d'en atténuer les angles les plus morbides, elles avaient la désagréable impression d'assister à la parodie d'une quelconque émission de cuisine. La manœuvre ne fonctionnait donc qu'à moitié, certains termes employés comme "veines gonflées" ou "saignement" étaient d'une précision trop anatomique pour de pas les rapprocher un peu plus du malaise. Mais, on voyait d'ailleurs bien là un réflexe de prostitués, elles se turent sur cet aspect de son discourt. On ne disait jamais à un homme qu'il faisait mal la chose, c'était une constante ; quoiqu'il arrive, il était toujours le meilleur.
Quoiqu'il arrive.

Amy prit la ceinture de bon cœur. Cela dit, elle avait tout de même sous-estimé la douleur de l'opération. Il lui fallut mordre de toutes ses forces dans le cuire afin de ne pas crier, et un petit gémissement s'échappa tout de même de sa mâchoire crispé. Emmy, aussi compatissante que terrorisé à l'idée de devoir être la suivante, posa sa main sur la cuisse de sa sœur, pas plus, de peur du moindre faux mouvement qui pourrait occasionné une douleur supplémentaire. Keith l'avait charger de l'arrêter, pourquoi ? Ne pouvait-il pas le faire lui même ? Après tout, c'était lui qui... buvait Amy. C'était lui de plus qui était l'expert en la matière. Emmy connaissait son aînée comme sa poche (et même plus), mais elle n'avait pas l'habitude de la voir se vider de son sang et en ce domaine, elle ne connaissait pas son fonctionnement. Un fin filet d'hémoglobine s'échappa de la voracité du policier qui la mit mal à l'aise. Voir du sang, c'était la preuve de tout le sérieux de l'opération, c'était déstabilisant. Elle voulait fermer les yeux mais une curiosité morbide les tenait ouverts.

Finalement, C'est Keith lui même qui s'arrêta, rejetant vivement la tête en arrière comme l'amant s'écarte avec spontanéité de l'amour interdit pour conjurer le sort. C'est alors qu'Amy défaillit. On l'eut dit avoir résister tout le temps, ayant attendue le dernier moment pour annoncer à son corps qu'il venait de perdre du sang. Elle était pâle comme linge, plus à cause du contre coup que de la perte en elle même. Elle faisait un malaise.

Emmy se plaça derrière elle pour la tenir afin qu'elle en tombe pas et reste en position assise mais celle-ci semblait chercher à s'allonger. Par une forme d'instinct totalement inconnue, la jeune rousse l'en empêcha, afin qu'elle garda toute sa tête en ne tomba pas dans l'inconscient. Ce qui était remarquable, c'était que malgré la situation, Amy avait pensé à écarter son bras meurtri de sa robe afin de ne pas la souiller. Emmy fit pression sur le morceau de tissu que Keith lui avait donné pendant quelques trois minutes durant lesquelles la blonde reprit un tant soit peu des couleurs, appuyé par de grandes respirations. Lorsqu'elle eut l'air d'avoir reprit le contrôle de son corps, Emmy souffla un grand coup et se dégagea d'elle pour se consacrer à ce qui allait arriver. Elle prépara l'étoffe de tissu et tendit un avant-bras tout tremblant de nervosité. Regardant Keith, elle lui lança un sourire d’appréhension aussi bien que d'acceptation.

La main d'Amy vint remonter la courbe de son épaule pour signaler sa présence convalescente de grande sœur rassurante.
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Jeu 13 Juin 2013 - 9:39

Keith s'essuya du revers de la main sa bouche légèrement ensanglantée. Amy était pâle comme un linge et elle manqua de tomber si sa soeur ne l'avait pas retenu. Le policier se sentait beaucoup mieux, certes il avait encore faim mais l'apéritif lui permit de réfléchir plus à la situation. Un plan commençait à émerger de son esprit. Il parla aux jumelles.

- Ne vous en faites pas mesdemoiselles. Le fait de tomber dans les pommes de cette manière après avoir vu du sang est tout à fait normal et physiologique. Le corps humain se protège à la vue du sang en économisant au maximum l'utilisation de celui-ci. Donc la respiration ralentit et le rythme cardiaque aussi ce qui peut aboutir à un évanouissement. N'ayez aucune crainte, tout est normal. J'ai assez prélevé de sang dans ma vie pour connaître un peu tous ces problèmes.

Il s'approcha ensuite d'Emmy et refit son petit manège. Il fallait se dépécher, il entendit certains bruits qui lui faisaient penser que les voleurs commençait à empaqueter les bijoux.

- Après cette petite soirée mouvementée, me permettriez-vous de vous inviter au restaurant pour me faire pardonner de vous avoir maltraité de la sorte ? Au restaurant des catacombes, je crois qu'il est assez réputé. Pour ne pas que votre patronne vous posent des problèmes, je pourrais vous louer pour la soirée. Qu'en pensez-vous ?

Ce qui était frappant chez Keith, c'était la légèreté avec laquelle il traitait les problèmes même graves. C'était peut-être un trait caractéristique dû à son immortalité, il ne s'angoissait pas plus que cela et était capable de sauter d'un sujet grave à un autre complètement futile.

- Etes-vous prête Emmy ? Je vais y aller.

Il se pencha ensuite sur son bras et mordit d'un seul coup. Il défit ensuite le garrot et aspira le sang. Ces forces revenait à vue d'oeil. Il se sentait remplit d'une nouvelle énergie. Il s'arrêta ensuite et posa lui-même le tissu sur la plaie et soutenu lui-même la jeune femme. Il était près à rentrer en action. Il observa la pièce et son plan prit forme.

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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Sam 15 Juin 2013 - 16:06

Les jumelles s'étaient attendues à ce que le policier dise encore quelques mots pour dédramatiser la situation ; en quelque sorte pour dénouer cet enchevêtrement frémissant qu'étaient leurs nerfs. Il n'avait pas toujours trouvé la bonne sentence ou les bons termes, si bien que quelques fois, au détoure d'une intonation particulière, d'un débit verbal trop irrégulier ou d'un choix lexical trop précipité pour ne pas être hasardeux, il avait put les plonger un peu plus - et bien malgré lui - vers le seuil de l'insécurité et de la peur. Cependant, en cet instant, sa voix les rassurait, tant dans le fond que dans la forme, l'une étant maîtresse de l'autre, et il leur semblaient à toutes deux que le panache et la maîtrise s'insufflaient en Keith avec l'immonde breuvage dont il faisait pitance. Ainsi, lorsqu'il leur énonçait, presque doctement, un abrégé de physiologie (ou plutôt de morphologie), l'angoisse de ses vapeurs disparut de l'esprit d'Amy. Et la rousse n'en n'était pas moins rassuré, de symptôme à économie, la pâleur de sa moitié avait fait un grand pas en avant - au sens positif du terme.

Le trouble d'une quelconque agitation se laissait percevoir depuis l'extérieur de leur cellule de fortune, mais elles ne s'en alarmèrent pas outre mesure, comme cela aurait dut dans leur état de peur ; de peur de la mort. Keith, du moins, gagna en vitesse, ce qui semblait dénoter d'une vivacité retrouvé, qu'elles avaient constatés dés la première ponction. On aurait dit d'un vivant qu'il reprenait des couleurs ; on dira de lui qu'il reprenait simplement vigueur. Tel, un métal se raffermit en refroidissant. Emmy se laissa faire. Étrangement, la morsure ne lui inspirait pas plus de répulsion que d'appréhension, tout du moins pas suffisamment d'appréhension pour que son autorité corporelle ne prenne le dessus sur sa volonté, ni pour qu'elle trahisse une hésitation virtuelle par des gestes saccadés. Elle avait l'air tout à fait sûre d'elle - plus que sa sœur à dire vrai - mais on devinait bien là que c'était parce qu'elle savait la méthode éprouvé, son aînée en ayant déjà fait les frais. Cela ne veut en aucun cas dire qu'elle l'avait laissé la devancer pour ne pas s'exposer ; si l'opération avait été fâcheuse, elle aurait été moins fâché que malheureuse, mais en aucun cas coupable.

"- Après cette petite soirée mouvementée, me permettriez-vous de vous inviter au restaurant pour me faire pardonner de vous avoir maltraité de la sorte ? Au restaurant des catacombes, je crois qu'il est assez réputé. Pour ne pas que votre patronne vous posent des problèmes, je pourrais vous louer pour la soirée. Qu'en pensez-vous ?
- A : Je ne vous savais pas aussi cynique.
" Avait répondu Amy, lentement, émergeant, d'un ton presque murmuré qui était à la barrière entre la voix et le souffle. Comme si parler de la sorte lui avait copieusement consommé de l'énergie, elle attendit un instant avant de préciser sa pensée ; parlant toujours aussi lentement tandis que Keith faisait le garrot d'Emmy.
"A : Je conçoit parfaitement que vous nous deviez un repas après que nous vous ayons nourrit aussi... Sauvagement (il y avait presque une touche de sensualité lorsqu'elle prononça ce terme) ; mais choisir un restaurant avec un nom pareil... Je ne suis même pas sûre de pouvoir manger de la viande pendant au moins un mois."
Ni de confiture de fraise, sans aucun doute.

Puis, après avoir prévenu Emmy qu'il allait commencer, ce dont elle se serait bien passé (elle aurait préféré la piqûre subite et presque rétrospective d'un vaccin) ; et après lui avoir demandé si elle était prête à se faire mordre, ce qui - à son oreille - prenait les doux accents d'une question rhétorique, il plongea ses crocs de mort dans sa chair de vivante. D'un assaut fulgurant et inattendu bien qu'anticipé, la douleur lui arracha un cri étouffé ; étouffé de sa main, ce qui en fit d'ailleurs un couinement plus qu'un véritable cri. Les perles de mer, qui s'étaient vues acculées au bord de la falaise depuis les quinze dernières minutes, subirent le coup de grâce qui les fit sombrer dans l'abîme de son visage. Heureusement, la sérénité avait presque adoucit le calvaire, et c'était des larmes de douleur uniquement - et non de désespoir - qui dévalaient cet abîme non-accidenté vers les lèvres ; deux délicieux ourlets roses qu'Emmy mordait pour ne pas crier une nouvelle fois. Elle n'avait pas pensé au morceau de cuire, et même si elle l'avait fait, il n'était pas dit qu'elle l'acceptât, en symbole de courage qu'elle voulait donné et qui n'était pas tant destiné à Keith qu'à sa sœur.

Bien qu'elle espérait que cet état des choses ne s'arrête au plus vite, elle éprouvait un plaisir moral à souffrir devant Amy, car elle voyait dans ses yeux celle-ci partager ses affres et sentait ses petits doigts s'agripper aux siens comme pour mieux retenir son âme dans cette enveloppe charnelle ainsi qu'une ancre l'aurait fait d'un ballon de foire. Elle avait l'impression de se fondre l'une en l'autre, les deux essences se mêlant dans leur affliction commune, et c'était là une satisfaction presque voluptueuse que cette épreuve de l'or.

Après un certain temps durant lequel Keith maintint la pression sur le tissu, Emmy rejoignit Amy, adossée contre le mur, pour récupérer. Elles regardaient le vampire. Il paraissait totalement ragaillardit, et finalement, elles ne s'en sortaient pas si mal, même si elles se sentaient un tantinet groggy. il est vrai qu'elles avaient faim. Mais pour l'heure...
"- E : Il y a trois autres repas de l'autre côté de la porte.
- A : Invitez donc les aux Catacombes.
"

Elles avaient faim de vengeance.
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Mar 18 Juin 2013 - 13:47

Pour l'invitation à diner Keith avait fait une bourde. Le nom du restaurant n'était pas des plus accueillant. Les deux jumelles le prièrent à la plaisanterie, malgré le fait qu'elles soient toutes les deux en petite forme. Le prélèvement de sang, l'attaque des voleurs, tout cela avait donné beaucoup de stress aux inséparables.

- Désolé pour l'invitation. Mais elle tient toujours et dans l'endroit qu'il vous plaira, même si cela doit être bien plus tard. De toute manière la patience est une de mes qualités et le temps ne me manque pas.

Il remarqua qu'elles étaient plus rassurées et faisaient même un peu d'hummour. Ce qui rassura le policier, le traumatisme avait été bien géré par les demoiselles.
Il se releva et alla près de la porte. Il écouta attentivement et compris que les voleurs étaient avec le joaillier et il commençait à remplir leur sac de bijoux vu le bruit que Keith entendait. Il était temps d'agir et rapidement.

- Bien mesdemoiselles, vous voyez le tableau électrique là-bas. Il désigna une boite en plastique accrochée au mur. Je vais faire sauter les plombs. En théorie, ils vont rappliquer ici pour les remettre. Je vais m'en occuper à ce moment-là. Mais ne vous en faites pas, ils ne rentreront jamais dans la pièce. Je vais juste vous demander de ne faire aucun bruit pour éviter de les distraire. Je pourrais ainsi les avoir plus facilement. Vous êtes d'accord alors mettez-vous bien à l'abri et laissez-moi faire.

Keith se leva aussitôt. Il se dirigea vers la porte, pris la poignée et tira d'un coup sec. Un trou était maintenant présent à la place de la poignée. Il se dépêcha ensuite d'aller ouvrir l'armoire électrique. Juste avant d'abaisser le levier du disjoncteur il fit un dernier clin d'oeil aux jumelles. Il l'actionna et la boutique se retrouva entièrement dans le noir. Un avantage certain pour un vampire. Keith se précipita alors en dehors de la pièce, il suivi son odorat pour trouver le corps du voleur qu'il avait abattu, se mit à genoux à côté de lui, planta ses crocs dans son coup et bu à grande gorgée. Il restait l'oreille alerte pour savoir quand les autres allaient arriver. Il était prêt pour accueillir ses compagnons de jeu.

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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Ven 21 Juin 2013 - 11:32



Messieurs Rouge et Bleu étaient avec le gérant devant le coffre. Il n'avait pas le code de celui-ci car il contenait un magot de plusieurs millions d'euro, presque une centaine. La bête était sacrément résistante ; il aurait fallut au moins un tir de roquette pour en venir à bout. Par conséquent, aucune manière forte n'était envisageable, puisque celle-ci le serait à coup sûr suffisamment pour détruire également les bijoux qui seraient à l'intérieure. Personnes ne rachetait des bijoux carbonisés, par même au marcher noir. Le joaillier était donc au téléphone, le PDG à l'autre bout du fil et un flingue sur la tempe.

Monsieur Vert, lui, reprenait doucement du méchant coup qu'il avait reçut d'un simple client de la bijouterie. On lui avait même dit que Monsieur Jaune était mort. Comment un simple type lambda avait-il put faire ça ? Ils étaient très mal tombés, il fallait croire. Il s'était sentit vivement refroidit, humilié en quelque sorte. S'il n'avait pas été mort aussi, il lui aurait bien réglé son compte lui-même. Mais il savait que ça n'était pas très professionnel. Cela dit, la tournure que prenait l'opération ne l'était pas non plus. Monsieur Vert était de l'autre côté, entre le hall de la bijouterie et le couloir qui menait au coffre ainsi qu'à l'atelier où était enfermés les otages.

Monsieur Bleu s'énervait. Le PDG faisait la petite frileuse ; il ne devait pas avoir une grande considération pour ses employés. Il refusait de donner la combinaison du coffre car il croyait que le joaillier lui faisait un coup monté. Monsieur Bleu lui arracha le téléphone des mains :
"Ecoutes moi espèce de tas de merde ! Ton salarié est notre otage, et on en a encore quatre comme ça, qu'on peut butter quand on veut ! Tu veux ça sur la conscience ? Hein ? Tu veux la mort de cinq personnes sur la conscience ? Qu'est ce que tu te diras le restant de ta vie sale con !"

Tout en parlant, il se rendit compte que, sans un mot, Monsieur Rouge lui tendait la main, l'invitant à lui donner le téléphone. Comme son sang-froid semblait avoir payé jusqu'à maintenant - et aussi comme il l'avait vu abattre quelqu'un de sang froid sans même éprouvait le moindre stress - il préféra le lui donner. D'une voix grave et inquiétante, il parla :
"Monsieur le PDG. Nous vous laissons trois minutes pour appeler la police de Galway afin de confirmer la véracité des propos de monsieur votre employé. Je vous laisse le soin de rappeler à ce même numéro. Si, dans trois minutes, nous n'avons la combinaison, nous tuerons une personne pas minutes, puis nous partirons." Il raccrocha.

Et à ce moment, les lumières s'éteignirent. Ce fut la débandade. Messieurs Bleu et Vert comprirent que quelque chose clochait. La porte avait été enfoncé. Elle était pourtant fermé à clé et plutôt massive. Sans être à toute épreuve, un être humain normalement constitué n'aurait pas put l'enfoncer. Ils en venaient à penser tout les deux que les otages, à l'air pourtant si innocents et apeurés, avaient construit quelque bélier à la A-Team. Dans tout les cas, ça n'était pas bon signe, il faudrait faire attention.

Monsieur Vert, qui était le plus proche, fut le premier à réagir. Tout d'accord il ne bougea pas d'un cil, adossé contre le mur, afin de ne pas faire de bruit. Il fouillait doucement dans son costume et en sortit une petite lampe de poche stylo qu'il prit avec son arme. Tendant l'oreille, il entendit un bruit étrange qu'il n'arrivait pas du tout à identifier. Il s'agissait de Keith qui se nourrissait. Tentant le tout pour le tout, il se montra d'un coup, son arme en joue, allumant sa lampe torche.

Ce qu'il vit le consterna : l'homme qui l'avait assommé était penché sur Monsieur Jaune, et il semblait dévorer son coup, ou quelque chose d'approchant. Monsieur Vert était complètement estomaqué et fut incapable de réagir pendant deux seconde, perdant totalement pieds avec la réalité : la scène avait tout d'une scène de film d'horreur.

Monsieur Bleu, quant à lui, était plus bruyant, mais aussi plus lent. Sa lampe torche lui avait échappé des mains et il avait mit un certain temps, appuyé à force jurons, pour la retrouver. Il débarqua donc quelques secondes plus tard.

Monsieur Rouge, enfin, avait assommé le joaillier et l'avait laisser à même le sol dans un détour de couloir pour qu'une personne un peu trop pressé à sa poursuite soit prit de court et tombe dessus. Puis, il était partit, de la façon qui était convenue, mais seul et sans bijoux.
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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Lun 24 Juin 2013 - 11:21

Keith était toujours penché sur le voleur quand il entendit des pas arrivés et un cliquetis. Il ne comprit pas tout de suite que les voleurs avaient des lampes. Le premier arriva et vit l'inspecteur s'abreuvait au cou de son collègue décédé ce qui lui fit perdre ses moyens et il en laissa tomber sa lampe de poche. Il la rattrapa in extrémiste et remit en joue le corps du macchabée, mais il n'y avait plus d'homme penché dessus. Où était-il passé ? Il fouilla nerveusement les alentours mais rien. Keith avait fait une rapide roulade sur le côté pour éviter de se faire repérer. Il avança précautionneusement dans le noir et s'approcha au plus près de ce voleur. Dans un mouvement rapide et précis il lui saisit son arme et lui flanqua dans le même mouvement un direct du droit dans la mâchoire, ce qui eu pour conséquence de mettre KO son opposant. Il rattrapa ensuite l'inconscient et le propulsa un peu plus loin. Un bruit sourd retentit quand il heurta le comptoir. Le deuxième voleur arriva.

- Qu'est ce qui se passe ? Dit-il d'une voix mal assurée. Vert ? Vert ? Tu es où putain ? T'as vu quelque chose?

Monsieur Bleu avança et vit la lampe stylo à terre. Il resta figé quelques instants ce qui permit à Keith d'agir. Il ne pouvait pas faire la même chose que précédemment, car il était dans l'encadrement de la porte. Il se propulsa rapidement devant lui et attrapa l'arme de la main gauche et lui enserra la gorge de sa main droite. Il le souleva du sol et commença à serrer sa main doucement. On entendit quelques gargouillis dans la bouche de monsieur Bleu qui se débattait désespérément. Il tomba dans l'inconscience en faisant des soubresauts de tout son corps. Il n'était pas question de tuer plus que nécessaire, maintenant qu'il avait retrouvé entièrement ses esprits. Un seul cambrioleur manquait à l'appel. En cherchant Keith tomba sur le corps inconscient du joaillier. Il comprit rapidement que le quatrième larron s'était fait la malle. Il se concentra et entendit des bruits venir de plus haut. Le dernier rescapé voulait passer par les toits, mais c'était sans compter sur les talents de pisteurs du policier. Keith cria pour que les filles dans la pièce l'entendent.

- C'est bon, mesdemoiselles, vous pouvez sortir la voie est dégagée. Ouvrez le rideau de fer pour que les policiers à l'extérieur puissent faire leur travail. Il faut que je poursuive le dernier lascar qui s'est enfui sur les toits. Je reviens aussi vite que possible.

Et Keith s'engouffra à la suite de monsieur Rouge pour ne pas le laisser prendre trop d'avance.

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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Sam 29 Juin 2013 - 16:26



Monsieur Rouge courrait au hasard des couloirs des immeubles qui se présentaient à lui. Il semblait être dans un vaste complexe résidentiel aux larges allées et aux nombreuses cours intérieures. Il y avait même des jardins. Mais dans les ombres de la nuit, passagèrement éclairés par des lampadaires aux formes classieuses et rassurantes, il n'était pas seul.
Quelqu'un le poursuivait. Un vampire. Un immortel aux redoutables talents.

Qu'à cela ne tienne, il avait plus d'un tour dans son sac. On ne l'avait pas choisit pour rien. Il avait avec lui des millions d'euros et ses rythmes respiratoire comme cardiaques étaient ceux d'un homme au repos. Monsieur Rouge était né comme ça : non seulement avec un sang froid à toute épreuve, mais aussi avec des capacités morphologiques surhumaines. En outre, il ne possédait pas d'empreintes digitales. Et qui plus est, c'était un professionnel.

Monsieur Rouge courrait sans discontinuer. Il savait que l'autre serait capable de tenir la distance autant qu'il le souhaiterait ; de le poursuivre partout dans la ville, reniflant sa trace avec une précision que ses collègues n'auraient même pas envisagés dans leurs plans, une précision impressionnante, même pour un vampire. Le fait qu'il soit encore derrière lui en était la preuve. Il enverrait des instructions en temps réel à le police et lui, pauvre braqueur maintenant solitaire, finirait par se faire cerner. Il regrettait de ne pas être immortel lui aussi.
Mais il avait une idée pour se débarrasser de son poursuivant.

Il attendît d'être à un détour de couloir radical, qui empêche l'autre d'avoir un visuel sur lui. Dans ces architectures ouvertes, il n'était pas rare que Keith puisse voir directement Monsieur Rouge, sans toutefois avoir le temps d'ouvrir le feu avec suffisamment de précision sur lui : le temps de le mettre en joue et il se serait déjà évanoui derrière un mur, un escalier ou un croisement. De plus, il aurait put prendre de l'avance.
Mais le flic était un malin, il était entraîné et il pétait le feu.

A un moment, il sut que l'occasion s'était présenté à lui. Il tenta le tout pour le tout.
Il se trouvait sur un pallier ouvert qui donnait sur la cours intérieure d'une résidence privée d'on on pouvait voir les étages et les portes de chaque appartement. Les escaliers étaient à l'extérieur et il y avait une piscine au milieu de la court. Grosso modo, la configuration des lieux ressemblait à celle d'un motel californien.

Monsieur Rouge sauta par dessus la rambarde, en se tenant toujours à l'un ses barreaux pour que l'élan soit suffisamment freiné afin de le ramener vers celle-ci lorsqu'il serait en chute libre, lui permettant de se rattraper à la rambarde d'en dessous. Il n'était pas extrêmement familier de ce genre de cascade, mais le risque était nécessaire et il ne connaissait littéralement pas la peur. C'était une inconnue étrangère dans sa biologie, comme si son corps l'avait censuré, la jugeant génératrice d'hésitation trop désavantageuse.

Comme il portait des gens en cuire, la moiteur éventuelle de ses mains restées trop longtemps en contacte avec son arme ne fut pas un problème, mais il se réceptionna légèrement de travers et manqua de se fouler la cheville, ce qui aurait été sa fin. Il fit demi tour par rapport à sa course à l'étage d'au dessus et, au bout de quelques dizaines de mètres, trouva un renfoncement qui menait vers des locaux privés dont il ignorait l'utilisation (et s'en moquait éperdument). A cet endroit, il arrêta de respirer concrètement et se concentra. Il se tenait debout contre le mur, arme au poing, prêt à décoller promptement. Son sang ralentit sa course. Son don s'enclenchait. Sa chaleur corporelle s'évanouissait progressivement et son odeur avec. Il devenait un corps inanimé, un objet.
Ses sens étaient cependant toujours en éveil.

Il entendait les pas précipités et sans hésitation de Keith monter en intensité sonore. Il se rapprochait à grande vitesse. Son objectif, sauter une nouvelle fois par dessus la rambarde, pour atteindre un de ces parasols afin d'amortir sa chute et s'enfuir, mais cette fois-ci en profitant de la surprise provoqué par son don pour cribler le policier de balles. Il lui restait encore quatorze munitions, ce qui était amplement suffisant ; il n'aurait même pas à toutes les utiliser. Cependant, il ne pourrait pas prendre le risque de s'arrêter pour viser. Peut être qu'après tout, l'autre était déjà en joue, prêt à faire feu à tout moment, et que de le voir sortir d'un mur ne serait pas une surprise suffisante pour lui. Il ne pouvait donc se le permettre. Il ferait tout d'un tenant : sortir de sa cachette improvisé, tendre le bras sur le côté en vidant son chargeur à l'aveugle, sauter par dessus la rambarde, se réceptionner sur le parasol et s'enfuir.

S'il ne le tuait pas, il aurait tout juste assez de temps pour retirer ses vêtements et devenir un touriste lambda. Il lui faudrait être rapide.

Keith marcha sur une flaque d'eau qui était présente à environ cinq mètres de lui, c'était le moment idéal. Monsieur Rouge sortit en courant. Son sang afflua d'un coup, occasionnant des fourmis dans tout son corps, sa respiration reprit franchement et son doigt pressa frénétiquement avec une force qui lui paraissait décuplé - comme à chaque fois qu'il sortait d'une de ses léthargies morphologiques contrôlés - pour balayer la zone où se trouvait Keith. Il n'avait put tirer que six coup car la rambarde n'était pas très loin, mais ce qui était fait était fait, et il ne devait plus s'en préoccuper. Il lui fallait se concentrer sur la suite.

Le saut ne lui occasionna aucune monté d'adrénaline supplémentaire. Celle-ci affluait déjà en quantité respectable dans ses veines ; il avait un contrôle absolu sur son corps. Un véritable maître Yogi au service du crime. La réception fut assez violente mais au moins le parasol fut assez solide. Monsieur Rouge n'aurait pas été spécialement enchanté à l'idée de se faire empaler sur un mobilier d'été ; cela aurait été une ponctuation assez malvenue dans cette affaire, songeait-il. Il retrouva le sol en une roulade imparfaite après les deux mètre qui séparaient le parasol du béton qui entourait la piscine. Il avait dut se faire quelques bleus aux bras mais rien de grave. En fait, il pouvait endurer beaucoup plus grave que cela, puisqu'il était capable, dans une certaine mesure, d'atténuer sa perception de la douleur. Mais il ne fallait surtout pas que ses jambes ne soit endommagés, ou il serait prit.

Monsieur Rouge préféra ne pas se retourner pour savoir s'il avait atteint Keith, pour ne pas perdre de temps. Dans le doute, il considéra que ce dernier était toujours à ses trousses et qu'il ne bénéficiait que d'un faible répit. Quelques dizaines de mètres plus loin. Il prit le temps d'enlever ses vêtements à la hâte et le déposa dans la première poubelle qui lui vint. Au pas de couse, il rejoint une grille relativement basse qu'il escalada et se retrouva dans une petite ruelle pavée d'où il sortit pour rejoindre une foule estivale plutôt dense et diversifié.

Il était sauvé d'affaire. Du moins le croyait-il.

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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Mar 9 Juil 2013 - 10:28

Keith était derrière les talons du dernier des braqueurs. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait plus fait de chasse à l'homme. Ca remontait à une bonne décennie quand il était chasseur de prime aux Etats-Unis. Il avait abordé cette course poursuite avec beaucoup d'enthousiasme et de joie, mais une chose ne tournait pas rond. Il avait fait un nombre important d'arrestation de ce genre et pourtant celle-ci n'était pas comme les autres. Il avait tous ces sens en éveil, il sentait et entendait sa proie devant lui, mais l'adrénaline de la chasse n'était pas présente.

*Pourquoi ?*

Il se concentra un peu plus sur ses capacités sensorielles pour comprendre cet état de fait. Il s'aperçut du problème qui l'empêchait de ressentir plus de plaisir à cette poursuite. Le voleur avait un pouls parfaitement normal, plus que normal. Il n'y avait pratiquement aucune variation dans son rythme cardiaque et pourtant cet homme fuyait à toutes jambes. Même son odeur était normale alors qu'il aurait dû ressentir de la peur ou encore de l'excitation, dans certain cas cela arrivait, mais là rien. C'est à peine s'il arrivait à le pister par son odeur, et pourtant Keith était passé maître dans cette détection pour un vampire. Que se passait-il donc ? Le seul moyen de le savoir c'était d'arrêter le fuyard. Le policier accéléra alors encore plus. Une nouvelle chose à découvrir était devant lui.

*Cette ville est fascinante, pensa-t-il.*

Keith décida de tirer avec son révolver même s'il n'avait aucune chance de le toucher. Il espérait que la balle lui fasse peur et qu'elle déstabilisera le masqué. Il s'arrêta net, visa et tira en une fraction de seconde. La balle ricocha à un bon mètre de l'encagoulé, mais là encore rien. Pas un saut de coeur, pas une accélération du rythme cardiaque. C'était tout bonnement impossible. Il fallait l'attraper à tout prix sinon il risquait de s'enfuir par une issue et Keith sera bien incapable de le pister par la suite.

Il l'avait presque rattrapé. Il le touchait et ... le voleur sauta pardessus la rambarde et tomba à l'étage en dessous. Il était vraiment très fort se disait intérieurement Keith. L'inspecteur sauta lui aussi par-dessus la rambarde, mais avec moins de vitesse et en étant plus précautionneux. Cela permit à notre anomalie cardiaque de prendre plus d'avance. Keith se réceptionna tant bien que mal sur l'étage inférieur et essaya de repérer le bruit des pas et le coeur de sa proie, mais pas un bruit n'arrivait à ses oreilles. C'était tout bonnement impossible. Keith avait l'arme au poing le tenant des deux mains façe à lui. Il craignait une mauvaise surprise. C'était la première fois qu'il ne savait pas où était son ennemi. Il avait toujours ses sens pour l'aider et en cet instant, il se sentait perdu. Il fit plusieurs tours sur lui-même pour ne pas être pris au dépourvu, mais rien ne venait. Où était-il passé ? Il avança doucement dans la direction où se dirigeait précédemment le voleur. Il avait tous les sens en éveil. Il ne remarqua pas une flaque d'eau à ses pieds et marcha dedans. Le bruit de l'eau éclaboussant le sol fut suivi par une pompe que l'on remettait en marche. Un coeur qui se remettait à battre et des coups de feux tonnaient pour remplacer le silence. Keith eu à peine le temps de se plaquer au sol, les balles étaient passées très près de lui. L'anomalie s'enfuit par une acrobatie étonnante en s'appuyant sur un parasol ouvert. Malheureusement pour Keith, il ne pouvait pas faire la même chose, il vit les escaliers non loin de là et se releva et courra pour rattraper l'homme.

Il avait perdu trop de temps. Les vêtements de l'homme étaient jetés dans une poubelle. Keith grimpa la grille et il se retrouva dans une petite foule estivale dense et diversifié. Impossible de savoir qui était son homme. L'inspecteur jura entre ses dents. C'était la première fois depuis un siècle qu'un individu allait s'échappait et qu'il ne pouvait pas le suivre d'une manière ou d'une autre. Comment faire pour le démasquer à travers cette foule d'anonyme ? Keith allait devoir abandonner, mais une idée lui vint. Le don de l'homme allait être sa perte.

- Police de Galway ! Arrêtez-vous ! cria-t-il en tirant un coup de feu en l'air.

Le mouvement de foule attendue ne se fit pas attendre. Des cris s'ensuivirent ainsi que des gens qui fuyaient et la majorité se couvrirent la tête avec leurs mains et se mirent à terre. Une seule personne n'avait pas réagi à la panique et la peur qui animait la foule. Keith eu un petit rictus de satisfaction et tira une balle dans la jambe de notre homme sans peur. Il montra son insigne à la foule paniquée et s'approcha du corps de l'homme à terre qui tenait sa jambe. Il le regarda dans les yeux et ne vit aucune peur voilée son regard, seulement de la douleur. L'inspecteur prit ses menottes et attacha l'homme par les poignées et le mit sur son épaule.

- On va aller soigner ce petit bobo. Tu peux dire que tu m'as bluffé. Dis moi comment tu maîtrises si bien ton coeur. Tu peux te féliciter de m'avoir fait perdre mes moyens pendant un instant. Tu as bien failli m'avoir quand tu t'es caché au-dessus de la piscine. Tu es spécial, allez dis moi comment tu as eu ce don.

Il ne reçut jamais de réponse. Le voleur avait peut-être sa fierté ou bien il avait la satisfaction que le policier ne pourra pas connaître son secret. Keith le ramena devant la bijouterie et le confia aux policiers et aux ambulanciers déjà présent sur les lieux. Il félicita certain d'entre eux pour la rapidité d'intervention. Il devait toujours se faire bien voir vis-à-vis des collègues et des secouristes avec qui il devait travailler tous les jours. Il chercha du regard les jumelles et il les vit entouré d'une couverture de survie et des secouristes s'occupaient de leur cas. Finalement tout c'était passé pour le mieux avec le moins de morts possibles. C'était une bonne chose qu'il fallait raconter maintenant à la presse. Mais où était-elle ? Toujours en retard, ça changeait beaucoup des Etats-Unis où une foule de caméra serait déjà installée tout autour. Mais la voilà. Keith fit un signe de la main et se dirigea dans sa direction pour lui relater les faits tel qu'il les voyait.

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MessageSujet: Re: Kinneys Jewellers & Goldsmiths   Jeu 11 Juil 2013 - 20:40

Tout c'était passé très vite. Pour la première fois de leur vie (de cette partie de leur vie qui n'avait pas été refoulé), elles eurent peur du noir. Keith leur avait lancé un clin d’œil, et la seconde suivante, ce fut comme si les leurs avaient étés retenus fermés.

Filles des ténèbres, elles avaient pourtant fait de la nulle couleur la mère, la compagne, le familier qu'elles n'avaient jamais vraiment eues. En manque d'amour, en manque de considération, en manque d'existence et, pire encore, de ces lourdes encres en basalte de repères qui faisait le fardeau de tout un chacun – en un mot comme en cent, en manque d'ontogenèse – elles avaient embrassés l'ombre avec le même réconfort qu'éprouvaient les Humains Du Monde en plongeant dans la lumière. Le temps aidant, les deux poupées avaient domptés le noir : le noir profond, le noir carbone ou charbon, animal ou corbeau, anthracite ou jais ; le noir de luxure ou d'abandon, celui de haine ou de chagrin, de besogne ou d'oisiveté ; le noir des mânes infernaux.
Mais cette fois elles avaient peur.

Peur de ce qu'elle n'avaient jamais vues dans ces insondables abysses, de ce que leurs orbes pourtant affûtés de félins - de végétaux, de minéraux vivants - dont l'acuité ne fut apparemment pas suffisante, n'avaient pas vues ; elles avaient peur d'un quelque chose de nouveau qui se présentait à elles comme s'il eut toqué à leur porte, avec toute la politesse implacable d'un bélier : elles n'étaient pas seules.
Dans ces ombres et pénombres, dans ces océans d'hibernation ; elles n'étaient pas les seules à peupler les ténèbres.
Faisant confiance à leur poids, leur structure presque évanescente de naufragés, elles n'avaient touchés le fond qu'à l'instant, toutefois qu'on s'était nourrit dans leurs veine et se nourrissait à présent dans celles d'un cadavre. Et elles découvraient à présent la faune qui grouillait sur le sous-sol des sous-sols. C'était plein de dévoreurs, de prédation maligne, d'yeux affairés et d'estomacs ; le nouveau noir était saturé d'une inhospitalière cruauté et d'encore assez d'inconnu pour que les deux enfants chétives ne se voient réclamer la lampée de sain oxygène qu'elles avaient toujours refusées à leur cœur.
Tuez la douleur dans l’œuf, voilà qu'une autre apparaît.

Mais elles étaient deux. L'étreinte combattait le désœuvrement, elle combattît l'angoisse. Et dans cet atelier noir où les pleurs étaient bâillonnés à l'orée des lèvres, où tout savait ce qu'il voulait mais pas ce qu'il faisait, elles se levèrent.
Comme si des météores catapultaient l'apocalypse sur toutes choses connues, elles coururent ; autant que leur permit l'encourageante conclusion du vampire. Leurs pieds n'étaient pas un moyen de transport mais le transport cathartique d'un point final qu'on n'attendait plus. Les rideaux en fer étaient lourds, rempart vers une rue, une foule de gens, une foule de pleine sécurité, elles battaient le rideau en fer ; stupidement, frénétiquement, elles battaient la cadence de l'appel au secourt sur ce tympan, barrière métaphysique entre la vie et la mort.

Il y avait du sang dans cette pièce. Il y avait les bijoux, les plus chers de la ville sans doute, il y avait l'opulence, la satiété et le luxe, mais on ne le voyait pas. Il y avait une torque en platine incrusté d’améthystes dont l'ouvrage valait trois fois le prix de la matière première, il y avait un collier princesse entièrement fait de perles noires de tailles progressives et dont la place centrale était occupé par un diamant plat de forme triangulaire portant une gravure au laser de toute beauté – prix inestimable ; il y avait dans cette pièce, fermée par un vulgaire rideau de fer, les créations humaines les plus splendides de la région et du monde, mais seule l'odeur âcre du sang faisait acte de présence.

Dehors le monde s'affolait, les voix se mélangeaient comme dans un maelström.
On tira le rideau avec une suffocante lenteur ; soulèvement gauche et balourd. On vit la lumière de l'éclairage publique s’infiltrer avidement ; levé de soleil. Malgré l'urgence du salut, on ne vit pas les jumelles ramper pour sortir plus vite ; encéphale reptilien de la majesté.
On vit des larmes ; perles, on vit le sourire de l'inespéré ; étoile, on vit l'ultime étreinte de deux sœurs qui pensaient se perdre ; résurrection.
Ce qu'on ne vit pas, c'est se qui avait été à jamais perdu.
L'innocence.

Fut-ce l'instinct ? Mais l'origine du coup de feu éclata dans leur esprit avec autant de clarté et d'évidence que si elles avaient assistés à la scène. Était-ce dut à la différence de son – qu'elles avaient put apprécier – entre le calibre du Glock des braqueurs et l'arme de fonction de Keith ? Là n'était pas l'important, leur regard errait d'une silhouette à une autre, cherchant leur sauveur, à cheval entre l'inquiétude et la curiosité. Et, à mesure que les faces défilaient, les yeux se dirigeait vers le point de mire encombré de passants, se dégageant lentement comme une calvitie à vitesse microcosmique : le vampire émergeait comme auréolé du succès qu'il venait de remporté, le sauveur, le survivant. Ça n'avait rien à voir avec l'éclosion d'une histoire d'amour – les jumelles étaient bien incapables d'aimer. Elles assistaient juste là une religieuse fresque d'un être supérieur à qui elles devaient la vie ; leur vie si insignifiante. Elles avaient enfin compris que leur existence était moins qu'un grain de poussière fondu dans un verre massif, leur pâleur efflanqué avait encaissé le choc d'une colossale humiliation.
Qu'est-ce, après tout, que le genre humain ?
Que sommes nous ?
Quelle est notre valeur?


Elles venaient de comprendre qu'elles pouvaient disparaître d'une seconde à l'autre, sans aucune raison, qu'elles étaient des êtres hautement périssables - de la porcelaine dans un ouragan. Oui, mais elles avaient aussi comprit que de grands alliés constituaient un grand pouvoir. Et elles le voyaient venir vers elles : Keith Milligan de la police de Galway, chevalier servant, charmant et... Redoutable.

Elles étaient fatiguées, voulaient rentrer chez elles pour récupérer. Et puis, le monde commençait de nouveaux à reprendre des couleurs, une consistance, le volume à augmenter : il leur faudrait prévenir Llylewin qu'elles prendraient leur journée, il leur faudrait certainement avoir beaucoup à faire avec le police, etc.

Keith finit par regarder dans leur direction, elles lui adressèrent un sourire.

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Kinneys Jewellers & Goldsmiths

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