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 Septimus Selwyn

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Septimus Selwyn
Vampire
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Messages : 11
MessageSujet: Septimus Selwyn    Lun 21 Oct 2013 - 15:52


Septimus Selwyn

Sexe : Masculin

Lieu et date de naissance : Centre de l'Irlande, 1621

Race : Vampire

Apparence
Aspect physique

Septimus sait jouer sur les apparences, et son physique semble lui-même faire partie du piège. Non pas qu’il en ait un particulièrement avantageux non, mais il ne ressemble simplement pas à l’idée que l’on se fait d’un vampire. Aussi humains qu’au jour de sa mort, ses yeux bleu perçant sont tour à tour rieurs, tristes ou agacés. Son visage est plutôt doux, ses traits presque féminins, même si sa mâchoire carrée ôte tout doute.

Il porte des habits sobres, souvent de couleur sombre, et rien dans son allure ne lui permet réellement de se faire remarquer. Ses cheveux bruns sont le plus souvent courts, bien qu’il se plaise parfois à les garder plus longs pendant une période. Plutôt grand et fin, il ne semble pas très fort, mais sa nature vampirique a changé la donne.

De son passé religieux, il a gardé une sorte d’aura qui donne envie de lui faire confiance. Bien sûr cela n’est qu’une impression générale, et il lui arrive d’être simplement effrayant. Il évite juste ce genre de situation autant que possible.




Psychologie
L’ennui et la foi sont les deux constantes qui résument les deux aspects de la personnalité de Septimus. La foi n’est pas forcément religieuse, mais il a besoin de croire en quelque chose, d’avoir un but, même minime. Il se fixe parfois de petits buts dérisoires pour illuminer ses journées, chaque réussite est une satisfaction en soi. Lorsqu’il n’y parvient pas, il sombre dans l’ennui, un ennui noir, plus proche du spleen et de la mélancolie qu’un simple manque d’occupation. La solution qu’il trouvé jusqu’ici c’est partir, voyager, voir d’autres horizons. Durant ce genre de phase (aux durées parfois très brèves : cela peut très bien le saisir durant une soirée unique), il s’abandonne complètement à sa nature vampirique, méprise le genre humain, rit et pleure sans raison, bref : il n’est pas très équilibré.

Mais ceci est assez rare ces temps-ci, puisqu’il revient d’un très long voyage, les idées claires et nettes. Il est donc plus probable que vous le voyez sous son air de gentleman au grand cœur, sain(t ?) et serviable. Son idée sur le genre humain ne change pourtant pas, à ses yeux, celui-ci n’est composé pratiquement que des vermines sans intérêt. Pourtant parfois il y a des humains exceptionnels, des fous, des gens aux talents particuliers, qui savent le distraire et qui sait ? Peut-être lui rappeler des pensées qu’il a enfoui bien en lui depuis des siècles.  Retourner en Irlande en chamboule un peu et il est parfois un peu trop proche de son côté humain à son goût, cela n’a pour effet que de le mettre de mauvaise humeur.


biographie

Je suis né il y a de cela fort longtemps en Irlande, au printemps de l’an 1621. J’étais le septième enfant que ma mère porta, bien que seulement une sœur et deux de mes frères restèrent en vie après leur naissance. Mon père était un homme lettré, à la condition aisée, nous n’avions pas à nous plaindre. Il y a quelques années, les anglais avaient pris les terres de ma famille, mais heureusement mon père était assez lié avec le comte de notre région, ce qui lui permit de trouver un poste d’intendant chez celui-ci. Les hommes de lettres ne couraient pas les rues.

Très tôt, je fus destiné à l’Eglise. J’acceptais volontiers cette vocation, et j’étais même fier d’avoir été choisi pour servir Notre Seigneur. Oh non, ne croyez pas que ma foi était aveugle et stupide, mais j’avais été éduqué dans les traditions, et j’avais effectué mes études dans un monastère, le climat m’était familier, il me rassurait presque. Vivre au milieu de mes frères silencieux me semblait être l’alternative la plus souhaitable que je puisse imaginer. A dix-sept ans je connaissais le latin, et j’étais sûr de mon avenir, même s’il m’arrivait parfois de regarder d’un peu trop près les filles.

Je devins prêtre dès que j’entrais dans les ordres, la condition de ma famille me permettant d’accéder directement à ce rang. Ce n’était qu’une faible distinction, mais cela me suffisait. Je donnais du courage aux gens, je les écoutais, je les soutenais. Pourtant, je ne parvenais pas à adoucir la colère qui prenait place dans les cœurs. Le comte de notre région fut l’un des derniers à fuir à la Barbade, mais lorsqu’il le fit, la vie de certains devint un enfer. Les anglais étaient présents partout, réquisitionnant les terres sans autorisation, c’était un véritable pillage. Je me fis moi-même violence pour ne pas céder à la rage. Certains d’entre nous parlaient de révolte, et je ne pouvais qu’écouter effrayé leur propos, priant chaque soir pour qu’on nous accorde la tranquillité. Ma famille fut contrainte d’aller habiter dans une masure. Je faisais de mon mieux pour les aider, mais je n’y parvenais pas. Mon père mourut à l’automne 1641, cinq ans après ma mère. Mais malgré cela, je ne cédais pas.


Un soir que je sortais de l’église de notre petit village, une troupe de colons anglais me héla. Ils étaient ivres probablement. Jusqu’ici je n’avais pas eu à souffrir les quolibets de ces « anglicans », mais il y a un début à tout. Leurs remarques étaient grossières et je n’y prêtais pas garde, quand une femme apparut derrière moi.

- Lâche ! Vous n’avez pas honte de les laisser dire ?!

Puis elle se tourna vers les hommes.

- Et vous ! Sales porcs ! Comment pouvez-vous parler de la sorte à un homme d’Eglise ?

Je crois qu’à cet instant, je sus ce qui allait se passer, et je constatais avec horreur que je ne me trompais pas. Les saoulards s’étaient approchés de la femme, qu’ils avaient commencé à insulter, puis l’un d’eux l’attrapa par le bras, et ils commencèrent à la tourmenter physiquement autant que verbalement. Je leur criais de cesser, au nom de Dieu, mais ils me ricanèrent à la figure. Je n’avais pas d’armes et de toutes manières, je ne savais pas me battre, mais le cri de souffrance de leur victime me transperça les tympans et je me jetais sur l’un d’eux. Peu importe la colère, c’était un péché, mais ne pas défendre les innocents en était un bien pire ! Je tapais ce que je trouvais, je mordais, je griffais, je voulais qu’ils aient mal, je voulais qu’ils souffrent comme mon père avait souffert, comme les paysans avec soufferts, comme ils faisaient souffrir cette femme. Seul contre cinq je n’avais aucune chance, et bientôt ce fut moi que l’on roua de coups. On me laissa inconscient, au beau milieu de la place. Ce ne fut pas le matin qui me réveilla, mais un groupe d’hommes familiers. Ils me chuchotèrent que je ferai mieux de ne pas rester là car les anglais étaient allés chercher les gardes, et que si je tenais à la vie, il valait mieux que je les suive. Je m’exécutais sans trop me poser de questions, je m’étais attendu à tout cela au moment où je m’étais lancé dans la mêlée.

Durant les années qui suivirent, je combattis pour l’Irlande. J’appris l’usage des armes, je vis mes compagnons mourir, mais je les soutenais coûte que coûte, bien décidé à ne pas lâcher prise. Mes convictions patriotiques surpassèrent ma foi religieuse pendant cette période, je me comportais comme un homme normal, même s’il m’arriva de prier, et je fus hélas en charge des oraisons funèbres de mes camarades. Nous nous cachions aisément, nous connaissions le pays mieux que personne, et nous menions plus une guérilla qu’une véritable guerre.


Le Mal arriva dans ma vie lorsque j’eus vingt-cinq ans.
Il prit l’apparence que je lui avais toujours connue, celle d’un anglais, l’ennemi naturel, l’oppresseur.  Je marchais seul en début de soirée pour rejoindre le bois où étaient tapis mes camarades. J’avais été au village pour demander quelques vivres que l’on m’avait donné avec un sourire gratifiant. L’homme m’interpela durant mon chemin. Le voyant seul, je l’ignorais et continuais ma route, après tout s’il avait de mauvaise intention, nous serions plusieurs pour nous en débarrasser.

Tout se passa beaucoup plus vite que je ne l’imaginais, je sentis une douleur dans le cou tandis qu’on me bloquait les bras. L’impression était étrange, je me sentais devenir de plus en plus faible, sans pouvoir réagir. Juste avant que mes jambes ne se dérobent sous moi, l’étreinte se relâcha et je sentis qu’on me tirait par le bras. Je suivis, hagard.

Je ne repris à peu près conscience dans ce qui ressemblait aux ruines d’une ferme. La maison tenait debout mais des pans de murs étaient brisés à l’intérieur et une épaisse couche de poussière recouvrait le sol. L’inconnu était assis en face de moi, il me regardait d’un air morne. Ma première réaction fut de me lever, furieux, l’insultant et le questionnant, mais il ne répondait pas. Lorsque je me calmais enfin il sourit. Il me dit des choses que je ne compris pas sur le moment, qu’il était ravi d’avoir trouvé quelqu’un qui avait foi en quelque chose, que j’étais en colère mais que j’apprendrais à faire avec les malheurs de ce monde, que plus tard peut-être je connaitrais le même calme que lui. Je restais sans voix quand il s’approcha à nouveau, trop d’ailleurs, trop près de la veine saillante de mon cou. Je reculais et tombais à terre, et le crucifix que je portais sous ma chemise sorti du tissu.

L’homme poussa une sorte de râle énervé et me gifla, puis attrapant le collier, il le jeta au loin avant de contempler la paume de sa main brûlée. Qu’était ce démon ? Je roulais probablement des yeux, un air paniqué sur le visage. Et à nouveau, je sentis cette douleur et ces vertiges qui me firent presque perdre conscience. Lorsque cela cessa, j’étais incapable de distinguer les formes autour de moi, et je ne parvins qu’à réclamer de l’eau. Je sentais qu’il n’était pas bien loin mais je ne voyais pas ce qu’il faisait. Il me tendit quelque chose. Non rien, ce n’était que son poignet. Du sang y perlait et il me le pressa sur les lèvres jusqu’à ce que je sente le goût du liquide rouge dans ma bouche.


C’est ainsi que je devins un vampire. Sans plus de cérémonie, sans joie, sans même le vouloir. Les mois qui suivirent ce soir-là furent un véritable cauchemar pour moi. Je suivais partout mon « créateur » comme il s’appelait pompeusement. Je le détestais, je le traitais de démon, je le frappais même parfois, mais il se contentait de me regarder et d’éclater de rire à chacune de mes crises. Lorsque je réalisais que j’avais été abandonné du Seigneur pour la première fois (ce fut en passant devant une église où il m’empêcha d’entrer, et ce fut presque la seule fois que je lui vis un air grave sur le visage), je crus que j’allais devenir fou.

Au début, je continuais ma lutte pour l’Irlande, mais bientôt, anglais, irlandais ou autre, tout se mélangeait et n’était plus que nourriture nécessaire à ma subsistance. Les valeurs de mon enfance se perdaient, et je ne croyais plus à rien. Je plongeais dans ce que l’on appelle actuellement une « dépression ». Je tuais mes proies sans y songer, je passais mes nuits dans un simulacre de vie. Puis un soir, je ne pus plus souffrir un tel manque de sens. Dans une crise de rage, je tuais ce fameux créateur que je n’avais de toutes manières, jamais aimé. Je quittais l’Irlande, sans regret. La seconde moitié du XVIIe siècle était déjà entamée, et je souhaitais connaître le Nouveau Monde. Peut-être pourrait-il m’apporter la paix que je cherchais.

Le voyage raviva mon intérêt et sur place, j’arrivais bien plus sûr de moi, plus curieux, et même paradoxalement, plus humain. J’appris à devenir mondain. Je racontais que je venais d’une famille noble ruinée d’Angleterre sans scrupule et mes mauvaises fréquentations me permettaient de me nourrir régulièrement. Je passais la fin du siècle là-bas, allant d’île en île avant de rejoindre le continent lui-même. Je passais quelques années à Boston, où je m’ennuyais cordialement.

La compagnie humaine commençait à m’ennuyer, mon esprit s’était métamorphosé, je n’avais plus rien du petit prêtre irlandais aux valeurs de justice. J’étais un prédateur seul parmi ses proies, et la chasse n’avait plus rien d’un jeu. Comme l’inaction menaçait mon équilibre, je repartis en voyage, en Inde cette fois. Je parcourus ensuite la Chine, j’aperçus la vaste Russie, et je retournais en Europe à l’heure pour le nouveau siècle. Je ratais de peu la Révolution Française, mais je n’en fus pas déçu. Ce fut durant cette période que je croisais pour la première fois certains de mes semblables. Leurs noms s’effacent désormais dans mes souvenirs.

A la moitié du XIXe siècle, je pris la résolution de partir à Londres. Je n’avais jamais mis les pieds en Angleterre, comme si une force mystérieuse m’en empêchait, un vague regret peut-être. Je vainquis mes réticences en 1851. Les salons londoniens me plaisaient. La ville elle-même renfermait une atmosphère propice à mes rêveries de vampire fatigué. Je m’y installais et profitais pour une fois de cette pause « méritée ».

Peu avant la Grande Guerre, j’entendis parler d’un certain Mr X. Son entreprise me semblait intéressante, mais je rangeais l’idée dans un coin de mon esprit avant de prévoir un nouveau voyage. Mon petit tour du monde m’occupa durant tout le XXe siècle, et sans me vanter, je pense avoir visité plus de pays qu’il n’est possible de le faire en une vie humaine.


Me revoilà à Londres, la ville a bien changé. Et puis j’ai cette envie de croire en quelque chose, cette envie d’énergie qui me démange. Je dois partir dès demain, c’est prévu. Je rentre chez moi, enfin presque. Il ne me semble pas avoir visité Galway.  


Derrière le clavier

Double-Compte de Sally Callahan.
(J'ai prévenu Mr X)

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Gianna Giacometti
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Messages : 687
MessageSujet: Re: Septimus Selwyn    Lun 21 Oct 2013 - 21:30

Bonsoir,

Après lecture de la fiche tout me semble bon, mais comme vous vous destinez à faire partie des ouailles de Mr.Hycks, je vais lui laisser le soin de s'exprimer avant de vous valider Smile

_________________
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Mr. Hycks
Administration
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Messages : 688
MessageSujet: Re: Septimus Selwyn    Lun 21 Oct 2013 - 22:17

Bonsoir,

Mr. Hycks est satisfait de la fiche de sa future ouaille, donc Mr.Hycks va lui ouvrir les portes de la ville parce qu'il se sent d'humeur à parler de lui à la 3e personne ce soir.

Je vous souhaite la bienvenue à Galway et vous invite à prendre contact avec moi lorsque vous souhaiterez mettre un pied dans l'entreprise, d'ici là je pense que vous connaissez le chemin pour trouver des petits camarades de jeu!

Bien à vous,
Mr.X

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Septimus Selwyn
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Messages : 11
MessageSujet: Re: Septimus Selwyn    Lun 21 Oct 2013 - 22:27

Merci de cette validation !

Je vous contacterai sans doute rapidement, je suis on ne peut plus motivé !

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MessageSujet: Re: Septimus Selwyn    

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Septimus Selwyn

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